La Dépêche de l'Aube n°711 du Jeudi 8 mai 2003 La Dépêche de l'Aube n°711 du Jeudi 8 mai 2003

La dépêche de l'Aube n°711 du Jeudi 8 mai 2003

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Retraite :
Tous dans la rue le 13 mai !
Retraites, assurance maladie, emploi, temps de travail, services publics, privatisations.
L'on pourrait égrainer une à une les mesures que le gouvernement à pris ou qu'il entend prendre depuis qu'il est au pouvoir, elles sont systématiquement favorables au patronat et à la bourgeoisie. Concernant les retraites par exemple, les choses sont désormais claires : ce qu'on nous prépare est bel et bien l'esquisse d'une régression sans précédent, mariant l'allongement de la durée de cotisation à une baisse de 20% à 30% des pensions !
Autre exemple éclairant, les choix du gouvernement de ne plus rembourser 600 nouveaux médicaments. Le développement des systèmes de protection bute sur les appétits d'une économie mondialisée et financiarisée, de plus en plus gourmande en capitaux. L'argent ne peut plus à la fois nourrir cette fuite en avant et financer des besoins sociaux grandissants. Qu'importe, Raffarin fait le choix de soutenir les taux de profit en crise plutôt que le progrès social.

Une politique de droite et de classe, néoconservatrice et ultralibérale !
Les Français ouvrent les yeux. Après des mois de "raffarinades" et de propos biaisés, d'hypocrisies sans borne et de non-dits honteux, le gouvernement est désormais, si l'on peut dire, comme confronté à la vérité crue de sa propre politique : elle est de droite et de classe, néoconservatrice et ultralibérale.
Face à cette politique de régression, le parti communiste français est actif. Au cœur des manifestations bien sûr, dans les lieux publics. Sur les marchés de France ses militants
se confrontent au peuple, mènent le débat d'idées. Partout où ils sont élus, à l'Assemblée nationale au Sénat en passant par les collectivités locales, les communistes font avancer des solutions alternatives au projet de la droite. Le groupe communiste et républicain vient de déposer à l'Assemblée nationale une nouvelle proposition de loi - voir article ci-contre.
Les parlementaires des trois groupes communistes : Assemblée nationale, Sénat et Parlement européen, ont organisé un "forum national sur l'avenir des retraites " qui a réuni plus de 300 personnes avec la participation de dirigeants nationaux de la CGT, de FO de la CGC, de la FSU, de la CFTC, de l'UNSA etc. La démonstration y a été faite que d'autres réponses existent pour une réforme progressiste des retraites.
Un mois de Mai décisif.
Le grand spectacle sécuritaire de M. Sarkozy a atteint ses limites et la cote de popularité de Jacques Chirac est revenue à son niveau d'avant la guerre.

Chaque jour un peu mieux, les Français comprennent la brutalité du gouvernement actuel. Le mois de mai sera décisif pour empêcher ce que la droite parlementaire appelle "d'inexorables réformes". Autrement dit, une casse généralisée. Plus qu'un changement de climat, souhaitons un réveil de l'opinion. Un vrai.

Le premier grand rendez-vous de la contestation populaire c'est partout en France le mercredi 13 mai. Faisons de cette date, une journée qui change la donne politique, rabaisse l'arrogance de la droite et offre une confiance nouvelle au mouvement populaire.


JP Cornevin

Le PCF pour un projet alternatif

Tract, pétition, intervention publique et mobilisations lors des journées d’action organisées par les syndicats les 1er, 13 et 25 mai, le Parti Communiste appelle à la mobilisation sur les retraites pour faire valoir un projet alternatif à la réforme Fillion. S’adressant directement à François Fillon, ministre des Affaires sociales, Michèle Demessine, sénatrice du Nord, en charge des retraites pour le PCF, a avertit : «Non, monsieur le ministre, ce projet n’est pas sans alternatives crédibles et solides pour la pérennité de notre système de répartition et d’un haut niveau de pension pour les futures retraités». Le Parti communiste met sur la table 11 propositions, qui feront l’objet d’une pétition, et place en premier lieu le curseur sur «le droit et la possibilité de partir à la retraite à taux plein, à 60 ans au plus tard, avec 37,5 annuités», en réclamant que les périodes non travaillées puissent être validées gratuitement. Il réclame également la garantie d’un taux de remplacement de 75% minimum, calculé sur les 10 meilleures années pour le privé et sur la totalité de la dernière rémunération pour le public, de pouvoir bénéficier d’un «départ anticipé avant 60 ans dès 40 annuités» ou d’indexer les pensions sur l’évolution des salaires, en vigueur dans la fonction publique et avant les mesures Balladur de 1993 pour le secteur privé. Le PCF met en débat des mesures de financement et préconise par exemple «d’augmenter la part patronale dans les cotisations sociales, bloquée depuis 1979, d’étendre l’assiette des cotisations patronales à l’ensemble de la valeur ajoutée» ou de «taxer les revenus financiers des entreprises non réinvestis à hauteur de la contribution des salariés»

