La Dépêche de l'Aube n°713 du Jeudi 22 mai 2003 La Dépêche de l'Aube n°713 du Jeudi 22 mai 2003

La dépêche de l'Aube n°713 du Jeudi 22 mai 2003

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Retraite-Ecole-Santé La colère populaire s’amplifie...
Combien perdrez-vous ?
Graphe de l'évolution

A PARIS LE 25 MAI
De nombreux cars de l’Aube
Point de diffusion du matériel de propagande communiste place de la Nation

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A TROYES LE LUNDI 2 JUIN
Débat sur la retraite avec Claude Pondemer
22 ter avenue Anatole-France
18 h 30

Conseil général L’Aube,
banc d’essai de la politique de droite ?

Prenant la parole au nom du groupe communiste du Conseil général, Joë Triché a situé l’actuelle session «un an après le retour de la droite au pouvoir».
Quelques jours après, c’était la magnifique manifestation populaire contre le projet de réforme des retraite qui vit, entre autres, quelque sept mille aubois dans les rues ! et donna la mesure de la grande angoisse de notre peuple devant l’insécurité sociale installée et structurée par le gouvernement. Joë Triché a démontré comment l’assemblée départementale de l’Aube,, à laquelle participent deux sénateurs et un député, tous à droite, se voulait le relais de cette politique allant même quelquefois «au devant en proposant des expérimentations». L’Aube serait en quelque sorte un «banc d’essai».
Chômage dans l’Aube : plus de 2,5% en mars
C’est la plus forte hausse de Champagne Ardenne, douze mille trois cent quarante sept aubois sont frappés. D’autres vagues de licenciements sont en cours. «Ainsi après Jacquemard, c’est au tour de Doré Doré, de Norelem, d’Evelyne B, de Valéo, des Centres d’appels, des cristalleries de Bayel d’annoncer des licenciements massifs ou des mises en redressement et liquidation judiciaires».
«Notre département continue de perdre ses atouts économiques, ses fleurons industriels, son savoir faire». Joë Triché démontre que cette situation désastreuse n’est pas hélas spécifique à l’Aube, mais découle de la politique choisie par le gouvernement Raffarin sous la houlette de Chirac : plan de casse de l’emploi pour soutenir la rentabilité du capital en accordant toujours plus d’exonérations de charges au patronnat, créant des difficultés financières pour les caisses de retraite et de sécurité sociale.
Trois RMA = un smic
Ou soixante heures de travail réalisées au lieu de trente cinq ! Joë Triché a fait la démonstration, chiffres à

l’appui de l’arnaque que représente le RMA qui ne coûtera à l’employeur que trois cent vingt cinq euros (2.200f) pour un salarié à mi-temps.
«Ainsi pour le prix d’un SMIC, dont la durée légale de travail est de trente cinq heures, le patronat aura à sa disposition trois personnes au RMA ce qui représentera soixante heures de travail par semaine»
La démonstration est faite qu’il s’agit bien d’offrir une main-d’oeuvre à bon marché aux entreprises. Se faisant le chantre d’une telle mesure, Philippe Adnot a proposé au ministre des affaires sociales de l’expérimenter au profit des collectivités. Ce qui éclaire les propos qu’il a osé tenir dans la presse locale du 9 mai «une région qui compte beaucoup de Rmistes devrait être une région où l’on vit bien». Les serfs sont de retour !
Il faut ajouter, comme l’a rappelé Joë Triché, que la moitié des crédits de réinsertion votés par le Conseil général de l’Aube ne sont pas utilisés ce qui montre bien le peu d’efforts entrepris à l’égard des personnes en grande difficulté.
L’APA = un million et demi d’euros de crédit en moins !
Les personnes âgées dépendantes et leurs familles devraient débourser quatre cent millions d’euros supplémentaires. Dans le compte administratif du Conseil général de l’Aube, Joë Triché a relevé que la part de l’Etat dans le financement de l’APA ne représentait que trente pour cent alors qu’il s’était engagé pour cinquante pour cent. Le crédit inscrit se trouve réduit de un million et demi d’euros, «mais les bénéficiaires de cette prestation et leurs familles peuvent être encore davantage inquiets, car de nouvelles mesures restrictives devraient intervenir avant la fin de 2003 !’
Rappelons que, dans le même temps, l’impôt des plus riches a été diminué ainsi que celui sur les grandes fortunes. Tout un programme !

