La Dépêche de l'Aube n°715 du Jeudi 5 juin 2003 La Dépêche de l'Aube n°715 du Jeudi 5 juin 2003

La dépêche de l'Aube n°715 du Jeudi 15 juin 2003

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Retraites - Ecole - Décentralisation
Raffarin l’a dit :“ Place à la politique “
Combien perdrez-vous ?
Graphe de l'évolution
Demandons des comptes à nos députés qui vont voter.!
Député
Sénateur
Sénateur
Député
Député

Députés communistes
Pour une réforme alternative des retraites

Le groupe communiste à l’Assemblée nationale a remis à François Fillon un projet alternatif.
Il énumère neuf axes:
1) Rompre avec la régression du pouvoir d'achat.
2) Augmenter significativement les basses retraites.
3) Modifier les règles d'attribution de la pension de réversion et augmenter son taux.
4) Améliorer la situation des femmes devant le droit à la retraite.
5) Abroger les lois et décrets Balladur-Veil de juillet-août 1993, assurer le droit de partir à la retraite à taux plein, à 60 ans au plus tard, avec 37,5 d’annuités pour en bénéficier.
6) Défendre et améliorer le droit à la retraite à 60 ans.
7) Maintenir et consolider les régimes spéciaux.
8) Poursuivre l'amélioration des retraites agricoles.
9) Créer les conditions d'un financement dynamique des retraites de demain.
Dans cette perspective, les parlementaires communistes proposent :
Une refonte globale du financement du système de retraite par répartition aux moyens de:
- une alternative incitative: la baisse sélective des charges financières du crédit. Baisse sélective des taux d'intérêt facilitant le recours au crédit pour les projets d'investissement en fonction des créations effectives d'emplois et des mises en formation qu'ils programment et rendant au contraire le crédit plus cher pour les projets destructeurs d'emplois ou visant une croissance proprement financière.

- développer le principe d'une articulation entre le financement de la protection sociale et de l'entreprise (accroître la valeur ajoutée disponible).
- réformer l'assiette de cotisations sociales patronales afin de la rendre plus efficace ( du point de vue de l'emploi et des qualifications) pour faire rentrer de nouvelles cotisations.
Le maintien du calcul des cotisations sur la base des salaires bruts versés.
Modulation de l'assiette des cotisations sociales patronales:
Une première moitié des cotisations patronales continuerait d'être calculée de la même façon qu'aujourd'hui c'est à dire uniquement en pourcentage des salaires. Tandis que la seconde moitié serait modulée en fonction d'un ratio rapportant les salaires versés à la "valeur ajoutée globale"; le taux serait allégé pour celles qui favorisent les salaires dans la valeur ajoutée globale et alourdi pour les autres.

Extension des prélèvements sociaux à tous les revenus financiers :
- pour les ménages ayant des revenus proprement financiers, c'est à dire hors épargne populaire.
- pour les entreprises et les institutions financières, le prélèvement serait opéré au même taux que celui pesant sur les revenus des ménages aisés.

Une dynamique nouvelle de croissance et d'emplois efficace

Belle et Rebelle
La grande scène
en effervescence

Vendredi 12 septembre : Zedda...Noir Désir et Angel Parra

Samedi 13 septembre : Jean-Louis Aubert, Lo’Jo,
Massilia Sound System, Arno, Zazie

Dimanche 14 septembre : Marc Lavoine

La vignette-bon de soutien au prix de 13 € est disponible à la fédération de l’Aube du PCF et auprès des militants communistes.

Humeurs

LA DROITE NAVIGUE
Jacques Chirac, il y a quelques années, demandait aux enseignants de ne pas travailler au-delà de l'âge de la retraite : les facultés intellectuelles, en effet, s'amenuisent et il faut que les enfants aient en face d'eux des gens en bonne forme intellectuelle, disait-il. Aujourd'hui, le langage a changé : les facultés intellectuelles sont meilleures ! Ils peuvent travailler plus longtemps.
Sarkozy mise tout sur la sécurité, en particulier la routière. Il faut étrangler dans l'œuf l'accident de la route. C'e qui semblait bizarre à un maire du canton de Lusigny c'est que les crédits pour la réfection des routes avaient diminué. Encore plus bizarre, lui semblait-il, c'était l'appel du ministre à faire financer les radars par les communes. Il est bête ce maire : si on réussit à limiter la vitesse par les contredanses, plus besoin de réparer les routes. L'argent est économisé puis gagné au radar et l'expression "naviguer au radar" devient une formule heureuse. Surtout pour les caisses de l'état.
C'est comme le cancer. Chirac veut le vaincre. Alors, curieusement, son ministre limite les crédits pour la recherche et les soins. Il réduit le personnel et les activités médicales "innovantes et coûteuses". Mais là, ce n'est pas le radar qui fonctionne c'est le tabac qu'on augmente.
Tout ça, c'est des mesures du même tabac.

