La dépêche de l'Aube n°600 du Jeudi 29 mars 2001

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Robert Hue

Nous allons montrer que le PCF a entendu le message

Dans une interview accordée, le 23 mars dernier, au journal l’Humanité, Robert Hue revient sur les résultats des dernières élections et donne son analyse de la situation politique. Le message des élections Pour le secrétaire national du PCF, les résultats enregistrés aux élections municipales sont «mauvais et préoccupants», et même s’ils s’inscrivent dans le cadre d’un recul plus général de la gauche, «... cela ne peut ni nous rassurer, ni nous exonérer d’un examen attentif de nos propres responsabilités.» Les résultats des précédentes élections de 1989 et 1995 «auraient dû nous alerter. Une certaine culture de certitudes [...] nous a empêché d’accomplir le nécessaire effort d’analyse et de compréhension. Et surtout, de mettre en oeuvre les pratiques, les changements d’orientation et de comportements indispensables.» à l’occasion de ces élections, un message fort a été adressé au gouvernement et à la majorité. En ne répondant pas aux grandes revendications «parce qu’il faut se plier aux contraintes de l’économie libérale, prétendûment «intouchable», à la logique capitaliste» le gouvernement ne doit «pas s’étonner que cela suscite du mécontentement, du découragement, voire de la colère dans l’électorat» qui l’a porté au pouvoir. Mais, pour Robert Hue, «il y a des alliances possibles, de grandes convergences qui peuvent s’opérer pour mettre en échec la logique libérale du capitalisme mondialisé» ; il faut «mobiliser toutes les forces opposées au libéralisme, même rebaptisé «social», voilà un «levier» qui peut permettre de faire autrement pour faire plus. C’est la volonté qui nous anime.» La participation communiste au gouvernement Le lien entre le mouvement populaire et la participation au gouvernement «n’est pas si facile. On peut même dire qu’il y a, pour le moins, une faiblesse dans ce dispositif, sur lequel nous avons fondé, en 1997, notre décision de participer au gouvernement.» Mais le secrétaire national s’interroge de savoir «en quoi la remise en selle de la droite qui résulterait, inévitablement, de notre départ du gouvernement, pourrait-elle, de quelque façon que ce soit, favoriser les réponses positives aux attentes populaires ?» Si le rôle des ministres et des parlementaires communistes ne doit pas être sous-estimé, par leur opposition aux pressions sociales-libérales qui s’exercent «y compris au sein de la
majorité et du gouvernement», le Parti communiste «ne peut ni ne doit laisser réduire son rôle à n’être qu’un aiguillon de gauche, plus ou moins efficace, ou qu’un simple «relais» à double sens: d’un côté, transmettant au gouvernement les doléances populaires et, de l’autre, «expliquant» dans le pays les décisions gouvernementales avec leurs limites et leurs insuffisances.» Le PCF doit être porteur «d’un projet lisible et crédible» et mener «l’essentiel de son activité pour contribuer au développement [d’un mouvement] afin de réussir à modifier le rapport des forces», même s’il «est dans la majorité au gouvernement et qu’il n’envisage pas d’en sortir», mais il a aussi «besoin de voir plus loin au-delà de ce que cette gauche, telle qu’elle est constituée, avec un Parti socialiste dominant, peut faire.» Projet communiste Ce que l’on attend des communistes «ce n’est pas seulement que nous poussions le gouvernement à faire plus [mais à] faire autrement.» Une remarque qui conduit directement au projet communiste: «le projet d’un parti nouveau, en prise concrète avec l’immédiat, les réalités, les bouleversements de tous ordres [...] qui permette de montrer qu’on peut regarder au-delà bien plus loin que l’horizon borné du capitalisme.» Pour Robert Hue, poser la question de la mutation du PCF en terme de rajeunissement et de féminisation des instances nationales, c’est la poser de «façon un peu instrumentale.» Ce qu’il faut surtout, c’est «un vrai mouvement porteur de mutation et un partage de pouvoir réel [et] la nécessité d’aller au bout de notre analyse» en poursuivant de «manière visible pour la société ce mouvement de renouvellement.» Posant la question du communisme au 21ème siècle, du vote communiste, le secrétaire national du PCF renvoie à celle du projet communiste qui «doit permettre à des gens de retrouver le sens d’un tel vote. On n’est pas communiste, on ne vote pas communiste seulement par fidélité à un passé, aussi prestigieux soit-il [...] on ne peut être communiste, agir, voter communiste que si l’on pense qu’il y a du côté du communisme, du nouveau communisme, une réponse aux questions de notre temps.» L’intégralité de l’interview de Robert Hue est disponible au siège de la fédération du l’Aube du PCF.
Semaine d’éducation contre le racisme 2001

