La dépêche de l'Aube n°821 du Vendredi 17 juin 2005

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Toujours mobilisés et pleins d’espoirs

Le 29 mai dernier, les Français ont voté massivement "Non" au projet de Constitution européenne.
C'est un vote populaire, progressiste, c'est un vote de solidarité avec les peuples européens. C'est un vote porteur d'avenir pour une Europe solidaire qui suscite de nombreux soutiens en Europe. C'est une victoire qui fera date, qui va redonner l'espoir à toutes les forces progressistes d'Europe. Preuve est faite que l'on peut imposer des défaites au capitalisme, que la gauche qui gagne est celle qui ne se soumet pas au libéralisme. Cette victoire est celle du peuple qui à su réagir sainement, c'est la victoire des dominés face aux dominants, c'est une victoire qui on le voit ne plait pas du tout dans le petit monde médiatico-politicien qui œuvre depuis trop longtemps pour le plus grand bien des portefeuilles boursiers et autres marchés financiers.
L'appel lancé par Jacques Chirac aux dirigeants européens pour qu'ils poursuivent la ratification du projet de Constitution que la France vient de rejeter est une provocation contre la démocratie. Après avoir prédit l'apocalypse si le "Non" l'emportait, les principaux dirigeants européens tentent de faire croire que le "Non" de la France et celui des Pays-Bas ne doivent rien changer. Imaginent-t-ils que l'on fera revoter les peuples une deuxième fois sur le même texte ?
Jacques Chirac nomme un gouvernement Villepin-Sarkozy qui prépare une aggravation des politiques libérales sanctionnées une nouvelle fois par le peuple. Les projets du gouvernement de démantèlement du code du travail, d'accélération des privatisations, de durcissement répressif et sécuritaire, montrent bien qu'ils ne veulent pas entendre le résultat du référendum.
Pourtant le peuple a tranché. Le projet de Constitution européenne est mort : il doit être enterré pour qu'une nouvelle discussion s'ouvre sans attendre, au grand jour et sous l'autorité des peuples.
C'est pour que le vote des Français soit respecté que le 16 juin, jour de l'ouverture du conseil européen à été organisé à Troyes comme dans toutes les villes de


Après la victoire du Non, le collectif aubois qui compte désormais plus de 300 soutiens s’est réuni pour examiner la situation d’après 29 mai. L’assemblée qui comptait une cinquantaine de participant-es a décidé à l’unanimité que le collectif devait poursuivre son action et sa réflexion pour élaborer des alternatives aux politiques libérales mises en oeuvre en France et en Europe. Un appel est lancé à rejoindre le collectif à l’intention de toutes celles et ceux qui ont voté NON et qui veulent agir pour que leur vote se concrétise par un changement radicale de politique. Le collectif souhaite s’élargir également aux hommes et aux femmes qui se sont encore abstenus ou qui ont voté oui mais qui veulent une Europe sociale et une véritable politique de gauche en France. Ils ont organisé le 16 juin sur la place de l’Hôtel de Ville de Troyes un rassemblement pour exiger que le message des urnes du 29 mai soit respecté par le Président de la République et l’annulation des directives emplois Bolkestein, temps de travail, transport, etc... Contact : 03 25 73 43 40.

France un grand rassemblement unitaire de toutes celles et ceux qui souhaitent l'émergence dans notre pays d'une véritable politique alternative et formulent l'espoir qu'une Europe sociale et démocratique, respectueuse de l'environnement, solidaire des pays du Sud, porteuse de paix, voit le jour. Et ce n'est qu'un début !.

JPC

Gouvernement Villepin - Sarkozy - Baroin :
Vieilles recettes libérales, culpabilisation des chômeurs et recours aux ordonnances

On prend les pires et on continue, telle est la devise qui va comme un gant au tandem Villepin / Sarkozy à la tête du nouveau gouvernement de J. Chirac.
Le 8 juin, devant les députés, le Premier ministre s’est essayé à un impossible numéro de haute voltige sur l’emploi, versant une larme sur les «souffrances» des chômeurs tout en rendant hommage à «l’action courageuse et déterminée de Jean-Pierre Raffarin», assurant que le «cap des lois votées par le parlement sera tenu».
Villepin fera appliquer la politique de Raffarin
Concrètement, tous les projets, toutes les réformes antisociales du gouvernement précédent dans lesquels Villepin et Sarkozy ont siégé, sont confirmés : Réforme de l’assurance maladie et réduction des dépenses de santé, réforme Fillon de l’éducation nationale, même si sa mise en oeuvre est retardée ; croissance zéro pour les dépenses publiques, ouverture du capital de Gaz de France ; absence de toute relance du pouvoir d’achat salarial, des retraites et pensions...
Le MEDEF applaudit les mesures annoncées tout en demandant au gouvernement d’aller plus vite et plus loin
En effet, les mesures nouvelles sur l’emploi ne font qu’en rajouter aux plans catastrophiques du précédent gouvernement : nouvelle vague d’allègements de charges pour les entreprises et fragilisation accrue des contrats de travail pour les salariés. Le «contrat nouvelle embauche» fera passer la période d’essai à l’entreprise d’un mois à vingt quatre mois et raccourcira les durées de préavis de licenciement. Pour tous ceux qui resteront au chômage, et ils ne pourront être que très nombreux avec la poursuite de cette politique, les mesures d’incitation au travail forcé sont élargies.
Des décisions qui seront prises sans débat à l’Assemblée nationale, ni vote des députés
Pour couronner le tout, le Premier ministre a bien précisé que ces mesures seraient mises en place au pas de charge, sur ordonnances durant l’été. Court-circuitée sur le dossier européen, la représentation parlementaire issue du suffrage universel, les organisations syndicales, les mouvements citoyens le seront aussi sur le dossier crucial de la lutte contre le chômage.
Jacques Chirac au plus bas dans les sondages, brade ainsi la souveraineté de notre peuple exprimé le 29 mai dernier. Après les élections cantonales de 2004, les régionales et les européennes de cette même année, c’est la quatrième fois que le Président de la Pépublique foule au pied le verdict des urnes. Dorénavant, quand les Auboises et les Aubois auront à manifester leur colère et à exprimer leurs exigences, ils pourront s’adresser à F. Baroin ministre du gouvernement Villepin.

