La Dépêche de l'Aube n°718 du Jeudi 26 juin 2003 La Dépêche de l'Aube n°718 du Jeudi 26 juin 2003

La dépêche de l'Aube n°718 du Jeudi 26 juin 2003

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Le rejet de la réforme Raffarin Fillon reste majoritaire dans le pays.
Retraites, sécu :
Une attaque globale

Le Président de la République vient de lancer l’offensive contre la Sécurité sociale. Il a insisté pour que l’affaire soit bouclée dans les «douze mois».
Le niveau des remboursements assurés par le système d'assurance maladie et l'avenir du système public des hôpitaux sont l'un et l'autre sur la sellette. Le Medef, par la voix de la fédération patronale des sociétés d'assurance, a déjà dévoilé ses appétits de privatisation. Et le responsable CFDT de la CNAM, Jean-Marie Spaeth, a déclaré sa disponibilité pour la feuille de route gouvernementale. Voilà les Français prévenus ! Jacques Chirac a beau engager cette fois toute son autorité, d'entrée de jeu, pour nous assurer qu'on ne touchera pas aux fondements solidaires du système, le dossier des retraites a mis à nu ce que le gouvernement appelait "défendre le système par répartition": une baisse de 20 à 30% du niveau des pensions et l'impossibilité concrète pour des millions de futurs retraités d'accéder au repos mérité à soixante ans. Le problème n'est pas de répéter des mots si tout est fait pour les vider de leur contenu.
La déclaration de Jacques Chirac devant le congrès de la Mutualité confirme s'il en était besoin que l'attaque des forces de l'argent contre une certaine conception de la France est désormais brutale et globale. La droite qui a tous les pouvoirs en main depuis le printemps 2002 est cette fois décidée à forcer la porte de l'histoire pour entraîner notre pays dans un formidable recul de

civilisation. Elle veut à toute force lui faire rentrer la tête et les épaules, pour l'écraser, la contenir dans le cadre d'une mondialisation capitaliste de plus en plus dure pour le monde du travail.
La riposte du peuple français, des salariés, est à la mesure de cette attaque. Dans la foulée du mouvement antiguerre, un mouvement social puissant, multiforme, s'est mis en route.
Ce mouvement a pris conscience des dangers, perçoit mieux la portée du remodelage entrepris par le pouvoir de droite. Il sent également sa force, mais prend en même temps la mesure de la détermination adverse. Il s'interroge tout naturellement sur les moyens à se donner pour élever encore la barre. Élargissement des convergences public-privé, diversification des formes d'action pour les faire durer, recours à la grève générale, consultation nationale et mise en mouvement citoyenne des salariés en direction des parlementaires… Tout est sur la table. Compte tenu de la puissance du mouvement engagé et de l'ampleur des moyens mis en œuvre par le pouvoir pour aboutir à ces objectifs, rien ne doit être opposé ou rejeté, l'essentiel est de tenir et de réussir, de ne pas se laisser aller à un baroud d'honneur au terme duquel le monde du travail accepterait de rendre les armes.
Retraites, Sécurité sociale, changement de statut d'EDF… L'objectif est le même: mettre en échec le projet de remodelage de la société française rêvé par la droite et le patronat.

Contenu et alternative politique au coeur du forum Citoyen de Romilly

Lundi 23 juin, la section de Romilly du PCF organisait un forum citoyen sur l’avenir des retraites et les propositions alternatives des députés et sénateurs communistes face au projet de régression sociale du tandem Raffarin Fillon.
La presse locale qui a refusé d’informer ses lecteurs de la tenue de cette initiative à boycotté la réunion. Il lui sera certes plus facile de marteler que face à la droite il n’y a pas de projet alternatif. Pourtant pendant 2 h 30 d’échanges, c’est bien de cela dont il fut question. Un débat sur le fond et riche de réflexions s’engagea avec les participants parmi lesquels on reconnaissait des militants d’entreprises (SNCF, EDF, Poste, Jacquemard) du mouvement républicain et citoyen et du parti socialiste.
Après une présentation des analyses et propositions du PCF par Jacky Moroy et Joë Triché, place était donnée aux échanges. Claude Maitrot du MRC après avoir resitué le problème des retraites dans le cadre de la mondialisation et de l’Europe telle qu’elle se construit, devait rappeler qu’à Barcelone il y a trois ans, Chirac et Jospin avaient signés pour l’allongement de cinq ans des cotisations. Pour sa part, Philippe Journot syndicaliste et cheminot, faisait état des débats qui se déroulait dans les assemblées générales aux ateliers de Romilly. «L’absence de perspectives politiques à gauche sont au coeur des réflexions qui restent marquées par le traumatisme du 21 avril 2002». Pour lui, l’emploi et le niveau des salaires doivent être au coeur du projet alternatif qui permettra de sauvegarder et d’améliorer notre régime de retraite.

