La Dépêche de l'Aube n°716 du Jeudi 12 juin 2003 La Dépêche de l'Aube n°716 du Jeudi 12 juin 2003

La dépêche de l'Aube n°716 du Jeudi 12 juin 2003

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Une délégation de militants communistes a déposé en préfecture les 1 300 pétitions déjà recueillies dans les manifs devant les entreprises et sur les marchés aubois
Retraites-Décentralisation
Les communistes totalement engagés dans le mouvement social
Combien perdrez-vous ?
Graphe de l'évolution

Insensible au profond rejet que provoque parmi la population son projet de réforme des retraites et de décentralisation, le gouvernement multiplie manoeuvre et provocations avec comme objectif le passage en force.
Le Parti communiste français est quant à lui complètement engagé dans le mouvement en cours. Un engagement clair, au service d'un seul objectif : le retrait des projets Fillon et Raffarin et le besoin d'une autre réforme.
Au-delà des mots, cet engagement s'est d'ores et déjà traduit par un certain nombre d'actes concrets, la présence visible et active du PCF dans toutes les manifestations ; une campagne nationale de pétitions que les militants communistes font actuellement signer dans le pays. À ce jour, près de 200 000 signatures ont ainsi été recueillies dans plus de 2000 initiatives diverses : points de rencontre devant les entreprises, sur les marchés, porte à porte et dans les quartiers.
Les militants communistes Aubois ont ces derniers jours multiplié les points de signatures :
250 pétitions à l'occasion de la manif du 3 juin, 500 signatures réalisées le 5 juin aux portes de Michelin, de Kléber à la Chapelle St Luc et de Peugeot à Romilly .Ce même jour comme dans tous les départements de France, une délégation de militants communistes à

remis en préfecture de l'Aube les 1300 pétitions en leur possession. L'action s’est poursuit, samedi dernier sur le marché de Troyes 200 personnes ont exprimé leur refus des réformes du gouvernement en signant la pétition que leur ont proposé les militants communistes.
Les élus aussi…..
Bien évidemment, les élus sont eux aussi complètement engagés dans le mouvements. Dès le mois d'avril, les parlementaires communistes ont organisé un colloque national sur l'avenir des retraites, en présence de toutes les organisations syndicales. En ce moment, ils participent à des rencontres pour définir avec les citoyennes et les citoyens les exigences qu'ils porteront lors du débat parlementaire. Parallèlement, les députés communistes s'emploient à réunir les signatures de cinquante-huit parlementaires pour déposer une motion référendaire afin que le peuple puisse exercer sa souveraineté sur ce dossier fondamental. Enfin, pour couper court à l'argument du gouvernement selon lequel il n'y aurait pas d'autre choix possible à son projet, ils viennent de rendre public un ensemble de propositions alternatives qu'ils ont remis au ministre des affaires sociales.

JPC

Retraites-Décentralisation
Lettre ouverte de Bernard Thibault à M. le Premier Ministre

Monsieur le Premier Ministre,
Votre projet de réforme des retraites n'est ni juste ni équitable.

J'aurais aimé en faire la démonstration, publique à l'occasion d'un débat contradictoire télévisé, malheureusement votre gouvernement le refuse. C'est regrettable pour la démocratie, pour la transparence qui devraient prévaloir s'agissant d'une réforme affectant la vie de millions de salariés sur des décennies.
Ni équitable, ni juste. La preuve :
Par l'allongement de la durée de cotisation et la baisse des niveaux de pension, ce sont les salariés qui supporteront 91 % de l'effort financier de la réforme. Les entreprises sont ainsi largement exonérées.
"Aucune retraite ne sera inférieure à 85 % du SMIC", dites-vous. C'est faux :
- Il n'y aura rien de changé pour les 4 millions de retraités déjà au minimum de pension.
- Le niveau de toutes les retraites continuera de fondre en raison de leur indexation sur l'évolution des prix et non sur les salaires. Ainsi, un smicard ne touchera plus que 65 % après 15 ans de retraite.
"La retraite par répartition est sauvegardée." Absolument pas
Vous introduisez deux nouvelles dispositions pour "compenser" la baisse programmée (20 à 30 % !) du niveau des retraites :
- Un dispositif d'épargne-retraite pour ceux qui pourront se le payer. C'est l'introduction de la capitalisation au détriment de nos droits solidaires.
- Avec le cumul emploi plus retraite pour les plus pauvres, vous inventez les "emplois-vieux", les employeurs n'ayant plus qu'à verser la différence entre le montant de la retraite acquise et l'ancien salaire. Quel cadeau !
"Le droit à la retraite à 60 ans est préservé." Un leurre :
Avec les nouvelles règles que vous fixez : 42 ans de cotisation (pour l'instant... !), le système de bonus/malus, l'alternative sera soit de partir avec une retraite largement amputée, soit de travailler bien au-delà de 60 ans.
Dans ces conditions, les femmes salariées - premières victimes de la précarité et des bas salaires - verront leurs pensions laminées.