Joë Triché

Pétition : Le verdict populaire doit être respecté....
Le 29 mai, le suffrage universel a rejeté le traité constitutionnel européen et s'est prononcé pour une autre Europe, dégagée des politiques libérales. Ce verdict, qui est devenu la décision de la France, doit être respectée.
Pour entrer en vigueur, ce traité doit être ratifié par tous les états membres de l'Union européenne. Il ne l'est pas. Ce traité est rejeté.
En conséquence :
.Le président de la République doit retirer la signature de la France.
.L'Union européenne doit décider une nouvelle négociation sur les politiques économiques et sociales et sur les institutions de l'Union européenne.
.Cette nouvelle discussion doit s'ouvrir aux exigences des peuples, qui doivent être associés et consultés.
Dans l'immédiat, nous exigeons :
.Le retrait de la directive Bolkestein et de toutes les directives de mise en oeuvre des politiques libérales.
.La suspension de toutes les directives imposant la mise en concurrence des services publics.
.Des mesures de convergence sociales et fiscales permettant de lutter contre le dumping social et les délocalisations.
.Un changement des objectifs de l'agenda de Lisbonne : l'emploi et le progrès social et non la seule compétitivité.
.Le retrait de l'éducation, de la santé et de la culture du champ des négociations de l'Accord général sur le commerce des servi-ces (AGCS).
.Une redéfinition du statut et des missions de la Banque centrale européenne, pour la mettre au service de l'emploi et du développement humain, et la mise en cause des principes du pacte de stabilité.
.L'annulation de la dette des pays pauvres.
Nom Prénom Adresse Signature
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
Signez et faites signez cette pétition. (à retourner à la Fédération départementale du PCF, 22 Avenue Anatole France 10000 Troyes)
Humeurs...

.....RAPT
Gagner de l'argent n'est pas commode. Pourtant tout vous incite à encaisser vite et facile. Il y a la bourse, la drogue, les jeux, l'arnaque, les rachats d'entreprises, les dessous de table, le grand commerce. Non, pas l'épicerie ni le tabac, c'est bon pour les gagne-petit. A nouveau monde, nouvelle mode.
Il y a aussi le rapt de journalistes, sauf que ce n'est pas une spécialité française. Par ici, on pourrait essayer le personnel politique, un petit député, un vieux sénateur, un Sarko de banlieue, mais c'est très peu apprécié. Et si on frappe à la tête et qu'on enlève Chirac, on aurait du mal à enlever le morceau tellement la cote du bougre est au plus bas : vous n'en tireriez pas le millième de ce qu'a coûté Florence Aubenas....


Malicette.

Le transport ferroviaire a de l'avenir en Champagne-Ardenne mais pas en France...
Le nouveau train TER bi-mode-bi-tension a été présenté sur le stand de la SNCF à la Foire de Champagne. Sur la photo, en compagnie de P. Mathieu, vice-président de la Région, les représentants de la SNCF, de Bombardier et de la Région Champagne-Ardenne.

C’est le sentiment qui pourrait ressortir du débat public organisé par le Conseil Régional sur le site de la Foire de Champagne, samedi 4 juin.
Le contraste est, en effet, saisissant entre une politique régionale ambitieuse en matière de transports collectifs sous l'impulsion de Pierre Mathieu, vice-président Communiste au Conseil régional en charge des Transports et le désengagement du gouvernement sur des lignes nationales telles que Paris-Bâle.
La première partie du débat portait justement sur l'avenir de cette ligne qui malgré une exploitation déficitaire présente l'intérêt de désenclaver le sud de la Champagne.
Mise en concurrence avec le TGV Est, l'axe Paris-Bâle a bien encore failli souffrir d'un report de crédits, mais c'était sans compter sur la mobilisation des usagers et de leurs élus notamment au Conseil régional. L'électrification de la ligne paraît donc plus que jamais d'actualité, mais quand et jusqu'à où. En effet, si les intervenants ont confirmé que l'électrification entre Paris et Troyes se ferait relativement rapidement, l'inquiétude concernait les déssertes au delà, en direction de l'est qui est pourtant primordiale dans le cadre de l'aménagement du territoire. Pourtant il ne semble pas que le gouvernement soit prêt à assumer sa responsabilité d'autorité organisatrice du transport sur cette ligne nationale. Pis même l'Etat cherche à se désengager en transférant la ligne à la Région, sans contrepartie financière, ce qui est tout bonnement inacceptable de l'avis de Pierre Mathieu, qui participe également aux négociations entre les régions et le gouvernement.
Et pourtant la catastrophe dans le tunnel du Fréjus nous rappelle qu'il est urgent de mener une politique ambitieuse à la fois pour le transport des voyageurs mais également dans le domaine du fret. Et bien sûr pour cela, il faut mettre les moyens à la fois matériels mais aussi humains, c'est à dire aller à l'encontre des politiques européennes et gouvernementales qui conditionnent directement l'activité de la SNCF. L'aménagement du territoire, la croissance et la protection de l'environnement en dépendent.
C'est sur cette voie que la Région s'engage, en renouvelant un matériel vieillissant qui passera progressivement d'une durée de service de 33 ans à une ancienneté moyenne de 6 ans environ d'ici 2009. La Champagne-Ardenne investit également dans ses infrastructures, après de nombreuses décennies de désengagement sous la gouvernance de la droite.
Il est aujourd'hui souhaitable que l'Etat et la Direction Nationale de la SNCF fassent de même pour redonner sa place à des transports qui permettent un véritable développement durable, et plus globalement des projets à l'échelle européenne s'imposent. Ce n'est pas l'ouverture des transports à la concurrence libre et non faussée massivement rejeté par les peuples européens qui apportera une solution satisfaisante, les Britanniques en ont fait l'amère expérience.
En ce qui concerne notre Région, après l'électrification de la ligne Paris-Bâle, une autre bataille sera à mener pour obtenir une liaison ferroviaire entre Troyes, Châlons et Reims.