Ça continue.
Claire et nette, la rue, pour laquelle le premier ministre a tant de mépris, a livré sa réponse après l’accord noué dans l’ombre entre François Fillon et deux syndicats, à la fin de la semaine dernière.
Raffarin espérait pourtant avoir creusé une brèche dans l'unité syndicale par laquelle fuiraient les manifestants en hémorragie. C'est raté ! des milliers de manifestants ont de nouveaux défilé dans toutes les grandes villes de France. A Troyes, après le record du 13 mai, ou sept mille personnes ont hurlé leur refus d'une réforme des retraites incroyablement injuste, ils étaient encore près de mille salariés des services publics rassemblés à la bourse du travail pour affirmer leur volonté de poursuivre et amplifier la lutte……. Et lors de la réunion du Conseil supérieur de la fonction publique, un seul syndicat, la CFDT a osé approuver la réforme des retraites

Les télévisions ont beau ne traiter des mobilisations qu'au travers des sempiternels sujets sur la gêne et la colère des usagers, l'opinion publique penche nettement en faveur (54,2 %, contre 29,2 % au côté du gouvernement - sondage Louis Harris) des manifestations. En effet, les salariés ont sorti leur calculette et fait leurs comptes : si le gouvernement l'emporte, ils perdront d'un quart à plus de la moitié de leur pension. Une véritable "smicardisation» des retraités, qu'ils soient issus du public ou du privé. C'est pourquoi la vieille rengaine poujadiste dénonçant les privilèges imaginaires des fonctionnaires ne rencontre pas l'adhésion d'une majorité. Les privilèges, ils faut les rechercher du coté de ceux qui vivent des marchés financiers et dont Raffarin à fait une espèce protégée.


JPC

Humeurs

La Fontaine
Tout bouge en ces temps incertains. Les socialistes qui n'étaient plus de gauche deviennent de purs révolutionnaires. Les grandes institutions se posent des questions existentielles. L'Ecole ne veut plus fonctionner à la Ferry. Ferry, pourtant, c'est un joli nom, camarade ! L'Ecole veut bâtir des hommes. Elle ne veut plus assassiner des Mozart.
Il y a trop de Mozart, répond le petit Ferry (le grand étant mort en 1893). Il y a trop de fonctionnaires, trop d'argent dépensé, trop d'heures en salle des profs ou au café, trop de voyous, trop de ratés. C'est de votre faute, vous les profs ! Pas du tout, ils disent, nous sommes en aval des lois , plus de vingt pas au-dessous d'elles ! Je vous tirerai les zoreilles, car vous ne m'épargnez guère, vous vos bergers et vos snuipps. (Les snuipps c'est une variété de profs particulièrement coriaces).
Si l'école rame et peine, c'est à cause du chômage. dit Pennac qui a cent fois raison et qui connaît La Fontaine aussi. C'est le fond de tout. Tout fonctionnerait à merveille s'il y avait du travail pour tous.
Dans l'Est-Eclair, l'autre jour, j'ai vu un truc énorme : les carrossiers sont en colère car il y a moins d'accidents de la route. Leurs profits sont en baisse. Dans le même esprit, on pourrait enregistrer la colère des médecins due à la guérison de nombreuses maladies, celle des croque-morts parce que la vie est de plus en plus longue…
Et celle des enseignants parce que leurs élèves savent tout puisqu'ils défilent avec eux dans les manifs..

Malicette

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L'actualité auboise
Soirée studieuse Mondialisation - Capitalisme Quelle alternative ?

Plus de cinquante militants communistes se sont retrouvés vendredi 16 mai pour une soirée éducative.
Fabienne Pourre, dirigeante nationale, dans un brillant exposé sur la mondialisation «nouveau développement pour l’humanité», a expliqué, c’est le devenir de l’humain, de la planète qui est en jeu, avec pour objectif l’émancipation humaine et la libération. Après avoir évoqué les trois faits majeurs qui symbolisent notre époque (révolutions technologiques, bouleversements politiques, main mise du capitalisme sur toutes les activités humaines), Fabienne Pourre a souligné l’importance d’obtenir des droits nouveaux, de créer de nouvelles solidarités, et l’intervention des consommateurs, des usagers.
A propos du G8 qui veut régenter la planète «ils sont huit, nous sommes six milliards» concluait-elle.

Echange riche et passionné avec la salle, la soirée a été très appréciée. Expérience à renouveler

Et toujours l’emploi
Doré Doré ou l’amité franco-italienne

L’ entreprise était familiale et le village était Doré Doré sur tranche.
Depuis 1819. Le commerce était Doré, le logis était Doré, le transport des ouvrières était Doré, la mairie, et même l'église, tout était Doré-Doré. Et le personnel, bien entendu.
Tout ça va changer. Le monde change. Les capitaux sont comme des corbeaux qui vont d'un arbre à l'autre, d'un profit à un autre profit plus juteux.
Doré sera italien. Tout le monde y est favorable. Gallo est italien par le 0, mais français par Gall qui veut dire coq. Il y a le O, mais il y a le bas aussi. Doré et Gallo font des bas de qualité pour boutiques et non grandes surfaces. À eux deux ils empochent dans les 30 milliards d'euros. Mais dit l'Italien "nous perdons de l'argent, nous devons donc nous entendre et nous restructurer". Je vais appliquer à Doré ce qui nous a si bien réussi. Quand on entend le mot restructurer, on a intérêt à serrer les fesses. Des fesses sans collants car le collant a vécu, on fait dans la cravate, le maillot, le polo. Restructurer veut dire casser. C'est le même mot que "plan social". Le veau d'or veut des têtes. IL y avait encore cinq cents salariés, cinqs cent têtes chez Doré. Gallo demande d'en faire tomber la moitié. C'est ça l'amitié franco-italienne !


