La dépêche de l'Aube n°599 du Jeudi 15 mars 2001

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Romilly-sur-Seine

Le changement est à portée de main !

La forte d’abstention au premier tour des élections municipales est avant tout un signe d’attentes dans l’électorat populaire qui tarde à voir au quotidien les résultats d’une réelle politique de gauche. Le premier enseignement du scrutin de dimanche dernier réside dans le fait que de nombreux électeurs de gauche ont voulu marquer, en ne se rendant pas aux urnes, leur insatisfaction de ne pas encore profiter, dans leur vie de tous les jours, des effets de la relance économique et des possibilités, nouvelles offertes par cette dernière, d’une redistribution équitable des richesses. L’Aube n’échappe pas à cette tendance, et ce d’autant moins qu’elle est frappée de plein fouet par les suppressions d’emplois occasionnées par les délocalisations de productions, en particulier dans le secteur du textile. Il ne faut pas se tromper de cible Cet avertissement, qui n’est d’ailleurs pas le premier, les communistes l’ont d’autant mieux entendu qu’ils ne cessent eux-mêmes de l’adresser au gouvernement et oeuvrent pour une vraie politique de gauche qui se traduise par des réformes profondes et irréversibles. Mais il ne faut pas, pour autant, se tromper de cible et perdre de vue l’enjeu réel de cette élection municipale. l’alternative, à Romilly, est on ne peut plus claire: va-t-on resigner un chèque en blanc à Michel Cartelet et ses alliés de la droite réactionnaire, dont les douze années de gestion communale ont conduit la seconde ville du département au déclin et à
l’immobilisme ou, au contraire, en se rassemblant autour de Joë Triché et de son équipe, permettre que les changements, à juste titre tant attendus, se réalisent enfin ? Se rassembler et gagner Rien n’est encore joué à Romilly. En plaçant Joë Triché devant Michel Cartelet, les romillons n’ont pas accordé à ce dernier la «prime au sortant» ; signe de son usure politique. Quant à Annie Herszkowicz, la question se pose de savoir comment réagira son électorat après son désistement inconditionnel, au soir du premier tour, en faveur de Michel Cartelet et de ses alliés RPR. Le même RPR dont il se dit que, pour s’emparer de la présidence de la Communauté de l’Agglomération Troyenne, il aurait largement contribué à faire «tomber» l’UDF Alain Coillot de sa mairie de Sainte-Savine ! Quoiqu’il en soit, le 18 mars doit être l’occasion pour tous de se faire entendre en donnant les moyens à une équipe nouvelle qui mettra en oeuvre une dynamique de changement au service de toute la population. 80% des électeurs ont, de diverses manières, désavoué Michel Cartelet, sa gestion «petit bras» et son manque de projets qu’il tente de masquer par des déclarations teintées d’anti-communisme. Dimanche prochain, se rassembler autour de l’équipe conduite par Joë Triché ; voter pour le liste de la gauche plurielle, ce sera aussi choisir une politique sociale communale plus juste, un autre cadre de vie, et une réelle participation des citoyens à la vie municipale

Déclaration de Joë Triché Rassembler pour changer

«Je voudrais remercier les électrices et électeurs qui ont placé la liste de la gauche plurielle et ses partenaires en lui accordant 39,58%. Les résultats du premier tour montrent que rien n’est joué, mais que tout reste possible pour le second tour. Cela dépendra de la mobilisation et du rassemblement de toutes celles et ceux qui désirent le changement à Romilly. Ils sont très largement majoritaires. Au premier tour, 62,27% des électrices et des électeurs s’étant exprimés, ont refusé d’accorder leur confiance au maire sortant. De plus, avec 40,6%, le taux d’abstention est extrêmement important. En choisissant l’abstention, certains ont voulu exprimer diverses attentes et insatisfactions. Le 18 mars, ils doivent, en votant, prendre part au changement. Ainsi, huit électeurs sur dix n’ont pas choisi Michel Cartelet en se prononçant pour d’autres listes ou en ne votant pas. Le choix du second tour est donc clair: élire une nouvelle équipe qui engagera le changement que vous souhaitez. Sans cela, ce sera la continuité, pendant six ans encore, de la politique menée depuis 1989 avec le lent et inexorable déclin de Romilly, la perte de population, la fuite des jeunes, des services plus chers pour les habitants, etc. Dimanche prochain, en apportant vos suffrages à la liste que je conduis, le changement sera à notre portée. Ouverte à la diversité locale, elle a des projets et elle travaillera avec tous les romillons pour les réaliser.»

