La dépêche de l'Aube n°597 du Jeudi 1 mars 2001

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Elections du 11 mars 2001

La portée d’un vote

Les élections municipales des 11 et 18 mars prochains sont des scrutins tout particulièrement importants pour les Françaises et les Français. Les municipales parce qu'il y a toujours beaucoup à faire dans une ville. En termes d'intérêt général: aménagements, transports, logements et équipements divers, emplois... Les choix mis en œuvre par les maires et les élu-e-s locaux conditionnent étroitement la qualité de la vie dans tous ces domaines. Et puis il y a les politiques suivies en matière de solidarité avec celle et ceux que frappent durement les injustices, les inégalités, la pauvreté. Les citoyennes et citoyens ont besoin d'élu-e-s qui connaissent et occupent le terrain en constante proximité avec leurs problèmes, leurs attentes. La droite ne gère pas les affaires locales avec cet esprit. C'est tout le contraire: ce sont les dogmes du libéralisme et les pratiques clientélistes qu'elle met en œuvre dans les villes, comme elle le faisait au plan national avant 1997. L'enjeu politique des municipales, c'est donc de conserver à la gauche plurielle les positions qu'elle occupe déjà et d'en conquérir beaucoup d'autres sur la droite et l'extrême droite. Quant aux cantonales, elles sont, au-delà de leur importance locale, aux électrices et aux électeurs de faire entendre leurs exigences d'une politique plus résolument ancrée à gauche, tout particulièrement au plan salarial, dans la lutte contre les inégalités et en matière d'emploi. Ce sera le sens du vote en faveur des candidates et candidats présenté-e-s, ou soutenu-e-s par le Parti communiste. Un parti communiste qui entende pleinement lui-même au sein de la gauche plurielle, c'est-à-dire porteur de propositions novatrices, en rupture avec les politiques libérales ou social-libérales. C'est ce que nous avons réaffirmé avec force fin janvier, en décidant de tenir un congrès extraordinaire au début de l'automne. Il s'agira, à cette occasion, d'élaborer un projet communiste cohérent et convaincant, proposant à notre peuple de construire une véritable alternative populaire au capitalisme. Et, pour être à la hauteur de cet objectif, il s'agira aussi de se doter de nouvelles structures, d'une nouvelle organisation de nos modes de vie. Oui, il y aura bien dans notre pays, avant la fin de l'année, un nouveau Parti communiste. Un parti moderne, ouvert en permanence sur la société, disponible au débat, au rassemblement, à l'action, et porteur d'un projet ambitieux pour changer vraiment le cours des choses.

Robert Hue

Romilly

Remise de la Légion d’honneur à Maurice Camuset

Vendredi 23 février, au cours d’une cérémonie emprunte d’émotion, fut remise officiellement à Maurice Camuset la médaille de Chevalier de la Légion d’Honneur. De nombreuses personnalités représentant les associations d’anciens combattants et résistants, Mrs. Jean Thouvenin, vice-président de l’ANACR et Jean-Louis Bargero, maire de Champigny et secrétaire général de l’Association nationale des élus communistes et républicains, ont tenu à saluer le parcours exemplaire de Maurice Camuset ; un parcours «atypique» comme le fit remarquer Jean Thouvenin lors de son intervention. «Rebelle et combattant» de la première heure contre la barbarie nazie, il poursuit son combat «pour construire une société plus juste et plus humaine» en s’engageant dans la politique. Il est élu maire de Romilly en 1949, à l’âge de vingt-neuf ans, responsabilité qu’il occupera jusqu’en 1985. Sa personnalité, unanimement saluée comme indissociable de la ville au service de laquelle il a oeuvré pendant trente-six ans, reste toujours incontournable et très écoutée à Romilly. Valeur d’exemple Tout au long de sa vie, Maurice Camuset fit, comme le souligna Jean-Louis Bargero, la démonstration «que la politique n’est pas toujours liée aux «affaires», à la recherche de bénéfices personnels mais qu’elle est, pour nombre d’hommes et de femmes, leur façon d’exprimer leurs convictions humanistes et généreuses.» La liste des réalisations qu’il entreprit au cours de ses mandatures successives force le respect. Depuis l’adduction d’eau, que les anciens romillons appellent encore «la Mauricette», la création des colonies de vacances, le collège Langevin et les lycées Curie et Diderot, en passant par la construction d’un vaste programme de logements sociaux, du stade, de la maternité et de l’hôpital, etc ; autant de projets qui virent le jour dans un souci de valoriser et de développer le bien commun au service de la collectivité. Est-il utile de rappeler qu’en 1985, Romilly était citée par FR 3 comme ville la plus dynamique de Champagne-Ardenne. La défense des valeurs républicaines Maurice Camuset, qui ne cachait pas son émotion de recevoir cette haute distinction, la dédia à ses parents et à ses compagnons de lutte, disparus au champ d’honneur, qui n’eurent pas, comme lui, la chance de «pouvoir fonder une famille et voir grandir enfants et petits-enfants». Il rappela combien la défense des valeurs républicaines avait guidé et inspiré sa conduite dans tous les combats qu’il mena ; son attachement aux idéaux de progrès social, de démocratie, de solidarité et de partage qu’il estime aujourd’hui portés par la liste conduite par Joë Triché aux municipales de Romilly et dont il a accepté d’être le Président du comité de soutien. Une vie riche et pleine qui le conduisit, regretta-t-il à négliger les arts, et en particulier la peinture, où il aurait tant aimé pouvoir aussi s’exprimer. Le chaleureux hommage qui lui fut délivré par une assistance nombreuse fut donc une marque de reconnaissance bien méritée à l’intention d’un homme remarquable pour son dévouement au bien public.

