La dépêche de l'Aube n°598 du Jeudi 8 mars 2001

Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur XRECHERCHE
Pour rechercher des informations dans le site de La Dépêche de l'Aube et ses archives.
Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur ATOMZ

Romilly - Municipales

«Le pire en politique: la trahison !»

Après Marie-Georges Buffet, ministre des Sports, Michel Duffour, Raymond Forni et Alain Périès étaient à Romilly, vendredi 2 mars, pour soutenir la liste de la gauche plurielle emmenée par Joë Triché. Michel Duffour, secrétaire d’Etat au patrimoine et à la décentralisation culturelle, Raymond Forni, Président de l’Assemblée Nationale -troisième personnage de la République-, et Alain Périès, responsable national du Mouvement des Citoyens étaient à Romilly pour soutenir la liste de la gauche plurielle. Une gauche, comme le souligna Joë Triché, qu’«il y a bien longtemps que l’on avait pas vue, à Romilly, à ce point rassemblée et être porteuse d’une nouvelle dynamique.» Propos confortés par le secrétaire départemental du Parti socialiste, Yves Fournier, qui se félicita de la «stratégie gagnante» et des relations de confiance et de respect mutuel qui se sont instaurées, depuis plusieurs années, entre les fédérations départementales du Parti socialiste et du Parti communiste. Le pire en politique: la trahison ! Brossant un rapide tableau des chantiers mis en oeuvre par la gauche plurielle, le Président de l’Assemblée Nationale nota le fait que, depuis longtemps, une majorité gouvernementale n’est pas victime d’un phénomène de rejet à l’occasion d’élections dites «intermédiaires», comme en témoignent les différents sondages d’opinion jusqu’ici réalisés. L’union et le rassemblement furent les thèmes forts évoqués tout au long de la soirée par les différents intervenants. Mais pour Raymond Forni, l’engagement politique n’est pas un engagement de circonstance ; il doit s’appuyer sur un travail de terrainau plus près des réalités et de contacts permanents, sur une
fidélité à des convictions profondes et un respect des engagements pris. «Le pire en politique, c’est la trahison» qui désoriente les électeurs et sème la confusion. Une flèche décochée dont les trois-cents participants à cette réunion n’eurent pas le moindre mal à trouver le destinataire: Michel Cartelet, le maire sortant de Romilly. Alliances et mésalliances dont les romillons font les frais depuis 1989, et à l’issue desquelles, il n’ose même pas parler de son bilan préférant, selon Joë Triché, «les promesses tous azimuts qui réapparaissent et les discours sur la soi-disante mauvaise gestion d’avant 1989, alors que les audits financiers réalisés à cette époque [...] aboutissent tous aux mêmes conclusions: à savoir la bonne gestion financière des budgets de la ville.» Argumenter et convaincre «Une campagne électorale se termine lorsque le dernier électeur sort de l’isoloir», devait déclarer Michel Duffour qui invita les membres de l’assistance à contribuer à amplifier une dynamique d’union si prometteuse à Romilly. Les quelques jours qui séparent maintenant du scrutin seront donc l’occasion de multiplier les initiatives pour que l’attente et l’espérance des romillons au changement ne soit pas déçue et que soit close «de bonne manière» la parenthèse Cartelet. Car, comme le rappelait Maurice Camuset, Président du comité de soutien, Romilly à une forte tradition historique de gauche et la gauche, toujours majoritaire aujourd’hui, est l’unique alternative pour sortir Romilly du déclin et de l’isolement où l’ont confinée Michel Cartelet et Annie Herszkowicz pendant douze années de gestion commune .
 

Michel Duffour et Raymond Forni dans l’Aube

Avant le rendez-vous à Romilly en soirée, Michel Duffour s’est rendu à Troyes où il a rencontré les acteurs culturels de la ville et les candidats de la liste de gauche conduite par Marc Bret.

Un «grand projet»: un centre de mémoire de la bonneterie

C’est Pierre Mathieu, conseiller régional communiste, qui en a brossé les grandes lignes au secrétaire d’état au Patrimoine, précisant qu’il s’agissait tout autant de sauvegarder la mémoire ouvrière du textile que de valoriser son avenir industriel, en présentant les innovations technologiques. Michel Duffour n’a pas caché son intérêt pour ce projet, précisant que «le ministre de la Culture sera très attentif à ce qui se fera à Troyes.»