Dans cet esprit, il devait donner en exemple la SNCF quivoit pour la première fois son régime de retraite excédentaire du fait de l’embauche de six mille cheminots du temps où le ministre des transports était communiste, Jean-Claude Gayssot. Ainsi les excédents ont pu être reversés au régime général des retraites» devait-il indiquer. Le débat sur l’absence de perspectives politiques permis à Joë Triché de rappeler que le mouvement social ne devait pas être spectateur de cette question mais au contraire de se l’emparer pour participer à sa construction si l’on ne veut pas être confronté à de nouvelles désillusions. C’est ce à quoi veut s’employer le PCF en organisant ces forums citoyens. Mais comme devait le souligner plusieurs intervenants, cette approche n’est pas facile à mettre en oeuvre car le mouvement social reste fortement marqué par la délégation de pouvoir et le rejet de la politique d’où l’’interrogation de Ginette Triché «comment faire pour impliquer les gens»
Jacques Thomas syndicaliste CGT retraité se félicitait quant à lui des convergences qu’il y avait sur ce dossier entre son organisation syndicale et le PCF. Il insista sur le fait que face au projet de la droite on ne pouvait pas se contenter de quelques aménagements mais qu’il fallait faire tout autement, «la question des retraites et demain celle de la protection sociale avec la réforme de la sécu annoncée par Chirac lui-même pose tout le problème de la société dans laquelle nous voulons vivre».
Pour le PS, Michel Alseda rappela qu’au congrès de Dijon, le PS s’était prononcé pour le retrait du plan Fillon. Retrait oui, mais quelle réforme engagée ? Les communistes ont bien des idées sur la question come l’a démontré cette initiative qui en appelle d’autre.

Saint-André-les-Vergers :
Découpage scolaire Le Maire ignore les parents d’élève

Faire le choix d’appliquer un nouveau découpage scolaire dans une commune peut s’avérer parfois opportun.

Réductions budgétaires obligent une meilleure répartition des élèves dans les écoles peut éviter une fermeture de classe. Dans tous les cas une telle décision, au demeurant très perturbant pour les enfants obligé de changer d'école, doit s'accompagner d'une concertation la plus large, associant directeur d'école, associations de parents d'élèves, élus et bien entendu, en premier lieu les parents des élèves concernés. Voilà un procédé élémentaire qu'ignore totalement le Maire. Il n'y a eu ni concertation, ni même information. Les parents ont été tout bonnement ignorés, et cela ne semble pas déranger A. Balland et son adjointe à la vie scolaire
Pire, lorsque des parents d'élèves s'émeuvent d'être mis devant le fait accompli, ils sont purement et simplement catalogués comme des "empêcheurs de tourner en rond". Lorsque J.-P. Cornevin, conseiller municipal, saisi de ce problème par les parents d'élèves intervient sur ce dossier en conseil municipal, il est accusé de défendre les intérêts personnels de deux familles avant de voir le Maire lui couper le micro et lever la séance. Circulez, il n'y a rien à voir.
Interprétations mensongères
L'extrême nervosité du Maire de St André sur ce dossier cache en fait un problème d'une autre nature. Comme l'avait laissé entendre J.-P. Cornevin avant d'être privé de parole, il se confirme aujourd'hui que c'est bien la quasi totalité des parents des élèves concernés - hui t- qui contestent la méthode scandaleuse employée par la majorité municipale.


