La Dépêche de l'Aube n°660 du Jeudi 16mai 2002.......La Dépêche de l'Aube n°660 du Jeudi 16mai 2002

La dépêche de l'Aube n°660 du Jeudi 16 mai 2002

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Elections législatives
Déclaration du Conseil départemental du Parti communiste français

Les communistes se sont engagés sans hésitation ni ambiguïté pour battre Le Pen le 5 mai. Le nombre de voix de l'extrême-droite reste préoccupant et appelle la poursuite d'une lutte sans concession contre le racisme et pour une société franchement antilibérale et anticapitaliste.
Pour les élections législatives, le danger de l'extrême droite, exigeait dans les trois circonscriptions de l'Aube, l'examen de candidatures uniques à gauche pour éviter une percée plus forte encore du front national.
Deux rencontres ont eu lieu dans le département de l'Aube, réunissant le PS, les Verts, le PRG et le PCF. Il est apparu clairement que nos partenaires n'envisageaient aucune place pour des candidatures communes communistes. Dès la première réunion, la représentante romillonne du PRG mettait son veto à notre proposition d'une candidature unique du PCF sur la troisième circonscription, en vertu de considérations politiciennes purement locales.
Bref, si les communistes voulaient être utiles, ils devaient disparaître partout. Nous ne ferons ce plaisir, ni à la droite, ni à l'extrême-droite, le problème est celui d'une lutte claire pour une autre société, l'heure n'est pas au marchandage politicien et intéressé des circonscriptions.
Le Conseil départemental du PCF a décidé, le 16 mai, de présenter des candidats dans les trois

circonscriptions de l'Aube. Nous n'avons pas oublié le premier tour de l'élection présidentielle. Ceux qui espéraient le plus de la gauche, l'ont sanctionnée d'autant plus durement que leurs attentes ont été déçues. Le PCF à payé gravement le refus par le gouvernement de nombreuses propositions qu'il avait pourtant clairement formulées.
Par exemple, l'augmentation du Smic, des retraites et des minima sociaux. L'organisation d'une conférence nationale sur les salaires. Le départ à la retraite à 60 ans pour tous après 37,5 années de cotisations et avant 60 ans pour ceux qui ont cotisé quarante ans, etc.
Il s'agit donc, à gauche de reconstruire dans l'union, sans aucune exclusive. Il s'agit de travailler à une gauche différente, transformatrice et proche des gens. Il s'agit de promouvoir une politique réduisant la précarité et les injustices, attentive au mouvement social, remettant en cause le rôle de l'argent.
Nos choix sont précis, les candidats communistes en seront porteurs. Avec tous ceux qui souhaitent ces changements, nous voulons combattre la pauvreté et les inégalités, rejeter toute les discriminations, faire contribuer les revenus financiers et les grandes fortunes à la solidarité nationale.
Nous voulons avec tous ceux qui aspirent à ces changement décisifs, construire une gauche sans exclusive ni hégémonie, au service exclusif de nos concitoyens.

Elections législatives 9 & 16 juin 2002
Les candidats du Parti communiste dans l’Aube
1ere circonscription2eme circonscription3eme circonscription
Anna ZajacSupp.Pierre
Mathieu
J-Pierre
Cornevin
Supp.Josette
Dollat
Joë TrichéSupp.M-Françoise Pautras
Cadre administratif DDA, conseillère
municipale de Troyes.
Conseiller régional, conseiller municipal de Troyes, membre de la direction nationale du PCFSecrétaire départemental du PCF, conseiller municipal de Saint-André-les-VergersConseillère municipale de Bar-sur-Seine, ex-salariée de Aubelin,
syndicaliste.
Conseiller général, conseiller municipal
de Romilly-sur-Seine.
Conseillère générale, conseillère municipale de la Chapelle-St-Luc
Vendredi 24 mai à Troyes
Conférence-Débat
Avec la participation de Sylvie Mayer
Vendredi 24 mai à 18 h 30 Salle du Moderne à Troyes
Conférence-débat avec la participation de Sylvie Mayer
Responsable nationale du secteur écologie, développement durable et solidaire du PCF
Quels moyens nouveaux pour les collectivités territoriales confrontées aux atteintes environnementales ?
Pour un service public national décentralisé de l’environnement, de l’eau et des déchets.
Pour l’élargissement du protocole de Kyoto avec de véritables mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre, etc.
Imaginons une société citoyenne de responsabilité et de partage, de mutualisation des moyens et de coopération.
DISCUTONS-EN !