Jean Lefevre

Troyes
A propos du Comte Henri

En témoignant publiquement des conditions de travail déplorables du personnel au Comte Henri, la section syndicale CFDT du Centre Hospitalier de Troyes conforte le constat d’un certain nombre de familes : le manque criant de personnel et son incidence sur la qualité des soins.
Quatre aides soignantes le jour, pour assurer l'hygiène des locaux, du matériel, les toilettes, les repas, lever, changer les couches régulièrement de quarante patients âgés, lourdement dépendants, ce n'est pas acceptable, pas plus qu'une infirmière la nuit pour deux cent quarante personnes.
Dans ce contexte, comment trouver le temps de la relation pour adoucir la solitude des aînés en fin de vie, loin de leur famille ?
Les soignants ne sont, ni des boucs émissaires ni des forçats obligés de pallier les carences des choix politiques et budgétaires, au détriment de leur santé.
Au Comte Henri, les ratios en personnel sont en dessous de la moyenne de la région. C'est évidemment

une constante dans le département !
Que font les responsables politiques aubois pour y remédier ?
Les mesures prises par le gouvernement Raffarin aggravent la situation.
Alors que les besoins induits par l'allongement de la durée de la vie augmentent, les crédits pour médicaliser les structures d'hébergement sont supprimés, l'assiette des bénéficiaires de l'APA est réduite, le service public sabordé.
Les anciens sont les sacrifiés de sa politique. Il est dangereux de stigmatiser la vieillesse comme une charge insupportable pour le pays.
Cette remise en cause des fondements solidaires de la République est irrecevable.
Toujours, et encore, les usagers, les citoyens doivent réagir et se mobiliser.


M.F Pautras

Retraites - Des solutions, en voilà :
Secteur privé Rétablir la part patronale

Le financement de la retraite, pour le secteur privé, provient des cotisations vieillesse versées par les entreprises et les salariés.
Alors que, pendant des décennies, les contributions patronales et salariales avaient évolué parallèlement, augmentant en fonction des besoins supplémentaires de financement des régimes, l’effort est, depuis quelque temps, de plus en plus inégalement partagé.
Ainsi la cotisation patronale est-elle gelée au niveau de 8,2% du salaire brut depuis plus de quinze ans. Dans le même temps, celle des salariés a augmenté, passant de 4,70% de la rémunération brute à 6,55%. Résultat : la part du total des cotisations vieillesse acquittée par les entreprises a reculé de 64% à 56%, tandis que la part versée par les salariés est passée de 36% à 44%.
Ernest-Antoine Sellière fait donc preuve d’une belle hypocrisie lorsqu’il évoque, sur un ton indigné, la part

du salaire que «les Français consacrent déjà» aux retraites. En réalité, les patrons n’ont vraiment pas à se plaindre : grâce aux politiques menées par les gouvernements successifs au nom de la «compétivité», leurs «charges» sociales (c’est-à-dire leur contribution au financement des retraites comme d’ailleurs de l’ensemble de la protection maladie), n’ont cessé de s’alléger depuis deux décennies.
Un des moyens d’accroître les ressources de la Sécu nécessaires au paiement des pensions serait donc, comme le propose la CGT, de rétablir l’équilibre initial : cela impliquerait de porter le taux de la cotisation patronale à 11,6%, soit 3,4 points de plus qu’actuellement, ce qui pourrait se faire en dix ans à raison d’une augmentation de 0,34% par an.

Retraites - Des solutions, en voilà :
Revenus financiers Un magot de 70 milliards d’euros toujours épargné

Une seule catégorie de revenus échappe totalement, aujourd’hui, aux prélèvements sociaux : les revenus financiers des entreprises (1).
En clair, les fortunes tirées du jeu des placements financiers, de la propriété du capital et non de l’activité productive.
Une coquette affaire encore estimée, malgré les baisses boursières de ces dernières années, autour de soixante dix milliards d’euros. Une proposition avancée par les communistes, la CGT, divers économistes, consiste à taxer ces revenus à hauteur des cotisations vieillesse

versées par les salariés (10,35%). Limité, en regard du niveau global de la dépense retraite (172 milliards d’euros), ce prélèvement rapporterait tout de même quelque sept milliards d’euros et aurait le mérite d’instiller une dose de justice dans la réforme des retraites.

(1) Depuis quelques années, les revenus financiers des particuliers sont, eux, assujettis à la CSG et à la CRDS.