Mardi 13 mai 16 h 30 Bourse du Travail à Troyes
Manifestation départementale pour une retraite de haut niveau à 60 ans

Familles :
Rester à la maison ?

Quand le ministre délégué à la Famille, Christian Jacob, affirme sans sourciller que les assistantes maternelles représentent «le mode de garde privilégié des Français», il s’appuie sur la réalité - il faut bien trouver une solution - mais il feint d’ignorer les souhaits de ses concitoyens.
Tout indique en effet que les ménages préfèrent de plus en plus massivement des aides sous forme d'équipements à des aides en nature. Sanction évidente d'une situation où le manque de crèches et de structures d'accueil est criant et risque de s'aggraver encore, les moyens dégagés n'étant pas à la hauteur de l'accroissement des naissances en France.
Le ministre sait bien aussi que le barème des crèches fixe aujourd'hui le taux d'effort financier à 12% des revenus des familles qui ont la chance d'y trouver une place pour leur petit, alors qu'un smicard, pour employer une assistante maternelle, devra débourser jusqu'à 30% de ses revenus. Quand le smicard est une smicarde, ce qui est statistiquement le cas le plus fréquent, les comptes sont hélas vite faits : mieux vaut s'arrêter de travailler. Avec toutes les conséquences négatives qu'une telle décision engendre sur une vie professionnelle, sans parler des cotisations intermittentes pour une future retraite de misère. Quand on est pauvre, mettre au monde un enfant se paie très cher.
Est-ce que la mesure-phare triomphalement

annoncée par le gouvernement, la nouvelle prestation pour l'accueil des jeunes enfants, PAJE, remplaçant toutes celles qui existent jusqu'ici, aidera ces femmes? Non, les plus défavorisés touchaient déjà l'équivalent. Plus de gens bénéficieront à priori de cette prestation mais elle a le sérieux défaut de ne pas servir aussi à lutter contre la pauvreté et les inégalités.
Quant à l'allocation en cas de cessation d'activité dès le premier enfant, certains responsables d'associations familiales pronostiquent déjà qu'elle va surtout inciter les femmes peu qualifiées et peu payées à lâcher leur emploi, cette allocation se transformant en un salaire maternel pour les femmes des couches populaires. Les études économiques disent là aussi combien il est difficile, après un congé parental, de revenir dans le monde du travail pour ces femmes.
Certes, une politique d'aide aux familles les plus défavorisées, de congés parentaux permettant aussi bien au père qu'à la mère de cesser ponctuellement son activité après une naissance, reviendrait cher. Plus que le milliard d'euros supplémentaire que le gouvernement est aujourd'hui prêt à investir dans la famille. Mais les finances publiques ne le permettent pas.
Question de choix : quand on privilégie la baisse de l'impôt sur le revenu, quand on multiplie les aides à l'emploi offertes aux patrons, la famille doit se contenter du reste.

APA
Des centaines de signatures recueillies par les communistes.
Sur les marchés et dans les lieux publics, les communistes proposent à la population de signer une pétition contre la casse de l’APA.
Ils entendent aussi recueillir plusieurs milliers de signatures qu’ils remettront aux députés aubois. En mettant cette initiative à la disposition de celles et ceux qui veulent sauver cet acquis, le PCF entend favoriser le plus large rassemblement contre ce mauvais coup.
L’APA est en effet un progrès social concret dans l’aide aux personnes âgées dépendantes.
Basée sur leurs besoins et non plus sur leurs ressources, elle les aide à financer des aides à domicile et des équipements. Le gouvernement, prétextant son coût, remet en cause les aspects bénéfiques de cette mesure. Ne laissons pas faire !
Avec la droite, de retour aux affaires, nous assistons à une véritable remise en cause de tous les fondements solidaires de notre société.
Voulu par le MEDEF et mis en place par le tandem Chirac Raffarin, l’avenir qui se dessine est porteur de régression sociale.
De la casse des services publics à la criminalisation des plus démunis, le gouvernement construit une société qui a peur de sa jeunesse, où les salariés devront travailler toujours plus pour gagner moins, et qui

