La Dépêche de l'Aube n°651 du 14 mars 2002.......La Dépêche de l'Aube n°651 du 14 mars 2002

La dépêche de l'Aube n°651 du Jeudi 14 mars 2002

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Avec Chirac, l’argent va à l’argent


La droite, on n'en veut pas !


Comme à l'accoutumée, Jacques Chirac promet monts et merveilles en matière de sécurité ou de santé. Les promesses qu'il fait sont,comme en 1995, du "baratin".
Mais, plus que des mots en l'air, ses projets sont inquiétants. Il martèle qu'il faut fortement baisser l'impôt sur les sociétés, les cotisations patronales et réduire d'un tiers l'impôt sur le revenu, mesure qui profitera avant tout aux 5% de contribuables les plus fortunés. Le candidat de la droite règle ainsi à la tronçonneuse la question des dépenses publiques en privant de ressources l'État et la Sécurité sociale. Il a dans le collimateur les services et secteurs publics qu'il entend livrer à l'appétit des marchands et des financiers. La Sécurité sociale doit laisser place aux assurances privées et les retraites par répartition aux fonds de pension. Telle est sa "philosophie".
La France de Chirac,
c'est celle du laisser-faire. C'est celle des puissants. C'est celle du Medef. "Ce n'est pas la nôtre, dit Robert Hue. Ce n'est pas la mienne. La mienne, la vôtre, c'est la France du monde du travail.La France de Chirac, c'est une France où les plus riches vont recevoir encore davantage et où la seule perspective offerte à un salarié de gagner un peu plus, c'est de faire des heures supplémentaires et de renoncer aux 35 heures ! Je n'exagère pas. Ce qu'il propose en matière de fiscalité ignore une double réalité, que vient de rappeler un des plus grands spécialistes français de ces questions : notre pays compte beaucoup de ménages très riches qui, en plus de patrimoines faramineux,

se partagent 500 à 600 milliards d'euros de revenus financiers. De quoi s'agit-il ? Pas d'épargne populaire bien sûr, mais d'actions, d'obligations et de rentes diverses dont ce spécialiste souligne qu'à 80%, elles échappent à l'impôt sur le revenu. Ou plus précisément que la loi, telle qu'elle est aujourd'hui, permet cela. Eh bien, ces ménages très riches, ce sont eux auxquels Jacques Chirac promet une baisse de 33% d'un impôt sur le revenu dont le montant ne représente déjà qu'une infime partie de ce qu'ils gagnent.
Un cadeau prélevé sur l'école, la santé, la sécurité, les transports ou le logement !
Mais ce n'est pas tout, car il n'y a pas que ces riches ménages. Il y a aussi ce que l'on appelle les actifs financiers des entreprises, ces stocks d'actions et d'obligations. Ecoutez bien : ces actifs financiers se montent à 4.574 milliards d'euros - 30.000 milliards de francs ! Jacques Chirac n'en parle pas. Ou plutôt il promet à leurs détenteurs une baisse de l'impôt sur les sociétés et des cotisations sociales patronales. On dit que l'argent va à l'argent. Avec Chirac, c'est sûr, c'est vrai ! De la droite - et de l'extrême-droite - je n'en veux pas, affirme le candidat communiste. Vous non plus, et vous avez bien raison !"
Le 21 avril, battre cette droite et peser pour que la gauche soit bien à gauche, c'est le vote Robert Hue qui le permettra

La France c'est vous "robert Hue 2002 le vote efficaceLa France c'est vous "robert Hue 2002 le vote efficace
Marie-Georges Buffet Secrétaire nationale du Parti communiste français

Meeting de soutien à Robert Hue

Vendredi 12 avril à 19 h
«Maison pour Tous»
à Sainte-Savine
avec
Marie-Georges
BUFFET
Secrétaire nationale du Parti communiste français