Romilly sur Seine -Victimes des 2 derniers budgets
La Cité des enfants perdus

Nous n’avons cessé, depuis deux années, de dénoncer la politique menée contre l’enfance dans notre ville
Fermeture de Picasso, suppression des colonies, stagnation des subventions (malgré le matraquage fiscal), remise en cause de la gratuité de l’accueil des petits dans les écoles, quotient familial trop élevé, la liste de la politique anti-sociale menée par la municipalité Cartelet-UMP est longue.
Cet été, elle trouve sa signification dans les chiffres fournis par l’Adjointe UMP à la dernière commission municipale. Dans une ville comprenant plus de trois mille enfants de moins de seize ans, vingt seulement partiront en vacances d’été hors du département de l’Aube (dans le Jura exactement), cinquante iront au lac de la Forêt d’Orient à Géraudot, pour le reste, ce sera Romilly.
Si l’on se souvient que plus de cinquante pour cent des jeunes ne partent pas en vacances, parce que les

parents n’en ont pas les moyens, ce sont des centaines de jeunes qui erreront dans les rues de notre ville en juillet et août prochain.
Il n’est pas inutile de rappeler les propositions des élus communistes pour une véritable politique sociale en faveur des Romillons et de leur famille, la remise en cause d’un calcul du quotient familial, injuste et pénalisant les couches les plus basses, ainsi que les familles monoparentales et les petits salaires. Les impôts auront augmenté de 7,1 millions de francs en deux ans, sans contre-partie pour les habitants de notre ville.
Si Romilly abandonne ainsi à elle-même sa jeunesse, gageons que l’avenir va nous réserver quelques mauvaises surprises.


Yves Bouteiller

Romilly sur Seine -Yves Bouteiller convoqué à la gendarmerie :
Témoin des faits, Joë Triché tient à préciser

Quelques échanges ont effectivement eu lieu entre Mr Yves Bouteiller, conseiller municipal et une personne habillée en civil.
Ceux-ci étaient motivés par le fait que cette personne faisait faire les besoins de son chien dans une propriété privée, au 66 rue de la Boule d’Or.
Aujourd’hui, la presse nous apprend qu’il s’agissait d’un gendarme, ce qui rend ce comportement encore plus incompréhensible. Voilà «les obscures raisons», propos de la presse du 7 mai, de cette «affaire» qui ne mérite vraiment pas les titres des journaux. J’ajouterai qu’un autre témoin était d’ailleurs présent au moment de cet échange.

Le traitement de cet incident mineur me conduit à constater qu’il y a deux poids et deux mesures dans la manière de rendre compte de certains dossiers à Romilly. J’en veux pour preuve la réalisation et l’agrandissement de maisons individuelles sur des terrains inconstructibles donc sans permis de construire, qui n’a pas fait jusqu’à l’heure les titres de la presse.

Est-ce à cause de l’implication d’un maire adjoint de Michel Cartelet dans cette situation illégale ? Permettez moi de le penser. Laisser planer le doute et la suspicion à l’égard d’une personne sans même l’avoir entendue est inacceptable. Telle est la raison de cette mise au point.

Romilly sur Seine -Habitations sur des terrains non constructibles :
Carence ou volonté d’étouffer cette affaire ?

A l’occasion des conseils municipaux du 13 février et du 30 avril 2003 relatifs à la révision du POS (Plan d’Occupation des Sols) et à l’adoption du PLU (Plan Local d’Urbanisme) les élus communistes ont évoqué le problème d’habitations réalisées sur des terrains non constructibles.
Les demandes précises que nous avions formulées le 13 février ont été confirmées par courrier remis au maire le 17 février.
Devant l’absence de réponse à ce courrier, Joë Triché s’est trouvé contraint de saisir une nouvelle fois la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs).
Suite à une question au conseil municipal du 30 avril, la 1ère Adjointe nous a bien confirmé qu’effectivement des maisons avaient été réalisées et agrandies sur des terrains non constructibles, ce qui pour nous n’était pas une découverte. Ayant connaissance de cette situation, nous ne pouvions pas en effet nous taire au risque

d’être accusés à juste raison de complicité.
La question suivante se pose : «n’y a-t-il pas eu carence ou volonté d’étouffer cette affaire ?», car nous ne pouvons pas imaginer que les services municipaux n’aient pas alerté le Maire de cette situation.
Alors que récemment, il a fait dresser procès verbal à l’égard d’un riverain ayant réalisé un mur un peu plus haut que le règlement du POS l’autorisait, entraînant ce dernier devant le Tribunal Correctionnel, nous demandons au Maire d’avoir la même attitude.


Les élus communistes


Ce communiqué a été remis à la presse le 12 et le 19 mai. Au moment où nous bouclons ce numéro de la Dépêche, il n’a toujours pas été publié, ce qui confirme la partialité de la presse quand il s’agit du Maire ou d’un élu de son équipe.