Les parents qui se sont regroupés espèrent bien se faire entendre du Maire. D'autant qu'au fil des jours ils s'aperçoivent que certains arguments déployés par A. Baland pour justifier le bien fondé de ses choix ne sont pas très sérieux. En premier lieu "l'avis favorable de l'inspecteur d'académie " Alors que dans un courrier adressé à des parents d'élèves,il renvoie le Maire à ses responsabilités : «La définition des secteurs scolaires est de la totale et exclusive compétence du Maire». Quant à la rupture du second cylce, même s’il peut réglementairement ne pas y avoir continuité, l’Inspecteur d’Académie précise que la rupture n’est pédagogiquement pas souhaitable. On s’aperçoit donc que tout n’est pas aussi clair que A. Baland et son adjointe veulent le faire croire.
Les parents réagissent
En attendant que le Maire daigne enfin se tourner vers les Principaux concernés par ce nouveau découpage scolaire, à savoir les enfants et leurs parents, ces derniers ont mis entre paranthèse l'inscription de leurs enfants à l'école publique. Une pétition est également proposée à la signature des Dryats qui ne peuvent que s’émouvoir d’une telle situation.
Au lieu d'une décision prise à la va-vite entre les membres du bureau municipal, les risques réelles de fermetures de classe qui pèsent actuellement sur l'école P. Maitrot et Montier La Celles auraient mérité une étude approfondie de la situation, une prise en compte objective de l'évolution démographique sur la commune ainsi qu'une large concertation de tous les acteurs de la vie scolaire.
C'est pour aller dans ce sens que JP Cornevin à demandé à nouveau au maire de St André Les Vergers de surseoir à ce découpage des secteurs scolaires de la commune.

Humeurs

Maman virtuelle
Quoi de plus naturel que de faire pratiquer le sport aux enfants ! C'est le plat de résistance de toute éducation virile, si j'ose m'exprimer ainsi. Ajoutons-y une pâtisserie intellectuelle, histoire de dire qu'un sportif, ça a aussi des muscles dans la tête. Il faut y inviter encore nos entreprises, ces mal-aimées, pourtant toujours soucieuses de faire de bons produits avec de bons profits, car c'est dans le travail et la rondeur du compte en banque qu'est le divin bien, Monsieur, et la santé de nos sociétés libérales ! Intercalons une collation géographique pour randonner dans les pays du monde entier. Une pause-café d'exotisme. C'est où le Rwanda ? Comment s'appelle le dictateur du Mar.. ? Ah ! non, pas de politique, je vous prie ! Nous sommes entre gens de bonne compagnie, sous le haut patronage de Madame Chirac qui n'en fait plus, de la politique, depuis qu'elle est l'épouse du président de tous les Français. Et Françaises. Ensuite on distribue des médailles aux enfants, or, argent, bronze, chocolat, avec miss et championne et hurleur de salle au micro. Pour finir on va grignoter fin et boire Devaux à la préfecture, sans les enfants toutefois pour qu'ils ne soient pas au contact de l'alcool, du tabc, de la drogue et de la politique, toutes saletés prohibées dans nos écoles.
Ce sont les jeux de l'Aube
Des parents qui avaient tenté de montrer tout le danger et l'hypocrisie de ces jeux sponsorisés par une marque de champagne en déposant un référé en justice pour les faire suspendre, se sont vus récuser par le juge, un bien digne homme cependant et sûrement bon papa quand il est chez lui, bien au frais, devant une coupe. Et qu'avait-il donc trouvé, ce juge, dans son artillerie juridique pour bombarder et détruire les arguments des plaignantes concernant la malice de ces jeux ? Il avait tout simplement remarqué qu'elles étaient venues sans leur enfant et qu'en conséquence elles pouvaient ne pas en avoir et qu'en conclusion elles ne pouvaient prétendre déposer plainte pour un enfant ignoré du juge.
Ah ! Scribe, Labiche, Feydeau vous êtes donc toujours vivants !
Comme dit une maman à humour jeune et jaune, je suis mère d'un enfant virtuel. C'est une première dans un tribunal. Le juge sera cité dans les anthologies.

Malicette

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Ecoutez-voir

Le site de la confédération paysanne

... Commando
José BOVÉ arrêté à la hussarde, comme un vulgaire truand, comme un tueur de préfet, sauf qu'on laisse courir leurs assassins. Voilà la méthode Raffarin-Sarkozy. Mouloudji chantait le déserteur de Vian : "Je serai désarmé, je ne tirerai pas" Bové disait la même chose. Un commando est venu l'arrêter. Chiens policiers, hélico, routes coupées, voisins muselés. Trente types armés jusqu'aux dents pour un homme seul dans sa maison. La porte a été brisée. L'homme non. De quoi se plaint-on dit Sarkozy ? Il n'y a pas eu de blessés.
Que les syndicalistes se méfient désormais. Une escouade viendra chez eux à 6 heures du matin, enfoncer leur porte, vitrée ou non, et les sortir du lit manu militari. Les valeurs républicaines, les droits de l'homme ne sont plus sacrés. Ce qui est sacré c'est le riz transgénique et le fric. Honte sur ces gens là.