 

Appel de Jean-Marc MASSIN

Porte-parole des Verts - Aube

Je connais Joë Triché pour l’avoir rencontré à plusieurs reprises durant l’année 2000. Outre sa réelle préoccupation pour les problèmes d’environnement, j’apprécie chez Joë des qualités de droiture et d’honnêteté intellectuelle. Au Conseil général, je travaillerai en cohérence avec cet homme de coeur et je crois sincèrement qu’il sera un maire de valeur pour Romilly. Il sera capable d’insuffler un élan nouveau pour faire entrer la deuxième ville du département dans le vingt-et-unième siècle

 

Election municipale La Chapelle-Saint-Luc

Déclaration de la fédération de l’Aube du PCF

La fédération de l’Aube du PCF appelle tous ses adhérents et adhérentes, ses électeurs et électrices à se mobiliser et à aller voter massivement, dimanche 18 mars, pour la liste de la gauche plurielle de La Chapelle St Luc. L’accord qui a été signé entre les différents partis de gauche sur cette commune va permettre, en cas de victoire, l’application d’une véritable politique de gauche au service des chapelaines et des chapelains. Pour l’impulser, la nouvelle municipalité de gauche plurielle comptera en son sein deux maires-adjoints et trois conseillers municipaux communistes. Nul doute que les valeurs de progrès et de justice sociale, la démocratie, l’écoute et la proximité seront au centre de l’activité de la future équipe municipale de gauche. Cependant, nous attirons leur attention sur le risque important que fait courir à la gauche, le maintien de la liste Lutte Ouvrière au deuxième tour.Cette même manoeuvre de Lutte Ouvrière vient de permettre à la droite d’emporter la mairie de Drancy, ville de Seine St Denis de 65 000 habitants que le PCF gérait depuis 1935! Au second tour, d’autre municipalité communiste sont ainsi menacées de passer sous le joug de la droite à cause de L O. Si l’ensemble de l’électorat de gauche ne se mobilise pas massivement pour faire gagner la liste de la gauche plurielle, c’est la droite la plus dure, la plus conservatrice, celle qui soutient le Médef à chaque fois qu’il porte des coups au monde du travail, qui, demain, se retrouvera aux commandes de la mairie de La Chapelle Saint Luc. Pour une véritable politique de gauche demain à La Chapelle Saint Luc, il n’y a que les voix qui se porteront sur la liste de la gauche plurielle qui compteront. Lundi, il sera trop tard pour d’éventuels regrets

 

Appel de Yves Léonet Secrétaire du C.E. Kléber

La Chapelle St Luc Un vote efficace pour les salariés

Responsable syndical, je suis quotidiennement confronté aux problèmes du monde du travail et m’investit dans la défense des intérêts des salariés de mon entreprise. A plusieurs reprises, dans un passé récent, des coups rudes ont été portés qui ont conduit à de nombreuses suppressions d’emplois. A cette occasion, j’ai souvent apprécié l’écoute, l’aide et la participation à nos luttes des élus communistes chapelains. Ils ont été, à chaque fois, un relais efficace dans leurs collectivités respectives et sont intervenus sans relâche et avec opiniâtreté pour défendre les intérêts des salariés contre les mauvais coups qui peuvent leur être portés. C’est pourquoi j’appelle toutes celles et ceux qui veulent faire barrage à la droite, à ses représentants qui cautionnent sans réserve les délocalisations de productions et la casse de l’outil de travail, à voter efficacement, le 18 mars prochain, en portant leurs voix sur la liste de la gauche plurielle chapelaine, permettant ainsi l’élection de deux maires-adjoints communistes.

 

Les profits (en milliards de francs)…

TotalFinaElf : 49,90 (+127 %); Renault : 7,08 (+102 %); Alcatel : 8,69 (+100 %); PSA : 8,53 (+80 %); Aventis : 7,38 (+63 %); Eiffage : 0,68 (+61 %); Club mediterranée : 0,39 (+51 %); SEB : 0,35 (+46 %); Dassault Aviation : 1,55 (+39 %); Société générale : 17,70 (+36 %); Michelin : 2,87 (+35 %); Crédit du Nord : 1,04 (+33,2 %); Schneider : 4,10 (+30 %); Sodexho Alliance : 0,56 (+27 %); L'Oréal : 6,70 (+24,2 %); Rexel : 1,43 (+23,8 %); Saint-Gobain : 10 (+23,6 %); Snecma : 2,08 (+23 %); Pinault-Printemps-La Redoute : 5,03 (+22 %); Péchiney : 2,05 (+20,07); Lafarge : 4,77 (+18 %); L'Air liquide : 4,28 (+15,8 %); Danone : 4,73 (+5,7 %); Ciment français : 1,17 (+0,6 %). Total des 24 groupes : 153,06 (+58,48 %). …
Et les “salaires” des PDG
Selon l'hebdomadaire Le Point, les salaires moyens, plus les stock-options, des équipes dirigeantes seraient annuellement, pour chacun des 15 de TF1: de 4,392 millions de francs; des 12 de Vivendi: de 53 millions; des 19 de LVMH: de 28 millions; des 8 d'Aventis: de 21,5 millions; des 18 d'Axa: de 35 millions; des 9 de France-Télécom: de 2,1 millions; des 8 de Canal Plus: de 8,3 millions.

Profits historiques en 2000

Et les salaires?