Rencontre à Saint-André-les-Vergers pour soutenir la liste conduite par Christian Royer

Le secrétaire d’Etat s’est aussi rendu à Saint-André-les-Vergers où il a été attentif à l’expérience de «La Grange», lieu d’expression culturelle et preuve que la culture peut aussi s’exprimer en dehors des grands centres, pour peu qu’une politique volontariste soit déployée dans ce sens. Le ministre était accompagné au cours de cette visite par Jean-Pierre Cornevin, candidat sur la liste «Avec vous, décidons», conduite par C. Royer.

Les «phrases assassines» de Raymond Forni

Le Président de l’Assemblée Nationale maîtrise à la perfection le verbe et le geste. Son passage dans l’Aube fut pour lui l’occasion de décocher deux «flèches» aux maires des première et deuxième villes du département:

à François Baroin: «Je ne le rencontre pas souvent à l’Assemblée Nationale [...] En fait, il vient surtout aux questions d’actualité, lorsque les caméras sont là. Cela ne lui prend pas beaucoup de temps: deux heures par semaine.» devait-il déclarer, avant d’enfoncer le clou en ironisant sur les résultats de ses «conseils» à Jacques Chirac.

à Michel Cartelet: «Le pire en politique, c’est la trahison ! »

 

Honteux !

L’Est-Eclair vient de perdre toute crédibilité

En effet, en décidant arbitrairement de changer l’ordre de passage des entretiens réalisés avec les différents chefs de file des listes en présence pour les municipales de dimanche prochain, l’Est-Eclair se livre à une manipulation qui ne grandit pas ce journal. Pourtant, monsieur Outeiro, responsable de l’agence fut particulièrement fier de m’annoncer que tout avait été organisé dans le respect des règles de l’art ; avec un tirage au sort auquel participait un candidat de notre liste, Dinis Camisa, et le responsable du commissariat de police. Ce tirage au sort donnait le résultat suivant: 1er entretien, Annie Herszkowicz, 2ème entretien,

Michel Cartelet, 3ème entretien, Joë Triché. Alors pourquoi ce changement sans que je sois informé des raisons qui ont motivé ces choix ? Pourquoi ce qui a été établi en présence de témoins n’a-t-il pas été respecté ? L’Est-Eclair aurait-il des indications confirmant la défaite de Michel Cartelet en tentant un sauvetage in extremis en lui donnant la parole en dernier ? Une telle manoeuvre de dernière minute ne peut qu’encourager celles et ceux qui veulent le changement, avec la liste de la gauche plurielle et ses partenaires, que je conduis, à agir jusqu’au dernier moment pour rassembler l’électorat de gauche.

Joë Triché

 

HUMEURS

Relever le gant

La droite se réjouit à Troyes, elle tient les ficelles depuis 1947. Plus d'un demi-siècle ! Une ville ouvrière cependant, une ville de bonnetières et de caoutchoutiers, de cheminots et de vendeuses. La crise pourtant a frappé fort, une crise qui n'épargne que les gros patrons et les banques. Cul et chemise en rayonne, ils sont ceux-là. Ils ferment un atelier, ils en rouvrent un autre. Plutôt à Tunis qu'aux Blossières, de préférence à Belgrade qu'aux Chartreux. Mais pour leur bourse, c'est les vases communicants. Par contre, ils ont bâti d'immenses magasins d'usines. Sans usines. C'est les rois, je vous dis. L'ouvrier disparaît. Il laisse tomber les bras, la lutte et les urnes. Démoli, le prolo va habiter dans les cités. On l'a cassé. On le parque. On lui retire l'espoir et la citoyenneté. Je ne lis jamais le Figaro. C'est le journal de la droite. J'ai tort. Le Figaro analyse. Pourquoi la droite gouverne Troyes depuis 54 ans ? Pour ses réalisations ? Non ! Pour l'efficacité de ses maires ? Non ! Parce que les Troyens roulent sur l'or ? Non, je vous dis ! D'ailleurs F. Baroin soi-même vend la mèche. "Le niveau des revenus à Troyes est inférieur à la moyenne nationale". Et le Figaro de donner la réponse: "Parce que l'abstention est élevée dans les quartiers populaires." La droite a usé les gens, tiré les ficelles, éliminé la contestation de masse. Elle s'en vante maintenant. Forme moderne de la moquerie et de l'injure. Mais les gens des quartiers vont relever l'insulte et voter.

