La Dépêche de l'Aube n°765 du Jeudi 20 mai 2004 La Dépêche de l'Aube n°765 du Jeudi 20 mai 2004

La dépêche de l'Aube n°765 du Jeudi 20 mai 2004

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Election européenne du 13 juin
Pas d’Europe sociale avec la constitution ultra-libérale de Giscard

Chirac et Raffarin continuent de plus belle. Comme si de rien n’était, le pouvoir poursuit sa politique de casse sociale.
Le ministre de l'Économie vient encore d'en apporter la preuve lors de sa conférence de presse : augmentation zéro des dépenses publiques; mise en cause de l'assurance maladie; baisse des effectifs dans la fonction publique; relance des privatisations; soutien direct à la spéculation immobilière; nouvelles exonérations fiscales pour les entreprises… Il pousse le cynisme jusqu'à proposer de soutenir la consommation par l'endettement des ménages modestes!
ET POURTANT, ÇA BOUGE
Mais le pouvoir a beau faire : désavoué par les urnes, il est mis en recul dans la vie. Les régionales ont montré que sa politique d'injustice sociale était majoritairement rejetée par l'opinion. Et puis le mouvement social marque des points. La victoire que viennent de remporter les chômeurs est éclatante. Le gouvernement a dû capituler en rase campagne et annoncer qu'il réintègrerait tous les "recalculés". Quelle gifle !
"Recalculons l'Unedic!" disent maintenant les chômeurs, leurs associations, des syndicats. Belle formule que les communistes partagent. Reconstruisons dès aujourd'hui l'alternative. Ça bouge aussi du côté des intermittents !


L'EUROPE A DÉÇU : CHANGEONS-LA
Agissant ainsi, l'équipe Raffarin est bien dans la logique actuelle de l'Europe : une machine technocratique asservie aux marchés financiers, à niveler par le bas et broyer tous les acquis sociaux. Alternativement dominée par les partis de droite ou sociaux-démocrates, cette Europe n'a pas répondu aux espoirs. Au nom du sacro-saint "marché ouvert où la concurrence est libre", elle organise la mise à l'encan des services publics, la casse des retraites, la marchandisation de la formation. Le projet de constitution "Giscard" voudrait rendre intangible cette orientation ultra-libérale.
Sanctionnons une nouvelle fois la droite, le 13 juin prochain, à l'élection européenne.
Faisons bouger la gauche, poussons là à faire du neuf, à rompre enfin avec les politiques libérales.
Changeons l'Europe en la libérant de la domination des marchés financiers.
Soutenons les listes de large rassemblement présentées par le Parti Communiste avec Marie George Buffet et de nombreuses personnalités du monde politique, syndical, associatif, féministe et alter-mondialiste :
L'Europe : oui. Mais pas celle-là !


LDA..

Elle conduit la liste d’initiative communiste dans la région «Grand Est»
Fabienne Pourre répond aux questions de la Dépêche

La Dépêche de l’Aube : Fabienne tu as été désignée par les communistes pour conduire la liste de rassemblement «oui à l’Europe, mais pas celle-là !» dans la région Grand Est. Quelle a été la question dominante pour construction de cette liste ?
Fabienne Pourre : La démarche a été simple. Les secrétaires fédéraux des 18 départements ont proposé de constituer une liste de large rassemblement à l’initiative du Parti Communiste Français. Un rassemblement qui valorise les valeur communes portées par les candidats. Valeurs d’émancipation et de libération humaine pour une Europe d’hommes et de femmes libres au contraire de cette Europe de femmes et d’hommes liés qui se construit. Une liste représentative, donc de celles et ceux qui luttent, qui souffrent, qui proposent de «bouger les lignes», d’inventer et de construire une alternative. Une liste conduite par une femme, lisiblement par sa tête de liste, communiste. Une liste qui avec une dirigeante nationale dise, à sa manière, non à l’Europe des régions qui dans ce scrutin avance masquée. Le résultat ? Une liste militante. Des militants politiques avec des expériences diverses élus ou non, des militants syndicaux des entreprises «symbole» des luttes comme Alstom, EDF, SNCF, France Télécom, du spectacle, des militantes, de ces deux grands combats que sont le combat pour la paix et une culture de paix, contre le racisme, contre toute forme d’exclusion pour que ce terrible qualificatif «les sans» n’existe plus. Une liste fière d’être une liste militante qui dit l’Europe que nous voulons ce n’est pas celle que nous vivons !
La Dépêche de l’Aube : le PS, les Verts, voir même la LCR ne remettent pas en cause la constitution Giscard qui pourtant permet une fuite en avant dans le libéralisme que les Français viennent pourtant de rejeter à l’occasion des dernières élections.