Jean Lefevre

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Emploi, salaires, retraites
La question du financement

La question du financement des retraites est posée.
Déjà, tout le monde s'accorde à dire que trente milliards d'euros ne sont pas financés dans le plan Fillon. On peut donc s'attendre pour les années à venir à des prélèvements supplémentaires sur le dos des salariés, des chômeurs et des retraités.

La taxation des revenus financiers pour asseoir ce financement des retraites, défendue notamment par les communistes, est une idée qui fait son chemin. Les libéraux s'en inquiètent, la droite fustige : c'est bon signe.
En même temps, d'autres mesures devraient être mises en œuvre. D'abord, parce que la finance est volatile. Ensuite, parce que l'objectif progressiste est de diminuer la part de la finance au profit du salaire. Or, cette part du salaire a baissé de 10 points dans la valeur ajoutée, depuis 1983, à cause des politiques dites de "désinflation compétitive".
Taxer les revenus financiers est donc une mesure nécessaire et à insérer dans une politique plus globale. D'autant que l'on chiffre les besoins minimum, en matière de retraite, d'ici 2020, à 90 milliards d'euros.
Selon certains économistes, pour assurer un financement européen des retraites, et à un haut niveau, il faut donc assurer aussi une remontée significative de la part des salaires dans la valeur ajoutée. Cela constituerait une base solide de prélèvement de cotisations sociales. Pour atteindre cet objectif, l'outil principal devrait être la modulation des cotisations sociales patronales. Ces dernières devraient être

considérablement alourdies pour les entreprises où les ressources sont utilisées pour les placements financiers. Elles seraient au contraire modulées à la baisse pour les entreprises qui favorisent la création d'emplois, l'investissement productif, les salaires, la formation.
C'est tout à fait le contraire du dogme des baisses de "charges sociales". Depuis au moins 1993, les allègements de cotisations patronales sont accordés aveuglement sans aucune efficacité avérée pour l'emploi. Elles étaient d'environ un milliard d'euros en 1993 et représentent en 2003 entre 18 et 21 milliards d'euros. C'est considérable. Cela plombe le financement des retraites, tire l'échelle des salaires vers le bas, et détruit la croissance. De cela, François Fillon ne dit mot.
Selon le Medef, une hausse des cotisations patronales constituerait une "charge sociale" qui, de toute façon, serait supportée au final par des baisses de salaires. Or, le système de modulation ainsi proposée inciterait au contraire à élever la masse salariale, et donc la masse des cotisations sociales. Toujours de manière incitative, il pourrait être proposé de baisser les "charges financières (taux d'intérêt et dividendes)" des entreprises au lieu des "charges" dites "sociales". Il s'agirait d'accorder aux entreprises des crédits bancaires à des taux d'intérêt d'autant plus bas que ces mêmes crédits seraient utilisés pour financer l'emploi, les salaires, la formation, le temps libre, c'est-à-dire tout ce qui contribue à un puissant financement des retraites

A 23 heures Plus de musique

Les artistes du spectacle ont fait grand bruit samedi soir à 23 heures en coupant brusquement toute musique et en lisant un texte sous les fenêtres du maire F. Baroin.
Les intermittents du spectacle entendaient protester contre les décisions du Medef qui veut affamer les artistes, réduire les spectacles et leur coût, diminuer les prestations sociales etc. Le combat des intermittents est le même que le combat pour les retraites et la sécu.
"Nous demandons simplement que les représentants du peuple actuellement au pouvoir écoutent et respectent ce peuple afin d éviter que les réformes proposées ne mettent au RMI 50 a 70% des intermittents avec tout autant de spectacles en moins "pour vous" «public»… et qu’ils adoptent le même comportement avec les autres corps de metiers en crise …nous vous demandons à vous public d’exprimer votre solidarite pour que vive le spectacle en respectant avec nous une minute de silence
Vous pouvez aussi ecrire a notre députe maire Mr Baroin vice-président de l’assemblée nationale pour lui demander son soutien pour que cesse la pression excessive exercée depuis 10 mois sur les intermittents du spectacle afin de faire résonner au plus juste les mots inscrits au frontispice de cet hôtel de ville "liberté, égalité , fraternite ou la mort"
«Il est clair que ceci n'est pas un appel à la violence ou à la révolution mais simplement une redéfinition du contrat social pour que vive ce pays dans le calme et la prospérité
… "