Jean Lefèvre

Chaque voix comptera

Comme le montrent les enquêtes d'opinion, l'intérêt est réel pour les élections municipales et dans la moitié des cantons cantonales des 11 et 18 mars. Il faut se souvenir que les conseils municipaux et les conseils généraux jouent un rôle important dans notre vie quotidienne. En même temps, un certain nombre de nos concitoyens n'ont pas encore décidé d'aller voter. Or, il serait bien dommage de ne pas en profiter pour dire son mot quand on peut avoir mieux prise sur les décisions à venir. Les communistes, quant à eux, ont décidé de participer activement aux listes d'union de la gauche plurielle aux élections municipales, dans un esprit unitaire et anti droite. Avec leur sensibilité, ils s'investissent dans un véritable travail d'équipe pour battre la droite et par la suite agir pour répondre à vos attentes. Aux élections cantonales, chaque voix pour les candidats et les candidates communistes aura, à n'en pas douter, une signification politique nationale: celle d'affirmer la volonté d'ancrer à gauche la politique du gouvernement, de voir prises en compte les exigences sociales et citoyennes

qui montent sur le pouvoir d'achat, la protection sociale, la démocratie, de dire non à la mondialisation libérale ou social-libérale… D'autres interrogations se posent. La proximité, l'écoute, l'honnêteté en politique sont-elles au rendez-vous? Comment associer les citoyens aux décisions, favoriser leur intervention, faire la place aux jeunes ou installer la parité ? Comment avancer vers une société plus humaine face aux lourds défis auxquels celle-ci est confrontée: aggravation des inégalités, insécurités alimentaire, sanitaire, environnementale…? Comment fortifier les idées de partage, de solidarité ? Rien n'est simple, mais une chose est certaine: vous pouvez compter sur les communistes pour en débattre et agir avec vous. Et plus généralement pour construire dès maintenant l'alternative populaire à opposer au capitalisme inhumain. Le dimanche 11 mars, le vote communiste sera bien utile pour se faire entendre et respecter. Chaque voix comptera

 

Appel de la fédération du PCF

pour les cantons de Troyes IV et des Riceys

Au premier tour des élections cantonales, René LEGOAS portera les couleurs de l’ensemble de la gauche plurielle dans le canton de Troyes IV. En 1998, grâce au rassemblement des électeurs communistes, socialistes, écologistes, Marie-Françoise Pautras a été élue pour le Parti communiste au Conseil général dans le canton voisin de La Chapelle-Saint-Luc/Les Nöes. La fédération de l’Aube du Parti communiste français appelle les électeurs qui font confiance au Parti communiste à se rassembler dès le 11 mars autour de la candidature de René LEGOAS et de celle de Marie-José MARKARIAN dans le canton des Riceys

Anna ZAJAC

Cadre administratif à DDAF, Conseillère municipale à Troyes, Conseillère communautaire, Administrateur à l’OPAC et à Troyes-Habitat, Militante antirasciste et pour l’amitié entre les peuples

Elections cantonales

Canton de Troyes I Saint-Parres-aux-Tertres Villechétif

Depuis longtemps, j'agis au quotidien avec beaucoup d'entre vous contre les inégalités, les injustices sociales, le gaspillage des fonds publics, les magouilles de toutes sortes pour réorienter la politique du Conseil général vers plus de justice sociale. Le 11 mars, vous voterez deux fois: une pour élire l'équipe municipale qui va gérer la commune de Troyes et une seconde pour désigner votre Conseiller(e) général(e): c'est donc un moment très important pour vous et pour le département. Election municipale Je participe activement à la liste de la gauche plurielle à Troyes "Notre ambition, c'est vous !", je suis moi-même candidate. Cette liste est riche de la diversité des formations de gauche qui y participent.

Le travail d'équipe est le plus sur moyen de mettre fin à la mainmise de la droite sur la ville de Troyes. D'autres choix sont nécessaires pour la gestion de notre ville pour répondre aux nombreuses attentes des habitants. Election cantonale Deux tours de scrutin seront nécessaires pour cette élection. Le 11 mars, au premier tour de scrutin, votre vote pour la candidate communiste que je suis va non seulement renforcer votre vote à l'élection pour la liste "Notre ambition, c'est vous !", mais elle va aussi permettre de dire clairement à la gauche plurielle: "Il faut répondre aux attentes du pays, prendre des décisions en faveur du social, de l'emploi, des retraites, de la citoyenneté"

Anna Zajac

DIMANCHE 11 MARS - SOIREE SPECIALE ELECTIONS SUR FR 3:

Claude LAMBLIN (à partir de 20 h 00) et Pierre MATHIEU (à partir de 21 h 30) donneront leurs analyses des résultats des scrutins des municipales et des cantonales.