Vous clamez qu'il suffira de "travailler simplement un peu plus longtemps pour avoir la même retraite".
Cela est particulièrement inexact pour les salariés du privé :
- D'abord, pour des millions d'entre eux, la première préoccupation c'est d'avoir un vrai travail et de le conserver. 42 ans de travail pour avoir la retraite complète, ils savent que c'est inaccessible.
- Par ailleurs, jusqu'en 1993, le calcul de leur retraite était basé sur les 10 meilleures années de salaire.
Vu le décret Balladur, aux 10 meilleures se sont déjà ajoutées 10 plus mauvaises. Grâce à vous, qui avez choisi de conserver ce décret en l'état, en 2008, ce sera cette fois 15 mauvaises années qui viendront "pourrir" les 10 meilleures. Donc, même en travaillant plus longtemps, le niveau des retraites va continuer à baisser dans des proportions importantes. Bravo !
Trop d'attentes insatisfaites
Alors qu'il faudrait des mesures spécifiques pour plusieurs catégories de salariés, comme ceux exerçant des métiers pénibles, dangereux, insalubres ou astreignants, dont l'espérance de vie est d'ailleurs inférieure à la moyenne, votre projet a fait l'impasse.
Alors qu'il faudrait permettre à ceux qui ont commencé à travailler jeunes et ont leurs 40 ans de cotisation de partir avant 60 ans, vos mesures excluent la grande majorité des intéressés.
J'attire enfin votre attention sur le fait que, loin d'être acquises dans le reste de l'Europe, les réformes des retraites sont aussi contestées vigoureusement en Autriche, Italie, Allemagne.
Alors oui à une réforme des retraites, mais certainement pas celle là. Et pas dans le calendrier étriqué dans lequel vous voulez la faire voter par l'Assemblée nationale.
Ne pensez-vous pas que le vrai courage politique serait d'ouvrir enfin de réelles négociations avec toutes les organisations syndicales, comme vous le demandent les deux tiers des Français ?
Monsieur le Premier Ministre, la balle est dans votre camp, qu'attendez-vous pour la jouer !


Bernard Thibault
Secrétaire général de la CGT

Pétition
Refusons le sacrifice de nos retraites

Le projet Fillon-Raffarin, c'est cotiser plus, plus longtemps, et toucher moins à la retraite. C'est inacceptable. Le gouvernement doit entendre les salariés et ouvrir de véritables négociations.
La durée de vie augmente : il faut avoir le courage d'une réforme audacieuse du financement des retraites. Elle est possible si on s'en prend à la logique du système capitaliste : au lieu de drainer de plus en plus de richesses vers le capital, il faut orienter l'argent vers le travail et le développement social.
Nous exigeons :
le maintien de la retraite à 60 ans à taux plein, avec 37,5 annuités pour en bénéficier, avec au moins 75% du revenu d'activité et 100% pour les salariés au SMIC ;
le droit de prendre sa retraite avant 60 ans pour les salariés ayant quarante annuités ;
l'augmentation des cotisations patronales bloquées depuis 1979, modulée selon que les entreprises développent ou réduisent leurs effectifs ;
la taxation des revenus financiers au même niveau que ceux du travail
une politique en faveur de l'emploi, de la formation et des salaires

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.Pétition destinée au Gouvernement et au Parlement, mise à votre disposition par le PCF

