La Dépêche de l'Aube n°654 du 4 avril 2002.......La Dépêche de l'Aube n°654 du 4 avril 2002

La dépêche de l'Aube n°654 du Jeudi 4 avril 2002

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Nanterre :
après la tuerie au conseil municipal L'hommage aux victime


Une semaine après la tragédie qui a fait huit morts et dix-neuf blessés, un hommage officiel a été rendu lundi 2 avril au stade de Nanterre en présence des plus hautes autorités de l’état.
Huit tués dont quatre femmes, dix-neuf blessés dont quatre grièvement et un élu toujours entre la vie et la mort : le bilan de la tragédie qui s’est jouée dans la nuit du 26 au 27 mars, à l’issue de la séance du Conseil municipal de Nanterre restera gravé dans les mémoires. «Les mots ne sauraient décrire notre sentiment» ont déclaré Marie-Georges Buffet et Robert Hue. «Aux victimes, à leurs proches, aux nanterriens, à notre amie Jacqueline Fraysse et à l’ensemble des élus, nous disons toute notre douleur, toute notre affection», devaient-ils poursuivre dans leur message de solidarité. à Nanterre, sous le choc et l’incompréhension, la fin de semaine dernière et le week-end pascal se sont déroulés au fil des témoignages et des actes de solidarité venus de toute la France, du recueillement des citoyens et des questionnements qui persistent depuis le suicide, le lendemain du drame, de l’auteur de la «boucherie» Richard Durn.

La justice doit aller jusqu’à son terme
La maire communiste de Nanterre Jacqueline Fraysse a estimé qu'il n'y avait "pas d'excuse" au suicide de Richard Durn, et a qualifié le fait que le meurtrier ait pu mettre fin à ses jours d'acte "odieux, inqualifiable, indigne". Un tel dénouement «ajoute à la douleur extrêmement vive de nous tous mais particulièrement des victimes et de leurs familles [...]. C'est odieux, inqualifiable, indigne d'un pays comme le nôtre», a-t-elle poursuivi. "Les familles ont besoin de savoir ce qui s'est passé, le pourquoi, le comment. Elles avaient besoin d'un procès pour faire leur deuil, elles en seront privées", a-t-elle regretté. "Des élus au péril de leur vie se sont jetés sur cet homme, lui ont pris son arme, ils ont été grièvement blessés et sur leur lit d'hôpital ils apprennent que cet homme s'est suicidé. Les élus ont risqué leur vie pour l'arrêter, la police et la justice ne sont pas capables de le surveiller [...]. Nous voulons savoir comment, au quai des Orfèvres, on a pu laisser faire cela", a-t-elle poursuivi. La maire de Nanterre a ajouté avoir obtenu un "accord de principe" du procureur de la "pour que l'enquête se poursuive comme s'il y avait procès".

Romilly sur Seine
Budget 2002 La population et les enfants sacrifiés : du jamais vu à Romilly !

Augmentation de 7% des impôts locaux à laquelle il faut ajouter les 7% de la hausse sur la part départementale votée par la majorité de droite du Conseil général.
- Suppression des centres de vacances d’été pour les enfants et les adolescents,
- Accueil dans les centres de loisirs maternels ramené à 3 ans au lieu de 2 ans et demi,
- Suppression des spectacles dans les écoles et de certaines subventions,
- Fermeture de l’école maternelle Picasso. Cette école, obtenue grâce à l’action des élus de l’époque et de la population, accueille pourtant 46 élèves et satisfait les enfants qui s’y trouvent et leurs parents.
-Restriction des moyens accordés au personnel communal pour qu’il assume dans de bonnes conditions la mission de service public.