Conférence sur les revenus

L'idée fait son chemin

Le Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC), présidé par Jacques Delors, préconise la réunion d'une conférence tripartite entre les pouvoirs publics, le patronat et les organisations syndicales sur les revenus. "Jacques Delors soutient la conférence sur les revenus réclamée par le PCF", écrit Le Monde à ce propos, en rappelant que le secrétaire national du Parti communiste, Robert Hue, "a envoyé, le 5 février, une lettre à ses «partenaires» de la gauche plurielle, afin de fixer un rendez-vous des cinq partis, juste après le 18 mars." PS, MDC, PRG et Verts ont répondu favorablement, indique Le Monde, qui annonce que cette rencontre "devrait déboucher sur une demande conjointe en direction du gouvernement pour qu'il prenne l'initiative (conformément à la déclaration commune des cinq partis le 7 novembre dernier), de réunir une conférence nationale sur les revenus." Et le journal de rappeler les termes de ce qui a été "à la fois promis et
signé": "La tenus d'une conférence sur les revenus, regroupant gouvernement, syndicats et patronat pour stimuler et encadrer les négociations salariales au niveau des branches et des entreprises et améliorer les conditions de vie et d'emploi des salariés, en particulier celles des femmes." Le CERC, dans ses attendus, note cependant que "les négociations sont souvent restées lettre morte, les entreprises, comme les branches professionnelles, ayant tendance à se reposer sur le SMIC, dont la progression dépend, pour une bonne part, d'une décision politique - le fameux "coup de pouce." D'où la nécessité, mise en avant par les communistes, avec l'activation plus déterminée des négociations salariales que va permettre la conférence sur les revenus, de décider d'une augmentation du SMIC bien plus importante que le "coup de pouce" habituel. Pour plus de justice sociale et d'efficacité économique, sans oublier personne

Statut de gaz de France

Le rôle des communistes… vu par «Les échos»

En raison des résistances du PC … GDF: l'ouverture du capital s'éloigne". Ce titre s'étalait sur trois colonnes du quotidien financier Les Echos ces jours-ci. L'article poursuit: "L'opposition résolue du PC freine les ardeurs du gouvernement à ouvrir le capital de GDF." Il était prévu en effet que le statut de l'entreprise publique soit réglé lors de la prochaine session parlementaire. "Le gouvernement pourrait faire machine arrière, ajoute, dépité, le quotidien d'affaires. Christian Pierret, secrétaire d' Etat à l'Industrie, regrette cette situation (…) et constate qu'à l'approche des élections, il est de plus en plus difficile de faire progresser l'idée de l'ouverture du capital de GDF." Le journal précise que le gouvernement entendait transposer prochainement la directive européenne sur le gaz. Et "il y a quelques jours encore (…) le dossier paraissait même si mûr que le Trésor avait lancé un appel d'offres pour choisir les banques-conseils chargées d'accompagner l'ouverture du capital." Il est vrai que les pressions en ce sens étaient nombreuses.
François Roussely, président d'EDF, avait évoqué cette perspective. Christian Pierret a rappelé qu'"à titre personnel, je continuerai à me battre pour cela". Et Laurent Fabius, début décembre, rappelait qu'"une entreprise investie de missions de service public peut nouer des partenariats industriels qui se traduisent par une alliance capitalistique" et souhaitait "des alliances industrielles entre gaziers, pétroliers et électriciens français et étrangers." L'opposition des communistes à ce projet a été formulée par André Lajoinie: "Je ne crois pas nécessaire d'ouvrir le capital de GDF aujourd'hui. Je l'ai dit à Christian Pierret, qui m'a consulté. Il m'a assuré que le gouvernement se bornerait à une transcription pure et simple de la loi, sans ouverture de capital". Cette opinion a donc été entendue. Comme le reconnaît, à sa manière, Les Echos, "la raison économique (sic) ne fait pas le poids face à la raison politique"