La Dépêche de l'Aube n°604 du 19 Avril 2001.......La Dépêche de l'Aube n°604 du 19 Avril 2001

La dépêche de l'Aube n°604 du Jeudi 19 avril 2001

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Jospin

Le compte n'y est toujours pas

Décevant", "service minimum", "catalogue", "ceinture pour les fonctionnaires", "pas de changement de cap", "les salariés de Danone désabusés", "flou", "imprécision", "doute…" L'ensemble de la presse constate que la prestation télévisée du premier ministre, mardi 17 avril, a laissé les salarié-e-s sur leur faim. Pas de changement de cap… Rien dans tout cela qui puisse réjouir les femmes et les hommes qui ont le cœur à gauche et particulièrement le Parti communiste. "Le premier ministre a plutôt tenu le frein à main qu'appuyé sur l'accélérateur social, dit Alain Bocquet, président du groupe communiste à l'Assemblée nationale. Il y a un décalage entre l'attente sociale forte et le discours. Il reste complètement évasif sur le pouvoir d'achat et la hausse du Smic, alors qu'il y a urgence, et sur les moyens que doit se donner le gouvernement pour faire front contre les licenciements boursiers dans des groupes comme Danone." (voir ci-contre) Est-il sérieux, comme il le propose, de permettre aux patrons d'acheter des sortes de "droits à licencier", alors qu'ils amassent des milliards de bénéfices? "À l'évidence, le premier ministre n'a pas entendu l'exigence de changement de cap exprimé par l'électorat de gauche aux récentes élections", réagit le responsable communiste Paul Lespagnol.

Un sérieux coup de vieux Le premier ministre n'a pas répondu à cette salariée de Marks & Spencer de Paris, s'adressant à Robert Hue: "Je travaille depuis 18 ans chez Marks et Spencer. J'ai donné tout ce que j'ai pu. Il y a deux mots que je voudrais prononcer: les salariés ont le droit à la dignité et au respect." Avec le soutien populaire au boycott des produits Danone et la manifestation de Calais samedi 21 avril, "il est clair, lui répond Robert Hue, que désormais le patronat ne pourra plus considérer les travailleurs

comme une variable de l'économie. On les prend, on en use, on les jette. Le droit de vie et de mort des actionnaires sur le travail et sur l'entreprise a pris un sérieux coup de vieux. Les salarié-e-s, comme la population, ne reconnaissent pas, ou plus, les critères de choix des actionnaires comme bons pour eux-mêmes, ni pour la société. Les femmes et hommes au travail, de toute qualification, ont de plus en plus un sens aigu de leur bon droit. Ils voient bien que ceux qui décident sont des groupements financiers qui n'y connaissent rien. Et d'ailleurs s'en fichent. Sauf s'agissant de leur argent. Seul compte le taux de profit. Ce n'est pas du libéralisme, c'est du capitalisme à l'état pur, exacerbé par la financiarisation et la mondialisation."

Le sentiment populaire est du côté de ceux qui luttent Une forme de nouvelle solidarité - faut-il dire de classe? - semble se nouer. On est passé, mine de rien, de ce qu'on a appelé les grèves par procuration - en 1995 - à des formes plus actives de soutien. Par exemple le boycott. Nouvelle donne aussi, le rapport entre les luttes et la politique. La politique, la vraie, porteuse d'espoir et aidant à agir et penser pointe son nez. En ce qui le concerne, le Parti communiste - qui a entendu les messages que les électeurs et les abstentionnistes de gauche viennent de lui adresser - se considère en devoir d'initiative et de mobilisation vis-à-vis de ces salariés. Naturellement, un parti politique c'est aussi un projet de société, un projet politique, une organisation. Nous y travaillons d'arrache pied avec toutes celles et ceux qui veulent inventer un avenir de liberté, d'égalité et de fraternité. Un autre monde. Pour les Danone, les Marks & Spencer, ceux d'AOM-Air Liberté, de la SFP, d'Aventis, de Valéo, de bien d'autres encore, la manifestation nationale et européenne du samedi 21 avril, à Calais, fera date.

Lu dans la presse

"On ne pouvait qu'être frappé, écrit La Tribune, par son incapacité à répondre aux attentes immédiates de son auditoire." "Le moins que l'on puisse dire, se réjouit Le Figaro, c'est que le responsable du gouvernement ne campait pas à gauche hier soir." Pour le premier ministre, les Français n'auraient "pas toujours le sens de la perspective et du temps." N'est-ce pas un peu court en réponse aux attentes sociales ? L'Humanité s'alerte: "Il est des fractures dont on ne peut pas guérir. L'une d'elles s'avère même redoutable, quand on n'y prend garde: la fracture avec le peuple, autrement dit la fracture sociale."