Florent Ballanfat

 
Emploi - chômage - pouvoir d’achat : tout n’a pas été essayé, la preuve !

Les propositions du PCF misent sur le débat dans le forum programme pour changer vraiment la vie.
Chômage : dépasser cet archaïsme par une «sécurité d’emploi ou de formation.
A nouveau, notre peuple subit le développement d’un chômage massif qui ravage la vie de millions de femmes, d’hommes et de familles, et pourrit la société. Les employeurs prennent prétexte des progrès technologiques, des changements rapides dans la production, pour exiger la casse du Code du travail et de la sécurité de l’emploi. Ce sont des choix antisociaux, et à courte vue. Il est au contraire possible d’aller vers la disparition de toutes formes de chômage et de précarité en conciliant sécurité de vie, hausse des qualifications et efficacité. Le PCF propose pour cela :
-Un système de sécurité d’emploi ou de formation assurant à chacun-e un emploi, ou une formation pour revenir par la suite à un meilleur emploi, avec une garantie de bons revenus et de droits.
-De nouveaux types de contrats de travail, garantissant à tous les salariés-e-s, en cas de perte de leur emploi, un droit à la formation avec maintien du revenu
-De nouvelles institutions, avec de nouveaux pouvoirs des salarié-es pour organiser le passage sans chômage d’un emploi à un autre ou d’un emploi à une formation, en vue d’un meilleur emploi.
Des mesures immédiates contre les licenciements et la précarité
Lutter contre l’insécurité de l’emploi :
-Droit d’obtenir des moratoires suspensifs des décisions de licenciements, délocalisation ou restructuration, débouchant sur une table ronde prenant en compte les propositions alternatives des salariés, et de leurs organisations représentatives, permettant pour chacun-e le maintien dans un emploi modernisé, ou un bon reclassement, sans passage par le chômage ;
-Loi organisant les pouvoirs des comités d’entreprises, représentants du personnel et élus territoriaux pour contribuer à la prévention des difficultés d’emploi et intervenir sur les choix stratégiques de l’entreprise.
-Revaloriser les taux d’indemnisation du chômage.
Salaires, pouvoir d’achat : un relèvement massif En dix ans, les profits sont passés de 26% à 34% du PIB(1) : + 162 milliards d’euros pour la seule année 2003 ! Et le pouvoir d’achat, les dépenses socialement utiles ont baissé d’autant ! C’est insupportable. Et cela plombe la croissance en étouffant la demande.
Il faut prendre le chemin inverse : par la mise à contribution des profits et des revenus financiers ; par la mobilisation sélective du crédit en faveur de l’emploi :

Des augmentations immédiates :
-Porter et unifier le SMIC à 1400 euros (brut) par mois pour 35 heures, aucun minima de branche ne lui étant inférieur ;
-Revaloriser le traitement des fonctionnaires de 5% pour récupérer l’intégralité de la perte du pouvoir d’achat subie depuis 2000 ;
-Revaloriser fortement les minima sociaux et les indemnités des chômeurs, tous les minima sociaux étant portés au-dessus du seuil de pauvreté ;
-Immédiatement, versement de 300 euros pour les foyers modestes et moyens, financés par une contribution des revenus financiers des entreprises.
Relever les pensions de retraites :
-Abrogation de la loi Fillon ;
-Droit à la retraite complète à 60 ans avec 37,5 années de cotisations ;
-fixer la retraite à 75% des dix meilleures années ;
-Faire cotiser les revenus financiers des entreprises, au même taux que les salaires.
Ou trouver l’argent ?
Comme devait le rappeler Alain Bocquet président du groupe communiste à l’Assemblée nationale, répondant à D. de Villepin qui prétend que les marges de manoeuvres dans le budget de l’Etat sont étroites, l’argent ne manque pas, il suffit d’avoir le courage politique d’aller le prendre où il se trouve. Dans cet esprit, Alain Bocquet a mis l’accent sur les 12 des 40 sociétés françaises cotées au CAC 40 qui annoncent 32 milliards de bénéfices nets, soit autant en six mois que pour toute l’année 2003. Il a dénoncé les salaires faramineux des PDG en citant en exemple le PDG de Carrefour parti en retraite anticipée avec l’équivalent de 2815 années de SMIC.
Le député communiste rappela encore les quelque 17 milliards d’euros accordés par l’Etat chaque année pour baisser les charges patronales sans que cela ne crée d’emplois.
Et puis comment oublier les 50 milliards d’euros de baisses d’impôts accordées en six ans aux plus riches. On pourrait aussi trouver d’autres exemples démontrant que l’argent ne manque pas pour répondre aux attentes exprimées par notre peuple lors du référendum du 29 mai.

