La Dépêche de l'Aube n°657 du 24 avril 2002.......La Dépêche de l'Aube n°657 du 24 avril 2002

La dépêche de l'Aube n°657 du Jeudi 24 avril 2002

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Elections présidentielles - Le 5 mai prochain :
Ecraser Le Pen au fond des urnes

Notre peuple, la gauche, les communistes, nous venons de vivre dimanche un événement douloureux et dramatique. L'extrême droite atteint 20% des suffrages et permet au représentant d'un parti haineux, raciste et xénophobe d'être présent au second tour de l'élection présidentielle. La gauche gouvernementale est défaite. Notre score est historiquement faible.
Cette situation constitue un véritable séisme politique. Face au danger de l'extrême droite, l'émotion est immense. Dès la nuit de dimanche, des rassemblements dans de nombreuses villes de France ont permis à des milliers de femmes et d'hommes, à un très grand nombre de jeunes souvent à l'initiative, de manifester leur inquiétude et leur colère, leur volonté de faire barrage à la haine, au racisme et à la xénophobie. Des réseaux de protestation et de résistance s'organisent spontanément, dont les communistes sont naturellement partie prenante. Ce mouvement est considérable. Ce que nous devons dire, ce que nous devons faire doit être à la hauteur de cette mobilisation.
J'appelle d'ores et déjà tous les adhérents et les sympathisant du Parti Communiste Français a participer aux rassemblements unitaires du 1er mai contre l'extrême droite qui se dérouleront dans le département de l'Aube qui a peu glorieusement porté Le Pen en tête du 1er tour.
L'histoire de notre pays le prouve, les communistes ont toujours été au premier rang lorsqu'il a fallu s'opposer au fascisme. Aujourd'hui encore, les héritiers de Pétain et de Laval nous trouverons dressés devant eux. Nous appelons à utiliser le bulletin Jacques Chirac pour écraser Le Pen au fond des urnes.
Disant cela, nous n'avons aucune illusion sur Jacques Chirac.
C'est le candidat de la droite, de la régression sociale, le candidat qui voudra s'attaquer à nos salaires, à nos retraites, à la Sécurité Sociale, aux services publics ; nous sommes lucides et sans illusion sur le personnage, sur son équipe, sur ses choix. Nous savons aussi sa responsabilité dans la montée de Le Pen. Nous savons qu'en maniant les thèmes chers à l'extrême droite, en agitant la peur et l'irrationnel, il a nourri la campagne de Le Pen et de Mégret. Nous savons sa responsabilité et celle de la droite qui, pendant cinq ans, n'a jamais cessé de s'attaquer aux réformes de progrès. Cette droite qui au nom de sa revanche sociale n'a eu de cesse de diviser les citoyens et les citoyennes.
Le danger est trop grand, nous assumerons donc nos responsabilités. Le Pen se pose déjà en défenseur des petits, des exploités, des sans-défense. Il veut récupérer à sa manière la «fracture sociale» et les exaspérations. Il y un risque réel que ça prenne. Oui, il y a danger. Oui, l'extrême droite est un danger majeur. Un danger pour la République, un danger pour la démocratie, un danger extrême pour les femmes et les

hommes. Demain, Jacques Chirac nous trouvera sur sa route pour contester ses choix. Avec Le Pen le fasciste, la contestation serait interdite, écrasée dans le sang !
A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles
Ce qui est vrai pour le 2ème tour de la présidentielle est vrai pour les élections législatives. Allons-y avec beaucoup de lucidité et de détermination. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles Il va nous falloir regarder au cas par cas, circonscription par circonscription, ce qu'il convient de faire. Les électeurs et électrices de gauche viennent de payer très durement l'éparpillement des candidatures. Ils ne sont pas prêts à s'y laisser reprendre. Nous non plus. Pourtant, le scénario peut se reproduire dans de très nombreuses circonscriptions. Nous ne pouvons pas en prendre le risque. Et dans les très nombreux messages reçus depuis lundi, beaucoup d'hommes, de femmes, nous appellent à éviter l'écueil en allant partout où c'est nécessaire à une candidature unique. La balle est dans le camp des partis de gauche. Le peuple nous jugera sur notre capacité à réagir sainement. Gare aux querelles politiciennes ; on ne nous le pardonnera pas ! Dans le même temps, face à ce qu'il faut bien appeler un échec, les communistes engagent un grand et profond débat. Il ne s'agit pas de nous replier sur nous-mêmes ; mais, tout en faisant face à nos responsabilités, d'aller au fond des choses, de comprendre les difficultés auxquelles nous nous heurtons et de prendre les initiatives qui en découlent.