Comme devait le déclarer Joë Triché au nom des élus communistes :
«Avec votre budget, nous sommes en présence d’une attaque sans précédent contre la population romillonne et, plus particulièrement, contre les enfants et les jeunes. Du jamais vu à Romilly ! Quel contraste, en effet, avec le bilan des réalisations mises en oeuvre par les différents conseils municipaux présidés par Maurice Camuset, tel qu’il a été rappelé lors des ses obsèques récentes. Mais ce qui est tout aussi grave, c’est la tromperie et le mensonge à l’égard de la population que caractérisent vos choix budgétaires comparés à vos promesses éléctorales de 2001. Prenons quelques exemples :
La fiscalité locale : il y a un an, vous écriviez dans votre programme, je cite : “il est un seuil que l’on ne peut franchir. A Romilly, les limites sont atteintes.” Mais concrètement, cette année, vous augmentez les taux d’imposition de 6%.
L’école : il y a un an, vous écriviez dans votre programme, je cite : ”des négociations seront menés énergiquement pour le maintien des postes, même si une baisse d’effectifs intervient.“ Concrètement, cette année vous nous proposez de fermer l’école maternelle Picasso pour 2003.
L’enfance : il y a un an, vous écriviez dans votre programme, je vous cite : “Nous continuerons à permettre à des enfants, quels que soient les revenus de leurs parents, de partir en vacances à la mer, à la montagne ou à la campagne.” Concrètement, cette année, vous supprimez les centres de vacances d’été.
L’environnement : il y a un an, vous écriviez dans votre programme, je cite : “Une nouvelle station d’épuration mais à quel prix ? Certains se souviennent que la construction d’une nouvelle station d’épuration faisait partie du programme du précédent mandat. Malheureusement, les travaux ne débuteront qu’à partir de juin 2002.” Concrètement encore, dans le document budgètaire, vous écrivez, je vous cite : «Poursuivre les études préalables à la construction de la station d’épuration
La Béchère : il y a un an, vous écriviez dans votre programme, je cite : “Nous disposons aujourd’hui

d’une étude complète de l’aménagement de la Béchère.” Concrètement, dans votre document budgètaire, vous indiquez “vouloir achever les études engagée.”
Une situation financière préoccupante nécessitant un audit sur la gestion de la ville
Pour justifier vos choix de récession, vous invoquez les difficultés financières de la ville comme si vous n’étiez à la direction des affaires locales que depuis quelques mois. Pour prendre de telles décisions, il faut croire que la situation est extrêmement grave. C’est pourquoi nous vous demandons, afin d’établir toute la transparence nécessaire sur votre gestion, de réaliser un audit sur les finances de la ville.
- A t-on l’assurance d’avoir perçu toutes les subventions auxquelles nous pouvions prétendre pour certaines réalisations ?
- Peut-on nous garantir que les fournisseurs de la ville et les entreprises sont tous bien payés ?
- Où en est-on réellement des encaissements des prestations fournies à d’autres tiers ?
Telles sont quelques unes de nos interrogations. Et puis il y a les chiffres communiqués au moment du débat d’orientation budgétaire, à savoir :
- Un endettement par habitant qui dépasse les 10.000 F,
- Des charges financières en progression de 34,6% de 1997 à 2001,
- L’obligation qui vous est faite par la Préfecture d’emprunter en fin d’année pour équilibrer le compte administratif : 10 MF en 2000 et 18,5 MF en 2001.
Ces éléments suffisent à justifier notre demende d’audit financier.
Le poids des élus RPR dans la gestion municipale
Concernant l’augmentation des impôts locaux, vous avez beau expliquer qu’ils n’ont pas été majorés depuis 1997, les ménages n’oublient pas la hausse de 5,5% que vous avez votée à cette époque et qu’ils ont dû payer, depuis, chaque année. A cette augmentation importante s’est ajouté la hausse annuelle des bases d’impositions décidée par l’Assemblée Nationale pour prendre en compte le coût de l’inflation. Rien ne justifie une augmentation de 6% des taux d’imposition en dehors des besoins financiers liés à votre mauvaise gestion. à travers l’examen des secteurs d’activité où les coups les plus durs sont portés, on mesure tout le poids des élus RPR dans votre politique municipale. Ajoutons à cela votre démission à défendre l’emploi industriel. “Romilly ville de production, c’est fini” déclarez-vous. On peut être extrêment inquiets pour notre cité et le devenir de ses habitants.
Les élus communistes avec la population pour s’opposer à ces mauvais coups
Nous sommes plus que jamais opposés à ce budget car il va encore accentuer le déclin de Romilly et la fuite de sa population. Vous fermez l’école Picasso ; nous serons avec les parents pour la défendre ? Vous laissez faire la casse de l’emploi; nous serons avec les salariés pour nous y opposer. Vous vous attaquez à la qualité du service public municipal ; nous serons avec le personnel pour qu’il dispose des moyens nécessaires afin d’assumer ses missions».


Marie-Georges Buffet Secrétaire nationale du Parti communiste français
La France c'est vous "robert Hue 2002 le vote efficaceLa France c'est vous "robert Hue 2002 le vote efficace

Meeting de soutien à Robert Hue
Vendredi 12 avril à 19 h
«Maison pour Tous»
à Sainte-Savine avec
Marie-Georges BUFFET
Secrétaire nationale du Parti communiste français

Des cars sont prévus au départ de :
Bar-sur-Seine - Place du Marché à 18 h (arrêts à Bourguignons, Virey-sous-Bar, Fouchères, St Parres Les Vaudes et Clérey).
Romilly-sur-Seine - Parking bibliothèque Mitterand à 18 h 00.