Romilly sur Seine

Ancienne base aérienne Une autre solution pour enrayer le déclin de la ville

Pour sa première initiative publique, l’association «Romilly autrement» avait choisi de traiter de l’avenir de l’ancienne base aérienne.
Une vingtaine de ses membres se sont réunis aux côtés de Joë Triché, son président, à l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenue jeudi 7 mars. Comme il devait le rappeler, «Romilly autrement» se veut être un espace de dialogue, d’échanges et de confrontation d’idées sur la vie locale. Son objectif est de travailler dans un esprit d’ouverture avec toutes celles et ceux qui souhaitent agir pour le développement de Romilly et le bien-être de sa population. D’entrée de jeu, Joë Triché rappela que la réflexion entreprise par les membres de cette association, concernant ce dossier, partait de la situation de la ville et sur ce qu’il conviendrait de faire pour l’inverser.
Le constat
Le chômage touche près d'un millier de personnes à Romilly ; les effectifs chez Cycleurope, Jacquemard et anciennement Devanlay ont considérablement diminué. Armeco a fermé ses portes et le groupe SCARM Intermeunerie a transféré ses activités. Il n'est pas étonnant, dans ses conditions, que notre ville continue de perdre des habitants et que les jeunes cherchent à la quitter. 15.004 habitants au recensement de 1999 contre 15.848 en 1992. Combien aujourd'hui ? Sans doute 14.500 / 14.600. Cela traduit l'échec de la politique conduite depuis une douzaine d'années à Romilly. Quand, au Conseil municipal traitant du devenir de la base aérienne, le maire déclare "Romilly, ville de production, c'est fini", quel aveu d'impuissance, quelle démission !
Beaucoup d’hésitations
Depuis 1995, date de la décision de l'acquisition par la Ville de cet espace de 16 hectares appartenant au ministère de la défense, le maire et la municipalité n'ont jamais trop su quoi faire. Au départ, c'était pour accueillir des entreprises ; ensuite, on a fait voter aux élus le projet Intermarché et puis, récemment, celui des centres Leclerc. Et concernant ce dernier, déjà deux projets ont été présentés à la population. Dans le premier, y était prévu la réalisation d'un hôtel et surtout la réalisation d'une zone artisanale avec 40 emplois qui ont disparu dans le second projet, devenu maintenant uniquement commercial.
Pourquoi ne pas avoir étudié d’autres solutions ?
Tenant compte de cette situation, il fallait une toute autre approche concernant l'aménagement de cette zone pour lequel il fallait affirmer une réelle volonté politique visant à favoriser la venue d'entreprises créatrices d'emplois. Et dans cet objectif, le Conseil général aurait dû et devrait être un partenaire de notre ville. En mai 2000, celui-ci a décidé de créer des zones d'activités économiques départementales. Trois sont en cours de réalisation

mobilisant plus de 60 millions de francs d'investissements ; deux dans l'agglomération troyenne et la troisième à Brienne-le-Château. Si le Conseil général a décidé de tels investissements, c'est bien parce qu'il considère ces projets comme pouvant se concrétiser. Or, le refus de la municipalité d'inscrire notre ville dans cette démarche risque, à terme, de lui coûter cher car la plupart des projets industriels qui se présenteront dans l'Aube seront tout naturellement orientés vers ces zones d'activités économiques. Ainsi, le site actuel de l'ancienne base aérienne pouvait être le point de départ du renouveau économique de Romilly, d'autant plus qu'en face il y a d'énormes possibilités de développement.
L’intérêt général oublié
Tout d'abord, pourquoi avoir abandonné à un promoteur privé l'ensemble de l'aménagement et de la commercialisation de cette zone ? Une maîtrise publique par la Ville de Romilly n'aurait-elle pas apporté plus de garanties car, une fois propriétaire, le Pdg des centres Leclerc y fera bien ce qu'il voudra ? L'exemple du rachat par celui-ci des Ets Damas, rue Pierre Brossolette, il y a une dizaine d'années, pour y installer déjà des artisans qui ne sont toujours pas là, aurait dû rendre le maire et la municipalité beaucoup plus prudents. D'autre part, a-t-on pensé un seul instant à la tranquillité, à l'environnement et à la sécurité des habitants du quartier Mignonnette-rue Gornet-Boivin quand il est envisagé l'installation d'un centre de logistique qui génèrera une circulation quotidienne de poids lourds très importante ? Ce centre de logistique pouvait très bien être installé sur le site de la base aérienne, c'est-à-dire à proximité de la RN 19 et d'un branchement sur la ligne SNCF Paris/Bâle, afin de limiter la circulation des poids lourds sur les axes routiers. L'avenir du centre commercial des Marais se trouve aussi posé. Avec la réduction de 1.000 m2 de la surface de vente en alimentaire, décidée par le Pdg des centres Leclerc qui, de plus choisit le "concurrent" qui s'y installera, le centre commercial ne va-t-il pas devenir un équipement de quartier ?
Mais, pour calmer les différentes inquiétudes qui s'expriment, la création de 200 emplois est largement mise en avant. Or, nulle part on ne parle des suppressions consécutives à la baisse d'activité ou à la fermeture d'autres commerces. Nulle part on ne parle du type d'emplois qui seront créés. Des emplois à 20 ou 25 heures par semaine et à 4.500 F par mois ? Ce n'est pas un projet de ce type qui permettra d'inverser les tendances lourdes qui font que Romilly est une ville qui perd continuellement des habitants et où les jeunes fuient. Mais aujourd'hui, la majorité municipale a plutôt décidé de favoriser un projet plus d'intérêts privés que général