Romilly sur Seine
Hôpital : situation critique au niveau du personnel

Les apparences sont quelques fois trompeuses.
La construction de nouveaux locaux pour accueillir la maternité et le service des urgences, l’installation d’un scanner peuvent laisser penser que tout va pour le mieux à l’hôpital de Romilly. Et bien détrompez-vous, ce n’est pas du tout le cas malheureusement.
Aucun moyen supplémentaire n’est accordé pour assurer un bon fonctionnement de l’établissement. Par exemple, la mise en place d’équipements spécifiques (lits-porte) nécessaires pour être en conformité avec la réglementation, ne pourra pas s’effectuer faute de personnel. Des lits devront être à nouveau fermés l’été prochain afin d’éviter des problèmes de fonctionnement dans les services et pour permettre au personnel de bénéficier de leurs congés. Le manque de postes ajouté aux difficultés de recrutement des infirmières entraînent d’importantes difficultés. Ceci se traduisant par des conditions de travail de plus en plus pénibles pour le personnel entraînant des départs prématurés d’agents qui recherchent une vie professionnelle plus sereine.
Tout ceci est dû au manque de crédits alloués par

l’ARH (agence régionale de l’hospitalisation) à l’établissement de Romilly conduisant ce dernier à ne pas pouvoir recruter de personnel.Cette situation n’est bien sûr pas propre à notre ville. Depuis des années dans tout le pays, les agents hospitaliers crient leur colère face à l’austérité imposée dans les hôpitaux. Et aujourd’hui, force est de constater que le droit à la santé pour tous n’est pas la priorité du gouvernement Raffarin. Il vient de décider de dérembourser plus de six cents médicaments et il maintient les hôpitaux publics au bord de l’asphyxie financière. Nous avons là les conséquences des critères du traité de Maastricht qui impose aux Etats de réduire au maximum leurs dépenses publiques afin de disposer de plus de moyens financiers pour soutenir la course aux profits des grands groupes industriels.


Joë Triché

La sécurité sociale
Vers toujours plus d’inégalités dans l’accès aux soins
Quel avenir pour notre système de santé et de protection sociale ?

T ous les sondages le confirment : les Français sont très attachés à la «Sécu». D’ailleurs, ils n’hésitent jamais à descendre dans la rue pour la défendre....
Mais depuis sa création en 1945, bien des choses ont changé, et des réformes s’imposent. Elles devront respecter les principes de solidarité et d’égalité.
La Sécu est une vieille dame qui commence à s'essouffler. Tout particulièrement la branche maladie. Les dépenses de santé augmentent : la population vieillit, les traitements sont de plus en plus performants et de plus en plus coûteux, les comportements évoluent. Les recettes de l'assurance maladie, très liées à l'emploi, ont du mal à suivre, malgré les embellies éphémères dues à la baisse du chômage en 2000 et 2001. Aujourd'hui, le "trou" est de retour : plus de 6,5 milliards d'euros de déficit en 2002, 7 milliards prévus en 2003.
Face à ce double mouvement, l'assurance maladie obligatoire a réduit son taux de charge des dépenses de santé. Tout particulièrement pour les soins de ville : elle ne rembourse plus en moyenne que 60% des frais engagés par les patients. Ce pourcentage tombe à 40% en optique et à 35 % en dentaire. Cette baisse engendre des inégalités d'accès aux soins qui contribuent à creuser les inégalités sociales face à la santé - même si les facteurs déterminants restent les conditions de vie.
Pour se soigner correctement, il faut avoir une couverture complémentaire (mutuelle, assurance privée, ou institution de prévoyance). Et une bonne, de préférence. Mais tout le monde ne peut pas se l'offrir. Le dispositif de la couverture maladie universelle (CMU) a voulu y remédier. Il permet à 4,5 Millions de personnes de disposer d'une complémentaire gratuite qui prend en charge le ticket modérateur pour les soins de ville, le forfait hospitalier, et un "panier de soins" (prothèses dentaires et auditives, lunettes…) à des tarifs fixés par arrêté interministériel. Et la loi interdit aux médecins de pratiquer des dépassements d'honoraires avec les bénéficiaires de la CMU. Bien qu'il représente une avancée indéniable, ce dispositif reste insuffisant. Le plafond de revenus fixé pour pouvoir en bénéficier ne permet même pas à tous les allocataires de minima sociaux d'y accéder. Quant à l'aide à la mutualisation prévue pour les personnes dont les revenus sont légèrement supérieurs à ce plafond, elle se met difficilement en place.
Le plan JUPPE misait sur la "maîtrise comptable" des dépenses de santé. C'est un échec. Depuis 1996, le Parlement vote chaque automne, dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale, un objectif national des dépenses d'assurance maladie (ONDAM). Sauf en 1997 et 1999, il n'a jamais été respecté. Et l'idée que la contrainte financière permettrait une

