La Dépêche de l'Aube n°666 du Jeudi 27 juin 2002.......La Dépêche de l'Aube n°666 du Jeudi 27 juin 2002

La dépêche de l'Aube n°666 du Jeudi 27 juin 2002

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En refusant d’augmenter le Smic, la droite s’inscrit dans sa logique de demander le moins d’efforts possibles au patronat.

Smic : l’augmentation au 1er juillet sera de 27 euros !


Raffarin à la France d’en bas : "restez-y"

En refusant d'augmenter le SMIC, le premier ministre s'adresse à la "France d'en bas", mais c'est pour dire : "restez-y !"
Première épreuve de vérité pour Jean-Pierre Raffarin. Son gouvernement allait-il faire un geste, un simple geste de solidarité nationale, envers les quelque deux millions six cent mille salariés qui gagnent moins de 890 euros par mois ? Eh bien, ce sera non. Le SMIC ne sera pas revalorisé et les femmes et les hommes qui n'ont que cela pour survivre sont priés d'attendre des jours meilleurs. Ils devront se contenter de l'ajustement légal de 2,4 % conforme à l'inflation : 27 euros.
Une politique bien à droite
Après avoir endormi la campagne électorale, disserté sur les vertus de la concertation, annoncé une nouvelle manière de gouverner "proche des gens", l'homme, qui est chargé de mettre en musique la partition de Jacques Chirac, se révèle tel qu'il est, et que nombre de français avaient peut-être oublié : un néolibéral pur sucre, un dirigeant du parti d'Alain Madelin, c'est-à-dire bien à droite dans l'arc politique de droite au pouvoir depuis dix jours. Tout le reste n'était que de la communication bien tempérée. D'ailleurs, le chef du gouvernement s'était personnellement montré relativement silencieux sur le sujet du SMIC, laissant Francis Mer, son ministre de l'Economie, tout juste sorti des arcanes du Medef, dire son opposition à un "coup de pouce" envers les plus pauvres des salariés.
On remarquera aussi que c'est Antoine Seillière, le patron des patrons, qui a eu la primeur de l'annonce de la décision de Jean-Pierre Raffarin. Il y a des signes qui ne trompent pas et des interlocuteurs privilégiés qui incarnent les choix d'un gouvernement. Comme l'a indiqué lui-même le baron Seillière, entre le gouvernement et lui, il s'agit "d'un partenariat entre ceux qui produisent - il n'ose pas dire ceux qui gagnent - et

ceux qui gouvernent". Quant à celles et ceux qui assurent réellement cette production, quant aux syndicats, ils ne méritent même pas d'être consultés : puisque la réunion de la Commission nationale de la négociation collective s’est tenue après la rencontre entre le premier ministre et le chef du patronat !
Le choix des patrons et des actionnaires

Le choix du gouvernement, serait celui des entreprises, comme dirait Francis Mer, c'est en fait plus prosaïquement celui du patronat et des actionnaires. La priorité va de nouveaux allégements des charges. à ce qu'on sache, toutes les facilités déjà obtenues par le Medef ne se sont pas traduites par des gains en matière d'emplois et de salaires, mais bien par une progression de la flexibilité et de la précarité du travail. La réduction des impôts directs profitera davantage aux couches sociales les plus aisées, et se traduira, pacte de stabilité oblige, par de réductions de moyens pour les services publics. Le refus d'augmenter le SMIC s'inscrit dans cette même logique libérale, qui consiste à demander le moins d'efforts possibles au patronat.
De vraies questions
Les vraies questions, qui se posent tant d'un point de vue moral que politique, sont les suivantes : comment peut-on accepter que dans la France d'aujourd'hui des salariés vivent avec moins de 900 euros ? Au prix de combien de privations dans la vie quotidienne, de vacances inaccessibles, de loisirs interdits, de honte de ne pouvoir offrir à ses enfants ce qui est naturel dans d'autres foyers ? Et quelle influence positive aurait en revanche pour la consommation et pour la santé de l'économie une revalorisation, non pas à la marge mais substantielle, des bas salaires ? C'est le genre de questions qui agacent toujours le Medef, mais ce sont bien celles qui méritent d'être posées par la "France d'en bas"

La Snecma, le Crédit Lyonnais, Thales, Air France sont en tête du peloton des futurs privatisés ; Gaz de France tient la corde.
Economie - Social