Mardi 3 Avril

Programme ESPACE ARGENCE TROYES (si lieu autre préciser ) EXPOSITIONS & ANIMATIONS Ouvert a tous de 9h30 à 18h30

14h00 Carnaval de la diffétrence

14h30 Parade dans les rues de Troyes

15h15 Spectacle final Forum de l’hotel de ville

18h30 Inauguration officielle de l’Espace Argence

Mercredi 4 Avril

9h30 Conférence/débat “Identité communautaire, culturelle, sexuelle dans une rébuplique démocratique” Avec Joëlle Bordet Psychosociologue, CSTB-CEMEA

14h00 17h00 USEP Animations dessin et concours de pétanque (à Pont Sainte Marie ) Animations & Spectacles (ouvert au CLSH) Lectures publiques par Hubbert Haddad auteur & par le collège Camus, Chap st Luc Enfants conteurs Par collège Brossolette Chap St Luc Conférence/Débat “Socialisation et identité” Avec Joëlle Bordet Psychosociologue, CSTB-CEMEA

Jeudi 5 Avril

9h30 Conférence/débat “Jeunes, l’accès à l’emploi avec nos différences” Avec François Chobeaux Sociologue, CEMEA

14h00 Projections films courts métrages Le rascisme au quotidien... (ouvert au collèges et lycées)

15h30 Chants Sketch par les écoles des chartreux et le collège Marie Curie

20h30 Théâtre Forum par le lycée Marie de Champ. avec une expo de Daniel Azélie

Vendredi 6 Avril

9h30 9h30 Conférence/débat “Islam/Europe, choc des civilisations ou co-existence des cultures” Avec Tariq Ragi Socioloque, INJEP

9h45 Chants, école mat. Preize & Projection Film “La ferme des animaux” (ouvert aux écoles/IME)

14h00 Chants Sketch par le collège ed Chaource

15h00 Lectures publiques par l’école Chanteloup, Ste savine Remise des prix “Textes et poésie” & “Affiches”

21h00 Concert Avec le groupe TOTOGO à la MPT Ste Savine

Samedi 7 Avril

10h00 12h00 Don du sang Le sang n’a pas de couleur

14h00 18h00 Don du sang Le sang n’a pas de couleur

14h30 Conférence “Les conséquences du rascisme dans l’Ex-Yougoslavie” Avec le prof. Corthiades

16h00 Projection de film “Mémoire d’immigrés”

19h00 Danses et musiques du monde Avec Makedonsko, Monorum et Troyes Gymnique

Dimanche 8 Avril

Ouverture à 11h30

A partir de 12h00 Buffet inerculturel

13h30 Contes universels Avec les apprentis conteuses & Musiques du Magrebh Avec le groupe Jala Mano

15h00 Défilé de mode “La mode a travers le monde” présenté par les étudiantes de l’IUT de Troyes

Fermeture à 17h30 le dimanche

 