réorganisation du système de santé a failli, elle aussi. L'hôpital est en crise. Les relations se sont tendues entre l'Etat, la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) et les professionnels de la santé libéraux, mais aussi au sein de ces professions elles-mêmes (généralistes, spécialistes, auxiliaires médicaux…) chacune pratiquant la surenchère.
De l’assurance maladie à l’assurance santé
Dès son arrivée au ministère de la Santé, Jean-François MATTEI a renoué avec les baisses de remboursement (notamment en matière de médicaments) et annoncé la fin de la "maîtrise comptable" au profit de la "maîtrise médicalisée" des dépenses, tout en laissant filer le déficit pour 2003, le gouvernement se refusant par principe à toute hausse des impôts et cotisations sociales.
Le grand chantier de la réforme est prévu pour cet automne. L'objectif semble clair : contrôler les dépenses remboursables par la Sécu et laisser filer les autres. Pour y arriver, le gouvernement entend revoir les prestations prises en charge par la solidarité nationale en re définissant les champs d'intervention du régime obligatoire et des couvertures complémentaires et trouver de nouveaux modes de régulation et de "gouvernance " de l'assurance maladie. Certains ressortent les vieilles recettes éculées et dangereuses : mettre la Sécu en concurrence, la cantonner au "gros risque". D'autres agitent de fausses bonnes idées, comme celle de la régionalisation, qui peut porter en germe l'accroissement des inégalités.
Il s'agit pourtant de relever des défis de taille : redonner vie à la démocratie sociale, inventer une nouvelle collaboration entre le régime obligatoire et les complémentaires solidaires, s'atteler à la prévention, pour aller d'une logique d'assurance maladie à une logique d'assurance santé.

PAS TOUCHE A LA SECU
Selon la dernière enquête barométrique du ministère des Affaires sociales :
-8 Français sur 10 pensent que les dispositifs de l'assurance maladie (et de la retraite) doivent rester essentiellement publics ;
-Plus de 50% estiment que la mise en concurrence des caisses publiques avec des assurances privées serait une mauvaise chose, car cela créerait "un système de protection sociale à deux vitesses" ;
-6 personnes sur 10 estiment normal que la France consacre environ le quart de son revenu national à une protection sociale solidaire.
-Cet attachement au système public est en progression par rapport à l'enquête réalisée en 2000

ACTU Troyes - CAT
Liste noire des emplois supprimés

Sainte-Savine Norelem : Nouvelles menaces
Alors que la société Norelem a été durant de longues années l’un des fleurons de la métallurgie auboise, elle a, après de multiples restructurations, réduit personnel et activité.
Rachetée en 2000 par le groupe Allemand Kipp, l’usine de Sainte-Savine, s’est spécialisée dans la fabrication d’éléments en fonte destinés essentiellement au marché industriel Allemand.
Quarante salariés sont encore employés mais un nouveau plan de licenciement est en préparation. Les craintes les plus vives s’expriment et certains parlent même de la fermeture complète de l’entreprise savinienne !
Sainte-Savine Valeo : «On rationalise»
Fermeture en Juin. Quarante et un salariés licenciés.
C’est la dernière étape pour l’équipementier automobile de Sainte-Savine. De «dégraissages» en «rationalisation», la liquidation complète sera effective en juin.
Car Valéo - qui succédait à Gelbon - a connu dans l’Aube, une grande activité employant trois cent quarante salariés. En 2002, quatre vingt trois seulement restaient sur le site de Sainte-Savine, d’autres étant transférés chez Nief. plastic. Présentée comme usine pilote en 2001, il aurait été possible de diversifier la production. La direction en a décidé autrement.
Pont-ste-Marie Temex : 22 licenciements
Société de composants électroniques, Temex avait déjà, dans un plan dit «social», licencié quarante huit personnes.
Il semble bien qu’il y ait récidive de la part de la direction puisque vingt deux emplois sont de nouveaux menacés.
«On a des commandes, on travaille, on fait des heures»... Pourquoi ces nouveaux licenciements ? On peut rapprocher cette décision de la direction avec le rachat d’une filiale à Sophia Antipolis. C’est une forme de délocalisation, la fabrication à l’étranger semblant plus «juteuse».


G. Delabruyère

Chapelle-st-Luc Evelyne B : 35 licenciés
La petite usine textile de prêt à porter ouverte depuis seize ans à la Chapelle-st-Luc a fermé ses portes cette semaine. Colère et consternation pour ses trente cinq employés jetés au chômage et qui, pour la plupart, avaient déjà connu d’autres licenciements, en particulier à la SIB, chez Devanlay ou Bonbon car

