La dépêche de l'Aube n°817 du Vendredi 20 mai 2005

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Référendum du 29 mai

Régression sociale ou respect des salariés!

L’actualité sociale est marquée par un accroissement incessant du chômage, la multiplication des délocalisations, l’explosion des inégalités.
C’est le triomphe du tout libéral que la constitution européenne entend consacrer. Une victoire du Oui signifierait un très mauvais coup pour les salariés.
La concurrence tous azimuts est inscrite dans ce texte. Il ne prévoit pas de clause de non-régression sociale. Il interdit même toute harmonisation des droits du travail (article III-207). C’est par «le fonctionnement du marché» que doit se faire l’harmonisation des systèmes sociaux (article III-209) ! La flexibilité et la précarité sont expressément encouragées : l’article III-203 invite les Etats membres à «promouvoir une main-d’oeuvre susceptible de s’adapter ainsi que des marchés du travail aptes à réagir rapidement à l’évolution de l’économie». (article II-75-1). Le droit à la protection sociale est remplacé par un «droit d’accès aux prestations» (article II-94-1). Les services publics sont menacés. Leur privatisation est encouragée : «Les Etats mem-bres s’efforcent de procéder à la libéralisation des services au-delà de la mesure qui est obligatoire» (article III-148), ainsi que leur mise en concurrence :
«Les restrictions à la libre prestation des services à l’intérieur de l’Union sont interdites» (article III-144). La directive Bol-kestein sur «la libéralisation des services» ne fait qu’appliquer ces dispositions.



La victoire du non pour de nouveaux horizons
Mais les salariés ne l’entendent pas de cette oreille. Ils savent qu’une autre Europe est possible. En se prononçant majoritairement pour le «Non», les hommes et les femmes de notre pays ouvriront de nouveaux horizons pour une autre Europe. Dans ce nouveau traité, il faudra que figurent le principe de non-régression sociale, et la garantie de droits réels pour les salariés, pour la retraite, pour la protection sociale. Il faudra développer les contours d’une véritable Europe des services publics, permettant de répondre partout aux besoins fondamentaux...
Il faudra inscrire au programme une Europe de l’emploi, avec une Banque centrale européenne sous contrôle des élus servant un système de sécurité d’emploi et de formation.
Il faudra une Europe de l’égalité hommes/femmes, qui agit réellement et ne nie pas les droits acquis par les femmes.
Il faudra une Europe de la démocratie, qui ne se cache pas des citoyens, qui leur permet de participer pleinement à l’élaboration des décisions, une Europe qui ne ferme pas ses frontières...
il faudra une Europe de paix, dégagée de la tutelle de l’Otan, qui agit pour le désarmement et pour trouver des issues politiques aux conflits majeurs de notre temps


LDA

Mardi 24 mai 2005 / 18h30
Bourse du Travail à Troyes


Grand meeting de rassemblement de la gauche pour la victoire du Non et de l’Europe sociale avec la participation de dirigeants nationaux
du PCF : Dominique Grandor, membre exclusif national
du MRC : Patrick Trannoy collaborateur de Georges Sarre, premier secrétaire du MRC d’Attac : Bernard Tepper, membre du conseil scientifique de l’association et d’un dirigeant national du PS

Nogent-sur-Seine
Dépôt de garantie : G. Ancelin contraint de rembourser les familles.....

On se souvient que le Conseil municipal à l’exception des élus communistes avait décidé d’instituer un dépôt de garantie pour les familles faisant la demande de l’ouverture d’un compteur d’eau.
Cette mesure est entrée en vigueur à partir du 22 septembre 2004. Mais Gérard Ancelin et sa majorité ont dû faire face sur la riposte des familles car cette disposition était particulièrement inadmissible et injuste. Heureusement qu’elles ont pu compter sur l’appui et l’opiniâtreté des élus communistes du Conseil municipal notamment de Laurent Levasseur qui a été l’organisateur du rassemblement de protestation des familles, de la pétition, des démarches auprès du maire et d’une


manifestation devant la mairie lors d’un récent Conseil municipal. Ajoutons que cette pratique du dépôt de garantie devrait être interdite dans la future loi sur l’eau actuellement en discussion à l’Assemblée nationale et au Sénat. Ainsi, Gérard Ancelin qui jusque là avait fait preuve d’une très grande détermination à ne pas vouloir céder devant les familles et les élus communistes, est obligé aujourd’hui de mettre un genou à terre. Quand une mesure est injuste, au lieu de faire preuve d’arrogance à l’égard de celles et ceux qu’elle frappe, il faut Monsieur le maire savoir écouter leur détresse.