Gaz à effet de serre

Les Etats-Unis se moquent du sort de l'humanité

George W. Bush se lance dans une course à l'énergie pour préserver la croissance intérieure américaine, au mépris des engagements internationaux des Etats-Unis. Refuser de ratifier le protocole signé à Kyoto en 1997, sous l'égide de l'ONU (qui impose à 38 pays développés une réduction moyenne de 5,2% des émissions de CO2 (gaz carbonique) et autres gaz à effet de serre en 2010 par rapport à 1990), c'est - dans quelques décennies - exposer le climat de la Terre à un réchauffement climatique faisant monter le niveau des océans. Avec 4% de la population mondiale et 25% des émissions, les Etats-Unis sont pourtant le plus important émetteur de gaz à effet de serre au monde et donc parmi les premiers responsables de l'évolution climatique négative qui hypothèque l'avenir de la planète Les promesses électorales de l'ex-candidat Bush sont oubliées. Les propos de ses diplomates, il y a un mois encore, rassuraient l'Europe sur les intentions de l'administration post-Clinton à réduire les émissions de gaz. Officiellement, Bush a expliqué sa décision par le coût que représenterait l'ensemble des mesures visant à tenir l'engagement de Kyoto. Officieusement, le poids du lobby industriel, et notamment celui des pétroliers texans, très actifs dans le soutien à la campagne présidentielle de leur ancien gouverneur, a joué à plein. Un certain ralentissement économique est constaté aux Etats-Unis
. "Le président n'approuve pas le protocole de Kyoto. Il n'est pas économiquement intéressant pour les Etats-Unis", déclare son porte Suite en page 2 parole. George Bush ajoutant: "Nous ne ferons rien qui pénalise notre économie." La situation est délicate aussi sur le front de l'énergie. Les récentes pannes d'électricité en Californie montrent que toute contrainte sur le secteur de l'énergie électrique, fournie à hauteur de 50% par des centrales thermiques, menacerait la production intérieure et "l'américan way of comfort". Car aux Etats-Unis, aujourd'hui, la pénurie énergétique n'est jamais loin… Les réactions internationales sont vives à la nouvelle que l'on avait senti venir. Depuis, entre le premier pollueur de la planète (qui est aussi le pays le plus riche) et le reste du monde, c'est la crise. Les ministres européens de l'environnement réunis à Kiruna (Suède) ont réaffirmé l'engagement de l'Union européenne à poursuivre le processus de Kyoto. Concrètement, le 21 avril prochain, les 40 principaux pays concernés se réuniront à New York. Et surtout, en juillet, à Bonn, la conférence de La Haye, suspendue en novembre dernier, reprendra. Avec ou contre les Etats-Unis

Romilly - Clinique/hôpital

La chirurgie, avec ses emplois, doit rester à Romilly

Le 14 mars dernier, la Cour d’Appel de Justice de Reims a décidé de donner raison aux demandes formulées par un ancien praticien de la polyclinique Pasteur et de la condamner à lui verser près de quatre millions de francs. Depuis, la presse n’hésite pas à parler de menace de fermeture, de cessation de paiement et évoque la perspective d’un dépôt de bilan. Pour qu’elle mette à ce point en péril la polyclinique, même si la somme en question est conséquente, cela prouve que cet établissement privé était déjà dans une situation bien délicate. Alors que depuis quatre ans des négociations sont engagées entre l’hôpital et les actionnaires de la clinique, j’ai du mal à croire que Michel Cartelet n’avait pas eu connaissance de ces démêlés judiciaires et de leurs conséquences toujours prévisibles dans un sens comme dans l’autre. Alors pourquoi cette situation a-t-elle été cachée aux membres du Conseil d’administration de l’hôpital ? Au lieu de me répondre qu’on n’avait pas à s’immiscer dans les affaires de la clinique, peut-être que s’il avait accédé à ma demande du 14 mai 1998, de réaliser un audit sur cet établissement, nous aurions eu une connaissance complète et précise de sa situation ? Aujourd’hui, celle-ci est grave, voire extrêmement grave. Ce qui est en jeu, c’est le maintient où pas d’un pôle de santé de proximité à Romilly. Il ne sert donc à rien de temporiser et de rassurer la population, comme le font