Humeurs

A LA FOIRE (D’EMPOIGNE)
La Foire de Champagne a accueilli cette année bon nombre de vedettes pour redonner un lustre à cette manifestation très essoufflée. On a donc entendu les tambours du Bronx qui vous arrachent le ventre. Ce n'est plus du bruit mais ce n'est pas encore de la musique. Gérard Lenormand fut un chanteur de charme (les "in" disent "crooner") toujours aussi racoleur. Umberto Tozzi vêtu de noir et de fumée, essaie de se faire en France le nom qu'il a perdu en Italie. La petite Priscilla, elle, n'a que 13 ans et toutes ses dents. Longues les dents, car d'après une source autorisée, elle ne demande pas loin de 4 millions d'Euros (250 000 F) pour se déplacer. On espère, même après prélèvement de l'imprésario, de la famille, et de tout ce qui tourne autour que ça lui paiera ses études de chant.
On comprend bien que la Foire de Champagne se cherche un public après les insuccès des années précédentes. Elle a distribué les entrées gratuites à la pelle. Elle a multiplié la pub. Les commerciaux ont un peu mieux travaillé. L'animation était plus réjouie. Les chalands moins tristes. Mais tout de même 25 briques en une soirée ! C'est ce que gagne en 4 ans de boulot une talentueuse bonnetière (vous savez, celle qui a des doigts de fée disaient les patrons) ou une efficace employée de mairie qui a du mal à trouver le bon échelon pour grimper et même l'échelle.

Malicette

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Ecoutez-voir

... Le MEDEF veut la peau des artistes
Le MEDEF veut la peau des artistes, qu'on nomme pudiquement les "intermittents du spectacle", ce qui veut dire qu'ils ne trouvent pas souvent du boulot, bien que sur les médias les gros et gras artistes fassent un tabac et empochent des gros cachets (voir la délicieuse Priscilla 13 ans et toutes ses longues dents).
Donc le MEDEF a décidé qu'il fallait 507 heures de travail dans l'année pour ouvrir droit aux assédics mais il limite l'indemnisation à 5 mois ! La CFDT fidèle à elle-même propose 7 mois. Il faut savoir que pour une heure de travail des Octaves ou de la Cie Oclairdelalune etc. il y a des mois de mise au point derrière. Tout ce travail n'est pas très rémunéré et si vous n'êtes pas connu, pas rémunéré du tout.
Donc les artistes se battent contre le Médef et ils se battent groupés, tout au moins ils essaient. Et nous les soutenons dans cette action vigoureuse et claire car le spectacle vivant et les artistes toujours vivants, debout et nombreux sont une garantie de souffler sur la braise de la vie culturelle, la vie de notre pays tout simplement....

Jean Lefevre

...Je plaisante
Un camion de carottes s'est renversé sur l'autoroute l'autre jour 40 tonnes répandues et foutues. La cargaison était destinée à M. Raffarin qui voulait les offrir aux syndicats. On comprend maintenant pourquoi le gouvernement n'a plus que le bâton à offrir.

Malicette

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Festival en Othe

Du 11 au 26 juillet dans les territoires des Pays d'Othe et d'Armance, le Festival en Othe itinère en milieu rural. Il visitera 30 communes partenaires.
Le fil conducteur de cette année sera le "cabaret" qui a peu à voir avec la boisson mais beaucoup avec la chanson. Romain Didier, les Wriggles, Alexis HK, Fred, Marijane, Padam, Loïc Lantoine, et surtout, à ne pas manquer le fameux Opéra de «quat'sous" de BertoltBrecht et Kurt Weil. On trouvera encore Bernard Dimey, devenu incontournable, Féderico Garcia Lorca chanté par Enrique Espejo, le cirque Pocheros, le Café chantant typiquement cabaret lyrique, et… vous ne le croirez pas… les Octaves chantant Mouloudji.
Bien sûr l'équipe du Festival est en pleine euphorie tempérée par un travail colossal. Elle prépare aussi des stages, des ateliers, des rencontres, un bar, des ébats, des débats et des 14 juillet étonnants.
Pour la location, un téléphone
à Claire ou Delphine : 03 25 42 70 63 ou 64
Ou l'envoie d'un Courriel : festival-en-othe

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Education Nationale «Jeux de l’Aube» :
La loi bafouée !!!