LDA

Les Européen pour le NON
Martine Billard,
Emile Zuccarelli

Martine Billard, écologiste, députée de Paris
«Nous avons besoin d’une constitution européenne qui affirme comme objectif de l’Union le fait de construire un espace de solidarité et de développement soutenable en lien avec l’ensemble des peuples de la planète. Or le traité de constitution européenne affirme exactement le contraire : un espace fermé constitutant une Europe forteresse, mais avec «un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée». Le dogme européen de la «libre concurrence» tue l’économie sociale et solidaire (...). De même, il faut refuser l’inscription dans la constitution du choix de l’agriculture productiviste, condamnée par les écologistes depuis des années.»

Emile Zuccarelli, ancien ministre, député, maire de Bastia et président d’honneur du PRG
«Par nature, une constitution définit le rôle, la portée et les modes de fonctionnement des institutions qu’elle crée. Mais pas les politiques que ces institutions auront à mettre en oeuvre. Tel n’est pas le cas de ce traité, qui non seulement précise le cadre d’organisation des institutions européennes, mais, surtout, consacre près de la moitié de ses articles aux politiques communes. Ce n’est plus une constitution, c’est un inventaire à la Prévert.»

La Dépêche de l’Aube
et L’Association Foire de Champagne
vous invitent aux Foires de Champagne
du 27 mai au 05 juin 2005
Parc des Expositions...
Humeurs...

.....ENCORE LA CONSTITUTION
Les arboriculteurs ont inventé depuis des siècles des centaines de variétés de fruits. Le Troyen Charles Baltet, mondialement connu, vendait en 1900, 400 variétés de poires. On n'en vend plus qu'une trentaine. Allez au supermarché, vous ne trouverez que 3 pommes sur les étals : la Golden, la Granny, la Starking, étrangères et suralimentées, traitées 30 fois, les 3 pas glorieuses de la pomologie. Les autres sont des fruits oubliés, les enfants perdus du productivisme.
Voilà un moyen d'aborder le problème de la biodiversité et du développement durable dont on parle tant depuis la Conférence de Rio en 1992. Cela veut dire que les peuples s'interrogent sur leur avenir, craignent l'appauvrissement des richesses végétales, leur manipulation à des fins mercantiles et la non maîtrise des productions de l'avenir. Il faut cependant rendre à nos enfants une planète riche et propre, une planète qu'on leur a empruntée, disait Saint-Exupéry.
Le traité constitutionnel aborde dans la première partie ces problèmes d'environnement, et ceux qui votent OUI ont pour cette charte les yeux de Chimène.
Ils n'osent pas aller plus avant dans leur lecture car ils verraient que toutes ces entreprises " sont soumises comme les autres aux règles de la concurrence communautaire ". Autrement dit la constitution ne fait pas sortir l'eau, l'air, la biodiversité du marché, mais l'y fait entrer.
Malicette.

Référendum du 29 mai
Nous, retraités, pour nos enfants et petits-enfants, nous disons «Non» au traité constitutionnel

Dans un appel diffusé dans tous les foyers de Romilly, des retraités ont tenu à expliquer les raisons qui les conduisent à rejeter le projet de constitution Giscard.
Dans ce texte, ils notent que les mots «retraite» et «retraité» ni’yfigurent pas une seule fois tout comme la notion de droit à la retraite ou pension.
«Seul l’article II 85 parle du «droit des personnes âgées : l’union reconnaît et respecte le droit des personnes âgées à mener une vie digne et indépendante, et à participer à la vie sociale et culturelle». On peut donc déduire qu’il n’y a pas de reconnaissance d’une vie de travail, du droit à la retraite, que notre système de répartition laissera la place à la capitalisation» précisent-ils.
Les retraités (es) signataires de cet appel ne manquent pas également de rappeler les nombreux combats qu’ils ont menés durant toute leur vie active et encore aujourd’hui pour que notre peuple conquière des droits. Ces droits, ils ne veulent pas les voir disparaître, ils souhaitent au contraire qu’ils soient améliorés pour leurs enfants et petits-enfants.
Dans cet appel, ils indiquent encore que «La force du «Non» qui sortira des urnes ne pourra que faire pencher la balance vers une constitution européenne répondant aux besoins et aspirations des peuples européens, dont le nôtre, pour un mieux être des actifs et des retraités.
Nous retraités, au moment de voter le 29 mai, nous



penserons davantage à nos enfants et petits-enfants qu’à nous-mêmes.
Nous croyons tellement que l’Europe est une belle idée, que nous en avons marre de la voir accaparée par les marchés financiers et les délocalisateurs.
Nous croyons au contraire que l’Europe doit être un espace d’épanouissement et de solidarité pour les jeunes générations.
Notre «Non» n’est pas un «Non» à l’Europe mais un appel à la construire autrement. Pour nous qui avons tellement lutté et manifesté pour conquérir nos droits,le 29 mai sera une journée de lutte».