Michel Cartelet et la presse. Au contraire, il faut prendre la mesure exacte de la situation pour envisager ce qu’il convient de faire pour maintenir à Romilly les lits de chirurgie et les emplois qu’ils impliquent. Si demain, ils devaient être rachetés par un autre établissement privé, le risque que ces lits de chirurgie soient transférés à Troyes où ailleurs est bien réel avec des conséquences graves pour le devenir de l’hôpital de Romilly. Une telle perspective ne manquerait pas, en effet, de mettre en péril la maternité qui a besoin de la présence de chirurgiens au moment de certaines interventions urgentes. Nous ne sommes donc pas en présence d’une affaire strictement privée entre actionnaires et médecins libéraux. La solution de ce problème n’est pas, à mes yeux, technique mais politique. Oui ou non, le ministre de la Santé veut-il que notre ville soit dotée d’un réel pôle de santé de proximité ? C’est la question essentielle du débat. Si la réponse est positive, les solutions seront trouvées. Le moyen le plus sûr pour le devenir de notre hôpital, c’est, selon moi, qu’elles se situent dans le cadre d’un développement du service public hospitalier. Si d’autres solutions peuvent être envisagées, cela doit se faire dans la plus grande transparence avec une maîtrise publique et la volonté de ne pas servir les intérêts de quelques actionnaires privés.

Joë Triché, Conseiller général, membre du Conseil d’administration de l’hôpital

Humeur

A gauche tou............te !

Aujourd'hui, exercice de vocalises, afin d'encourager le gouvernement.( il se fatigue, non?) Répétez, en y mettant le ton, s'il vous plaît, les 3 petits mots ci-dessus. (Nota : la taille des caractères représente l'intensité de votre voix. ).Commencez très fort et.... baissez progressivement la voix pour qu'il n'en reste qu'un souffle. Allez, essayez ! Je sais, vous êtes des gueulards et vous contenir vous semble difficile, mais regardez comme le gouvernement sait bien le faire. Poussé au cul par des résultats électoraux calamiteux, il rassemble toutes ses forces pour pousser un vrai cri de gauche. Notez comme le début est bon, plein d'ardeur. Ca promet ! On y croirait presque ! Et puis, l'humidité sans doute, qui gâte les meilleurs instruments de musique, transforme le cri en chuchotement. Reprenez donc avec eux! Difficile? Pour vous aider, je vous inscrit à un petit séminaire, tout petit. On y réfléchira peu, pour ne fâcher personne, et on prendra des toutes petites mesures ( désolé, tout appareil de mesure supérieur à 20 cm est réquisitionné pour contrôler le niveau des inondations et mesurer les cotes de popularité!) Vous êtes déçus ? Vous attendiez une vraie nouvelle chance? Avez vous jouer le vendredi 13? Non, et bien tant pis pour vous!

Françoise Desimpel

Mouvement Anti Licenciement C’est le moment

Déclaration du P.C.F.

Danone, Marks & Spencer, AOM ... Pourquoi sommes nous si nombreux à nous sentir solidaires ? Parce que nous nous reconnaissons en ces femmes, ces hommes qu’on veut jeter à la rue. Elles et ils sont licencié-e-s pour un seul motif : la volonté des actionnaires de faire davantage de profits. C’est à cette même “loi” des marchés financiers que nous ne cessons de nous heurter dans notre vie. elle a pris en orage toute la société. Et d’abord celles et ceux qui n’ont pour vivre que leur salaire, leur retraite ou des minima sociaux, celles et ceux qui sont touchés, dans leur dignité, qui sont confrontés aux privations, à l’inquiétude pour les enfants, à l’environnement dégradé, a l’insécurité. Ca ne peut pas durer comme ça. Il faut nous respecter. Ce sentiment qui nous rassemble s’est exprimé fortement aumoment des élections municipales. Il nourrit

aujourd’hui le mouvement qui grandit contre les “licenciements boursiers”. Il est de plus en plus difficile de l’ignorer. Il faut qu’il se traduise par des décisions concrètes, prises notamment par le gouvernement, qui aillent nettement au-delà de ce qui est prévu. C’est le sens de notre action, nous qui sommes du Parti communiste. dans les jours, les semaines qui viennent, nous allons vous proposer de nous rencontrer. De voir ce qu’il est possible de faire, pour que les exigences que nous partageons aient davantage de force afin qu’elles s’imposent à ceux qui décident dans l’entreprise, la cité, jusqu’au gouvernement. Examinons ensemble par quels moyens on peut les faire grandir, les faire prendre en compte et agissons dans cete direction ! c’est le moment.

Déclaration de la section Barséquanaise du P.C.F.