Les enseignants ainsi que les parents qui envisagent de faire participer les enfants aux «Jeux de l’aube» doivent savoir que les organisateurs de cette manifestation, non contents d’utiliser les élèves de 4ème à des fins mercantiles, bafouent la loi..

En effet, le champagne DEVAUX (boisson alcoolisée) est le principal sponsor de cet évènement (l'Est Eclair du 11 Avril).
Que dit la loi du n°91-32 du 10/01/91, le décret n°92-1047 du 23/09/92 ?
"Aucune publicité ne peut être dirigée vers les jeunes. Aucune publicité n'est autorisée à la télévision et sur les terrains de sport et aucun parrainage d'évènement sportif n'est possible de la part des fabricants de boissons alcoolisées"
C'est clair... mais pas pour tout le monde !
Pas pour l'Inspection Académique qui cautionne cette mascarade dans son bulletin de Janvier 2003. Associer une boisson alcoolisée à une manifestation sportive d'enfants de 14 ans, non, pour les représentants de l'Education Nationale, ce n'est pas un problème.
Le "monde de l'entreprise" vaut bien ...un vin de messe.
Pas non plus pour le Président du Conseil Général, Philippe ADNOT, qui au Sénat a parrainé la convention de mécénat donnant à la maison de champagne le titre

de "partenaire officiel des Jeux de l'Aube 2003"..
Philippe ADNOT, est aussi sénateur...C'est un comble, le législateur s'assoit sur la loi !
Décidément, ces fameux "Jeux de l'Aube" sentent l'affairisme à plein nez n
NOUS, PARENTS D'ELEVES, ENSEIGNANTS, CITOYENS,
DEMANDONS AU PERSONNEL DE L'EDUCATION NATIONALE,
AUX PRINCIPAUX DES COLLEGES DE L'AUBE
DE REFUSER DE PARTICIPER A CETTE MASCARADE.
NOUS DEMANDONS A TOUS LES PARENTS DE REFUSER
D'ENVOYER LEURS ENFANTS PARTICIPER A CES JEUX HORS LA LOI !
ENFIN NOUS DEMANDONS A TOUTES ET A TOUS
D'ENVOYER DES LETTRES, DES E-MAILS DE PROTESTATION
A L'INSPECTION ACADEMIQUE (ia10@ac-reims.fr),
AU RECTORAT (webmaster@ac-reims.fr)
AU PRESIDENT DU CONSEIL GENERAL (p.adnot@senat.fr).

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Merci de retourner cette pétition signée à Evelyne Champagne, 16 Rue Bénard Bodié, 10600 La Chapelle-Saint-Luc
G 8
Changer de base

Les promesses délivrées par le petit groupe de dirigeants réunis à Evian n’extirperont pas les maux qui rongent notre planète.
Tout simplement parce que c’est leur logique, celle de l’argent-roi, qui les produits.
Ainsi la dette des pays pauvres est devenue une formidable machine à alimenter les marchés financiers. Pour un dollar d'emprunté en 1980, les pays en développement en ont déjà remboursé 7,5 et ils en doivent encore 4.
Jacques Chirac a dû tenir compte du mouvement, qui réclame une autre mondialisation. Mais en réunissant à part des dirigeants africains, chinois, brésiliens ou indiens, il n'a fait qu'éclairer le fait que ces grands pays, qui abritent l'immense majorité de la population mondiale, sont tenus à l'écart des décisions.
Une légère taxation des flux financiers internationaux per
mettrait de répondre aux besoins élémentaires de toutes ces populations. Le président de la République serait plus convaincant s'il décidait de donner un coup de pistolet dans le concert de la mondialisation capitaliste en retirant ses projets de réforme des retraites, de l'école, de la protection sociale, son programme de privatisations et d'abaissement du coût du travail. Ceux-ci sont directement inspirés des recommandations du G8.
Pour justifier leurs réformes négatives, le gouvernement et l'Union européenne invoquent sans cesse l'interdépendance des économies. Mais ce sont eux qui l'organisent au détriment des populations et au seul