Fabienne Pourre : Une autre orientation européenne, c’est d’abord dire non à la constitution Giscard effectivement. C’est aussi remettre sa logique à l’endroit. C’est l’économie qui doit être au service des humains et pas le contraire. C’est une obsession l’emploi. Avoir une politique de l’emploi cela veut dire rompre avec le traité de Maastricht et ses traités qui le prolongent, c’est dire non à l’indépendance de la Banque Centrale Européenne, c’est dire non enfin au pacte de stabilité.
Trois fois non pour de multiples oui. Oui à une politique de sécurité d’emploi formation et de revenu tout au long de la vie. Et pour ce faire, oui à des crédits sélectifs qui aident les entreprises qui créent de l’emploi. Une politique qui taxe fortement celles qui délocalisent. C’est prendre des mesures contre la spéculation boursière, les paradis fiscaux. C’est mettre en place une politique de mieux disant social pour chaque peuple. C’est promouvoir des pôles publics européens en matière bancaire notamment. C’est un euro qui soutienne l’emploi et non se soumette au dollar-roi. C’est aussi donner des nouveaux droits aux salariés, aux élus, aux usagers pour proposer des solution et être entendus réellement. C’est lui dire qu’il faut une autre Europe que celle qui ne veut pas aider Alstom en difficulté mais veut privatiser EDF entreprise performante.
Il faut construire l’Europe sociale. Elle ne peut se construire qu’en sortant des carcans actuels. Carcan, joug que nous ont légué ceux qui de droite ou de la sociale démocratie ont dirigé successivement l’Europe depuis sa naissance comme marché unique. Là déjà était le péché originel ! L’Europe du marché et de la libre concurrence est fondamentalement une Europe inégalitaire. Elle s’oppose à notre Europe. Nous voulons une Europe Solidaire.

Européennes
Réunion publique Mercredi 2 juin 19 H
Maison des associations avenue Pasteur - Troyes
avec Fabienne Pourre et Jacques Rambur chefs de file de la liste
«L’Europe oui, mais pas celle-là !»
et Anna Zajac
Liste de «L’Europe oui. Mais pas celle-là ! De la rue aux urnes, l’Europe avec et pour les peuples»

Liste de Rassemblement à l’initiative du Parti Communiste Français avec le soutien de Marie-George Buffet

01 Fabienne POURRE, présidente de la commission Europe-monde-mondialisation du PCF
02 Jacques RAMBUR, technicien qualité Alsthom, syndicaliste (Franche-Comté)
03 Annie LÉVI-CYFERMAN, avocate militante des «sans», antifaciste (Lorraine)
04 Patrick ABATE, vice-président du Conseil régional de Lorraine
05 Claudine VÉDERINE, militante pacifiste (Bourgogne)
06 Christophe LIME, maire-adjoint, agent EDF, responsable syndical (Franche-Comté)
07 Karine JARRY, conseillère régionale (Champagne-Ardennes)
08 Roger CHARAUDIE, maire de Garchizy (Bourgogne)
09 Danielle VILLIERE, aide-soignante (Champagne-Ardennes)
10 Serge JAEGGY, cheminot syndicaliste (Alsace)
11 Michèle GRÜNER, conseillère régionale (Lorraine)
12 Sel MEHMET, restaurateur, militant associatif culturel (Alsace)
13 Annie MENETRIER, agent France-Telecom, conseillère municipale (Franche-Comté)
14 Hubert LOUIS, militant d’éducation populaire et culturelle (Bourgogne)
15 Céline CLÉMENT, maître de conférence (Alsace)
16 Stéfan MINELLA, employé territorail (Alsace)
17 Anna ZAJAC, militante antiraciste (Champagne-Ardennes)
18 Alain RENAULT, syndicaliste du spectacle, militant d’éducation populaire (Bourgogne)
19 Simone MAZAURIC, universitaire (Lorraine)
20 Daniel BOUTAVANT, militant altermondialiste (Bourgogne)

Humeurs

Baroin Méaculpiste
F. Baroin est contre les délocalisations et pour que l'argent serve à l'emploi et non à grossir les profits. C'est ce qu'il déclare ces jours-ci dans l'Est-Eclair. Tous ceux qui le prenaient pour un sale réactionnaire en seront pour leurs frais. Après une telle saillie médiatique, on se demande s'il ne va pas demander sa carte au PCF.
Et pourtant, pourtant… À Paris, il vote tout Raffarin. À Troyes, il a laissé partir les usines à l'étranger, imitant son prédécesseur Robert Galley qu'il a même récompensé par une place à son nom. Il porte plainte contre les syndicalistes en lutte. Il fait payer les études surveillées par les parents, vend le patrimoine, instaure le régime du tout-payant dans le stationnement, inonde la cité de brigades policières qui chassent le jeune, le clochard et la joyeuse fille. Cela dit, il n'est jamais trop tard pour reconnaître ses erreurs.
On pourrait croire quand on est très, très naïf, qu'il a prononcé là un mea maxima culpa-thétique. (1) Il n’est jamais trop tard pour renonnaître ses erreurs. Il dit même vouloir protéger notre outil de production textile, alors ! Mais celui-ci est devenu si petit qu'il pourra sans mal le mettre dans son mouchoir au chaud.
Il y aura donc quelque difficulté pour F. Baroin, à se rendre acceptable aux yeux du monde du travail, à apparaître à tous, vêtu de probité candide et de lin blanc.
Qui monte au mât doit avoir le cul propre, dit un proverbe villageois.