Joë Triché
(1) Produit intérieur brut

Trois questions
à Jean-Pierre Cornevin sur le renforcement du PCF....

Jean-Pierre Cornevin, Secrétaire départemental du PCF

LDA :Qu'est-ce qui a motivé la direction nationale de faire des 23, 24, 25 26 juin prochains un temps fort pour appeler à l'adhésion au PCF.
JPC : Le PCF a l'ambition de jouer un rôle majeur dans la perspective de l'émergence en France et en Europe, d'une véritable alternative politique rompant avec les politiques de régression et de casse sociale mise en œuvre dans notre pays au nom du libéralisme. Pour être à la hauteur de cette ambition, le parti doit s'ouvrir en grand à toutes celles et ceux qui veulent prendre part à cette nouvelle espérance populaire. Et concrètement, s'il est un enseignement majeur à tirer de la victoire du NON au référendum, c'est que le militantisme de proximité peut être plus fort que le rouleau compresseur politico-médiatique mis en place par les tenants du OUI. Un constat qui a son importance dans un contexte où la pédagogie du renoncement et la volonté de décourager sont devenues une façon de gouverner. Face à la chape de plomb qui visait à empêcher tout débat sur le projet constitutionnel, la présence de militants communistes dans les entreprises et les lieux publics a permis de faire connaître le contenu réel du traité mais aussi de clarifier l'enjeu du scrutin. Le résultat en témoigne, c'est souvent là où le PCF est le plus influent que le NON a été le plus fort.
LDA : On dit que le PCF au cours de cette campagne est redevenu une référence pour le peuple et pour la gauche. Qu'en penses-tu ?
JPC : Cette véritable reconquête de légitimité, nous l'avons acquise sans rien affadir de notre politique. Nous avons tout à la fois affirmé le parti communiste et réussi la victoire du référendum. C'est parce que nous avons été utiles à notre peuple, au rassemblement du Non de gauche, que celui-ci et tous ses acteurs, reconnaissent


notre utilité et celui de notre secrétaire nationale. La place du parti se trouve confortée parce que nous avons, dès le début clairement affiché un positonnement anti-libéral avec comme objectif construire un rassemblement majoritaire qui fasse gagner le Non et au-delà déboucher sur un nouvel espoir. Nous avons mis en permanence en cohérence nos actes et nos paroles. Nous avons redonné ainsi de la sincérité au débat politique.
LDA : Quel message voulez-vous faire passer à ceux qui partagent les idées du PCF mais pour autant sont réticents à l'idée de s'engager dans un parti ?
JPC : Je leur dirai, regardez ce que nous avons fait lors de la campagne sur le projet constitutionnel. Nous n'avons pas fait vivre notre organisation pour elle-même mais pour le rassemblement populaire, pour l'action politique. Par exemple, en ce qui nous concerne dans l'Aube, notre fédération a mis des moyens financiers pour développer le collectif du NON de gauche, nous avons ouvert les colonnes de la Dépêche de l'Aube aux militants du NON de gauche sans exception aucune, et le partage du temps de parole dans la campagne officielle, les militants du Non, adhérents du parti ou pas, n'en n'ont pas seulement entendu parler, pour la plupart, ils l'ont vécu. Le parti communiste, que nous voulons renforcer et réorganiser, c'est celui-là. Celui que les communistes ont pratiqué et que les militants ont découvert ou redécouvert dans cette campagne du référendum. L'adhésion n'est pas alors un ralliement, un embrigadement mais le moyen qu'une femme ou un homme se donne pour rendre son action politique plus efficace, pour être plus libre dans une société qui veut l'aliéner


Pour adhérer, appelez le 03 25 73 43 40

Troyes : un vote de gauche, un vote de classe......

Référendum - Les Troyens n’ont pas suivi les conseils de vote de F. Baroin et de M. Bret et ont rejeté la constitution européenne à 52,53 %

François Baroin aime les pavés. Pourtant il n’a certainement guère apprécié celui que les Troyens ont jeté dans sa mare le 29 mai.
C’est d’ailleurs dans l’ensemble de la circonscription dont il est député que le rejet a été massif (La Chapelle, Romilly, Nogent, etc...). Plusieurs quartiers populaires de Troyes ont émis un vote sans appel. Aux Chartreux, par exemple : 68% pour le Non, alors que le Conseiller municipal socialiste JP Chérain (qui fut candidat unique de la gauche aux dernières élections cantonales) avait soutenu... le Oui ! (itou pour Marc Bret et Albert Danilo).
Un non de gauche pour exprimer son mal de vivre
Cette force du Non n’est pas un hasard. Pas un hasard dans une ville qui a tellement souffert de la politique européenne. Combien d’entreprises ont disparu depuis Maastricht ? La bonneterie faisait la renommée de Troyes. La liquidation de près de 20 000 emplois dans le textile et de milliers d’autres dans l’industrie a frappé durement les familles. Le chômage, les bas salaires (parmi les plus faibles de France), le manque