Les privatisations au menu de la droite
Le gouvernement Raffarin n'avait pas attendu le second tour des élections législatives pour annoncer la couleur.
Les dossiers sont déjà prêts pour une relance rapide des privatisations. Le Crédit lyonnais, Thales et Air France sont parmi les premiers sur la liste.
La presse patronale présente depuis des semaines la relance et l'achèvement des privatisations comme un "impératif budgétaire". La traditionnelle loi de finances rectificative devrait inclure cette année la mesure fiscale emblématique du programme de Jacques Chirac, la baisse de 5% de l'impôt sur le revenu. Une mesure qui va bénéficier principalement aux foyers les plus aisés mais qui s'accommode mal avec les critères de rigueur budgétaire du Pacte de stabilité européen et avec les engagements pris par L. Jospin et J. Chirac lors du sommet de Lisbonne. La France et le Portugal seraient même, selon des sources allemandes citées par Le Figaro, "menacés d'une mise en garde formelle" de la part de la Commission européenne.
Livrer les services publics aux appétits financiers
Il n'est donc déjà question, chez le nouveau ministre délégué au Budget et à la Réforme budgétaire, que de nouvelles économies et de nouvelles recettes à trouver pour "boucler" le prochain collectif budgétaire qui sera présenté à la nouvelle Assemblée nationale à la mi-juillet. La note risque d'être salée en terme de réduction des budgets pour les dépenses sociales, les services publics et l'aménagement du territoire. Et Alain Lambert, le nouveau ministre chargé du budget, lorgne avec envie du côté des recettes que pourrait faire rentrer dans les caisses de l'État l'abandon du secteur et

des services publics aux appétits des marchés financiers. Laurent Fabius n'avait-il pas procédé de la même façon il y a un an, en faisant entrer dans les caisses de l'État 3,7 milliards d'euros, grâce à la vente d'actifs publics de Thomson Multimédia, Renault et des Autoroutes du Sud de la France ? Francis Mer, le patron de la sidérurgie devenu ministre des Finances et de l'Industrie, aurait déjà procédé à un inventaire des "bijoux de famille" de la France, avec l'ensemble des présidents des entreprises placées sous sa tutelle. Le Crédit lyonnais, Thales, Air France, la Snecma sont en tête du peloton des futurs privatisés et on dit que Gaz de France tiendrait la corde.
Une perspective très inquiétante
car ce sont de plus en plus les services publics eux-mêmes qui sont dans le collimateur des marchés financiers. Des marchés qui imposent leurs critères de rentabilité avant même la mise sur le marché des actions, avec leurs conséquences négatives sur l'emploi et les salaires, mais aussi sur la qualité et la sûreté des services rendus aux usagers. Il faut bien préparer la mariée aux dures lois du capitalisme !
La leçon des privatisation des services publics britanniques
est à méditer de ce point de vue. Au bilan désastreux des chemins de fer, vient s'ajouter aujourd'hui celui de la Poste britannique qui va liquider 17.000 emplois du secteur courrier et qui, maintenant qu'elle a enrichi ses nouveaux propriétaires privés, en appelle au soutien de l'État pour poursuivre ses activités. Le marché ou le service public, il faut choisir

“Première” UMP à Saint-André
Arrêté à son mariage !

Un jeune algérien sans papier a été arrêté la semaine dernière, à l’intérieur de la mairie de Saint-André, pendant son mariage.
La police est intervenue en début de cérémonie et le jeune homme a été immédiatement reconduit à la frontière pour être expulsé. C’est, à notre connaissance, la première fois dans l’Aube !
Cet acte indigne s’est déroulé devant la famille, traumatisant tout particulièrement les enfants présents. Ce scandaleux procédé - directement inspiré de la méthode du “shérif Sarkozy” ne s’est pas déroulé n’importe où... mais dans la commune dirigée par Alain Balland, élu le 16 juin suppléant du député Mathis. L’allégeance à la politique de l’UMP ne s’est pas fait attendre dans ses aspects les plus inhumains, les plus intolérants.

Qui pourrait croire qu’une telle décision préfectorale ait pu être exécutée sans l’accord préalable du maire, par ailleurs conseiller général ? Si tel était le cas, nous sommes prêts à publier ses protestations. Ne peut-on voir, par contre, dans cet acte grossier, raciste, un clin d’oeil de remerciement à certains électeurs du Front National qui, au second tour des législatives, ont fait pencher la balance du mauvais côté ? Les gens de coeur, les démocrates de Saint-André ne sont pas prêts d’oublier un tel affront pour leur commune.


Geneviève Delabruyère .