 

Bombardements américains en Irak:

Dire non à la logique de guerre

L'Irak a de nouveau été bombardé par l'aviation américaine. Le président Bush veut ainsi signifier qu'il frappera ceux qui heurtent ses intérêts stratégiques. La doctrine du président américain, meurtrière et dangereuse pour la paix dans le monde, doit être condamnée par la communauté internationale. Des avions ont pilonné des cibles irakiennes pour la seconde fois en une semaine. Le nouveau président américain proclame ainsi à la face du monde entier qu'il ne s'embarrassera pas de subtilités diplomatiques, mais qu'il frappera qui heurte ce qu'il considère, avec les compagnies pétrolières, les intérêts des Etats-Unis. La communauté internationale doit réagir avec vigueur, ses frappes sont effectuées sans consultation du Conseil de sécurité de l'ONU, et aucune résolution de l'organisation internationale ne les autorisaient. De nombreux pays ont condamné ces raids. La France avait critiqué la première vague de bombardements. Seul Tony Blair en Europe avait applaudi à une opération à laquelle l'Angleterre avait d'ailleurs pris part. L'Union européenne doit réagir et mobiliser la communauté internationale face à la tournure ouvertement agressive qu'a pris la politique étrangère américaine. Au-delà de ces bombardements, Washington relance en effet le programme de bouclier antimissile et veut imposer une nouvelle doctrine de défense à l'Europe. La doctrine Bush doit sans tarder rencontrer les résistances qui s'imposent.

 

HUMEURS

Culture

Troyes est une ville au passé riche et au patrimoine prestigieux. Elle a aussi une forte tradition culturelle dans les domaines de la musique et de la peinture d'où une intense vie associative. Ces atouts sont-ils bien utilisés ? C'est une question intéressante à la veille d'un scrutin important. Les amoureux du patrimoine regrettent la perte d'immeubles et d'ateliers. On a beaucoup démoli, massacré. J.Palencher, adjoint de Robert Galley, était appelé le Moïse urbain, celui devant lequel la mer Rouge des immeubles s'écartait sans se relever. Quant au secteur sauvegardé, il n'a été entériné qu'en l'an 2000. Le patrimoine industriel lui non plus n'est pas mis en valeur et le Musée de la bonneterie n'est qu'un projet. De même, le vitrail, qui est un des fleurons artistiques aubois, n'a pas son musée. La bibliothèque ancienne change de lieu et de contenu. Il en a fallu des luttes pour en arriver là. La " honteuse traitée de Troyes " accède au rang de BMVR et la lecture publique est reconnue comme une nécessité. Le véhicule est beau. Mais ce qui compte ce sont les idées véhiculées. On est loin de la diffusion fine de la culture. Le tissu des quartiers est encore mal irrigué. La gauche innovera dans ce domaine. Même réflexion pour la musique, la peinture, et toutes les formes d'art nouvelles. Il y a nécessité de permettre l'éclosion de ce fourmillement artistique né de la diversité ethnique. À Troyes, la diffusion artistique est de bonne qualité mais réservée à un certain public car les places sont souvent chères et les lieux de diffusion trop centralisés. Les communistes ont toujours été à la pointe du combat culturel. On se souvient de la bataille du livre, menée par Elsa Triolet autour des " Mordus du livre ". La culture est un moyen de comprendre le monde, de se l'approprier. On ne doit pas la limiter au domaine artistique ou littéraire. Elle embrasse les vastes domaines des sciences, des techniques et même du sport. L'art n'est pas, comme le dit la droite, un supplément d'âme. C'est l'âme tout entière de l'humanité. C'est sa respiration et sa façon d'espérer. " La poésie se lit comme le miroir du monde qui va venir " disait Aragon.