hélas, dans le textile, être licencié est monnaie courante.
Le prétexte invoqué est le manque de commandes, tant de la part de la marque Allemande Orsay que de la Bonneterie de Champagne. Il semble bien plutôt que les grandes sociétés aient trouvé à faire fabriquer ailleurs à meilleur marché. Et comme aucune loi ne les empêche d’aller vers un patronat encore plus exploiteur, pourquoi se gêneraient-ils ?
Troyes Set - Doré-Doré 56 licenciements
La restructuration de l’usine Doré Doré à Fontaine-les-Grés (dont on lira en page 2 les incidences) a rayé de la carte la filiale troyenne.
Victime au cours des ans des abandons de fabrication auboise des bas et des collants, l’usine de Troyes qui a compté jusqu’à deux cent cinquante emplois, avait vu ses effectifs tomber à cinquante six.
Avec la reprise de Doré Doré par l’italien Gallo, celui-ci n’a pas voulu reprendre la SET. Les collants DD, prestigieux dans le domaine de la mode, seront fabriqués... en Italie. L’usine de Troyes va donc fermer ses portes, jetant au chômage cinquante six employés. La fabrication des collants haute gamme ne sera plus auboise !
Troyes Le triste bilan des centres d’appel
Avec les centres d’appel, les élus de droite de l’agglomération troyenne pensaient avoir trouvé une parade au laxisme persistant qu’il développe devant l’hémorragie d’emploie du secteur textile, (perte de 20.000 emplois en quinze ans).
On allait voir ce que l'on allait voir. Tête baissée, ils ont déployé le tapis rouge pour attirer les patrons de cette nouvelle filière. Sans prendre aucune garantie sur la pérennité et la qualité des emplois qui devaient être créés par ces centres d'appel, malgré les mises en garde répétées des élus communistes, les décideurs politique de la CAT ont investi des millions de francs dans l'aménagement de bâtimente "clé en main" pour les accueillir. Aujourd'hui le bilan de cette opération est bien maigre : Qualiphone n'est finalement jamais venu, Stepstone et Technocall, sont déjà repartis. Clientlogic qui devait créer à lui seul 600 emplois, n'a que 200 personnes à son effectif et parle de fermer le site de Pont-Ste-Marie, faute de rentabilité. En attendant cette société défraye régulièrement la chronique pour avoir licenciée prés de soixante salariés en deux ans pour fautes diverses et variées. Ce qui fait écrire aux syndicalistes de l'entreprise que chez clientlogic "la moitié du personnel a été licencié et l'autre tremble".

L’école démantelée
Conseillers d’orientation, médecins, assistantes sociales, psychologues scolaires rencontrent les élus communistes

La loi de décentralisation concoctée par le gouvernement Raffarin fait peser de lourdes menaces sur l’école en général et en particulier sur les intervenants en milieu scolaire, tant du point de vue de la santé que l’aide psychologique ou d’orientation dont bénéficient les élèves.
Ils sont en quelque sorte «priés de quitter l’éducation nationale» et mis à disposition des régions.
L’enfant au coeur de leurs préoccupations
Ils et elles se sont donc retrouvés, jeudi soir pour exposer aux élus communistes de l’Aube leurs problèmes, leurs soucis, leurs luttes, leurs attentes.
Ce qui frappe d’abord, à les écouter, c’est le souci de leur mission. Ils ont à charge l’aide à l’enfant et cette tâche leur tient à coeur. Bien sûr, les questions de leur statut, de leur qualification sont importantes, mais s’il ne s’agissait que d’un changement d’employeur, cela ne génererait pas un tel mouvement. Ce qui les mobilise le plus, c’est l’avenir de leur mission.
Dès février, J.P Raffarin l’a confirmé, les médecins scolaires, les assistantes sociales, les personnels de service ne font plus partie de l’acte éducatif. La preuve, cette année dans la «circulaire de rentrée» diffusée au mois d’avril, la profession des conseillers d’orientations psychologues est totalement absente. L’objectif serait-il à terme de transférer celle-ci à des organisations privées et souss pilotage patronal que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Ce qui choque le plus les participants au débat, c’est le manque de concertation, la tentative de passage en force.
«On ne sait pas où l’on va». Nous avons été recruté sur concours, rappelle un médecin avec un statut et des missions précises en 81. C’était un décret. Nous étions «médecins de l’éducation nationale». Est-ce que cette mission sera garantie ? Il y a déjà parmi nous, beaucoup de vacataires, d’emplois précaires. Qu’en sera-t-il demain ? Si l’on prend l’exemple des PMI, leurs possibilités sont inégales selon les départements.
Un travail d’équipe autour de l’enfant en milieu scolaire
La volonté exprimée est de casser le corps des conseillers. La profession va disparaître. En 2005, il n’y aura plus de recrutement. Raffarin ne parle plus de psychologues, la logique est différente. Il s’agit de placer l’élève au centre de l’économie. A noter que l’on ne parle plus de ministre de l’éducation nationale à propos de Luc Ferry, mais de ministre de «l’éducation .. L’idée de service public a disparu.