Portes ouvertes à la fédération du PCF de l’Aube

Bonjour à tous, Jusqu’au 5 juillet, vous pourrez venir au siège du P.C.F et de la Dépêche de l’Aube, 18, rue du Palais de Justice, à Troyes, où vous pourrez acquérir à prix très bas des livres, journaux, affiches, auto-collants, badges, etc. Ces documents datent, pour les premiers, des années 60 (par ex. les numéros de la Dépêche).On ne voudrait pas les jeter. On accepterait qu’on nous les vole. On préfère bien sûr que vous versiez quelques euros pour acquérir ces souvenirs qui témoignent de la richesse de notre histoire et de nos combats. Nous cherchons également de l’aide pour déménager nos locaux. Amitiés à tous.


Jean Lefèvre

Nouvelle adresse de la Dépêche de l’Aube et de la fédération du PCF
à partir du lundi 8 juillet 2002, 20ter, avenue Anatole France à TROYES
Ancien magasin “Point gourmand”
Les numéros de lignes teléphoniques(03.25.73.43.40 -03.25.73.32.82) et de fax (03.25.73.84.13) restent inchangés.

Humeurs
Séduction

J’ai relu les professions de foi de nos trois députés aubois (je dis «nos» par un pur réflexe républicain et non par sympathie droitière). Que disent-ils ? D’abord le mot sécurité qui implique qu’on punisse, mais aussi qu’on se réfugie au sein de la «famille», valeur universelle et sûre, ensuite le mot France qui se disait autrefois «patrie», ensuite le mot effort qui se disait autrefois «travail».
Famille, patrie, travail, les électeurs lepénistes dont on connaît la vive intelligence ont vite décrypté le message et remis la formule dans le bon ordre.
Ils ont voté massivement pour «nos» trois députés comme les insectes mâles attirés par l’odeur des phéromones(1).
Selon les scientifiques, on peut considérer qu’effectivement la droite et le F.N. possèdent un génotype assez voisin qui permet de conclure des pacs et des alliances qui pourraient être dangereusement féconds.


Malicette

(1) Sorte d’hormone spécifique jouant un rôle dans l’attirance sexuelle

Festival en Othe
Du dimanche 14 au samedi 27 juillet

Le fameux festival rural et festif aura lieu cette année encore en Pays d'Othe et en Armance.
Voici quelques précisions utiles :
Dates : du dimanche 14 au samedi 27 juillet.
Lieux : 3 méga-pôles (!) : Aix-en-Othe pour le théâtre, Tonnerre pour les concerts, Saint-Florentin pour la chanson. Mais beaucoup de villes et villages seront parcourues et enmusiquées comme par le passé.
Thèmes 2002 : «Toutes les couleurs de la création». Cela veut dire chanson, théâtre, danse, cirque, art plastique.
Artistes : Ceux qui le deviennent et ceux qui le sont : Juliette, Orchestre national de Barbès, Blankass, Nonnes Troppo, Francesca Solleville, les Octaves, etc. Un spectacle en l’honneur de Léo Ferré, «Salut Léo» sera donné le 21 juillet à Saint-Florentin.
Côté classique, on chantera l’Enlèvement au sérail de Mozart. Ce n’est pas rien.
Des artistes de l’Europe de l’est se déplaceront dans tout le festival.
Tarifs : le Pass pour tous les spectacles est à 75 euros. L’abonnement pour cinq spectacles est à 53 euros. Il y a de nombreuses réductions. On réserve dans de nombreux endroits, à Troyes (FNAC et Intermarché de Saint-Julien), à Aix-en-Othe, Tonnerre, etc. (à suivre).

Jean Lefèvre

Le sommet de Séville a voulu caresser dans le sens du poil les populistes et l’électorat d’extrême-droite en Europe.
Sommet de Séville

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Immigration Les victimes au banc des accusés.

Les pays du Sud ont été mis, à Séville, au banc des accusés : ils sont responsables, selon les dirigeants européens, de l’immigration clandestine
Ainsi, les dirigeants européens ne rejettent pas le principe de mesures à l’encontre de ces pays en cas de manque de coopération. Séville passe à côté d’une des réalités de l’immigration clandestine : l’immigration de survie. Quand des hommes, des femmes, des enfants entrent sur le territoire européen dans des embarcations de fortune, dans les trains d’atterrissages d’avions, au péril de leur vie, comment ne pas penser d’abord aux déséquilibres économiques, à l’extrême pauvreté, au déficit criant d’une politique volontaire de développement pour le Sud ? Si les mesures «ultra» préconisées par l’axe Blair-Aznar sont écartées, l’esprit demeure. Séville veut satisfaire les populistes et l’extrême-droite européenne et n’apporte aucune réponse viable. Le Sommet européen développe une politique restrictive sans autre rivage que la répression. A Séville, ce sont les pays, les peuples victimes qui ont été montrés du doigt. Victimes de la politique ultra-libérale.