Nous ne baisserons pas les bras
Pas plus aujourd'hui qu'hier les communistes ne se laisseront décourager par les difficultés ! Notre engagement ne tient ni à une mode passagère, ni à la poursuite d'intérêts partisans, mais à notre refus absolu d'un ordre social injuste et violent, à notre volonté acharnée de lutter pour faire reculer toutes les inégalités, toutes les formes de domination et d'exploitation des êtres humains. Il suffit d'observer les ravages du capitalisme mondialisé en ce début de siècle, les souffrances qu'il engendre, les menaces qu'il fait peser sur l'humanité, sur la civilisation, sur l'environnement, pour se convaincre que ce système doit plus que jamais être combattu. C'est le capitalisme lui-même qui produit l'exigence de son dépassement. Il suffit de regarder l'échec de la social-démocratie partout en Europe pour se convaincre qu'elle n'est pas plus que le libéralisme, la réponse aux problèmes terribles qui se posent à l'aube de ce 21éme siècle.


Jean-Pierre Cornevin

Réunion, lundi 22 avril, du Conseil national du PCF
La résolution adoptée

Le Conseil national du Parti communiste français s’est réuni le mardi 23 avril 2002. Sa discussion, introduite par un rapport de la secrétaire nationale du Parti, Marie-George Buffet, a tiré les premiers enseignements des résultats du 21 avril.
Notre peuple, la gauche, nous-mêmes, les hommes et femmes du collectif communiste, nous venons tous de vivre un événement douloureux et dramatique. L’extrême droite atteint 20% des suffrages et permet au représentant d’un parti haineux, raciste et xénophobe d’être présent au second tour de l’élection présidentielle. La gauche gouvernementale est défaite pour n’avoir pas su répondre aux exigences profondes de notre peuple, pour n’avoir pas changé de cap comme nous le demandions depuis des mois. Enfin le score communiste est historiquement faible. Cette situation constitue un véritable séisme politique.
Battre Le Pen le 5 mai
Face à l’enjeu du deuxième tour nous appelons à utiliser le bulletin Jacques Chirac pour battre Le Pen, nous ferons tout pour que l'extrême droite fasse le score le plus bas possible. Nous sommes lucides et sans illusion sur Jacques Chirac, sur son équipe, sur ses choix. Mais le système politique français est tel, les règles de l'élection présidentielle si perverses - et nous n'avons jamais manqué de les dénoncer - qu'il n'y a pas d'autre choix que de le faire élire pour éviter que ce ne soit Le Pen.
Concernant les élections législatives, le risque existe dans de nombreuses circonscriptions d’une présence au second tour des seuls candidats de droite et d’extrême droite. Le Conseil national propose donc d’examiner dès maintenant avec les électrices et les électeurs les moyens, y compris par des candidatures uniques là où c’est nécessaire, de faire barrage à l’extrême droite. Le Conseil national en appelle à susciter des initiatives rassembleuses, à organiser une