Humeurs

Ordre public

Notre bonne ville se modernise dans le sens de la beauté. Les rues se relèvent de leur décrépitude ; les vieilles maisons ont bu de la jouvence de l'abbé Sourie. Et par là-dessus, le printemps, toujours neuf, malgré son âge. Mais c'est dans l'intimité profonde des gens que Troyes a changé.
Depuis quelques semaines, les filles de joie font nuits porte ouverte. Près de la Madeleine(1), le long du Bd Victor Hugo, sur le pont de la rue Voltaire, Troyes a renouvelé l'art d'Aristote, le péripatéticien, sauf qu'Aristote marchait pour distribuer sa parole tandis que les filles se contentent d'attendre le client pour connaître ce qu'il a dans le ventre et le portemonnaie. Tout cela montre un grand progrès et une ouverture considérable sur le monde. Troyes n'avait plus que deux filles usagées, le cheptel est neuf désormais, pétillant, juvénile.
À ce propos, quel âge ont ces Italiennes, Russes, Africaines, Tchèques, amenées de force avec promesses fallacieuses de travail ? Leurs papiers doivent être en règle puisqu'elles sont là, ostensibles. Elles ne risquent pas comme madame Boughaffour une reconduite à la frontière pour un tampon oublié, une signature mal apposée, un délit supposé ? Je ne conseille cependant pas à ces hétaïres d'aller tapiner près de la préfecture. À propos de cheptel encore. Quel en est le geôlier ? Où se cachent les souteneurs qui obligent ces pauvres filles à ce trafic pour affamés des restos du cul ? On croit, comme ça, qu'il y a des lois, des règles et que la société lutte contre la prostitution et agit pour la protection des mineures. Le doute est permis. Ah ! au fait, Gisèle Fondio se cache encore et Mme Boughaffour est toujours en Algérie, seule, dans un centre d'accueil. On hésite sûrement à la faire rentrer près de ses enfants au cas où elle présenterait un danger pour l'ordre public.
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Jean Lefèvre

(1) Le lieu est judicieux, à cause de la croyance enracinée dans le coeur des filles que dieu récompensera leurs souffrances.

Ecoutez-voir ...l

Euros propos

"Le franc au rayon du souvenir" "un adieu en douceur", "les Français sont formidables, ils ont réussi le passage à l'euro sans faire la Révolution, nous proclament chaque jour les médias. Mais, Mesdames et Messieurs les "politico technocrate libéro européanisés" de tout poil et vos relais médiatiques, pendant combien de temps encore allez-vous prendre les "braves gens" pour des cons !
Avez-vous demandé l'avis du peuple pour changer la monnaie ? Non, vous avez pratiqué l'imposition ! Avez-vous demandé l'avis des travailleurs, RMIstes, chômeurs, les laissés pour compte, après 50 ans d'âge et plus de 36 ans d'annuité à 2.500F par mois (oh !, pardon, j'aurais dû rédiger en euro) N'avez-vous pas honte ? N'est-ce pas indécent ? Bien sûr, nous avons compris que cela allait faciliter les manipulations entre les financiers et les banquiers, merci pour eux.
Hélas, la seule chose qui est remarquable pour une grande partie des Français, c'est que le changement de monnaie a surtout servi à enfoncer encore un peu plus les plus faibles (par l'augmentation des prix à la consommation) et de rendre plus compliqué la manipulation des centimes (pièces illisibles par beaucoup, même pas trop âgés)
Alors, attention, Mesdames et Messieurs nos futurs gouvernants, cette révolution dont vous n'avez pas eu besoin pour imposer l'euro, pourrait très bien, d'un seul coup, vous sauter au visage comme un chat enragé