profit des marchés financiers. C'est cela qui aggrave la misère, la pauvreté, la famine au Sud et accélère la précarité, le chômage, les délocalisations, les licenciements, la mise en cause des systèmes de solidarité, garantis par les États au Nord. C'est donc le système prôné au G8 qui devient un verrou pour des progrès de civilisation.
Décidément, le monde doit changer de base. Ce serait possible en taxant les mouvements de capitaux, en créant comme le réclame le président brésilien Lula un fonds de lutte contre la faim, alimenté par un prélèvement sur le commerce des armes, en annulant la dette des pays pauvres, en promouvant des agricultures paysannes et vivrières, en réformant des institutions comme le FMI et l'OMC, pour les placer sous l'égide d'une ONU transformée et démocratisée. Une monnaie commune mondiale devrait remplacer la prédominance du dollar sur le monde. Un grand plan de combat contre le sida devrait être décidé en mettant à contribution les grands trusts pharmaceutiques mondiaux. C'est ce qu'ont exigé les participants au contre sommet et les 100 000 manifestants venus de France et de Suisse le 1er juin à Annemasse.
Les mouvements mondiaux antiguerre et altermondialistes, les mouvements sociaux qui se développent en France et en Europe ouvrent un nouvel espace public de débats et de rassemblement pour construire un projet commun de transformation révolutionnaire.

Mois musical de Sommeval

Nous nous aimions…le temps d’une chanson
Un peu de poésie dans un monde de brutes, voilà ce qu’il fallait pour reprendre des forces avant d’aborder une nouvelle semaine de labeur et de luttes. Et de la poésie et de la musique, le Mois Musical de Sommeval qui inaugurait sa treizième édition ce 1er juin en a à revendre, qu’on se le
dise ! Ce dimanche, rivalisant d’éclat avec le soleil, la Compagnie O clair de la Lune s’était installée au coin de la rue, ou plutôt au kiosque, pour une ballade au pays des vers qui bouleversent, des bons mots qui font rire ou grincer des dents et de ces quelques petites notes de musiques qui trottent à jamais dans nos mémoires.
Qu’ils savaient bien, de quelques mots choisis, dire l’essentiel de ce qui depuis toujours fait rire et pleurer les Hommes, ces poètes qui ont noms Trenet, Vian, Dimey, Prevert, Aragon et les autres ! Qu’il est bon, en toute simplicité, de partager ces émotions indémodables, avec les Amis du Clair de la Lune que sont Gérard Fardet, Jean Lefevre et Mathieu Normand.
Mais n’allez pas croire que la chaleur et la musique avaient endormi nos consciences. La révolte n’est jamais bien loin dès que la poésie s’en mêle, elle qui sait mettre le doigt là où le monde saigne, là où vivre nous blesse. Le choix des chansons, tout comme les commentaires malicieux qui émaillèrent le spectacle ne nous laissèrent jamais indifférents. Je suspecte même certains d’y avoir entendu des propos subversifs, voir de s’être senti visés par quelques unes de ces flèches poétiques dont on souhaiterait qu’elles soient les seules armes en vente libre.
Souhaitons, aux organisateurs de ce mois Musical, qui tentent l’impossible pari de porter la culture là ou en général, on ne jure que par l’agriculture, que le 13 soit le numéro de la chance, et que malgré le vent

politique qui aujourd’hui balaye les subventions et du même coup leurs efforts, le spectacle continu.
Le samedi 14 juin à 21h, c’est le Chaudron à Auxon, qui accueillera le second spectacle de ce Mois Musical, chassé de ses terres par la censure qui redoute que la voix de Victor Hugo résonnant sous la voûte de l’Eglise du village n’éveille les consciences des spectateurs. L’intervention, mise en scène par Alain PRIOUL, et qui sera présenté ce soir là, stigmatise en effet les relations des Hommes avec l’argent . On voit bien le danger d’une telle pièce pour l’ordre du monde, on voit aussi l’intérêt de venir nombreux écouter ce qu’Hugo a à nous dire !


Françoise Desimpel

Tout le programme :


Mois musical de Sommeval du 1er au 22 juin 2003

Samedi 14 juin 21 h à Auxon
L'interventionde Victor Hugo présenté par "La compagnie des épices"
scénario et mise en scène d'Alain PRIOUL

Samedi 21 juin 21h00 au kiosque de Sommeval
Fête et musique

Dimanche 22 juin à 16h00
La compagnie Plume la Poule présente :
La cité des clefs ave FlorenceATTAL et Etienne PINSKY de Créteil