Le collectif-Aube
des intermittents
du spectacle

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Europe sociale/solidarité
Appel de neuf leaders progressistes

Les dirigeants de neuf partis progressistes européens*, dont le PCF, ont rendu publique une déclaration contre la dérive libérale sur le continent et réaffirmant leur solidarité au mouvement social.
Partout confrontés à un même projet régressif en matière de retraite, ces dirigeants déclarent: "Nous agissons et nous agirons partout pour que les gouvernements européens renoncent à ce recul de civilisation".
Ils dénoncent le credo libéral "de leurs gouvernements respectifs quelle que soit leur composition, qui pratiquent des politiques de droite".
Et ajoutent: "Le capitalisme veut mettre à bas tous les acquis sociaux des cinquante dernières années. Tous ces arguments ne sont que travestissements de la vérité. Les vrais motifs sont ailleurs:
C'est l'obsession de la baisse des coûts sociaux, le refus de développer et de sécuriser l'emploi, la formation, les salaires qui sont, cependant, la base des systèmes de retraites par répartition;
C'est, inséparablement, la volonté, coûte que coûte, de faire croître le marché financier avec la capitalisation et les fonds de pension afin d'augmenter tant et plus la rentabilité financière des capitaux;
C'est, inséparablement, la volonté de faire baisser les dépenses publiques et sociales corsetées dans le pacte de stabilité pour protéger l'indépendance de la banque centrale européenne au service exclusif du taux de profit".

Partout, rappellent ces dirigeants, les pouvoirs s'opposent à toute solution vraiment alternative, font l'impasse sur la question de l'emploi ou des salaires, sur la contribution patronale et la taxation de la finance.
"Nous, responsables des partis de la gauche de transformation sociale en Europe, nous pensons que d'autres choix sont possibles. Nous proposons ces quelques pistes à la réflexion des Européennes et des Européens. Nous affirmons notre entière solidarité aux salariés et à leurs organisations syndicales qui s'opposent à ces mesures catastrophiques et proposent des alternatives qui renforcent les droits à la retraite des salariés. Nous porterons ces propositions dans le cadre de la campagne des élections européennes de 2004. Parce qu'une autre Europe est possible, parce que le mot de solidarité n'est pas pour nous obsolète"


* Parti communiste autrichien;
Parti de la Refondation communiste d'Italie;
Parti communiste portugais;
Parti des communistes italiens;
Parti de Gauche de Suède;
la Gauche Unie d'Espagne;
la Coalition de gauche et de progrès de Grèce;
le Parti du socialisme démocratique d'Allemagne;
Marie George Buffet pour le PCF

Arrestation de José Bové :
réaction de M.-G. Buffet

"L'arrestation du syndicaliste paysan José Bové est un acte très grave qui traduit un recul terrible de la liberté d'opinion en France. José Bové en prison, c'est la liberté syndicale qui est attaquée. Je suis atterrée du dispositif policier complètement disproportionné dont a usé le Ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy. Le gouvernement est entré dans une dérive anti-syndicale. Après avoir essayé de réprimer par tous les moyens la mobilisation contre le projet de casse des retraites, le gouvernement continue sa répression en arrêtant José Bové. Le Parti communiste français demande la

libération immédiate de José Bové. Dés lundi les parlementaires communistes et Nicole Borvo, Présidente du groupe communiste au Sénat, déposeront une proposition de loi d'amnistie pour José Bové comme pour l'ensemble des personnes condamnés pour des faits syndicaux. Enfin, le Parti communiste français s'associera à tout rassemblement, à toute manifestation visant à demander la libération de José Bové."


M.-G. Buffet, Secrétaire du PCF

Festival en Othe
Coup d'envoi :vendredi 11 juillet à Saint-Florentin.

1. Inauguration à 17 h 30
2. Cabaret à 21 h 30 avec PADAM , groupe éclectique qui donne donc dans de nombreux genres sauf le mauvais genre.
Samedi 12 , toujours à Saint-Flo.
De 18 h au bout de la nuit, 4 concerts avec Marjane à 18 h, Loïc Lantoine à 19 h 30, Romain Didier à 21 h 30 (à ne pas manquer !) et du cirque étonnant pour finir.

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