Malicette

(1) A l’attention des mécréants : Ceux qui se confessent, doivent prononcer leur "mea culpa, mea maxima culpa" (c'est ma faute, c'est ma très grande faute)..
Ecoutez-voir
Perte de papiers
Mon fils est allé à l'Hôtel de Police pour déclarer la perte de son portefeuille avec carte d'identité, carte bancaire, carte vitale. Un jeune policier lui a répondu qu'ils ne prenaient plus les déclarations de perte de papiers. Uniquement ceux de déclaration de vol. Toute perte dans un lieu public ou sur le lieu de travail (comme c'est le cas de mon fils qui travaille dans un restaurant) peut être assimilé à un vol.
Donc maintenant quand on perdra ses papiers, il faudra l'assimiler à un vol. Tout le monde est suspect désormais avec la police à Sarko.
TRACTEL : La CGT fait un tabac

Précisons que les élections de délégation unique auraient dû se tenir en octobre 2003.
En effet, il y a eu de nombreux litiges sur l’accord préélectoral entre notre organisation syndicale CGT et la direction Tractel (via la chambre syndicale métallurgie Aube), litiges portant notamment sur :
- La répartition du personnel dans les collèges électoraux et notamment les coefficients 240.
- Les travailleurs mis à disposition de l’entreprise par une entreprise extérieure
- Le nombre de sièges dans le 1er Collège
- Le nombre de Collèges électoraux
- L’effectif à prendre en compte pour la répartition des sièges.
- Etc....
C’est après constitution d’un dossier que nous avons saisi l’inspection du travail qui a rendu certaines décisions en notre faveur.
Il est à noter aussi que d’autres litiges ont pu être réglé en interne. C’est ainsi que notre organisation syndicale a signé l’accord préélectoral. Les élections de la délégation unique (CE et DP) ont eu lieu le 27 avril 2004. Comme à l’habitude, nous avons eu une adresse envers les électeurs où nous leurs avons notamment déclaré dans quel contexte se tenaient ces élections, qu’il soit au niveau national mais aussi à celui de l’entreprise.
Dans le 1er collège, la CGT recueille 97,61% et dans le 2ème collège, agents de maîtrise et cadres, son score est de 45,61%.
Analyse :
La CGT y enregistre une progression importante dans le 1er collège (+11,75% par rapport à 2001). Nous avons présenté cinq titulaires et quatre suppléants tous sont élus.
Autre fait marquant, en présentant deux candidats (1 agent de maîtrise et 1 cadre) dans le 2e collège, en recueillant 45,61%, ils se trouvent également élus dès le premier tour. La CGT progresse de façon significative et ravit la quasi totalité des sièges soit 5 sur 5 dans le 1er collège et 2 sur 3 dans le 2e collège. Pour notre syndicat CGT Tractel, par ce vote, les salariés adressent un nouveau message à la direction. Nous

pensons que c’est la campagne menée et l’activité déployée durant ces dernières années écoulées axées sur la pérennité de l’entreprise, de nouvelles productions, l’emploi, les 35h, les salaires, etc... qui se trouvent récompensées par ce résultat qui doit permettre de «faire avancer nos revendications». Comme d’autres entreprises, chacune est confrontée à la recherche de rentabilité financière prenant le pas sur une véritable stratégie industrielle. Elle menace notre potentiel. Une véritable politique industrielle reste nécessaire chez Tractel pour nos emplois, elle doit être fondée entre autre sur l’investissement.
Les délocalisations et l’aggravation de la mise en concurrence des salariés avec l’élargissement de l’Europe renforcent encore les inquiétudes des salariés. Le dumping social, sous ses formes «archaïques» ou «modernes» a de tout temps été l’arme patronale de la division des salariés. Les dernières années sont marquées par la multiplication des coups durs portés au potentiel industriel et à l’innovation. En atteste l’affaiblissement de la position de la France dont le textile, l’habillement, l’électroménager. Ces vagues de restructurations qui touchent tous les secteurs de l’industrie et des services y afférents sont mises en oeuvre au nom de l’efficacité économique, notamment des avantages comparatifs mais ont une seule finalité la rentabilité et la création de valeur boursière pour les actionnaires.
Contrairement à ce que prétend le patronat, le gouvernement et nombre de responsables politiques, l’abandon des activités industrielles sous prétexte de concurrence internationale n’est pas une fatalité. Il faut casser l’idée qu’il n’y aurait pas de place pour une industrie en France comme en Europe. C’est pourquoi la CGT pose des exigences fortes en termes de politiques industrielles et sociales, de financement, de recherche, de formation de qualification, de coopération et de co-développement.