toujours plus pour gagner moins, et qui délaisse ses anciens.
Par la remise en cause du système de retraite par répartition et de l’allocation personnalisée d’autonomie, c’est la solidarité en direction des plus anciens et des plus fragiles qui est en ligne de mire.
L’APA a démontré son utilité sociale
Elle représente un progrès indéniable pour des centaines de milliers de personnes âgées dépendantes et leurs familles.
Le gouvernement Raffarin, sous prétexte qu’elle coûte cher, préfère la démanteler plutôt que de lui assurer un financement juste.
Il réduit une vraie avancée sociale à un pur jeu comptable.
Ceci est d’autant plus inacceptable que dans le même temps il réduit l’impôt des plus riches et diminue celui sur les grandes fortunes.
Pour s’opposer à ces dispositions, les communistes vous invitent à signer la pétition qui sera remise aux parlementaires aubois.


Joë Triché

Humeurs

Cuba SI
Les médias se sont étendus largement sur la "dictature" cubaine qui vient d'emprisonner une grosse poignée de "dissidents".
Nous ont-ils rappelé dans le même temps que Cuba est toujours sous embargo, certains disent même blocus, américain ? Cela veut dire interdiction de commercer et donc d'écouler des produits locaux et de s'alimenter en d'autres denrées nécessaires ! Nous ont-ils dit que la loi Helms-Burton votée en 1996 par les E.U. "exigeait" de la part du grand frère américain la "mise en œuvre des moyens politiques nécessaires pour provoquer le renversement du gouvernement Cubain et l'instauration d'une démocratie et d'une économie de marché" ? Les Etats-Unis s'enveloppent là dans le drapeau de la légalité pour mieux s'ingérer dans les affaires du monde.
La loi Helms-Burton est un modèle d'hypocrisie qui cache un beau sadisme. Elle exige la privatisation des banques cubaines afin que celles-ci puissent venir faire du business aux E.U ! Même échange "équitable" pour l'agriculture qui permettrait aux Cubains de vendre sucre et rhum aux E.U !
En 1998 les Cubains ont voté une loi qui qualifie de trahison tout acte de collaboration avec les objectifs de la loi Helms-Burton et qui permet d'arrêter et de condamner les membres du gouvernement provisoire mis en place par Bush.
Voilà ce qu'aurait dû dire une certaine presse pressée de réciter la propagande américaine.
Cela ne m'incite nullement à penser que Cuba soit un pays démocratique (car la justice y est plutôt "rapide") et que la peine de mort y soit acceptable. Pas plus qu'elle ne l' est aux Etats-Unis. .

Malicette

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Retraite avant 60 ans
Nouvelle initiative des députés communistes

A l’occasion de sa «niche parlementaire», le groupe communiste et républicain a déposé une version actualisée de sa proposition de loi tendant à ouvrir le droit à la retraite à taux plein pour les salariés ayant cotisé quarante annuités avant d’atteindre l’âge de 60 ans.
Une disposition qui concerne plus de 800.000 salariés, ceux qui ont commencé à travailler très jeunes dès l’âge de 14 ou 15 ans. Le rapport de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée nationale, présenté par Alain Bocquet, souligne que, pour la plupart, «ils ont effectué souvent des travaux difficiles, mal rémunérés ; ont subi les conséquences des casses de l’industrie française (métallurgie, sidérurgie, textile, construction navale...); et ont connu des conditions de vie pénibles. Hommes et femmes subissent aujourd’hui les conséquences, les effets de maladies professionnelles alors méconnues ou tardivement prises en compte».
Nombre de ces salariés supportent également les effets d’usure liés à la confrontation avec un environnement de travail ne s’améliorant que très lentement. Et combien d’entre eux ont été soumis au travail posté, aux semaines de 48 heures ?
Ce sont ces salariés, essentiellement dans le monde ouvrier qui ont contribué fortement au développement économique national des années soixante.