Jean Lefèvre

Cantonale Sainte-Savine

Régis Labbé: un homme de coeur à votre écoute et à votre service.

Le 11 mars 2001, vous voterez deux fois: la première pour élire votre Conseil municipal, et la seconde pour votre Conseiller Général. C’est donc un moment très important pour vous et notre département. Le Conseil Général gère un budget qui dépasse le milliard de francs. Ses moyens sont donc suffisants pour répondre de manière satisfaisante à vos attentes dans les domaines qui conditionnent directement la qualité de votre vie quotidienne. Ce n’est malheureusement pas le cas. Où va cet argent ? à cette question que tout contribuable est en droit de se poser, mes collègues Conseillers généraux communistes répondent:

Pas assez aux familles: des dépenses sociales limitées à 1.320 F par habitant alors qu’elles sont de 2.550 F par habitant en Seine-Saint-Denis ( département géré par la gauche plurielle et présidé par un communiste ).des aides dérisoires en direction de l’enfance: 6 F par jour en centre de vacances, 3,25 F par jour en centre de loisirs avec repas, 1,35 F par jour en centre de loisirs avec goûter, 0,95 F par jour sans le goûter.

Une prestation pour les personnes âgées dépendantes inférieure de 20% à la moyenne nationale.

Pas assez à l’éducation:le Conseil général n’augmente pas les crédits pour l’entretien et les grosses réparations des établissements scolaires. l le Conseil général refuse d’accorder une subvention spécifique annuelle de 75.000 F pour les cinq collèges situés en zone d’éducation prioritaire du département.

Mais beaucoup trop: aux industriels qui, malgré les aides publiques, continuent à délocaliser vers les pays à bas salaires. Le Conseil général de l’Aube fait la part belle à la ruralité et laisse de côté les besoins de notre agglomération troyenne. De plus, les problèmes politiciens entre M. Coillot, président de la CAT et Conseiller général de ce canton et M. Adnot, président du Conseil général, n’arrangent pas les choses. C’est pourquoi, il est grand temps que cela change. Aussi, le 11 mars, je solliciterai vos suffrages.

Quelles sont mes priorités ?

la politique sociale du département,

l’éducation et la formation des enfants,

l’emploi,

l’environnement et la qualité de vie.

Quels sont mes engagements ?

Vous informer de ce qui se passe réellement au Conseil Général

Lutter pour plus de justice sociale et de solidarité.

Défendre le droit à une éducation de même qualité pour tous.

Défendre le droit au travail et à la formation.

Préserver l’environnement ( eau, air, boulevard des Viennes, etc ).

Répondre aux besoins immédiats de l’agglomération (insertion, logement, sécurité des biens et des personnes, etc).