Malicette

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Ecoutez-voir

... bonnes réformes
F. Baroin sur France-Inter a de quoi tenir des mois et des années contre les grévistes et les "bonnes réformes" Raffarin-Fillon-Ferry. Il a dit : "Nous avons reçu plus de 10 000 appels pour nous dire "tenez bon"...
10 000, selon la police ? Ou selon le ministère de l'intérieur reçu du SNUipp)
Le même écrivait dans l'Est-Eclair : Les grèves actuelles sont dues à des agitateurs trotskistes. On sait que son "ministre" de l'éducation (sans portefeuille) est F. Dehaut, un ancien de la ligue. Est-ce lui qui lui a inspiré cette saillie ? (reçu de G.C)

Malicette

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Aspiration populaire ou rentabilité capitaliste :
il faut choisir

Le gouvernement de droite croit pouvoir gouverner seul et contre les intérêts du peuple parce qu’il détient tous les leviers du pouvoir.
Il se trompe. Sa base de départ était étroite, avec moins de 20% au premier tour pour le président de la République. Elle le reste.
Malgré cela, se déclarant "en mission", le Premier ministre tente de remodeler en profondeur et de manière irréversible les structures mêmes de la société française, en brisant les pactes sociaux et républicains, fruits des conquêtes du peuple. Celui-ci disposerait de "trop de tout". Trop d'État, donc trop de services publics, donc trop d'impôts pour les riches. Trop de protection sociale, trop de masse salariale, trop de retraite.
C'est à l'idée même de solidarité que la droite s'attaque. Derrière les réformes annoncées, c'est la régression sociale et pour la première fois des reculs de civilisations qui se profilent. Ainsi, sous couvert de réforme des retraites, la droite prépare un véritable racket des assurés sociaux au profit des grandes compagnies d'assurance et des fonds de pension. Sous couvert de décentralisation, le pouvoir veut débarrasser l'État de ses missions auprès des collectivités locales pour reporter les hausses d'impôt vers la fiscalité locale, encourager la privatisation des services publics et offrir ainsi aux grands groupes des "marchés" considérables de services à la population.
Tous ces projets se heurtent depuis des années à la résistance et à l'attachement profond du peuple français à la justice sociale, à l'égalité, à la promotion des droits, à la solidarité. Il n'accepte pas la marchandisation capitaliste de toutes les activités humaines. Plus ou moins confusément, il pensent que ce système conduit à des reculs de civilisation. La plupart des catégories sociales, des enseignants aux médecins, des agriculteurs aux chercheurs, les ouvriers aux intermittents du spectacle, se sentent de plus en plus méprisés, mis en cause jusque dans leur utilité sociale. Avec raison, ils ne supportent pas la distorsion entre les avancées scientifiques et technologiques sans précédent, les énormes moyens financiers disponibles et la situation insupportable qui leur est faite: la mise en cause de leur .

droit à la retraite et celui des générations à venir.C'est sur cette question que bute tout gouvernement qui refuse de s'attaquer à la logique de l'argent roi. La droite a d'ailleurs beau jeu de rappeler sans cesse aux socialistes qu'elle ne fait qu'appliquer des préconisations de certains anciens ministres et de dirigeants socialistes.
Ces derniers ne proposent d'ailleurs toujours pas de s'attaquer aux revenus financiers et à la construction d'un plan d'emploi durable. Leur projet se limite à augmenter une nouvelle fois la CSG. Ce numéro de duettistes entre le gouvernement et le Parti socialiste vise à empêcher tout débouché transformateur aux mobilisations actuelles, en laissant croire qu'il n'y a pas d'autres solutions possibles.
L'action pour une réforme progressiste des retraites porte en son sein l'exigence de justice, de meilleure répartition de la valeur ajoutée entre le capital et le travail, de création d'emplois pour les jeunes et de croissance durable. Le mouvement des enseignants vise à empêcher le
démantèlement du service public de l'éducation et porte le projet d'une école de l'égalité des chances.
Le combat de classe entre les aspirations populaires et les exigences de rentabilité capitaliste ne peut que s'aiguiser. Les mouvements sociaux actuels posent la question du sens même de l'évolution de la société, de la civilisation.
Loin de bloquer la société, ils sont porteurs d'avenir .

Baroin Courte vue ou mépris ? :

«Les syndicats sont débordés par des militants un peu activistes, probablement d’inspiration trotskiste»
Voilà les propos tenus par le député maire F. Baroin vice-président de l’Assemblée nationale.
Les milliers de Troyens qui se sont retrouvés au coude à coude dans les rues apprécieront le mépris exprimé par leur maire pour leurs revendications... et s’en souviendront le moment venu !

Retraite :
Débat sur les propositions alternative

Le débat sur les propositions alternatives proposées par les communistes s’est tenu lundi soir.
Mais, victime du succès du refus populaire, Claude Pondemer n’a pu y participer.
La grève de la SNCF ne lui a pas permis de venir de sa lointaine bretagne...Qu’à cela ne tienne !
Anna Zajac, dirigeante nationale et secrétaire de la section de troyes a présenté les alternatives que proposent au débat les communistes. Tout au long de la soirée, les questions, les interventions ont fusé, chacun apportant son point de vue sur les réformes engagées et les solutions à proposer. Ce qu’il est ressorti d’une manière incontournable, c’est que l’offensive du gouvernement Raffarin a un objectif de classe et que les atteintes portées aujourd’hui aux retraites seront dirigées demain vers l’école (c’est déjà fait), la sécurité sociale, la santé, l’ensemble du service public.
Le baron Seillier et le Medef peuvent se frotter les mains, l’équipe Raffarin Baroin travaille pour eux. Ce

sont donc des solutions qui s’attaquent résolument au pouvoir du grand capital, à ses nombreux bénéfices, aux spéculati