Humeurs

Poisson d'Avril

Le 1er avril c’est le règne des joyeux menteurs. Je vais donc sacrifier à la coutume et vous en raconter une bonne, mais vraie de vraie.
Mon voisin Samuel Chatenrogne est entré chez moi ce matin, très calmement en prononçant même des paroles de paix, du genre, mon cher Jean, je ne vous veux aucun mal, mais je voudrais vous débarrasser des individus qui sont venus vous voir hier et à qui vous avez offert le gîte et le coucher, ce qui est strictement interdit par les tables de mes lois.
Effectivement, c’étaient des amis allemands, fort honnêtes et très prosit et qui m’avaient témoigné de leur grosse Liebe en m’apportant un saucisson de Thuringe, une liqueur de pommes au four de Bavière et un énorme jambon de Parme de Hambourg. De quoi vous mêlez-vous, je lui dis, ce sont mes amis.
L’autre sort sa 22 long risque, me braque derechef et je dois, la rage au coeur, laisser repartir mes amis qui reprirent, je le sus par la suite, la route de München.
Cette histoire est heureusement fausse car ces choses-là ne peuvent pas arriver dans un pays souverain. On m’a assuré cependant lundi dernier, 1er avril, que Ariel Sharon était entré chez son voisin palestinien, un brin d’olivier au poing gauche et une armée-jusqu’aux-dents dans l’autre, qu’il a fait expulser José Bové à la tête d’une délégation française venue amicalement rendre visite à leur ami Arafat. J’espère que le 2 avril, la vérité et la paix ont été rétablies.


Yasser Lefèvre

Présidentielle 2002..
Le magot d'Arlette

Arlette Laguiller, ou du moins le groupe dont elle est la porte-parole, Lutte Ouvrière, dispose de près de vingt millions de francs d'actifs financiers !
Cette étonnante information figure au Journal Officiel (édition 1999, pages 36190 et 36191), lequel publie régulièrement les budgets des formations politiques. Ce pactole se compose plus précisément de onze millions six cent mille francs de valeurs mobilières de placement et de six millions de disponibilités. Depuis trois ans, avec les intérêts, on doit donc avoisiner les vingt millions de francs ou deux milliards de centimes (3 millions d'euros). Un bon paquet de Smic en vérité. Ainsi LO boursicote ! L'ami des pauvres n'est guère dans le besoin. L'expropriateur des "gros" est lui-même bien pourvu. L'ennemi du système est bien dans la place, c'est le moins qu'on puisse dire.
Alors que tous les partis tirent le diable par la queue, Lutte Ouvrière laisse dormir des sommes appréciables. Ses électeurs apprécieront. Les autres aussi. Quand le mandataire de cette organisation négocie avec son banquier les meilleurs placements, qui des deux rit le plus ? Les deux, sans doute. En fait, cette révélation est doublement symbolique. Du double discourt de ces professionnels de la "Révolution", certes. Mais aussi, mais surtout de l'inutilité de cette formation qui, tel un parvenu qui ne sait pas quoi faire de son or, dort sur son capital. Comme Arlette, au fond, qui somnole sur son magot électoral, entre deux élections présidentielles .


 

Présidentielle 2002
Les patrons candidats

Le Medef s’est invité sans vergogne dans la campagne électorale depuis des mois.
Congrès, rassemblements régionaux, conférences de presse, articles, il a mis la pression maximum pour faire entendre ses exigences : casser les 35 heures ; bousculer la loi et le code du travail ; mettre en place des fonds de pension ; baisser l'impôt sur les sociétés ; alléger les charges ; privatiser les services publics ; mettre en cause l'assurance maladie ou les contrats jeunes ; faire pression sur les salaires ; marginaliser l'État ; imposer le service minimum ; s'attaquer aux fonctionnaires, etc.
Ce bréviaire ultralibéral dit assez quelle société ces nantis veulent bâtir :
inégalitaire, injuste, violente. Et à l'arrivée: inefficace. Dans un sondage Ipsos publié à grand renfort de publicité, ils tentent d'accréditer l'idée que l'opinion les soutient. À voir. 68% des sondés refusent leurs projets de "remplacer les cotisations sociales maladie sur les salaires par une cotisation de type CSG"; 40% refusent de "diminuer le taux de l'impôt sur les patrimoines et la transmission des entreprises"; autant se disent opposés à "donner aux salariés le libre choix de leur affiliation (caisse de Sécurité sociale, mutuelle