A Paris comme à Troyes
F. Baroin a un même objectif
:
faire payer les familles

Que F. Baroin soit intimement associé à la politique de casse sociale et industrielle de Raffarin, cela ne fait plus de doute pour personne.
La preuve, aux dernières élections régionales, les Troyens l’ont sévèrement condamné.
A-t-il tiré les conséquences de ce désavoeu ? Bien sûr que non ! Comme Chirac et Raffarin, il a mis les bouchées doubles pour encore plus de rigueur. Ils sont tous aux ordres du Medef.
Quant à Troyes, deux faits récents indiquent bien la même orientation.
Etudes surveillées = parents, à vos poches !
Chacun garde en mémoire la suppression les études surveillées gratuites qui étaient accordées à tous les petits écoliers Troyens. Le maire de Troyes n’a pas voulu entendre la protestation des enseignants, des parents, des associations contre cette décision injuste. A l’appel des élus communistes, plusieurs centaines de signatures ont été recueillies. Contre l’avis des intéressés, F. Baroin a persisté. L’année scolaire prochaine va permettre un nouvel essor de la protestation pour revenir à plus de justice sociale.
Histoire d’eau.
Les usagers l’ont échappé belle ! «C’est un véritable coup bas.
C'est un véritable "coup bas" contre les usagers du service de l'eau de Troyes qui a été évité de justesse lors de la séance du 15 avril du Conseil Municipal de Troyes. Un "coup bas" évité grâce à la vigilance des élus communistes et à l'intervention argumentée de Pierre Mathieu qui a révélé ce qui était entrain une nouvelle fois de se tramer dans l'opacité la plus complète.
Cette intervention a fait mouche, puisqu'elle a contraint, le Maire à accéder à la demande des élus communistes de retirer un rapport qui prévoyait de nouvelles charges extrêmement lourdes pour les futurs abonnés des habitations collectives et au delà de tous les abonnés de la commune. "Le rapport qui tombe à l'eau" titrait judicieusement Libération-Champagne du 17 avril.
Le dossier était "habilement" présenté. Il s'agissait apparemment d'une simple mise en conformité avec la nouvelle législation permettant d'individualiser les contrats de fourniture d'eau potable dans les immeubles collectifs, suite à la loi SRU et à ses décrets d'application.
En fait le Maire voulait faire adopter :
-un nouveau règlement du service de l'eau, s'appliquant à tous,
-un avenant au contrat de délégation du service de l'eau, et la définition de nouveaux prix pour des travaux, des fournitures et des services.
Des mesures qui font mal au porte-monnaie
Voici quelques uns des points soulevés par les élus communistes :
Le rapport prévoyait :
1) une modification des tarifs de l'eau dans un délai maximum d'un an pour tenir compte des conséquences

financières de la mise en place de l'individualisation des contrats de fourniture d'eau dans les immeubles collectifs.
2) de substituer un nouveau règlement du service de l'eau, s'imposant à tous qui :.
- changeait la définition du branchement et transférait sur l'abonné des charges jusqu'ici de la responsabilité du délégataire en cas de fuite et de travaux avant le compteur de l'abonné avec des conséquences financières qui peuvent être extrêmement lourdes,
- instituait pour les locataires, et pour eux seuls, un dépôt de garantie de 111 euros HT. "Quelle justification peut-il y avoir à imposer un tel dispositif discriminatoire ?" ont demandé les élus communistes qui ont rappelé que la collectivité devait-être garante de l'égalité du traitement des usagers du service de l'eau.
-instituait lors de l'abonnement le versement de "frais d'accès au service" (49,88 euros HT). "Une charge" a indiqué Pierre Mathieu "qui est déjà appliquée, semble-t-il, aujourd'hui alors qu'elle ne s'appuie à notre connaissance sur aucune décision de notre commune".
- prévoyait la suppression du paiement fractionné pour les petites factures.
-mettait en place, en cas de difficultés de paiement des majorations et des procédures inacceptables, notamment celle de suspendre la fourniture d'eau après l'envoi d'une lettre de simple rappel !

3) Noyé dans des dizaines de pages figurait aussi un "bordereau complémentaire des prix" entraînant une montée des charges revenant aux locataires, abonnés des immeubles collectifs.
En fait, toutes les modifications vont dans le même sens a indiqué Pierre Mathieu "celui de mettre un maximum de charges sur le dos des abonnés et des propriétaires des collectifs" au premier rang desquels figurent les offices HLM qui répercuteront les charges qu'ils subissent sur les quittances des locataires.
Pierre Mathieu a encore dénoncé l'absence totale de transparence, dans les débats et les consultations sur une question qui concerne des milliers de Troyens. Pourquoi ne pas avoir pris l'initiative de concertations indispensables avec les associations de locataires et de consommateurs ?
Pourquoi ne pas avoir réuni la commission consultative des services publics locaux ?
F. Baroin a dû battre en retraite et retirer le dossier.
Ainsi sur ces deux exemples, la preuve est faite que F. Baroin applique à Troyes la politique qu’il met en oeuvre à Paris, aux côtés de Chirac et Raffarin. La preuve aussi que, des élus communistes efficaces et vigilants, c’est bon pour être informés et défendus.
A bon entendeur....
Des élus communistes à votre service. N’hésitez pas à vous adresser à eux, 22ter av. A. France Troyes.".