d’emplois qualifiés pour les jeunes rendent la vie difficile dans les quartiers populaires. Les Troyens sont sensibles à la beauté de leur ville, mais ni les pavés, ni les pans de bois, ni les flonflons ne leur font oublier les dures réalités quotidiennes.
Le 29 mai, ils ont donné massivement leur avis, un vote de gauche auquel seuls les Conseillers municipaux communistes Pierre Mathieu et Anna Zajac les avaient clairement appelés. Il va falloir en tenir compte.
Le mépris. Les Troyens disent Non à F. Baroin......
J. Chirac en fait son ministre !
Quel mépris ! C’est la réponse du berger à la bergère. «Vous avez dit Non à votre député maire ? Je vous ai bien entendu. Il sera ministre» et toujours maire et président de la CAT, apparemment. Cette nomination a été ressentie comme un soufflet. Et s’ajoute à la colère qui a succédé à la formation du gouvernement De Villepin-Sarkozy.
Si les «recettes» du Premier ministre sont accueillies positivement par le Medef, F. Baroin aurait tort de ne pas considérer le Non des Troyens comme un vote de classe, un vote anti libéral. Et qui pourrait lui apporter des lendemains qui déchantent.

G. D.

A Troyes : il faut payer pour venir travailler !

Tous les plans de circulation de la CAT réalisés ou mis en échec par la population (pénétrante des Viennes, boulevard J. Guesde, Château des Cours, etc...) n’ont qu’un objectif : favoriser le «tout auto».
Les transports publics ne correspondent pas aux besoins réels de celles et ceux qui travaillent à Troyes. C’est notoire.
Depuis longtemps, de très nombreux salariés ont choisi d’habiter les communes de l’agglomération. D’autres ont préféré retrouver calme et nature dans les villages autour de Clérey, Bouilly, Estissac, Saint Lyé, etc.
Ainsi chaque jour, ils sont plusieurs milliers à converger vers le centre de troyes. Une étude de la CAT, qui date déjà de janvier 2000, avait dégagé plusieurs constats :
- Une agglomération très dense «polarisée sur son hyper centre»
- Une importante circulation alternante en augmentation
Et de conclure : «l’habitant type est très mobile. Il se déplace dans une agglomération dont la densité devrait être favorable aux transports en commun et aux vélos».
La voiture particulière représente 85% des transports mécanisés (contre 81% au plan national). «Chaque jour 131 000 véhicules entrent et sortent du territoire de la CAT» ajoute l’enquête qui précise «11% en transit (ne s’arrêtent pas) 88% (115 000) à destination de l’agglomération troyenne». Ces chiffres donnent une approche du nombre de salariés de la périphérie qui chaque jour pénètrent dans Troyes pour y travailler.
A l’intérieur même de l’agglo, les transports en commun ne répondent pas aux besoins (8% du trafic contre 13% nationalement). Comment un habitant de Pont-Sainte-Marie pourrait-il utiliser les bus de la ville pour aller travailler à l’hôpital ou de Saint-Julien à Sainte-Savine, des Sénardes chez Petitjean ? Fréquence de passage, correspondance, circuits rendent impossibles ces parcours quotidiens.
«Venez, venez, j’ai de beaux parkings...» «Venez, venez, j’ai de beaux parkings payants» répond F. Baroin, maire de Troyes et président de la CAT.


Parking sous-terrains (y compris celui de la Préfecture en construction alors que P. Langevin est déficitaire) parkings de surface (tous les mails, terre-pleins, trottoirs seront bientôt annexés et taxés. Les salariés sont piégés.
Pour travailler à Troyes, il faut payer une carte de «résident» 2 euros par jour. Plus de 50 euros par mois.
Et comme dans un ménage chacun a le plus souvent besoin de sa voiture, voilà 100 euros qui écornent le budget familial (sans compter les frais de carburant, d’assurance, d’entretien).
Loi sur l’air,
transports en commun en site propre,
taxe de transport,
la TCAT a fort à faire pour être au top !
De grandes questions sont en débat pour protéger la santé des habitants contre la pollution de l’air, pour réduire les gaz toxiques néfastes à la planète. Toutes passent par la réduction du trafic automobile.
A Troyes, l’aménagement du coeur de la ville a limité la circulation des voitures au profit des piétons, ce qui est un bien. Mais globalement, l’entrée dans Troyes des véhicules particuliers n’a pas été réduite. Au contraire. Des solutions ?
Avoir la volonté réelle de réduire le trafic automobile et regarder ailleurs ce qui se fait de bien... parkings, extérieurs, navettes, passages fréquents et maillage serré des bus. L’augmentation de la taxe de transports appliquée à l’employeur dégagerait des crédits (à Troyes, elle est inférieure à la moyenne nationale). «Procéder à un nouveau partage de l’espace qui donnera la priorité aux piétons, cyclistes (!) et transports en commun plutôt qu’à l’automobile». C’était le programme d’action de la CAT pour l’horizon 2006. La floraison des parkings payants au coeur de la ville en est la réponse. Jusqu’au jour où les automobilistes troyens refuseront de se faire rançonner !


LDA

Sainte-Savine - Saint-André


Faut-il vraiment créer une voie nouvelle ?