Les 140 ouvrières et ouvriers des ateliers de Bar-sur-Seine et de Chaource ont enrichi le groupe Devanlay - Lacoste par leur travail, leur compétence et leur savoir-faire, certains depuis 30 ans ... Mais aujourd’hui, comme chez Danone, pour les actionnaires de Devanlay - Lacoste, les ouvrières et ouvriers ne leur rapportent pas encore assez, alors, pour liquider leurs emplois ils ont cédé les ateliers au “repreneur” Pacreau - Aubelin, avec pour mission de délocaliser ... Un contrat de trente mois garantissant l’emploi a été signé, mais à peine plus d’un an après, c’est le redressement judiciaire ! ... Les ouvrières et ouvriers manifestent, occupent l’atelier de Bar-sur-Seine, défendent leurs emplois contre cette violence qui leur est faite. Et au cas où il y aurait liquidation, qui vient d’être empéchée par la lutte, elles et ils exigent deux ans de salaire et leur indemnités conventionnelles. Alors le choix est clair : d’un côté , des actionnaires voraces de toujours plus de “fric” en “dormant” ! De l’autre, l’humain, c’est-à-dire des femmes et des hommes, des familles qui n’ont que leur travail pour vivre ! La défense des emplois des Devanlay - Lacoste ets l’affaire de toute la population du barséquanais.

Barséquanaises, Barséquanais !

* Soutenons-les moralement et financièrement ! Ne laissons pas mourir l’industrie la plus importante de Bar-sur-Seine sans réagir ! Et exigeons :

* Le vote de la loi anti délocalisation proposée de longue date par le P.C.F.,

* L’interdiction des licenciements par les entreprises dont les profits explosent comme Devanlay - Lacoste, Danone, etc ...,

* Le controle de l’utilisation des fonds publics qui leur sont souvent versés.

Ce qui est possible avec la majorité parlementaire actuelle ... Les militants et les élus communistes du barséquanais continueront à être aux cotés de toutes celles et ceux qui luttent pour une juste cause.

La section Barséquanaise du P.C.F.

Déclaration de Christian Larose

Secretaire général de la fédération textile habillement cuir CGT

Il y a 15 mois, le groupe Devanlay - Lacoste, pour se débarasser, cédait quatre usines avec à la clé pour les “reprenerus” choisis par lui beaucoup d’argent et des accords garantissant l’emploi sur plusieurs années. 15 mois seulement après, ces dits repreneurs ont pris l’argent, un d’entre aux annonce le dépôt de bilan de deux usines (140 personnes) et l’autre menace de suivre pour essayer de rançonner une fois encore le groupe Devanlay. 140 salariés sont en dépôt de bilan sans aucun plan social et plusieurs centaines d’autres sont menacés. Les accords de cessions signés, à l’époque, ne sont pas respectés, les salariés victimes de ces “repreneurs imposteurs” et de cette direction Devanlay instigatrice et complice, occupent leurs usines en réclamant leur dû, en fait un plan social correct. Quoi de plus normal ? Le gouvernement Jospin qui continue de s’interroger sur les

plans sociaux serait bien inspiré d’intervenir enfin pour stopper ces cessions restructurations qui sont autant de ‘pompe a fric “ et de magouilles pour quelques-uuns au seul détriment des salariés qui perdent leur emplois. L’exemple des cessions des usines ex Devanlay en est une vivante démonstration.

C’est tout simplement honteux ! La direction de Devanlay doit réparer les dégats qu’elle a causés en choississant ces “repreneurs imposteurs”, elle doit payer le plan social des usines de Bar-sur-Seine et Chaource aujourd’hui en dépôt de bilan et en occupation. C’est la moindre des choses ! Nous réclamons au Préfet et aux Ministères concernés une table ronde avec la direction Devanlay, ces dits repreneurs et les syndicats afin d’éviter les drames qui s’annoncent

Prime pour l’emploi

C'est le système salarial qui est remis en cause

Un appel signé par 175 chercheurs, économistes, syndicalistes et militants associatifs, dont plusieurs dirigeants communistes, dénonce l'impôt négatif, pudiquement baptisé "prime pour l'emploi" par le gouvernement. Cette prime est d'abord un encouragement aux entreprises pour qu'elles maintiennent et développent les emplois à bas salaires et précaires, au lieu de chercher à améliorer les niveaux de rémunération et les conditions de travail. "Nous ne sommes pas face à un débat de spécialistes et encore moins devant un problème technique", dit cet appel. En effet, il s'agit d'utiliser de l'argent public pour conduire un chômeur à accepter un emploi sans que l'employeur n'ait à augmenter son salaire. Pour la première fois, la responsabilité

de l'amélioration des bas salaires ne revient pas aux entreprises, mais à l'État. Cette "prime pour l'emploi" porte atteinte à un des fondements de notre système salarial, puisqu'il remet en cause le SMIC. Quelle incitation pour les entreprises à ne pas augmenter les plus bas salaires quand l'État les prend en charge! Le temps partiel et la précarité ont de beaux jours devant eux avec de telles dispositions. Notre économie et les salariés, les retraités, les jeunes ont au contraire tout à gagner à ce que la "norme sociale" devienne la stabilité dans le travail avec des salaires décents. C'est ce que réclament les communistes en exigeant notamment une conférence nationale sur les salares