Première liste des signataires de cet appel
Bouchet Jacqueline, Bouchet Maurice, Pochinot Jocelyne, Liébart Maryvone, Didier Nicole, Levasseur Raymond, Pochinot Ginette, Piard Jacqueline, Delvaux Roger, Thomas Jacques, Thomas Jeannette, Adenin Louis, Séné Pierre, Martin Henry, Adani Guy, Adani Louisette, Barthélémy Christian, Barthélémy Rolande, Blandin Roger, Camuset Gisèle, Caqueux Alice, Collot Ginette, Collot Pierre, Doucet Daniel, Gautray Andrée, Kauskot André, Lange Yvonne, Levasseur Yolande, Loisy Ginette, Loisy Pierre, Mériaux Françoise, Mériaux Henri, Militzer Alain, Militzer Henriette, Militzer Rudolph, Mizelle Jean, Possamaï Honoré, Possamaï Simone, Rollot Henriette, Triché Miche.

Romilly-sur-Seine


La corvée Raffarin ne passe pas.....

Lundi 16 mai, place des Martyrs, 200 personnes environ se sont rassemblées à l’appel des syndicats CGT, CFDT et UNSA pour protester contre la décision du gouvernement Raffarin de supprimer le lundi de Pencôte comme jour férié.
Au nom des organisations syndicales, c’est Didier Liebart, secrétaire général de l’Union locale CGT qui rappela :
«Le gouvernement avec la bénédiction du Medef continue la casse sociale, il remet en cause les 35 heures, nos acquis sociaux, il veut modifier le code du travail, en nous l’imposant à la sauce Medef, cette journée de solidarité, une mesure profondément injuste et inéquitable. Elle ne vise que les salariés et elle n’apporte pas de véritable solution aux besoins de nos aînés et des handicapés.
Raffarin tente de nous culpabiliser et répétant que les Français doivent être solidaires, nous n’avons pas de leçons à recevoir de ce monsieur. Les Français n’ont pas attendu l’arrivée de Raffarin pour montrer leur solidarité, alors sire Raffarin, balayez devant votre porte avant de venir balayer devant la nôtre, empêchez vos ministres de dépenser l’argent des contribuables sans compter. Faut-il rappeler l’affaire Gaymard, faut-il vous rappeler que le PDG de Carrefour vient de partir avec une prime de 39 millions d’euros, faut-il vous rappeler les bénéfices exorbitants de nos entreprises françaises. La solidarité ne se décrète pas, elle doit-être partagée par l’ensemble des citoyens et non pas uniquement par quelques-uns.


Des solutions existent, notamment en prélevant sur les bénéfices des grandes entreprises, en taxant les actionnaires qui font joujou en bourse. Alors que le taux de chômage atteint des sommets, que la protection sociale est mise à mal, que des millions de salariés ont des salaires de misère, que la précarité et la pauvreté explosent, car la politique économique du gouvernement est désastreuse, alors que des milliers d’emplois sont détruits depuis des années, que les bas salaires et les contrats précaires sont le quotidien des salariés, c’est encore à nous salariés du privé et du public que le gouvernement ose demander des efforts supplémentaires. Sire Raffarin je vous le dis, ça suffit, stop à l’indécence, si vous persistez dans ce sens je pense que vous allez bientôt voir arriver sur Paris des millions de salariés qui vont venir vous botter les fesses. Quant à nous, quant à vous salariés du privé et du public, le combat et la mobilisation ne doivent pas s’arrêter à ce 16 mai 2005, car si nous relâchons la pression, aujourd’hui c’est le lundi de la Pentecôte, mais demain ce sera peut-être le 25 décembre ou le premier Mai, voire le 11 novembre. La CGT, la CFDT, et l’UNSA appellent tous les salariés du privé comme du public, les privés d’emploi, les retraités, à se mobiliser contre les mauvais coups que nous prépare le gouvernement avec l’aide du Medef».
Après cette intervention appréciée, les participants ont sillonné les rues du centre ville pour bien montrer leur détermination à défendre leurs acquis.