En débat

La question ouvrière

Où sont passés les ouvriers ? Lors d'une intéressante table ronde parue dans le journal Le Monde, trois sociologues montrent comment, au fil des ans, s'est installée l'idée que les ouvriers avaient "disparu" du monde du travail. Idée fausse puisqu'en l'an 2000, malgré la disparition de pans entiers de l'industrie, l'apparition d'un chômage de masse, l'extension de la précarité, on compte 6,3 millions d'ouvriers en France, soit 27% de l'emploi. Pourtant l'ouvrier s'est éclipsé de l'espace public. Olivier Schwartz rappelle que la sociologie s'est désintéressée de ce sujet depuis une dizaine d'années. Stéphane Beaud indique que les thèmes - importants - de la "modernisation" et de l'exclusion ont remplacé, dans le discours dominant, celui de la classe ouvrière. On assiste aussi à une disqualification de l'identité ouvrière: le salaire de l'OP (ouvrier professionnel), par exemple, a stagné, plus que celui d'autres professions. On constate, chez les enfants d'ouvriers, un phénomène de honte de leurs parents: le jeune ouvrier refuse tout bonnement de s'appeler ouvrier et de se considérer comme tel. Si l'école représente souvent un espoir de "s'en sortir", en fait les enfants d'ouvriers sont sur-représentés dans les filières les moins nobles. Dans le débat public, toujours selon Olivier Schwartz,
chômeurs et jeunes des banlieues occupent l'essentiel de la question sociale: le monde ouvrier a perdu de sa visibilité, de sa puissance collective aussi. Dans le même temps, selon Michel Pialoux, l'argumentaire sur la robotisation et les nouvelles technologies a contribué à faire oublier que le travail allait rester essentiellement manuel: le taylorisme augmente, la part des ouvriers postés croît; statistiquement, le nombre d'emplois ouvriers a même augmenté ces trois dernières années (de 5,8 à 6,3 millions). De plus, les conditions de travail se durcissent: l'accélération des cadences, l'intensification du travail, la réduction des pauses, l'accroissement de la pénibilité du travail et la fermeture des anciennes voies de promotion sociale ont fait échouer les discours sur la participation, d'autant plus facilement qu'humiliations et vexations quotidiennes alourdissent l'atmosphère de travail; et alors que les anciennes solidarités sont mises à mal… Olivier Schwartz souligne qu'il existe chez les ouvriers "un immense sentiment d'abandon"; dans une certaine mesure, c'est aussi un des enseignements des dernières élections municipales

Services publics

Le PCF contre la privatisation

L’ ouverture totale des marchés du gaz et de l’électricité en Europe préconisée par Romano Prodi et la volonté exprimée par Christian Pierret, ministre de tutelle d’aller le plus vite possible dans la même direction ont un même objectif: la privatisation du service public. Réclamer le «financement sur le marché des capitaux» sous couvert d’assurer un développement international, revient à se placer dans la dépendance des marchés financiers et à la recherche d’un retour sur investissement le plus immédiat et le plus élevé possible. L’exemple de la crise énergétique californienne est là pour montrer à quelles impasses une telle politique peut mener. Dans une déclaration rendue publique à la veille du Conseil européen de Stockholm, Brigitte Dareau, Nicole Borvo, Manuela Gomez, membres du collège exécutif du PCF ont rappelé que les communistes sont «totalement opposés à cette ouverture». Elles soulignent que cette orientation fait litière «des objectifs exprimés en commun par les formations politiques composant la majorité plurielle dans leur déclaration du 7 novembre 2000. Une déclaration où sont exprimées sans ambiguïtés la nécessité de préserver et de renforcer un puissant pôle public de l’énergie dans notre pays, et l’urgence d’un débat national et citoyen sur la politique énergétique». Le développement des entreprises de
coopérations européennes et internationales, mais aussi des missions nouvelles de service public auxquelles elles doivent répondre sur leur terrain national». Le financement, quel qu’il soit, doit «permettre le droit d’accès à l’énergie pour tous, la réduction des inégalités sociales et géographiques, la qualité du service public et son extension à de nouvelles demandes des usagers». Plus fondamentalement il s’agit de substituer à la mise en concurrence les finalités de «progrès social et de coopérations». Les communistes proposent de «réfléchir à un rapprochement d’EDF et de GDF dans un grand groupe public intégré multi-énergie, participant à impulser des coopérations entre tous les acteurs de l’énergie, entre les services publics en Europe et avec le secteur privé pour répondre aux défis actuels d’accès à l’énergie pour tous, dans un codéveloppement durable, de préservation d’une planète propre». Il faut donc concevoir des financements qui permettent de «préserver la maîtrise publique des activités de ce groupe sur le territoire national». Dans le même temps, les communistes continueront «à exiger - par voie pétitionnaire - et en liaison avec les mobilisations syndicales, l’arrêt du processus de déréglementation de services publics et l’obtention de nouveaux droits»