Nouveau tour de passe-passe
Le coût de cette mesure est estimé à 8,3 milliards d’euros pour les régimes de base et 5,3 milliards pour les régimes complémentaires. Un effort qui n’a rien d’insurmontable face à la multiplication des baisses de cotisations patronales orchestrée par le gouvernement Raffarin, sans parler de la réduction de l’impôt sur le revenu, de l’allègement de l’ISF ou de la suppression

du contrôle de l’utilisation des fonds publics décidés dans la foulée. «On laisse les grands groupes jouer comme ils veulent avec les deniers publics et on refuserait à des pauvres gens épuisés le droit à la retraite ! Ce n’est pas sérieux» s’exclamait Maxime Gremetz.
Le refus de discussion a été confirmé doublement.Par l’absence du ministre François Fillon, jugeant apparemment qu’un tel sujet ne méritait pas sa présence à l’Assemblée, où il déléguait en ses lieu et place Nicole Ameline en charge de la parité et de l’égalité professionnelle. Comme Elisabeth Guigou, ministre du gouvernement Jospin, elle utilisa l’article 40 de la constitution qui permet à l’exécutif de s’opposer à la discussion.
A l’issue de la réunion du bureau de la commission des finances, le couperet tombait : «les dispositions de l’article 40 ayant été déclarées applicables à la proposition de loi, celle-ci n’a plus d’existence». La droite parlementaire était dégagée de son opposition (gênante devant son électorat à une disposition de justice sociale évidente, le gouvernement édictant qu’au nom des intérêts supérieurs du pays il n’y avait même pas lieu d’en discuter !
C’est la seconde fois qu’un aussi scandaleux tour de passe-passe est utilisé, rappelait Alain Bocquet; «En effet, nous avions en octobre et novembre 2001 engagé une démarche similaire. Démarche qui avait recueilli un écho très favorable, probablement majoritaire d’ailleurs, au sein de l’Assemblée. Le recours gouvernemental à l’article 40 de la constitution mit un terme prématuré au processus en cours, interdisant à la représentation nationale de se prononcer». Il est à noter que la droite avait formeellement protesté contre cette méthode procédurière utilisée par le précédent gouvernement.

Débat sur l’immigration Suspicion, répression

De l’anticipation des directives européennes à l’élourdissement des contraintes, l’obsession de la clandestinité marque le projet sarkozien.
Le ministre de l'Intérieur a présenté au Conseil des ministres le volet réforme de l'ordonnance du 2 novembre 1945 sur l'entrée et le séjour des étrangers. Il s'agit, dit-on, "de concilier accueil généreux et lutte contre l'immigration clandestine". En terme de générosité, le texte est muet. Il ne contient aucune avancée en matière de droits à part les restrictions au système de la double peine pour les étrangers des catégories protégées. Il allonge à deux ans la durée de vie commune pour obtenir un visa de séjour, requiert le contrôle strict des autorités consulaires pour les mariages célébrés à l'étranger avec un-e Français-e et des maires pour ceux célébrés en France. Et comble de perversité en cas de doute, le maire pourra inviter l'étranger sans-papiers candidat à l'amour à se présenter en préfecture. Avec l'expulsion en prime.
Il y a donc les suspicions de mariages blancs et même celles de paternité: la carte de résident ne sera attribué au parent d'enfant français que s'il s'agit d'un "vrai" parent qui exerce l'autorité parentale et subvient aux besoins de l'enfant. Or cette condition requiert de travailler au noir Il y a aussi la suspicion sur l'utilisation des visas de tourisme pour installation définitive: les maires pourront refuser de délivrer les attestations d'accueil chez des particuliers si les conditions d'hébergement ne sont pas "normales". Le recours

contre un refus devra passer devant le préfet, procédure qui interdit toute urgence et entrave le droit de circuler. En même temps, l'État se sucre à passage par la perception d'une taxe payée par l'hébergeant même s'il s'agit d'une visite familiale. Toujours pour lutter contre les fraudes, la pratique de l'empreinte digitale devient obligatoire dans les consulats pour obtenir un visa et aux contrôles à la frontière des étrangers sans papiers.
Le projet durcit les conditions d'obtention des titres de séjour des étrangers non communautaires.
Pour ne pas être en reste sur le renvoi des "indésirables", le texte prolonge de dix-huit jours la durée de la rétention administrative et prévoit la possibilité de doubler ces trente jours si l'expulsion est d'abord rendue impossible par la mauvaise volonté de l'étranger. Quant aux audiences, elles ne courront plus aucun risque d'être perturbées par un trop nombreux public : elles auront lieu sur les lieux d'arrivée et départ, voire à proximité mais le moins souvent possible dans les tribunaux de grande instance. Et les interprètes pourront même être consultés par téléphone !