Saint-André les Vergers
Avenue Wilson Et l’eau ? Et les vélos ?

Les travaux de l’avenue Wilson sont terminés.
Ils auront fait couler beaucoup de béton... et beaucoup de salive. Une belle réalisation qui, supplée au trop célèbre Boulevard des Viennes contre lequel nous nous étions fermement mobilisés. Cependant, la question que nous avions posée avant que ne débutent les travaux reste d’actualité.

Et l’eau ?
Eventré sur toute sa longueur, n’aurait-il pas été judicieux d’en profiter pour mettre le vieux réseau aux normes ? Rappelons que tous les branchements sont en plomb et que les brides et joints de la colonne centrale sont vétustes. Ces travaux étaient à la charge de la commune, alors que les autres travaux réalisés sont en
majorité financés par la CAT et le Conseil général. Que faut-il en conclure ? Ne caressait-on pas l’espoir, à la mairie de St-André, de voir modifier les contrats

avec l’agence des eaux comme F. Baroin a tenté de le faire à Troyes (voir article ci-contre) ce qui signifierait pour les usagers la prise en charge - partielle ou totale - des travaux de branchement ? De toutes façons, toutes les interventions qui seront nécessaires sur le réseau coûteront plus cher que si les travaux avaient été réalisés en temps voulu
Autre problème qui suscite beaucoup de regrets, l’absence d’une piste cyclable qui aurait pu rejoindre celle du rond-point R. Galley et même directement la ville. Même si la piste cyclable promise sur le parcours des Viennes voit le jour, il faudra pour les Dryats la rejoindre transversalement. Elle ne remplacera pas celle qui aurait pu être installée sur l’avenue Wilson. Une nouvelle fois le «tout auto» l’a emporté et c’est bien dommage !


G. Delabruyère

P. Mathieu est vice-président du Conseil régional chargé des transports et des infrastructures.
Région Champagne-Ardenne

P. Mathieu «s’engager sur les grandes préoccupations des salariés»

La Dépêche de l'Aube : A la surprise générale, la Champagne-Ardenne a basculé à gauche lors des dernières régionales. Quels enseignements peut-on tirer de ce résultat ?
Pierre Mathieu : Il prouve la force et l'ampleur du rejet de la politique gouvernementale mise en œuvre sous l'impulsion de Jacques Chirac par les gouvernements de Jean Pierre Raffarin. Dans tous les domaines cette politique fait très mal aux plus modestes, à l'ensemble des salariés. Elle porte des coups terribles aux services publics, à tout ce qui constitue les fondements de la solidarité nationale. Après avoir manifesté leurs mécontentements à maintes reprises et s'être heurté systématiquement à des fins de non recevoir, les Français ont décidé d'utiliser leur bulletin de vote pour exprimer avec une force incroyable leur refus de la politique menée. Ils ont été plus nombreux à voter et ont littéralement balayé les équipes se réclamant du soutien au gouvernement. L'Aube, ou la droite est pourtant si puissante n'a pas échappé à ce rejet et, à Troyes François Baroin a subi, pour la première fois un cinglant désaveu. Ce résultat est aussi la preuve, que cette droite arrogante et si sûre d'elle, peut-être battue même dans ses bastions. C'est évidemment un encouragement pour l'avenir.
La Dépêche de l'Aube : Dans le cadre de la nouvelle majorité quelles fonctions assurent les élus communistes et singulièrement le Vice Président chargé des transports et infrastructures.
Pierre Mathieu : Dans le cadre de la nouvelle majorité, les élus communistes ont décidé de prendre toute leur place dans le travail pour que soit mis en œuvre les propositions que nous avons portées dans la campagne et au-delà pour qu'il soit répondu aux attentes des populations. Deux élus communistes ont été élus à l'exécutif régional : Michèle Leflon en tant que Vice Présidente à l'emploi et à la formation professionnelle et moi-même en tant que Vice Président aux transports et aux infrastructures. Il s'agit là de deux secteurs parmi les plus importants de la politique régionale. Deux autres élus communistes Michel Guillaudeau et Jean Claude Dammerey présideront respectivement les commissions du Conseil régional de l'enseignement supérieur et de la recherche, et des relations internationales. Karine Jarry assure la présidence du groupe des élus communistes. Chaque élu régional siège dans deux commissions de l'assemblée et représente la Région dans divers organismes et établissements. Pour ma part outre la commission des transports, je participerai à la commission des finances. Je suis également un des 5 élus titulaires élus par l'assemblée pour composer la commission d'appel