Le cru 2000 des profits des entreprises françaises est "exceptionnel". Tous les records sont battus. La Bourse, les actionnaires sont euphoriques. Les salariés, retraités, allocataires des minima sociaux ne devraient-ils pas bénéficier de la croissance? "Jamais, dans leur histoire, les groupes français n'ont affiché des profits aussi élevés", note Le Monde. "Année exceptionnelle pour les résultats de vingt-quatre grands groupes privés", annonce L'Humanité qui ajoute: "Les actionnaires seront bien servis, les dirigeants aussi". Le Medef a "bonne mine" de se plaindre du "coût du travail" qui handicaperait la compétitivité des entreprises! Ces 24 groupes (voir ci-dessus) augmentent leurs profits de 58,48% par rapport à 1999 en accumulant en 2000 153,06 milliards de francs de résultats nets. Ces résultats ne sont que la partie avouée de la réalité. Après avoir constitué des trésors pour les guerres économiques futures, un géant comme TotalFinaElf "a été de ceux qui ont largement eu recours à ces artifices comptables", révèle Le Monde. "Cela n'a pas suffi à masquer le gigantisme de ses profits. Le quatrième groupe pétrolier mondial a réalisé, l'an dernier, 49,90 milliards de francs de bénéfices (+127%). Ces chiffres, inconnus jusqu'alors, témoignent du changement d'échelle intervenu dans certains groupes français". Hausse du prix du pétrole brut, hausse du dollar, faiblesse de l'euro sont, "automatiquement", à l'origine des deux tiers du bénéfice. Et l'aide aux communes du littoral atlantique est chichement comptée… mais non la rémunération des dirigeants et les dividendes des actionnaires.Dans ce dernier domaine, les +35% annoncés en faveur

des actionnaires de la Société générale ne sont pas une exception, ni les résultats(17,7 milliards de francs et +36%), appuyés sur une activité florissante de la banque de détail et sur l'activité économique soutenue de l'année 2000. Pour 2001, le ralentissement américain pourrait se faire sentir plus réellement. Raison de plus pour s'appuyer résolument sur la relance par la consommation qui ne peut donner tous ses effets pour cause de gel ou de trop faible augmentation des salaires. L'idée d'une conférence nationale sur les revenus sur laquelle s'étaient engagés les partis de la gauche plurielle, le 7 novembre 2000, revient avec force, surtout depuis que Robert Hue a été à l'initiative de sa relance après les élections municipales et cantonales des 11 et 18 mars. Cela est affaire d'efficacité économique et de justice sociale, 68% des salariés du secteur privé et 63% de ceux du public considérant leur salaire comme "insuffisant", selon un sondage CSA-l'Humanité de février 2001. Le faisant savoir de plus en plus dans les conflits sociaux du privé et par un nouvel appel à la grève dans la Fonction publique, le 22 mars, motivé par le refus persistant du gouvernement de répondre aux attentes. Pour le SMIC, également, il faudra "passer des promesses aux actes. "Les partis de la gauche plurielle ont convenu de se revoir en avril pour avancer sur cette conférence salariale tripartite gouvernement - syndicats - patronat. Les profits engrangés, ainsi que les excédents budgétaires de l'Etat, sont capables de conforter les revenus du travail, sans peine, afin de soutenir l'économie.

L'autonomie des jeunes

Un nouveau droit financé par les entreprises

Le pari de l'autonomie sociale et citoyenne des jeunes est devenu une question de première importance. Pour les communistes, il est nécessaire de construire l'autonomie de la jeunesse comme un processus différencié, impliquant chaque jeune dans la construction de son avenir. Réussir cela appelle à une continuité de revenus et de droits qui assurent la mise en sécurité de chaque jeune, quelles que soient les activités successivement occupées. C'est d'ailleurs le sens donné par la proposition de loi du groupe communiste à l'Assemblée nationale qui a été votée en décembre dernier en première lecture. Présentant récemment un rapport intitulé "Jeunesse, le devoir d'avenir", le Commissariat au Plan a fait un certain nombre de propositions tendant à l'autonomie de la jeunesse. Pour cela, il met en lumière les limites atteintes par les politiques et actions destinées aux jeunes et critique la tendance actuelle à faire de la jeunesse une catégorie particulière de l'action publique, avançant alors l'option d'un "droit individuel de l'éducation et de la formation tout au long de la vie". Si le Parti communiste français partage cet objectif, il ne
se satisfait ni de la hauteur de la réponse avancée (1200 à 1700 francs par mois pouvant se conjuguer avec un petit salaire en alternance), ni des moyens utilisés pour rendre effectif ce revenu, essentiellement fondés sur le remplacement des aides aux familles ayant des enfants à charge. Pour les communistes, ce droit nouveau ne peut être financé au détriment de la politique familiale et conduire à une remise en cause du système de protection sociale dans sa composante de solidarité entre générations. Il ne peut pas non plus être la simple résultante de la mise à plat et de la redistribution des aides existantes. Prenant appui sur la demande d'autonomie, de sécurité des jeunes pour plus de liberté, il appelle une ambition politique et un effort de toute la société. Cela confirme la modernité de l'idée de sécurité, d'emploi et de formation portée par le Parti communiste. Pour le financer, ce dernier est favorable à ce que les entreprises soient sollicitées pour le financement de ce nouveau droit, associant un prélèvement public et une mobilisation sélective du crédit. Il fera prochainement des propositions dans ce sens.