Elections cantonales

Jacques Moroy: La seule voix pour que ça change réellement

Natif de Méry-sur-Seine, y ayant vécu jusqu’à l’âge de 18 ans, j’ai été contraint, comme bien d’autres Méryciens, de quitter ce canton auquel je suis attaché, par manque de logements sociaux. Depuis plus de 30 ans, je vis à Romilly, une commune pour laquelle je me suis engagé aux côtés de mes camarades Joë Triché, Alain Didier, Daniel Doucet, et bien d’autres, tant pour son développement (construction de l’école Robespierre, piscine, hôpital, etc) que pour la défense des intérêts de la population (ancien juge prud’hommal ou pour le remboursement d’impôts locaux, par exemple). C’est de ce manque de dynamisme et de ténacité que souffre aujourd’hui le canton de Méry-sur-Seine. Alors que Philippe Adnot est président du Conseil général de l’Aube, mais aussi Sénateur, ce canton ne bénéficie toujours pas de la croissance retrouvée. En effet, tant à Troyes qu’à Paris, il s’oppose par ses votes au progrès social engendré par les mesures gouvernementales de la gauche plurielle que je soutiens. Plus il y aura d’élus communistes, à tous les niveaux, plus le Gouvernement se sentira fort pour aller encore plus à gauche, plus loin dans les réformes. Pourquoi le canton de Méry-sur-Seine devrait être la victime d’intérêts politiciens d’un seul homme ? Ma candidature se situe exactement à l’opposé de telles pratiques. Mon souhait est de redonner vie à mon canton natal dans tous les domaines, en m’appuyant sur vos besoins, vos propositions, votre soutien. L’école est le centre de la vie pour une commune. Ne prendre en compte que l’arythmétique pour décider du maintien ou de la fermeture d’une classe me semble injuste et inhumain. Pour moi, la priorité est de donner les moyens à chacun de pouvoir suivre une scolarité de qualité sur le lieu de son habitation. Vous pourrez compter sur mon soutien actif et déterminé dans vos combats contre les fermetures de classe dans le primaire. Concernant le collège, le budget de fonctionnement du département connait un excédent de 225 millions de francs alors que l’établissement de Méry nécessite de nombreux travaux d’entretien. Je tiens à rappeler que, dans notre département, la moyenne de la taxe d’habitation et de la taxe foncière est supérieure à la moyenne nationale alors que, dans le même temps, les dépenses en direction de la population sont, elles, inférieures. C’est pourquoi je me prononce pour la mise en place d’un quotient familial adapté aux revenus des familles auboises permettant à tous les parents de faire manger leurs enfants à la cantine. Le quotient familial prend en compte les ressources des foyers et, par tranche de revenus, applique un tarif plus ou moins important pour un même service. La différence est prise en charge par la collectivité départementale. Ce principe de tarification doit être étendu à tous les services proposés par le Département. Aujourd’hui encore, le canton de Méry-sur-Seine souffre d’un manque de logements sociaux. Pourtant le gouvernement de gauche plurielle, sur proposition de Jean-Claude Gayssot, a pris de nombreuses mesures pour favoriser la construction de nouveaux logements, mais aussi la rénovation et la réhabilitation des bâtiments existants. De nombreuses demandes émanant de familles modestes, tant en habitat collectif qu’en pavillonnaire, ne sont toujours pas satisfaites. Toutes les dispositions doivent être prises en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés (organismes logeurs, associations de locataires...) pour que les Méryciens aient droit, eux aussi, à un habitat social de qualité. Comment maintenir les jeunes dans le canton de Méry-sur-Seine si on laisse sans rien faire les grosses entreprises supprimer des centaines d’emplois (Doré-Doré, Végétable...) ? Ce ne sont pas les créations de quelques PME qui compensdent les lourdes pertes enregistrées ces dernières années. Je m’oppose à toute délocalisation de production dans les pays à bas salaire pour mettre fin à cette hémorragie d’emploi. Philippe Adnot refuse toujours de condamner de telles pratiques. Malgré l’usine de dénitrification de Méry-sur-Seine, la qualité de l’eau est déplorable. Cela tient à la politique agricole intensive développée depuis des décennies. Aujourd’hui, de nombreuses voix s’élèvent pour une agriculture respectant la nature, la qualité des produits et la santé des consommateurs. C’est dans ce sens qu’il faut agir sans tarder.

Bar-sur-Seine

Choucroute annuelle: un succès qui ne se dément pas

Cent quatre-vingt personnes à la désormais traditionnelle choucroute organisée, comme chaque année, par la section barséquanaise du Parti communiste. L’approche des échéances des élections municipales et cantonales donna lieu à divers échanges, pour que ces élections soient l’occasion d’un moment privilégié d’expression et de mobilisation de la force communiste qui ne cesse de progresser dans cette section. Un appel fut lancé parmi l’assistance à rejoindre le Comité de soutien à Joseph Seghetto, candidat de la gauche plurielle dans le canton. D’ores et déjà, cent-trente signatures ont été reccueillies

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