Déjà les associations qualifient de texte de réactionnaire - le président de la Ligue des droits de l'Homme a parlé de "pire des cauchemars", qui méconnait les droits fondamentaux tel le respect de la vie privée et familiale et la liberté d'aller et venir.

Evaluer la mondialisation et ses effets

Les répercussions de la «mondialisation», qualifiée aussi de «globalisation», se font sentir dans tous les secteurs de la vie en société, souligne l’exposé des motifs de la proposition de loi (n°621) récemment déposée par Jean-Claude Lefort et les autres député-e-s communistes et républicains..
Cela alors que «les instances internationales au sein desquelles se prennent les décisions demeurent des lieux fermés où l’on décide de tout mais en toute confidentialité et dans des conditions d’opacité totale». Ainsi l’Union européenne s’oriente-t-elle désormais vers une ouverture quasi totale de son marché, en négociant à l’OMC par l’intermédiaire de la Commission européenne au mandat des plus flous, dans une confidentialité absolue, des décisions qui deviendront aussitôt contraignantes et s’imposeront à tout l’arsenal juridique des Etats. La même loi du secret s’applique aux autres instances internationales auxquelles la France appartient : OMC, FMI, Banque mondiale, OCDE...

«Ce déficit démocratique est d’autant plus inquiétant qu’en France le système constitutionnel réserve un rôle tout à fait limité au Parlement en matière de négociations internationales», essentiellement sous forme de ratification a posteriori des accords, sans en suivre les négociations ni la mise en oeuvre. «C’est pourquoi la constitution d’un organe parlementaire compétent s’avère absolument nécessaire». Il exercerait une mission de contrôle, de vigilance et «d’évaluation de la mondialisation et de ses effets». De façon indissociable, il serait un système d’information en direction de l’opinion publique. Dans cette perspective, les député-e-s signataires du texte se prononcent pour la création d’une délégation parlementaire appelée à intervenir en amont du processus législatif. Le fait que son fonctionnement n’interférerait pas sur l’action des commissions permanentes ou des délégations existantes confirme que sa mise en place relève bien de la loi, sans impliquer de réforme constitutionnelle.

Quel 21ème siècle voulons-nous ?

Le capitalisme règne sur la planète en maître absolu.
Partout dans le monde il y a de plus en plus d'inégalité, l'Afrique meurt à petit feu, l'Amérique latine croule sous les dettes et le continent asiatique est destabilisé, le Moyen-Orient notamment l'Irak est victime d'une guerre coloniale. La marchandisation dans tous les domaines ne mène qu'à la catastrophe, nous le constatons tous les jours (sport, télévision, économie, écologie, etc). Le pouvoir des actionnaires et des multinationales règne sans partage et les conséquences se mesurent à la détresse humaine.
Dans les pays du Sud où la malnutrition, famine, guerre, véritable génocide organisé par les puissances occidentales et les multinationales sont le point commun de ces pays. Quant au Nord, la surproduction agricole est détruite car il n' y a pas de débouchés pour vendre alors que des millions de gens meurent de faim. De plus, la destruction de l'agriculture du Sud est organisée par le biais des subventions agricoles européennes et américaines en majorité. De plus à l'intérieur des pays du Nord, il y a des dégâts sociaux, toute une partie de la population qui vit en dessous du seuil de la pauvreté.Le taux de chômage est en constante augmentation. Il y a une mise en concurrence des salariés du Nord et du Sud et les principales victimes de cette concurrence ce sont encore les salariés. Le progrès technique et humain ne bénéficie qu'au peuple solvable, alors que l'on pille les ressources du Sud

en portant au pouvoir des dirigeants corrompus (voir affaire ELF). Il faut que les peuples de la planète prennent leur destin en main et puisse ensemble construire un monde plus juste pour éviter à terme la destruction totale de notre planète. C'est pour cela que les communistes sont déterminés à contribuer avec d'autres à la création d'un autre système pour que les peuples de la planète puissent vivre décemment. C'est l'enjeu du FSE (forum social européen) qui sera en novembre à PARIS-SAINT-DENIS .


Christophe Latrasse

Mondialisation Capitalisme
Quelle alternative?


Les communistes aubois en débattent avec
Fabienne Pourre dirigeante nationale du PCF
animatrice de la commission Europe- Mondialisation


Vendredi 16 mai à 18h30
Rendez-vous au siège de la Fédération du PCF
22ter av. A. France à Troyes