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Max Joulin

Romilly sur Seine

Polyclinique Pasteur Il est nécessaire de rester vigilant

 

Après de longs mois d’incertitude, l’activité chirurgie pour Romilly et sa région semble sauvegardée.
Le tribunal de commerce de Troyes a accepté le projet de reprise de la polyclinique Pasteur, déposé par le Dr Janer, président du groupe des cliniques Ursulines-Montier-La-Celle. Cette décision a été favorablement accueillie par le personnel et la population. Leurs actions, avec celles du collectif de défense du pôle de santé de Romilly, ont joué un rôle positif. Elles auront permis au personnel, aux habitants de la Région et à de nombreux conseils municipaux d'exprimer leur très forte volonté de voir se maintenir notre pôle de santé.
Pourtant, il apparaît nécessaire de rester très vigilant
quant au développement futur de l'activité chirurgie car des questions se posent. En effet, il y a quelques mois dans un entretien accordé à la presse locale, le Dr Janer déclarait : "le but est de créer un réseau [avec les Ursulines et Montier-La-Celle] pour que les patients soient convaincus que lorsqu'ils se présentent à tel ou tel établissement, ils reçoivent la même qualité de soin". Alors pourquoi la société repreneuse de la polyclinique Pasteur est-elle une société indépendante du groupe des Ursulines et ne fait pas partie de ce réseau annoncé ? La presse nous apprend également que "le repreneur s'engage à ne procéder à aucun transfert de lits dans les 24 prochains mois ainsi qu'à aucun licenciement". Pourquoi ne s'engager que sur 24 mois ? La réponse est peut-être dans le projet

de rapprochement de la clinique avec l'hôpital dont la concrétisation est prévue… dans 24 mois ? Car, dans ce projet, il est prévu que le nombre de lits de chirurgie qui est actuellement de 69 (65 en hospitalisation complète et 4 en ambulatoire) passe à 51 (40 en hospitalisation complète et 11 en ambulatoire), soit une perte de 18 lits de chirurgie. Que justifie cette diminution de capacité ? Et où passent les 18 lits supprimés ?
Un scanner pour l’hôpital de Romilly
Des milliers d'habitants de notre région ont exprimé par leurs signatures leur volonté de "maintenir l'activité chirurgie à Romilly avec tous ses lits, tous ses effectifs et un plateau technique de qualité." Nous veillerons à ce que cette exigence soit satisfaite. D'autre part, on annonce l'attribution d'un scanner supplémentaire en Champagne-Ardenne. Nous souhaitons que, dans le souci de renforcer la qualité du pôle de santé romillon, ce scanner soit attribué à l'hôpital de Romilly.


Collectif pour le maintien du pôle de santé à Romilly

Hommage
à Maurice Romagon
Hommage a été rendu, le jeudi 7 mars, soixantième anniversaire de son exécution par les nazis à Clairvaux, à Maurice Romagon. Il fut fusillé avec quatre autres patriotes après avoir refusé de s’évader, ne voulant pas qu’un jeune le soit à sa place. Un dépôt de gerbe a eu lieu dans la salle du Conseil général devant la plaque du souvenir. Maurice Romagon avait été conseiller du 3ème arrondissement de Troyes. Il fut aussi secrétaire fédéral du PCF. Une cérémonie s’est ensuite déroulée au cimetière de Saint-Julien-les-Villas où il repose. Joë Triché, conseiller général communiste, Jean-Pierre Cornevin, secrétaire départemental, et Pierre Mathieu, membre de la présidence du Conseil national du PCF ont participé à cet hommage
Bar sur Seine
la section du PCF a organisé sa «traditionnelle» choucroute.
Comme chaque année, la section du PCF de Bar-sur-Seine a organisé, le 2 mars dernier, sa «traditionnelle» choucroute. Ce fut l’occasion pour plus de 170 convives, outre les plaisirs de la bonne chair, d’évoquer les prochaines échéances électorales. Jean-Pierre Cornevin, candidat titulaire du PCF aux élections législatives dans la circonscription, et Josette Dollat, sa suppléante étaient entourés, dans le débat qui a précédé le repas, de Nicolas Marchand, membre de la direction nationale du PCF, de Roland Leloup, secrétaire de la section du PCF et de Joseph Seghetto, maire-adjoint de Bar-sur-Seine