journée nationale de rencontres avec les progressistes partout dans le pays la semaine prochaine et à faire du 1er mai une grande journée de solidarité, de progrès et de mobilisation dans le débat et dans la rue, avec la traditionnelle vente du Muguet, qui cette année revêt un caractère exceptionnel pour la souscription. Depuis des mois, les communistes se sont totalement impliqués dans une campagne offensive pour ouvrir une perspective d’espoir franchement à gauche. Leur candidat Robert Hue s’est dépensé sans compter. Le Conseil national lui a exprimé sa pleine solidarité et sa confiance
Durement touchés par le résultat, les communistes prennent la mesure, non seulement du signal donné, mais du sérieux et de la gravité de la situation. Lucides, désireux de comprendre, ils ne baissent pas les bras et assument leurs responsabilités pour rassembler et agir contre un ordre social injuste et violent, pour faire reculer les inégalités, les discriminations, l’intolérance et toutes les formes de domination et d’exploitation des êtres humains, dans le sens du projet communiste.
Un grand débat avec celles et ceux qui partagent nos valeurs
Dans le même temps, les communistes sont déjà engagés dans un grand débat pour écouter, analyser et construire des réponses, pour une force dynamique sur le terrain de la radicalité et de l’alternative politique. Un débat que le Conseil national propose d’amplifier dans les prochains mois. Il pourrait comporter le 31 août et le 1er septembre une étape importante avec une réunion nationale des animatrices et des animateurs du Parti. Son objet serait de faire un premier bilan d’étape et décider de ses suites. Un débat sans exclusive alliant la critique et l’élaboration, où notre bien commun sera le fruit de l’apport de chacune et de chacun. Un débat largement ouvert à celles et ceux qui partagent nos valeurs, à partir de leurs propres expériences .

Mercredi 1er mai 2002

Rassemblons-nous contre l’extrême-droite

Le 1er mai : Le muguet du parti communiste
Fête de la Fraternité Black Blanc Beur

Mercredi 1er mai Rassemblons-nous contre l’extrême-droite
à l’occasion de la célébration de la fête du Travail qui prend cette année une dimension particulière, le Parti communiste invite tous ses adhérents et sympathisants à prendre part aux rassemblements qui seront organisés dans notre département, le 1er mai prochain, et notamment à
Troyes à 10 h - Place de l’Hôtel de Ville.
Mercredi 1er mai Le muguet du Parti Communiste
C’est une tradition bien établie qui a toujours permis de financer une partie des activités du PCF.
Cette année, la vente du muguet va prendre une importance particulière. Le PCF n’ayant pas franchi la barre des 5% ne verra pas ses dépenses de campagne remboursées par l’Etat. Acheter le muguet 2002 du PCF, c’est, plus que jamais, lui donner les moyens de poursuivre son action.

Mercredi 1er mai Fête de la Fraternité Black Blanc Beur
de 12h à 22h30

Concerts, théâtre de rue, jeux, cuisines du monde, boissons, stands et animations. Ne manquons pas cette occasion de nous rencontrer et de faire la fête ensemble.
AFBEB, Artisans du Monde, Attac Aube, CFDT, CGT, FOL, JOC, La Clak, MRAP, PCF, Pour un cyclone de solidarité, LDH, PS, Ras l’front, Stop racisme, Sud PTT, UNSA, Les Verts.
Avec l’aide technique de la ville de Troyes.

Humeurs

Maladie

J'avais déjà attrapé un Sharon dans la gorge, me voilà aujourd’hui avec une lepénite où vous pensez. Vous pensez bien, c’est dans le cerveau que ces saloperies-là se greffent, dans le cérébelleux pas prudent, dans le Broca mou et dans le disque de la dure-mère. Je sens déjà des chenillettes me grimper dessus. On me mitraille mes quartiers. On m’a cousu un croissant et une faucille rouges sur la poitrine, à la place du coeur. Tous mes arafates sont bouchés. Une peste brune m’envahit la peau. J’ai les pieds autrichiens, une belle gique aux mains, une hongrite où vous savez. J’ai le pays à bas, ma botte droite est toute emberlusconnée et la gauche boîte carrément. Ma Marseillaise est de plus en plus lente et ma lutte finale au bout du rouleau.
J’ai acheté des gants pour éviter tout contact avec mes voisins équivoques. J’évite surtout les types réjouis, les gueules hilares, les auto-défenseurs des droits du surhomme et du rectum, les faces à fusils et à 22 long risque. Je sais bien que 95 % des gens que je croise n’ont pas voté pénible, car il faut compter les enfants, les pas mûrs, les ramasseurs de muguet, les dégoûtés, les têtes en l’air. Ça me rassure un peu. Devant la grande peste, je me souviens de mon oncle Hubert, fusillé à Creney. Il me montre du doigt. Tu ne vas pas flancher, beau neveu.
Bon, c’est décidé, pour le réduire, l’exténuer, lui crever son oeil cyclope, je vais me chiraquiser le temps d’un vote et après je reprendrai la musette à tracts et le moulin à paroles de palier. Je me mettrai sur les rangs des bons combats ,je ne tournerai pas autour de ma voiture en panne en criant «salope de bagnole capitaliste» comme Arlette, je mettrai mes mains dans le cambouis comme Marie-George.