Victimes de la politique des institutions financières internationales. Victimes des politiques “d’ajustements structurels” préconisés par les dirigeants des pays les plus riches.
Un compromis de dupes
Séville, c’est aussi le compromis de dupes adopté sur le pacte de stabilité. Compromis sur l’objectif de l’équilibre des finances publiques en 2004, mais qui ne modifie en rien les objectifs du pacte de stabilité. Le critère majeur reste solidement ancré : la baisse des dépenses publiques sociales reste le cœur du pacte de stabilité et l’obsession des dirigeants européens. Dans cette droite ligne, le Conseil ECOFIN, à la veille de Séville, déclarait d’ailleurs à l’intention de la France que les baisses d’impôts devront être compensées par une baisse des dépenses publiques et par une réforme des retraites. Les ministres des finances insistaient également pour la mise en place dés 2002 de la libéralisation des marchés du gaz et de l’électricité.
Plus que jamais, le mot d’ordre de résistance aux tentations populistes et aux politiques libérales est d’actualité en France et, bien sûr, pour l’Europe.

Romilly - Sorotex
La machination anti-syndicale saute aux yeux !

Le 7 mai dernier, Thierry, salarié de Sorotex, licencié au moment même où il se présentait sur la liste CGT pour les élections de DP et du CE, comparaissait devant le Conseil des Prud’hommes afin de faire valoir ses droits.
Lors de l’audience publique, l’avocat de la société SOROTEX (l’employeur n’ayant pas daigné venir) a eu bien du mal à justifier son licenciement. Face aux arguments du représentant de Thierry, l’employeur n’a pu produire aucune preuve des griefs invoqués dans la lettre de licenciement ; pas d’attestation du client concerné, aucune attestation des collègues de travail mentionnés. à part s’efforcer de discréditer le salarié, l’avocat de la Sté Sorotex n’a pas répondu aux questions posées dans ce dossier. Le jugement sera rendu le 2 juillet 2002. En parallèle, devant cette atteinte caractérisée à la liberté syndicale, Thierry, avec la CGT, a décidé de saisir le procureur de la République en vue d’une plainte et de s’adresser aux pouvoirs publics (Préfet et élus).
La situation du groupe Vestra explique le comportement du patron de Sorotex. Deux ans après leur vente par Alain Nemarcq, propriétaire de Sorotex à Romilly, les deux anciennes usines de Vestra

en Alsace sont en dépôt de bilan. Les anciens salariés de Vestra sont en train de connaître le même sort que les Aubelin (ces usines Devanlay ont été cédées à des repreneurs qui ont fait faillite peu de temps après).
Pour Sorotex à Romilly, la situation n’est pas moins préoccupante.
La cession envisagée à “Just for kids” entreprise dirigée par Elia Ruimy a été abandonnée et Sorotex reste une filiale à 100% de Vestra. Le groupe préfère acheter davantages d’articles à l’étranger. Avec quel avenir pour les salariés ? Même du côté de la Direction du travail, on ne donne pas cher de l’emploi, du personnel. La direction de Sorotex entend bien “gouverner” à sa guise et sans gêneur. Voilà pourquoi elle s’est empressée de se débarrasser de ce jeune salarié qui entendait faire respecter ses droits et s’engager dans l’action syndicale avec la CGT. Cette entreprise reçoit de plus des aides de l’état importantes. Il serait donc urgent que les pouvoirs publics lui demandent des comptes .

Les 13, 14 et 15 septembre 2002
Fête de l’Humanité

 

La grande scène en effervescence
Vendredi 13 septembre à 20 h 30 : Yann Tiersen et ses invités : Dominique A, Miossec, Les Têtes Raides.
Samedi 14 septembre à 15 h 00 : Ismaël Lô (Pop-folk africaine)
Samedi 14 septembre à 16 h 30 : Tiken Jah Facoly (reggae)
Samedi 14 septembre à 18 h 30 : Sinsemilia (reggae) et leurs amis : Mig, Root’secours, Maka B.
Samedi 14 septembre à 20 h 30 : Sinclair (Electro-funk)
Samedi 14 septembre à 22 h 30 : Yannick Noah (Le Cameroun jamaïqué)
Dimanche 15 septembre à 14 h 15 : Ernesto Tito Puentes (Salsa)
Dimanche 15 septembre à 16 h 15 : Les Motivés (La révolution orchestrée)
La vignette-bon de soutien au prix de 10 € est disponible à la fédération de l’Aube du PCF et auprès des militants communistes..