d'offre de la Région. Parmi les divers organismes dans lequel je représente la Région, je citerai concernant l'Aube, le Conseil d'administration du Centre Hospitalier de Troyes, les conseils d'Administration des lycées Joliot Curie et Denis Diderot à Romilly, du CFA du Bâtiment…
La Dépêche de l'Aube : Que peut apporter cette situation nouvelle pour les Aubois et les Troyens ?
Pierre Mathieu : Tout d'abord du neuf et du positif en ce qui concerne la mise en œuvre de mesures nouvelles et mieux adaptées dans le champ des compétences de la Région. Par exemple nous ferons ce que nous avons dit pour une avancée significative vers la gratuité totale des fournitures scolaires dès la rentrée prochaine, en n'oubliant aucune catégorie de lycéens et singulièrement ceux des lycées professionnels. Nous allons aussi mettre en place le système que nous revendiquions hier dans l'opposition pour éviter aux familles de faire l'avance des fonds (carte à puce). Ensuite nous n'entendons pas rester enfermés dans l'institution. Je crois que l'on attend des conseillers régionaux qu'ils s'engagent sur les grandes préoccupations des salariés, qu'ils soient utiles pour construire un rapport de force pour s'opposer à la déferlante des mesures gouvernementales. C'est tout naturellement que le 27 mai prochain je participerai, avec les salariés du centre de Troyes à la manifestation nationale des agents d'EDF/GDF à Paris. Bien entendu, et sans limiter l'exercice de mes responsabilités à une vue départementale, j'accorderai une attention toute particulière aux dossiers du département et il y en a de nombreux en cours qu'il faut mener à bon port : électrification jusqu'à Troyes de la ligne SNCF, rocade sud-est de Troyes, travaux de sécurité sur la RN19 et RN 77, rénovation des gares de Troyes, Romilly, Nogent sur Seine…. Il y a aussi à mon avis de nouveaux chantiers à investir : ceux de la poursuite du développement du transport ferroviaire régional avec la reconquête de liaisons ferrées hier abandonnées Troyes-Laroche et à plus long terme Troyes Chalons, ceux le la complémentarité des mode de transports, ceux d'une tarification attractive et d'une amélioration qualitative et quantitative de l'offre du transport collectif. Enfin, je souhaite mettre sur pied, le plus rapidement possible, des comités de ligne ou par bassin de vie, en vue d'associer régulièrement et de manière efficace tous ceux : usagers, population, syndicats, associations, élus qui souhaitent faire part de leurs critiques et de leurs propositions pour parvenir aux améliorations indispensables dans le domaine des transports. D'un point de vue plus général, je suis évidemment disponible pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent me rencontrer et faire avancer des projets..

Texticule

.Baroin la casquette
Député, Maire, Président de la CAT, Président des Maires de l'Aube, Vice Président de l'Assemblée Nationale, quasi dirigeant de l'UMP, François Baroin n'est pas près d'attraper un rhume avec toutes ses casquettes. S'il perd tout ça dans une grande marée rouge-rose-vert, il pourra se mettre marchand de chapeaux. Même sans cet artifice, il pourra vivre encore dignement sans se faire chasser comme clochard du centre-ville ou comme péripatéticienne des petits jardins.
.Baroin coupable de coupures
François Baroin va sévir contre ceux qui coupent la lumière. Il a saisi le procureur pour qu'on désigne publiquement les responsables, les grévistes de l'EDF. "Ces quelques éléments qui essaient de prendre en otage la population créent une situation dangereuse", écrit-il dans le journal. (1)
Or, le vrai coupable des coupures c'est Baroin soi-même, puisqu'il veut démanteler EDF-GDF, livrer la belle entreprise à la concurrence, casser le statut et les hommes.
Évidemment, pour camoufler cette démolition, il fait semblant de défendre les usagers en menaçant les syndicalistes qui protègent l'établissement public. Pour enfoncer le clou, certains, à droite, vont jusqu'à accuser les gérants des fonds sociaux de l'entreprise d'escroqueries.
La lumière reviendra quand tout ce monde-là sera battu aux élections et remplacé par ceux qui veulent conserver l'électricité à la française.
(1) F. Baroin n'a pas tort. Un inspecteur ne devrait donc pas tarder à se rendre à la mairie pour l'interroger sur le fait qu'il a coupé le courant pendant tout l'hiver, place Romain Rolland, aux Chartreux. Ont été pris en otage en effet, les enfants, les passants et les joueurs de boules.