Jean Lefèvre


Le social selon Le Pen

Dans le bric-à-brac du programme du FN, une constante : la lutte sociale n'existe pas, le libéralisme règne.
Le FN a raté les grèves de 1995 - il tient la rue en horreur - en dépit d'un électorat qui y était favorable, et il est étranger à toute lutte sociale. Pour lui, le monde du travail doit être une communauté d'intérêts entre patrons et salariés. Jean-Marie Le Pen n'en a pas moins lancé un appel aux "métallos, mineurs" mais aussi aux ouvriers, paysans, pensant moins à leur bonheur qu'à capter leur exaspération. Le FN prône, en fait, un capitalisme populaire, qui ne s'attaque pas aux inégalités. Son programme en matière sociale n'est pas sans contradictions : s'il promet une hausse des bas salaires, il n'entend en rien remettre en cause la répartition entre salaires et profits. Elaboré pour l'essentiel en 1993 et peu retouché depuis, le programme économique et social du Front national a toutefois marqué un tournant : il a constitué le socle qui lui a permis de s'adresser à de larges pans sur le terrain social.
Travail. Jouant du décalage entre une classe dirigeante qui accepte la mondialisation (et qui en profite) et la classe des travailleurs qui en subit le contrecoup, le FN suggère des réponses simplistes. La "diminution des charges sociales" est "absolument nécessaire", comprendre par là celles payées par les entreprises, pas des salariés. Instaurer la "préférence nationale" à l'emploi, auquel s'ajouterait un système de taxation du "travail étranger". Un "revenu parental d'éducation", visant, en fait, essentiellement les femmes, doit "libérer des dizaines de milliers d'emplois susceptibles d'être immédiatement occupés par des chômeurs". Le FN enfin s'en prend aux travailleurs clandestins, mais pas aux donneurs d'ordre.

35 heures. Il se prononce pour l'abrogation de la loi Aubry, sans dire explicitement s'il est pour la réduction du temps de travail. Le Front national se borne à renvoyer à un cadre flou de négociations paritaires la fixation, par branches, de la durée du travail. Le temps partiel bénéficierait d'exonérations de charges sociales.

Retraites. Le régime par répartition dans l'esprit du FN est cantonné à la fourniture d'une retraite minimum, l'essentiel étant dévolu aux fonds de pension. "L'équité" lit-on dans son programme, exige "une harmonisation progressive des différents régimes de base" visant à allonger la durée de cotisation, augmenter leur montant. Il souhaite en finir avec le principe de solidarité du monde du travail en créant "une caisse autonome d'assurance-vieillesse" pour les ressortissants étrangers, alimentée par eux seuls. Les allocations familiales leur seraient interdites, et les fonds consacrés à l'action sociale en faveur des immigrés (FAS) seraient "réorientés au profit des Français les plus démunis". Comment financer la protection sociale alors qu'il veut tarir son financement, les cotisations patronales ? Le FN est muet là dessus.l Syndicats. Viscéralement opposé à leur existence, le FN considère que les syndicats ont une légitimité superficielle, et un caractère parasitaire. Il prêche pour l'instauration d'organisations corporatistes où patrons et salariés se retrouveraient, par branches. Un concept qui n'est pas sans rappeler la "communauté de peuple" des extrêmes droites allemandes, puis des nazis. Son implantation dans le monde syndical est resté jusqu'ici un échec, grâce à la vigilance des confédérations. Quelques tentatives d'infiltrer des syndicats existants ont eu lieu, la CFTC en a fait les frais en particulier (voir l'Humanité du 17 novembre 1999). Son influence actuelle passe dans des "cercles nationaux", parmi les professions juridiques, médecins, banques, police avec la FPIP.