La vallée des Viennes a été sauvée de haute lutte.
Chacun se souvient du projet fou de bétonner la belle vallée pour en faire une pénétrante, voie rapide vers le centre de Troyes. L’actif «comité de défense des Viennes» a su expliquer, proposer, rassembler pour qu’enfin soit abandonnée l’idée de ce massacre. A l’époque, plusieurs conseillers municipaux de Sainte-Savine avaient contré la volonté d’Alain Coillot, alors maire, et à Saint-André, Jean-Pierre Cornevin s’y était opposé. On connaît la suite...
Pour répondre aux problèmes réels de circulation, la CAT avait alors décidé de réaménager deux rues parallèles : l’avenue Wilson (travaux terminés) et la rue P. Doumer (prévus pour 2005-2006). Chacune en sens
unique (l’une vers Troyes, l’autre vers l’extérieur). une promenade, rue vélo-voie des jardins ouvriers s’inséreront dans ce site sauvegardé.


Mais voici que la CAT (est-ce de la nostalgie?) se propose d’ouvrir une voie nouvelle qui relierait l’avenue Wilson à la rue P. Doumer (et pourquoi pas au-delà ?). Une emprise de 13 mètres au niveau du rond-point des Abbayes, prolongeant l’avenue passant devant Carrefour et coupant à l’équerre la vélo-voie. Cette trouée de bitume éventrerait le site protégé. Or, les travaux de réaménagements routiers de tout ce secteur ne sont pas terminés (rue P. Doumer, doublement de la rocade, pont d’Echenilly, etc...). Pourquoi alors ne pas attendre de voir comment s’organisera la circulation ?
Une réunion d’information organisée par la CAT a mis en lumière beaucoup de divergences. «La faune et la flore souffriront si une route traverse le bois des Viennes». «A quoi sert de structurer un milieu naturel ?» ou encore «On va favoriser la circulation automobile»...
Là est sans doute le véritable problème.

La Chapelle Saint-Luc - Les Noës
Lettre ouverte de Marie-Françoise Pautras Conseillère générale à Nicolas Sarkozy Ministre de l’Intérieur

Monsieur le Ministre,
Fin novembre 2002, vous êtes venu à Troyes, choisissant l’Aube comme vitrine pour lancer votre réforme en matière de sécurité.
En présence de Monsieur François Baroin, Maire de Troyes et Ministre, devant un parterre fourni d’élus du Département, vous avez annoncé le renforcement des effectifs de la police nationale, pour transformer le poste de police de La Chapelle-Saint-Luc en commissariat.
Cette mesure était attendue par les Noyats et Chapelains depuis 1998. Plus de 3500 habitants se sont mobilisés au travers d’une pétition. Ils demandaient à l’Etat de remplir sa mission régalienne et l’augmentation des effectifs de la police nationale permettant d’assurer 24 heures sur 24 la continuité du service public de sécurité.

Malheureusement, avec la population, je déplore que vos engagements n’ont pas été tenus. Les 22 fonctionnaires de police qui devaient être affectés à La Chapelle-Saint-Luc ne le sont toujours pas.
Au cours de ces derniers mois, une série de faits délictueux, notamment plusieurs incendies d’origine criminelle, révèlent l’équilibre précaire de ce secteur situé en zone franche. Avec votre retour au Ministère de l’Intérieur, il nous semble légitime d’attendre le respect de vos promesses et qu’elles se concrétisent rapidement.
Souhaitant avoir retenu votre attention sur le bien-fondé de cette requête,
Je vous prie, Monsieur le Ministre, de bien vouloir accepter l’expression de ma considération distinguée

Romilly sur seine
Compte administratif 2004 Des chiffres en trompe-l’oeil

Entre l’autosatisfaction et la méthode Coué, la présentation par Pierre Dichamp, adjoint aux finances de l’équipe Cartelet, du compte administratif 2004 de la ville de Romilly avait, jeudi 26 mai, quelque chose d’irréel. «Gestion rigoureuse» «maîtrise financière»... Il est vrai que l’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, et qu’il ne reste plus dans notre bonne ville, grand monde pour se féliciter des prouesses de la gestion PRG-UMP.
Peu importe dans cette mairie où le temps s’est arrêté, où chaque jour des romillons (onnes), des salariées d’UPA aux commerçants du centre ville hurlent leur ras le bol, le dernier carré s’autofélicite et se gargarise de comptes qu’ils ont eux-mêmes arrangés, présentés en trompe- l’oeil, relayés par une «presse» définitivement en rupture déontologique.
Car, malheureusement les chiffres sont implacables :
-Près de 3 millions d’euros (19 millions de francs) d’impôts supplémentaires prélevés dans la poche de nos concitoyens depuis 2001 !

-40% d’augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères en 3 ans !
-200 000 euros, coût de l’augmentation des services à la population pour la seule année 2004 !
L’endettement par habitant est en recul proclame-t-on... sans nous expliquer les raisons. La bonne gestion ? Non un taux de réalisation des investissements de 34%. En clair, les 2/3 du programme d’investissement 2004 non réalisés !
Pour ne pas dépenser, je ne fais rien. CQFD !
Bien sûr, la précarité et le chômage continuent de s’amplifier dans la ville, aucune activité nouvelle ne se profile à l’horizon, les recettes de la taxe professionnelle payée par les entreprises continuent de diminuer de façon inquiétante. Peu importe, il reste deux douzaines d’élus municipaux de la majorité municipale qui sont contents !! C’est déjà ça.