.Baroin dans l’eau
Au dernier Conseil Municipal, F. Baroin a présenté aux élus un rapport sur un nouveau règlement du service de l'eau. (L'eau est gérée par la Compagnie Générale des Eaux)
Innocent, long, fastidieux, le nouveau règlement avait pour intention de noyer le poisson et le conseiller de base. C'était compter sans le regard clairvoyant de Pierre Mathieu le nouveau vice-président de la Région. Il démontra que ce rapport cachait en fait des hausses de tarifs scélérates pour l'usager. Le maire qui trouvait que l'eau était bonne quand il est entré dedans a convenu rapidement qu'elle était froide en ressortant du bain. Il a retiré le rapport et promis de le rediscuter. Le rapport est tombé à l'eau, mais il s'agira de rester vigilant..
.Baroin antigaulliste
F. Baroin aime l'Europe à condition qu'elle ne s'étende pas n'importe où. Il ne veut pas qu'elle s'étende à Israël. Drôle de vœu, Israël, c'est en Asie ! Il ne veut pas non plus qu'elle franchisse la Méditerranée pour occuper le Maghreb. Baroin a tiré un trait sur le colonialisme pardi !
Plus curieux est son refus de voir la Biélorussie rejoindre l'Europe. C'est la preuve que Baroin n'est plus gaulliste car de Gaulle préconisait l'Europe de l'Atlantique à l'Oural..

Malicette

Joë Triché et les militants du PCF sont allés à la rencontre des habitants du Nouveau Romilly . Deux points de rencontre furent organisés à cette occasion où les discussions tournaient autour des difficultés de la vie quotidienne avec le chômage et la précarité qui touchent beaucoup de familles de ce quartier
Romilly sur Seine

Développement économique L’inertie de la municipalité

Jeudi 13 mai, le Préfet de l’Aube avait convié les différents signataires du contrat de «site à une demi-journée qualifiée de bilan d’étape de la mise en oeuvre du contrat de site».
Rappelons qu’il fut signé le 3 novembre à Romilly en présence du ministre Delevoye. On se souvient encore qu’à l’époque, le PCF et ses élus, avec d’autres forces syndicales et politiques avaient organisé une manifestation lors de la venue du ministre de Raffarin car ils considéraient que ce contrat de site ne comportait pas d’engagement concret et immédiat en matière d’emplois.
Malgré cette critique juste et fondamentale, il n’était pas question de rejeter les quelques moyens financiers supplémentaires qu’il apporte à notre secteur sur des projets d’ailleurs décidés avant la vague de licenciements massifs qu’a connu la ville de Romilly. Notons aussi que la signature de ce contrat de site, malgré toutes ses insuffisances, aura été le résultat des différentes mobilisations qui se sont opérées après l’annonce de 280 suppressions d’emplois chez Jacquemard. Il est l’aboutissement de la table ronde qui s’est tenue à la préfecture et que j’avais été sans doute le premier à solliciter en m’appuyant sur l’article 118 de la loi de modernisation sociale.
Romilly a pris dix années de retard
Ainsi les élus accompagnés des différents services de l’Etat, de la Région et du Département, de la Chambre de Commerce et de l’Industrie, de la Chambre des Métiers, du Préfet et du sous-Préfet de Nogent ont commencé cette demi-journée en se rendant sur les différents sites de Romilly et Nogent concernés par ce projet. Ce qui a été frappant dans cette visite, c’est la différence entre la nature des actions engagées à Romilly et à Nogent.


A Romilly, elles portent davantage sur le social et la requalification urbaine. Peu de chose en matière économique ou en tout cas pas pour l’immédiat, alors que la population subit de plein fouet la casse de l’emploi.
Par contre à Nogent, tout est basé sur le développement économique avec la création de zones d’activités qui se trouvent aujourd’hui financées par ce contrat de site et en partie remplies. Ces différentes visites ont ainsi mis au grand jour tout le retard pris par notre ville au niveau de la création d’infrastructures permettant l’accueil de nouvelles activités économiques. Ce retard est le résultat de l’inertie, du manque de projet et de l’absence de toute action de la majorité municipale de M. Cartelet et de la droite. Pas étonnant dans ces conditions, de constater que les entreprises s’installent ailleurs qu’à Romilly.
Cinq ans de perdus
Aujourd’hui, il est question de la création d’une zone d’activités économiques sur une partie de l’aérodrome à proximité de l’ancienne base aérienne. Elle pourrait s’étendre sur 230 hectares. Les élus communistes ne rejetterons pas cette idée puisqu’elle figurait dans les projets de la liste des municipales de 2001 que je conduisais. J’ajoute que bien avant ce scrutin, j’avais saisi le Conseil général pour que le département devienne un réel partenaire de notre ville en difficulté économique. Je lui avais proposé de s’engager dans la création d’une zone d’activités sur le secteur de l’ancienne base aérienne avec la possibilité de l’étendre justement sur une partie de l’aérodrome. A cette époque, le Président du Conseil général avait répondu que ce projet devait être étudié mais qu’il appartenait à la ville de Romilly de le saisir. Ce qui n’a pas été fait. Du temps perdu permettant à Nogent de faire avancer ces propres projets.