Fiscalité. Sous les slogans de "moins d'Etat" en tout et de "moins d'impôts", pointe l'idée de lutter contre le principe de redistribution, l'une des fonctions essentielles d'un Etat. L'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est dénoncé car "divers montages fiscaux permettent aux contribuables les plus aisés d'y échapper". Du coup, le FN veut le supprimer carrément. De même, la taxation sur les droits de succession serait abandonnée. Le FN suggère enfin un prélèvement de 1,5 % sur tout mouvement de capitaux. On aurait tort de penser qu'il se range à la taxe Tobin, le Front national n'envisage qu'un prélèvement "à la source" dans le seul cas d'un transfert à l'étranger d'une somme supérieure à 100 millions de francs.

Romilly-sur-Seine.
Après la population, les syndicats matraqués par Michel Cartelet !

Au nom des élus communistes Yves Bouteiller a sévèrement condamné la politique de droite de la municipalité.
Les thèses de Baroin préférées à celles de Henri Millet
Il y a 100 ans, presque jour pour jour, le 17 Avril 1902, disparaissait Henri Millet, premier Maire-ouvrier de France, défenseur du monde syndical à l'âge de 37 ans. Durant toute sa vie, il défendit avec acharnement les idées sociales, ce qui lui valu d'être poursuivi en permanence par la haine de la bourgeoisie et du patronat. Rappelons qu'il accéda au poste de maire pour la première fois en 1895, suite au diktat imposé par le patron local Bellemère-Giroux, celui-ci ayant obtenu des fabricants bonnetiers romillons, qu'aucun d'entre eux ne l'embauche dans notre ville. Les choses ont-elles véritablement changées, un siècle plus tard, quand l’adjointe, Isabelle Renaudot, déléguée cantonale du RPR propose de réduire au dérisoire, le soutien financier accordé depuis des lustres aux organisations syndicales ouvrières de Romilly -80% pour l'ensemble de celles-ci, de -92% à la CGT à -52% aux cadres ?.Henri Millet se réclamait de l'idéal socialiste de Jules Guesde et Etienne Pedron. Vous, votre référence, c’est François Baroin.
Lui, croyait en l'éducation, et fit construire l'école Gambetta. Vous, vous fermez Picasso ! Lui décida, en 1896, la reconstruction des Prud'hommes. Vous, vous tentez de porter un coût au monde du travail, au travers des structures qui le représentent. Votre décision n'est pas simplement scandaleuse, elle est réfléchie, imposée par une droite la plus conservatrice, celle que vous avez porté aux affaires l'an dernier. Vos choix sont sans équivoque
La défense des salariés mise en péril
D'un coté 13 120 frs pour les représentants des salariés; de l'autre, 102.000 frs pour la cellule économique Romilly-Nogent dirigée par les responsables patronaux locaux. Depuis 10 ans, ce sont 1 MF qui auront été versés à cette association, sans que jamais, vous n'ayez pu nous rendre compte des résultats de son action sur le bassin d'emploi romillon. Sans oublier, la subvention de 1 318 474 frs, prise sur le budget de la ville, pour combler le déficit des usines-relais. Nous ne pouvons accepter la mise en danger de l'activité syndicale dans notre ville, si touchée sur le terrain de l'emploi [...]. Les difficultés financières graves de Romilly, résultat de treize ans de votre gestion, ne peuvent justifier votre décision. Après le matraquage fiscal, les attaques contre l'enfance et notre jeunesse, le règlement de compte syndical, c'est la vie associative à laquelle vous vous attaquez.
Des associations également attaquées
Aux augmentations démagogiques ou saupoudrages accordés aux amis, nous retiendrons la stagnation, voire les suppressions dont vous vous êtes rendus coupables. Outre les syndicats, ce sont les associations sportives des collèges et lycées, Joliot-Curie, Saint-Joseph ou Noyer Marchand, et diverses