En fait, ce que veut le projet, c’est orienter l’élève en fonction des besoins économiques locaux et non plus en fonction de son propre projet. La pression économique s’exercera pour insérer l’élève, le faire entrer dans un cadre bien précis. Les conseillers d’orientation sont proches des gens. Ils reçoivent beaucoup de parents, leur rôle est essentiel pour la bonne orientation du jeune, y compris et peut-être surtout, à la campagne où les familles ne connaissent pas toutes les possibilités offertes.
Quand un enfant ne va pas bien en milieu scolaire, toute une équipe éducative est là pour l’écouter, le comprendre, l’aider. La proximité des intervenants est très importante.
Et puis l’intégration de l’enfant handicapé ou porteur d’une maladie chronique dépend aussi de l’équipe d’intervenants. A noter également que le travail en CIO (centre d’orientation) et en établissements scolaires ne peut-être dissocié. Quant aux assistantes sociales scolaires, leur rôle est essentiel car il fait partie de la protection de l’enfant. Lorsqu’il y a échec scolaire signalé par les enseignants, elles créent un lieu d’écoute pour les jeunes, souvent la parole de l’enfant n’est pas entendue ailleurs. Les jeunes les connaissent, viennent leur parler. La confiance s’est établie parce qu’elles sont sur place. Il ne faut pas oublier le rôle structurant des agents de service (également menacés de quitter l’éducation nationale). Ils sont pour le jeune «toujours là». Il y a une classification des rôles. A comparer avec la «déshumanisation» des sociétés alimentaires qui apportent les plateaux.
Les élus communistes : soutien absolu
Intervenant tout au long des débats, les élus communistes, Pierre Mathieu, Conseiller régional, Marie-Françoise Pautras, Joë Triché, Conseillers généraux, ont donné leur point de vue, apporté ou demandé des précisions, assuré de leur soutien total les luttes en cours. Pierre Mathieu devait préciser que, s’il n’était pas question de conserver le «statu quo» (la situation actuelle demandant bien des améliorations), il n’était pas envisageable de laisser la décentralisation casser les structures en place. Les élus communistes ont affirmé leur intention d’intervenir publiquement. Ils ont dit leur intention d’intervenir publiquement lors des prochaines cessions, lundi 17 pour le Conseil général, lundi 2 juin pour le Conseil régional.


Geneviève Delabruyère

Les communistes proposent :
Construire une sécurité d’emploi et de formation

Des avancées sociales et démocratiques ont été conquises dans notre pays.
Ainsi, pour la santé, la sécurité sociale, les communistes proposent (et agissent !) pour de nouvelles conquêtes partout où c’est possible et notamment dans le domaine de l’emploi. Travailler est un droit.
Parce que les hommes et les femmes, leur force de travail, leur intelligence ne sont pas des marchandises. Parce que le chômage et la précarité sont

insupportables. Parce que le monde bouge et qu’il faut se former, apprendre tout au long de sa vie, les communistes proposent d’instaurer un système permettant d’alterner un vrai travail, une vraie formation, des activités sociales reconnues avec la garantie d’un bon revenu pour tous.
Il faut construire une sécurité d’emploi et de formation

Réforme constitutionnelle sur la décentralisation Question de M.-F Pautras à Ph. Adnot

Le référendum promis pour consulter les français n’a pas eu lieu, pas plus que le débat démocratique. Cette réforme a été menée avec bien trop de précipitation pour être honnête.
Sous couvert de moins d’Etat, c’est un Etat masqué d’autant plus fort qu’il a fixé les règles du jeu, en décidant de la répartition entre le domaine public et les appétits du marché et au profit de ce dernier. Les Français découvrent peu à peu la remise en course du socle politique de la République, de ses valeurs unitaires et solidaires, de sa cohérence nationale et le démantèlement progressif du service public.
Qui peut croire anodin le décret du 5 mai 2003 qui ampute sans concertation le ministre de l’Education du mot national ? Les premiers touchés en prennent la mesure, à savoir les médecins, assistantes sociales scolaires, les A.T.O.S (agents techniques) transférés aux départements. Ces personnels, partie intégrante des équipes éducatives, du primaire au lycée et dans les établissements, avaient choisi d’exercer leurs

missions au sein de l’Education nationale. Convaincus à juste titre que leurs services et leurs missions disparaîtront dans leur spécificité, ils refusent ce transfert et cette intégration au sein du Conseil général.
Se profilent en effet une remise en cause de leur étroite collaboration avec les équipes éducatives et la certitude de voir s’instaurer des disparités d’un département à l’autre, en fonction des possibilités financières, des choix politiques laissés à l’appréciation des collectivités territoriales. L’objectif est de faire des économies au détriment du service public de l’Education qui doit rester Nationale et centrer sur l’instérêt de l’élève. Aujourd’hui, on élague cette branche, demain ce sera une autre. Les personnels se mobilisent et attendent des parlementaires qu’ils obtiennent du gouvernement le retrait de cette décision. De notre point de vue, c’est tout à fait légitime. Par rapport à cette demande, quelle réponse pouvez-vous apporter aujourd’hui, M. le Président, à ces professionnels de l’Education Nationale ?