Joë Triché

Romilly sur Seine
Quartier de Lion : La circulation au coeur des préoccupations

Mardi 18 mai, Joë Triché, Conseiller général avait invité les riverains des rues H Millet, G. Péri, Partouneaux et J. Valès à participer à une réunion, pour débattre des problèmes de circulation rencontrés dans ce secteur.
Depuis des années, les riverains ont en effet à subir une circulation qui n’est pas de mise dans ce quartier et une vitesse excessive de certains automobilistes et poids lourds. Tout cela engendre de l’insécurité et une dégradation de l’environnement Les habitants de ce secteur ont bien alerté les élus de ce problème mais rien
de concret n’est réalisé pour y remédier.

Au cours de la rencontre, Joë Triché a rappelé les démarches qu’il avait entrepris auprès du Conseil général, car selon lui, la réalisation de la rocade Nord représente en partie la solution à ce problème. C’est un dossier qui avance, mais beaucoup trop lentement selon l’élu communiste. Le deuxième volet des solutions à mettre en oeuvre, c’est la réalisation d’aménagements par la ville de Romilly sur la partie entre la rue Magenta et le Pont de la Comtesse pour ralentir la vitesse.
Au terme de cette rencontre, des dispositions ont été prises pour permettre aux habitants d’intervenir afin que les décisions et leurs mises en oeuvre s’accélèrent.

Elections européennes du 13 juin

Mercredi 26 mai 18 h 15 - Espace Monmousseau à Romilly - Réunion publique avec
Fabienne POURRE - Tête de la liste présentée par le PCF pour la Région Grand Est

La SO MU CO agit pour un système de sécurite sociale solidaire de haut niveau

Tel est notre engagement mutualiste
- 702 signatures ont été recueillies à Romilly pour la défense et l'amélioration de la sécurité sociale et de notre système de santé.
- 250 000 dans toute la France remises aux préfets de région.
Nous vous donnons connaissance ci-dessous des orientations qui nous guident pour sauver et moderniser notre protection sociale :
Depuis plusieurs mois, le mouvement mutualiste français a porté devant le pays des propositions pour une réforme profonde et globale de la protection sociale. Les Mutuelles de France ont initié avec leurs mutuelles, une campagne nationale sur le sens de cette réforme : "la Sécu de demain, c'est maintenant. Construisons-la ensemble".
Mercredi 31 mars 2004, les Mutuelles de France ont porté devant les préfectures de région les 250 000 pétitions qu'elles ont fait signer auprès de leurs adhérents et des assurés sociaux pour sauver la sécurité sociale.
Aujourd'hui, la volonté de sauver la sécurité sociale, c'est la réformer sur des bases solidaires. C'est tout le sens des propositions de la mutualité.
Cette journée de délégations conduite par les Mutuelles de France, permet l'intervention publique des populations dans le débat sur la réforme de l'assurance maladie.
En effet, toute réforme qui se ferait sans la participation des populations se solderait rapidement par un échec.
- Nos propositions ont pour objectif l'égalité, partout et pour tous, devant les droits sociaux et l'accès aux soins de qualité. Cela suppose l'équité dans le financement de la protection sociale. Un financement juste est un financement qui repose sur les richesses de notre économie et sur les transactions financières. Et un financement juste doit être dépensé justement.


La réforme que nous voulons, entend lutter contre quelque forme de discrimination que ce soit : quelle soit liée à l'âge, à la maladie, au handicap, à l'origine ou encore à la condition sociale.
Faire payer les malades ne responsabilise personne mais sanctionne les femmes et les hommes qui ont moins de moyens que les autres en les empêchant de se soigner à temps et bien.
Voilà pourquoi nous combattons aujourd'hui, dans leur principe même, le forfait hospitalier, les dépassements d'honoraires, la baisse des remboursements des actes liés à des interventions chirurgicales. Et voilà pourquoi nous combattrons demain toute franchise qui serait imposée par les pouvoirs publics sur les boîtes de médicaments ou sur le prix des consultations. Le poids des dépenses de santé qui pèse sur les ménages et les mutuelles, est déjà lourd. De nouveaux transferts de charges seraient insupportables.
Nos propositions visent à proposer un nouveau partage des responsabilités entre l'Etat, la sécurité sociale, la mutualité et les professionnels de santé.
Cela veut dire qu'il faut définir précisément l'étendue des nouveaux pouvoirs reconnus à chaque acteur, et leur donner les moyens d'assumer légitimement ces responsabilités. Les instances de représentation de l'assurance-maladie obligatoire, de la mutualité, des professionnels de santé doivent avoir un fonctionnement et une légitimité démocratiques et agir en partenariat.
Nos propositions visent à définir une nouvelle organisation de notre système de santé.
Cela veut dire moderniser le statut de la médecine libérale, aujourd'hui totalement éclatée, s'appuyer sur les avis d'une Haute Autorité Indépendante, pour prendre en charge les remboursements, favoriser la vérité des prix, développer la qualité par le partage des informations et par l'évaluation des pratiques, réguler vraiment le système.
Sauver et moderniser une protection sociale solidaire, voilà le sens de notre engagement mutualiste.

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