associations locales qui sont passées à la trappe. Mais, ce qui est plus grave, c'est la mise en place à Romilly d'une politique, bien de droite, d'attaque en règle contre le système associatif. Vous n'avez cessé, depuis treize ans, de vous en prendre aux clubs omnisports, dont l'USMR est le plus important du département de l'Aube. Il n'y a rien d'innocent dans cette manière d'opérer, si l'on compare avec ce qui se passe dans d'autres municipalités gérées par la droite.
Il est, en effet, inadmissible que le 19 Avril 2002, 2000 adhérents du club municipal, ne sachent toujours pas quelle sera la participation de la ville au fonctionnement de leur club. Lier celle-ci, à une hypothétique fusion d'une section, fusion d'ailleurs rejetée par la quasi-totalité de ses membres et de la direction générale du club, s'apparente à une pression et un chantage scandaleux. N'est-ce pas, votre adjoint aux sports qui déclarait il y a un an, "nous avons les moyens d'imposer nos choix, par la force, si nécessaire".
Mais, puisqu'il est question de l'élu aux sports, comment ne pas critiquer la baisse de 61% de la subvention accordée à l'OMS ? Est-ce pour en arriver là, que M. Brain a souhaité en devenir président ? De même, la réduction de 40 000 frs -soit 18,50%- d'Icare, n'est-elle pas contraire aux engagements pris il y a un an dans votre contrat, Agir pour Romilly, je cite "en suscitant la naissance d'Icare, nous avons voulu donner encore plus de pouvoir et de moyens au milieu associatif".
Le manque de transparence
Une fois encore, nous nous élevons contre le manque de transparence, dans les choix et la gestion de votre majorité. Ainsi, la MJC, connaît-elle un déficit annoncé de plus de 420 000 frs rendu public quinze jours après les élections municipales de graves difficultés. L'association "les amis de Fissel", n'a jamais rendu compte devant le conseil municipal de son action. Le hand-ball reçoit près de 300 000 frs d'aide de la ville sans jamais, malgré mes demandes réitérées depuis 1995, que nous n'ayons eu connaissance de l'utilisation des ces sommes. Je rappelle que pour les deux premières associations citées, des représentants du conseil municipal siègent aux sein des instances de gestion ; mais sans doute est ce là votre vision de la démocratie, vous refusez à l'opposition d'y être représentée. Quant à la troisième, est-il normal de subventionner à plus de 1 100 frs par adhérent, sans que les élus n'est la moindre information sur l'utilisation de ces fonds publics ? Enfin, à quoi peut bien correspondre, la pratique dite des subventions exceptionnelles, (410 000 frs ) 20% du budget, si ce n'est, à celle moyenâgeuse, du fait du prince ? [...] Pour la première fois depuis 13 ans, nous voterons contre votre projet de subventionnement qui porte atteinte à la cohésion sociale, au droit syndical, au développement de la vie associative et à l'avenir de Romilly» .

Appel à la mobilisation financière,
1,5 million d’euros doivent être collectés

Il faut faire barrage à l’extrême droite.
Des millions de démocrates se mobilisent afin que le candidat du Front national soit battu le 5 mai prochain. Et parmi eux, naturellement, les communistes, dont le Conseil national, réuni le 23 avril, a lancé un appel à tout entreprendre pour faire barrage à Le Pen. Cette situation politique très préoccupante, est également marquée par un recul sensible des forces démocratiques. Le Parti communiste enregistre un sérieux revers et, n’ayant pas franchi la barre des 5%, les dépenses de campagne ne lui seront pas remboursées par l’Etat.
Dans ces conditions il est urgent de collecter 1,5 million d’euros - 10 millions de francs - dont la moitié doit être rassemblée dès début juin. Vite, adressons-nous autour de nous à toutes celles et tous ceux qui sont attachés à ce que demeure dans notre pays une force communiste, pour leur permettre de participer à leur manière, à cet effort financier. Les communistes ne baissent pas les bras. La France, les citoyennes et les citoyens ont besoin d’une force militante, combative, présente aux côtés de celles et ceux qui n’ont que leur travail pour vivre. Une force active à leur service et au service des valeurs de justice, de progrès, d’humanisme. C’est l’ambition du Parti communiste. Il faut lui procurer les moyens de la poursuivre.

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Libellez-vos chèques à l’ordre de l’Association nationale de financement du PCF et adressez-les au PCF 16-18, rue du Palais de Justice 10000 - TROYES.
Conformément à la loi, un reçu ouvrant droit à la déduction fiscale vous sera adressé.