ou assurance privée)". Mais il est vrai que le forcing patronal n'est pas sans écho dans certains états-majors politiques. Seillière est "content", écrit Le Figaro, puisque "l'examen attentif des programmes des candidats témoigne que les priorités patronales y ont trouvé un écho". C'est vrai de Chirac qui copie nombre des propositions de Seillière : la droite est dans son rôle naturel de relais du pouvoir patronal. Plus inquiétante est l'écoute et la prise en compte de ces mêmes suggestions par des ténors de l'équipe de Lionel Jospin, comme Laurent Fabius qui parle de "sacrifices" pour les retraites ou de Dominique Strauss-Kahn qui verrait volontiers l'État brader ses positions dans EDF.
Seul, Robert Hue s'oppose ouvertement à cette dérive libérale. Avec son projet d'audace sociale, son "plan d'urgence contre les inégalités", ses propositions de coup de pouce au pouvoir d'achat, son exigence de prendre l'argent là où il se trouve, il s'en prend directement aux intérêts des nantis. Il est aussi vrai qu'il est le seul à ne pas avoir été félicité par Seillière !

La France c'est vous "robert Hue 2002 le vote efficaceLa France c'est vous "robert Hue 2002 le vote efficace

Egalité des femmes:
Agir contre les dominations et discriminations


Les femmes aimeraient que tous les jours soient des "8 mars" consacrés à cette grande cause qu'est l'égalité entre hommes et femmes, à l'action contre toutes les dominations, contre toutes les discriminations.
"La société ne peut pas poursuivre son ascension sur le socle des inégalités entre les hommes et les femmes, des injustices et des conditions de précarité dans lesquelles se trouvent de nombreuses femmes", déclarait Robert Hue à l'occasion du 8 mars. En démarrant la campagne électorale par une démarche favorisant l'expression des femmes, la concertation et la construction démocratique de son projet politique pour la France, le candidat communiste s'est résolument engagé à porter l'ambition féministe pour changer la société.
Le 8 mars au Bataclan, à Paris, en présence de 800 personnes, il déclarait: "j'ai eu plaisir à engager le dialogue avec toutes ces femmes, de toutes conditions qui, dans tout le pays, m'ont fait part de leur colère, de leurs souffrances, de leurs attentes. Si mes convictions m'ont toujours conduit à penser que le féminisme est porteur de valeur et de volonté de changement de la société, je suis encore plus déterminé aujourd'hui à faire entendre la voix des femmes, des féministes qui agissent avec détermination pour que l'égalité et les droits des femmes avance plus vite dans ce pays." À l'occasion de cette rencontre, Robert Hue a fait plusieurs propositions favorisant les droits fondamentaux des femmes en matière d'égalité politique, économique et sociale:
Révision de la loi sur l'égalité professionnelle homme femme,
contraignant à des résultats dans le rattrapage des inégalités de salaires, de formation, de déroulement de carrière. À diplôme égal, égalité de traitement dans les critères d'embauche. Le travail à temps partiel doit être choisi et non imposé. La loi Hue sur l'attribution des

fonds publics doit évoluer et inclure leur distribution en fonction des résultats concernant la promotion de l'égalité des femmes.
Renforcer l'aide aux femmes en difficulté
en relevant les minima sociaux et en favorisant l'insertion professionnelle.
Accorder les allocations familiales
dès le premier enfant et jusqu'au dernier; tenir compte du coût réel de l'enfant et relever le montant des allocations; développer de façon beaucoup plus importante les structures d'accueil pour les enfants: l'État consacre 2,74 milliards d'euros (18 milliards de francs) à la garde à domicile (60.000 familles) et seulement 1,83 milliards d'euros (12 milliards de francs) pour tous les autres modes de gardes (des millions de familles).
Citoyennes à parts égales,
la loi sur la parité doit être renforcée par le statut de l'élu-e, le non-cumul des mandats et le scrutin à la proportionnelle pour toutes élections.
Agir contre la marchandisation
du corps des femmes, contre les violences faites aux femmes.
Pour Robert Hue, l'égalité passe par des mesures concrètes et justement les élections n'ont rien d'une parenthèse. Elles constituent le moyen pour les femmes de se faire entendre dès aujourd'hui et pour après les élections. Déjà, depuis le début de la campagne, des exigences sont devenues incontournables: le dossier de l'égalité professionnelle a été rouvert, par exemple ! Mais il faut maintenant créer les conditions pour réussir des actes pour l'égalité. Cela demande donc de battre la droite en donnant ses couleurs à la gauche, en ancrant à gauche une politique utile aux femmes. Le vote Robert Hue, le 21 avril, est une assurance pour demain dans ce sens .