Humeur

Sotte d'humeur

Le plus vieux virus du monde enfin isolé ! Les symptômes sont enfin reconnus. Les malades, femmes ou hommes (le virus respecte la parité) manifestent un rejet plus ou moins violent de la société libérale, rêvent de la transformer et prétendent qu’il est possible de construire un avenir plus juste, où l’argent n’est plus le maître, où chacun trouve sa place sans être écrasé. Quand le mal s’aggrave, ils revendiquent, ont des crises violentes (de type paranoïaque ), et là, ils défilent dans les rues et crient des injures aux gens normaux. Au stade ultime de la maladie, certains en viennent aux actes et saccagent tout sur leur passage (Cf. le cas de Millau). Mais rassurez-vous, en majorité les français sont sains et ne veulent surtout pas changer de société. Ils l’ont réaffirmé le 18 mars en votant pour des gens sérieux et sains, comme eux !. Je n’aurais pour ma part qu’un conseil à vous donner: Si vous croisez un de ces pauvres malades, changez de trottoir, ne lui parlez surtout pas. Le mal se transmet par la discussion, au contact des mots, c’est prouvé. Si vraiment vous êtes inquiet, sachez que des vaccins sont testés partout dans le monde. En France, le Dr J.P. Foucault s’est vu confier cette mission et a de grande chance de réussir. De plus, il semble qu’en haut lieu, et afin d’enrayer tout risque d’épidémie, on envisage un abattage systématique des personnes contaminées.

Françoise Desimpel

Romilly-sur-Seine

Déclaration de Joë Triché au Conseil municipal

«Si, dimanche dernier, vous avez, certes, obtenu la majorité, celle-ci s'est encore affaiblie. Depuis douze ans, vous êtes en recul permanent. Les chiffres en attestent : · 58,33% en 1989, · 53,22% en 1995, · 52,85% en 2001. L'écart de voix entre nos listes se réduit de scrutin en scrutin : · 1.321 suffrages nous séparaient en 1989, · 387 en 1995, · 295, dimanche dernier. La perte d'un siège confirme encore votre recul. Par contre, les listes de la gauche, largement ouvertes aux acteurs de la vie locale, progressent régulièrement depuis 1989. Les résultats du premier tour et du second tour, ont, à mon sens, une double signification. Un rejet certain de la politique municipale que vous impulsez depuis douze ans en collaboration étroite avec la droite. Et de profondes attentes de la part de la population. Le 11 mars, 62% des électrices et des électeurs se sont prononcés pour le changement et le 18 mars, il sont 47,15% en choisissant notre liste -près d'un électeur sur deux- à dire : - Il faut baisser sensiblement la taxe d'enlèvement des ordures ménagères qui représente, chaque année, une ponction de 4,4 millions de francs dans le porte-monnaie des ménages. - Il faut réviser en profondeur le quotient familial pour diminuer la participation financière des familles de salariés pour les activités en direction de l'enfance, des ados et de la jeunesse. - Il faut se battre pour obtenir la création d'emplois industriels pour faire reculer le chômage et la précarité à Romilly. - Il faut agir pour obtenir les créations de postes nécessaires pour l'hôpital de Romilly. Actuellement, 1.500 signatures sont recueillies sur la pétition que j'ai lancée, témoignant ainsi de la très grande sensibilité de la population sur cette question. Près d'un électeur sur deux demande également plus de démocratie et de transparence dans la gestion des affaires locales. Il est, en effet, intolérable, que le maire ne puisse pas donner la moindre explication sur le
non-paiement, depuis dix ans, des loyers d'une usine-relais, tout comme est intolérable votre refus de me communiquer les titres de recettes des loyers du secrétaire général. Votre élection s'est faite sur des promesses tous azimuts qu'il va vous falloir tenir ; nous allons y veiller et nous ne manquerons pas de vous les rappeler. Elle s'est aussi faite, une nouvelle fois, sur la base d'une alliance avec la droite la plus conservatrice et la plus archaïque : le RPR à qui vous accordez quatre postes clé de maire-adjoints. Ce fut, sans aucun doute, le prix à payer pour sauver, cette fois encore, votre place de maire. En poursuivant vos alliances avec la droite, vous entretenez une confusion politique nuisible pour la gauche dans ce département. C'est pourquoi vous portez à mes yeux une part de responsabilité dans ses échecs. Vous participez ainsi à la mise en place de l'état RPR dans ce département. Car il est le grand vainqueur de ce scrutin des municipales à Romilly. Il est à l'affût pour, le moment venu, s'emparer de la direction des affaires de la ville. Il n'y a qu'à lire entre les lignes ce qui s'écrit actuellement pour s'en convaincre. Qui peut, en effet, sérieusement penser que le RPR servira indéfiniment la soupe au Parti radical de gauche ? Ce serait mal connaître ce part et ses dirigeants. J'ajouterai qu'une fois encore, par l'intermédiaire de votre comité de soutien, afin de justifier cette alliance avec la droite, vous avez distillé votre discours de haine, d'exclusion, d'intolérance et de refus de l'autre, vous méprisez près d'un électeur sur deux et, aujourd'hui, vous voudriez vous présenter comme le maire de tous les romillons ? C'est une mission impossible que vous vous assignez ! Fort de nos 47,15% et ayant conscience qu'il reste beaucoup à gagner dans les 3.240 abstentionnistes qui ne se sont pas prononcés dimanche dernier, nous gardons l'espoir et l'ambition de rassembler une majorité de nos concitoyens pour changer à Romilly»