Yves Bouteiller

Après un procès perdu contre la CGT, une plainte contre les commerçants, c’est maintenant au tour de Joë Triché

Vendredi 3 juin à 15 h 30, Joë Triché Conseil-ler général de Romilly, était convoqué à la gendarmerie suite à une plainte déposée en mars 2004 par Sarah Auzols première adjointe de Michel Cartelet et candidate à l’élection cantonale.
Motif de cette plainte, Joë Triché aurait distribué des tracts pendant la campagne électorale.
Deux documents lui furent présentés par le gendarme chargé d’enregistrer sa déposition, l’un était une invitation à participer le 11 mars 2004 à une réunion publique pour débattre de l’emploi, de la formation et des questions de santé à laquelle participaient Pierre Mathieu, Conseiller régional et Claude Maitrot, secrétaire départemental du Mouvement Républicain et Citoyen, l’autre représentait la profession de foi du second tour envoyée à toutes électrices et électeurs avec les bulletins de vote par les services de la préfecture.
Mais pour arriver à ses fins, chacun a encore en mémoire que Sarah Auzols aura tout tenté. Durant ces élections, elle a développé une campagne de haine à l’égard de Joë Triché et du Parti communiste. Entre les deux tours, elle qui s’affiche comme une responsable du parti radical de gauche, est allée quémander les soutiens de toute la droite, de François Baroin, député UMP à Philippe Adnot, président de droite du Conseil général. Concernant la distribution de journaux, elle n’a pas été la dernière. Elle a par exemple distribué ou fait distribuer deux documents quatre pages en couleur où elle invitait les habitants à participer à quatre réunions publiques entre le 5 et le 16 mars 2004.
Comme en témoignent ces quelques faits, Sarah Auzols était prête à tout pour réaliser ses ambitions politiques. Mensonges, dénigrement, alliance avec la droite, plainte, elle aura vraiment tout essayé.
Mais les électrices et les électeurs ne se sont pas laissés impressionner par ce déluge de propagande. Ce qui a été primordial pour eux, ce fut la disponibilité et le travail de terrain sur tous les sujets effectués par Joë Triché depuis des années et des années. Le verdict a été en effet terrible pour Sarah Auzols. Près de 55% des suffrages et 360 voix d’écart en faveur de Joë Triché.
Depuis, comme il s’y est attaché dans le mandat précédent, il continue de défendre au Conseil général les intérêts de Romilly et de la population. Dernièrement, on l’a vu aux côtés des salariés d’UPA Lingerie. La réhabilitation du collège «Le Noyer Marchand» est en cours, les travaux de la rocade Nord devraient commencer en 2006, les associations romillonnes


Intolérance à répétition


Intimidation et tentatives de procédures judiciaires sont devenues la règle pour Michel Cartelet et sa première adjointe Sarah Auzols. Il y a en effet trois, le maire de Romilly engageait au tribunal d’instance de Nogent-sur-Seine un procès qu’il a d’ailleurs perdu contre le syndicat CGT du personnel communal.
Récemment, Michel Cartelet porta plainte contre les commerçants mécontents de ne pas avoir été consultés avant la tenue d’animations en centre ville.
On se souvient que Véronique Richomme, candidate du PS pour ce scrutin des cantonales, s’est fait verbalement agressé par le mari de Sarah Auzols et le directeur de cabinet de Michel Cartelet alors qu’elle distribuait le journal de la liste d’Union de la gauche conduite par Jean-Paul Bachy pour les élections régionales de 2004.
Ces faits, à cette époque, ont été signalés à la gendarmerie par Véronique richomme
Et aujourd’hui, c’est Joë Triché qui est convoqué à la gendarmerie suite à une plainte de Sarah Auzols.
Visiblement, ça sent la panique chez les élus PRG et UMP de la majorité municipale qui croient pouvoir réduire au silence ceux qui ne pensent comme eux.
Cette intolérance à répétition n’est pas loin de friser la paranoïa.
Concernant la presse départementale, nous avons noté qu’elle n’avait pas fait des titres aussi gros en première page quand il s’est agit du maire-adjoint de M. Cartelet qui a réalisé illégalement des travaux de construction sur un terrain déclaré au plan d’occupation
des sols comme inconstructible.

LDA

continuent de percevoir des subventions du Conseil général ainsi que la ville de Romilly pour les dossiers qu’elle dépose et depuis quelques mois, comme il s’y était engagé au moment de la campagne des cantonales, Joë Triché s’attache à rassembler la population pour obtenir la déviation de la RN 19.


PCF Section de Romilly

Après la victoire du Non Pas question de baisser les bras On continue

C’est ce qui ressort de la réunion publique organisée par la section de Romilly du PCF mardi 14 juin.
Parmi la bonne cinquantaine de personnes présentes, il y avait bien sûr des communistes mais aussi des citoyens qui se sont engagés dans la campagne du référendum à titre personnel, des militants du Non socialistes et Claude Maitrot pour le MRC.
Il est vrai qu’à Romilly le Non a recueilli 68,86% et près de 71% dans le canton où Joë Triché est le Conseiller général. Il n’est donc pas question pour les communistes romillons et du secteur de laisser retomber la pâte comme on dit.