LDA

Carrefour et le lundi de Pentecôte Ah les belles caissières !..

Carrefour et le lundi de Pentecôte

Ah les belles caissières !..

Ce lundi de Pentecôte aura été l’occasion d’une grande première chez Carrefour, le refus du personnel de travailler gratuitement un jour férié.
«Nous étions 220, c’était formidable». «Ce sont les cadres qui ont dû se mettre aux caisses...». «Et nous chantions ah les belles caissières...». «C’était la première fois depuis 30 ans (l’ouverture de Carrefour à Saint André) qu’un tel mouvement avait lieu.»
Quelle force de se sentir tous ensemble. Il faut dire que certaines choses sont difficiles à avaler.
l Le départ en retraite du PDG Daniel Bernard, il y a trois semaines, avec le joli paquet de 39 millions d’euros, par exemple...
l Ou l’arrivée du nouveau patron Luc Vandevelde qui n’aura lui que ... 600 000 euros de salaire, auquel il faudra quand même ajouter plus de 150 000 euros de jetons de présence
Ce même Luc Vandevelde a empoché en 2003, 1 million d’euros à l’année plus 3,5 millions en actions et 16 millions en stock-options lorsqu’il a été nommé à


la tête du distributeur Mark et Spencer. Prise de direction qui a amené le licenciement de 4 400 personnes du groupe. C’est à cause de cela que le gouvernement belge vient de lui refuser une décoration. Pour la soit-disant journée de solidarité du 16 mai, c’est l’ancien et le nouveau directeur de Carrefour qu’il aurait fallu taxer. Pas les petits salariés !
«Ils veulent tout nous reprendre, nos jours de repos ne sont pas volés. Si on les laissait faire... Le gouvernement c’est toujours sûr nous qu’il tape, pas sur eux». Oui mais voilà. «On» ne les a pas laissé faire chez Carrefour, ce lundi de Pentecôte.
Et l’idée grandit que l’on a un autre moyen de mettre leurs plans en échec, glisser un bulletin «Non» dans l’urne le 29 mai ! Dans l’isoloir, chacun, chacune aura autant de pouvoir que son patron (les millions d’euros en moins!). Mais quelle claque pour eux qui voudraient avec leur constitution européenne aggraver encore les conditions de travail et de vie. Voter «Non», c’est positiver. A Carrefour et ailleurs.


Geneviève Delabruyère ..

Référendum suite

Suite...
Tout sera fait jusqu’au dernier jour par les propagandistes du Oui à la constitution pour faire passer leur néfaste projet : inégalités de traitement dans les médias radio-télévisés, utilisation de la peur, falsification.
La Dépêche examine les arguments mensongés du Oui
4 - Les socialites ont toujours été pour construire l’Europe
Oui et Non : Ils ont toujours eu des débats à ce sujet. Mendès-France n’a jamais accepté le traité de Rome, François Mitterrand avait appelé à s’abstenir lors de l’élargissement du marché commun au Royaume-Uni.
5 - Si on ne vote pas la Constitution, c’est le pire qui s’applique : le traité de Nice
Bizarre ! Les mêmes qui utilisent cet argument aujourd’hui sont ceux qui ont défendu ce même traité de Nice. Voici quelques-unes de leurs déclarations à l’époque :
Lionel Jospin à l’Assemblée nationale le 12 décembre

2000 déclare : «le sommet de Nice a été un rendez-vous réussi (...) On peut considérer que cette présidence française a été un bon cru.» Jacques Chirac, dans ses voeux aux Français le 31 décembre 2000, déclare : «l’histoire retiendra qu’à Nice une volonté s’est exprimée, l’Europe s’est mise en ordre de marche pour achever son unité.» Quand disent-ils la vérité ? Nous n’avons ps approuvé le traité de Nice mais il reste, par de nombreux aspects, interprétable dans un sens favorable au monde du travail, aux services publics ou à l’intérêt national.
6 - Ne pas accepter la Constitution, c’est accepter les traités antérieurs
Faux : Au contraire voter Oui, c’est faire des traités antérieurs la loi fondamentale qui régit la vie quotidienne en Europe, puisque la partie III est la reprise du traité de Maastricht dont nous connaissons le bilan désastreux.
suite la semaine prochaine