 

Jean Lefèvre

Décoré de la médaille du Mérite Agricole

Sympathique réunion, mercredi 21 mars dernier, pour la remise officielle, à notre camarade Jean Lefèvre, de la médaille de Chevalier dans l’Ordre du Mérite Agricole. Semeur d’idées, de notes et de paroles généreuses, cultivant son humour tel un bonzaï tricentenaire, ami des pommes et fruits «de bon aloi», Jean ne «méritait» pas cette distinction: elle était «faite pour lui». N’en déplaise aux rats-taupiers et aux frénétiques du pulvérisateur !

La Chapelle-St-Luc

Déclaration de Bernard Champagne au Conseil municipal

Les élections municipales qui viennent de se dérouler ont bouleversé le paysage politique de notre commune. Les résultats sortis des urnes donnent une victoire très nette à la liste de rassemblement de la droite. S’il y a un vainqueur, il y a un vaincu. Pour notre part, c’est bien sûr avec beaucoup de tristesse que nous avons pris acte du choix démocratique exprimé par les chapelaines et les chapelains. La liste de rassemblement des forces de gauche, conduite par Pierre Pitois, n’a pas su, n’a pas pu convaincre la population de son bien-fondé et de l’élan nouveau qu’elle portait en elle. Le 11 mars, lors du premier tour, la liste conduite par Yves Rehn a totalisé 46% des suffrages. L’expression des habitants de notre ville a marqué une nouvelle fois un choix très net en faveur de la gauche. Au soir du premier tour, chacun a compris que l’affrontement droite/gauche serait arbitré par la liste de Lutte Ouvrière. L’attitude obstinée de P. Bissey, qui a rejeté toute idée de négociation, a largement contribué à casser la capacité dynamique de notre liste. C’était son droit et il en a usé. Le PCF, ses militants et ses élus ne partagent pas cette stratégie. Nous pensons qu’il est essentiel, dans le respect des différences, d’accorder la primauté au rassemblement des forces de gauche et de progrès. L’exclusive, l’hégémonie ou la division favorisent nos adversaires politiques. Cette stratégie d’union, nous entendons la poursuivre pour l’avenir, aussi bien pour défendre au quotidien l’intérêt des familles, que pour mener des batailles électorales. La comparaison des résultats de ces élections avec les scrutins des six dernières années montre qu’il n’y a pas eu, le 18 mars,

une réelle poussée de la droite, mais une mobilisation importante de son électorat traditionnel. La tristesse qui m’a envahi, au soir du deuxième tour, ne m’empêche pas de reconnaître la victoire nette de nos adversaires politiques. Le score de notre liste est la traduction du mécontentement de toute une partie des électeurs chapelains qui soutiennent généralement les candidats ou les listes de gauche. C’est sans attendre que nous avons cherché à analyser cette situation nouvelle. L’impatience de l’électorat populaire envers le gouvernement de la gauche plurielle est sans doute l’un des chefs pour comprendre ce scrutin. La Chapelle-Saint-Luc n’a pas échappé au phénomène national, mais une analyse réaliste doit également prendre en compte des aspects locaux. Les élections municipales sont, par excellence, des consultations citoyennes où la personnalité des candidats et les programmes pèsent lourdement sur le choix des électeurs. Décrypter le message issu des urnes est une obligation et un gage de succès pour l’avenir. Nous inscrivons notre action dans une stratégie de défense des intérêts de la population et de reconquête du pouvoir politique municipal. Nous abordons ces six années avec la ferme intention de jouer notre rôle d’élus. Nous ne serons ni des contestataires permanents, ni des moutons de panurge. Nous agirons avec la populations pour la défense de ses intérêts. Nous serons porteurs de propositions et soutiendrons les actions et initiatives conformes à l’intérêt du plus grand nombre. Nous souhaitons que cette assemblée, dans sa diversité, ait les moyen d’un travail démocratique et pluraliste