Un riche débat s’est vite engagé ou chacune et chacun a pu faire part de sa joie concernant le résultat obtenu mais aussi pour indiquer qu’il fallait rester mobilisés contre la politique de Villepin/Sarkozy et pour construire des alternatives aux politiques libérales mises en oeuvre en France et en Europe. Dans ce cadre, des réunions thématiques devraient être organisées avec le souci de rassembler largement. Cette première initiative s’est conclue dans l’amitié et la convivialité autour d’un buffet


LDA

On veut culpabiliser les assurés sociaux.

Concernant la santé des français, l'actualité de ces derniers mois n'est pas avare. La première traduction en acte de la réforme de l'assurance maladie, la convention médicale, suscite inquiétude parmi les assurés et mécontentement parmi les médecins.
On est dans un des plus mauvais scénario que nous puissions prévoir.
Le mouvement mutualiste avait misé sur un parcours de soins autour d'un médecin traitant, permettant un accès de qualité des populations au système de santé, au moindre coût pour les intéressés comme pour la collectivité. Là, avec la nouvelle convention, ni les médecins, ni les patients ne sont véritablement incités à jouer le jeu du parcours qualitatif des soins coordonnés.
Les assurés sont confrontés à un maquis administratif, technique, tarifaire, sans précédent. Il y a un début de concrétisation d'une médecine à deux vitesses puisque les dépassements tarifaires sont autorisés par les médecins du secteur I. Il n'y a plus d'égalité, de réciprocité des droits entre les patients et les professionnels de santé.
Pour les premiers, c'est un régime de pénalités qui se renforce : l'assuré paye d'abord la franchise de un euro sur chaque acte, et, s'il ne suit pas le parcours de soins, il peut avoir une majoration du ticket modérateur, et ensuite, troisième niveau de pénalisation, il subit un dépassement tarifaire.
Par contre on a octroyé pas mal de libéralités à certains professionnels de santé, en particulier à des spécialistes. Nous sentons que nous sommes dans un système très marqué idéologiquement, politiquement.
L'ex ministre de la santé Douste-Blazy a dit vouloir responsabiliser les assurés avec un tel système, mais en réalité, on veut rendre la population coupable de tout. On vit sur le complexe de culpabilisation.
La sécu envoie à chaque assuré un relevé de ses dépenses, ce qui est une logique inacceptable pour les mutualistes.
On sait que 5 % de la population occasionnent 60 % des dépenses d'assurance maladie. Ce sont les maladies graves. Et on les culpabilise ! Et ceux qui sont en bonne santé voient qu'ils ne coûtent rien.C'est la meilleure façon de casser un système solidaire.
L'ex secrétaire d'Etat à l'assurance maladie, Xavier Bertrand, maintenant ministre de la santé, a mis en cause les mutuelles en affirmant qu'elles ne peuvent justifier des augmentations de leurs tarifs par les conséquences de la réforme. C'est faux !
Selon le haut conseil de l'assurance maladie lui-même, en 2005, il y aura un accroissement des charges pour les


complémentaires de 6,6 %.Pour le seul forfait hospitalier, par exemple, qui était de 10.67 €en 2003, et va passer à 16 € en 2007 cela représente 100 millions d'euros de dépenses supplémentaires.
La réduction de la prise en charge des affections de longue durée va entraîner un autre gros transfert de charges, estimé à 455 millions d'euros. Et s'il n'y a pas d'adhésion forte au parcours de soins, les charges pour les complémentaires ou les ménages seront certainement plus fortes.Dans tous les cas, l'assuré paiera, soit sous forme d'un reste à charge accru non remboursé, soit indirectement, sous forme de cotisations plus chères de sa complémentaire.
Avec la convention médicale, on assiste aussi aux premiers travaux pratiques de la nouvelle gouvernance de l'assurance ma-ladie. Jamais le système n'a été autant étatisé. La négociation de la convention l'a prouvé, avec un président de UNCAM et des acteurs sociaux qui ne sont que consultés, et un directeur dépendant directement du gouvernement qui s'engage, qui signe.
On risque d'aller vers une crise grave du pilotage du système. On est revenu à un paritarisme désuet, avec un MEDEF dominant, présent dans chacune des institutions, la CNAM, l'UNCAM, et y compris certains acteurs du complémentaire, la FFSA (assurances privées) et le CTIP (institutions de prévoyance).On a assisté à une mise à l'écart de la mutualité et des associations d'usagers de l'UNCAM, ce qui ne permet pas l'indispensable renouveau de la démocratie sociale.Les mutuelles de Frances ont commencé à organiser la réaction.Elles ont eu raison de lancer rapidement la campagne de pétition contre la contribution forfaitaire. Plus que jamais, nous sommes déterminés à demander le retrait de cette mesure et à élargir notre action.
Cette pétition, contre la franchise de un euro et pour mettre un terme aux transferts de charges sur les ménages et les mutuelles, a déjà recueilli plus de 120 000 signatures. Nous voulons contribuer à ce que la réforme, dans ses aspects les plus négatifs, soit inversée.
La loi relative à l'assurance maladie n'est pas, c'est sûr et certain, la réforme que voulait le mouvement mutualiste.
Tous les acteurs sont désormais devant leurs responsabilités et le pouvoir devant les siennes.
Il devra dire en rédigeant son décret sur les contrats responsables s'il veut bloquer la dérive des dépenses, encourager l'égalité d'accès aux soins de qualité, juguler les dépenses non fondées sur des critères d'utilité ou bien si dans la bouche du gouvernement "sauver la sécu" n'est qu'un slogan politicien vide de sens.