Souscription nationale
La mobilisation porte ses fruits

67.000 Frs collectés depuis le 24 avril, auxquels s’ajoutent les 26.000 Frs versés depuis le 1er janvier. C’est donc 93.000 Frs qui ont, au total été versés à la souscription par les communistes et leurs ami-es. L’objectif de notre fédération [100.000 Frs] sera atteint, nous n’en doutons pas, dans les tous prochains jours. C’est formidable, mais la mobilisation ne doit surtout pas faiblir, bien au contraire !
Les communistes aubois ont décidé, au vu des propositions inacceptables et suicidaires du PS, des Verts et du PRG, de présenter des candidats dans les trois circonscriptions de l’Aube. Trois semaines nous séparent du 1er tour des législatives et nous allons engager toutes nos forces dans cette bataille pour battre la droite et faire valoir nos propositions pour

construire une gauche différente, vraiment transformatrice et franchement antili-bérale. Tous les militants doivent donc se mobiliser pour permettre à nos candidat d’effectuer le meilleur score possible. Au-delà des 100.000 Frs de notre objectif national, toutes les sommes versées à la souscription reviendront à notre fédération et permettront de couvrir les frais de campagne de nos trois candidats. C’est dire que l’heure n’est pas venue de relâcher notre mobilisation financière, mais au contraire d’amplifier l’élan que nous ressentons depuis plusieurs semaines et qui traduit la volonté exprimée de voir le PCF jouer pleinement le rôle politique qui lui revient

JE VERSE :
Nom - prénom :
Adresse :Localité :

Libellez-vos chèques à l’ordre de l’Association nationale de financement du PCF et adressez-les au PCF 16-18, rue du Palais de Justice 10000 - TROYES.
Conformément à la loi, un reçu ouvrant droit à la déduction fiscale vous sera adressé.

Humeurs
ça se déplume

Il n’y a pas d’humour sans colère. L’humour c’est le sourire sur la plaie. L’humoriste est un vilain garçon qui ressasse et remâche et vous décoche soudain sa vacherie enrobée d’un peu de sourire et de sucre. Méfiez vous des gentilles vaches dans les près. Plus rumineuses y a pas. Leur humour, c’est d’attendre les trains pour leur faire meuh. Meuh est la traduction d’humeur en langue vache. C’est leur langue verte aussi.
Le plus grand humoriste de notre époque, c’est Jacques Chirac. Il a mis l’insécurité en campagne. L’insécurité vraie ou fausse, quand elle est racontée, mise en ondes et en images, provoque la peur. La peur engendre le vote Le Pen. Un chat qui miaule la nuit, une porte qui grince, c’est dix voix Le Pen qui couvent. Chirac n’a pas mis d’huile dans les gonds, il l’a versée sur le feu. On a vu le résultat.
Dans l’Aube, la peur est réelle. La vraie, la facho. Elle pèse 24%. Maintenant il n’y a pas que les skinheads qui soient chauves. Même les cheveux longs (autrefois indice de pacifisme suave) ou les barbus sont suspects. Beaucoup sont chauves à l’intérieur de la tête.

Malicette

Ecoutez-voir ....

Affligé.
Le maire de Chaource est «affligé» de 26,24% de voix lepéniste mais n’en est pas affligé car, très serein, il explique ça par le chômage, les 35 heures mal vécues par les commerçants, l’insécurité provoquée par les gens du voyage (il n’ose pas s’en prendre aux immigrés, il n’y en a pas dans son village). Par contre, il s’inquiète, et sûrement qu’il en fera un petit infarctus, des 10% de voix d’extrême-gauche.
Je suppose que ce n’est pas pour la même raison que moi, Laguillier ayant refusé de barrer la route à Le Pen comme elle avait refusé de voter pour la taxe Tobin.

Malicette

Palestine.
Pas de paix sans Arafat

A Washington, Sharon a essayé de faire oublier ses exactions et d’exclure le président palestinien de futurs pourparlers.
Yasser Arafat, amaigri mais rayonnant, est sorti le 2 mai du palais de la Mouqata'a sous les applaudissements de la population : cette image signe à elle seule l'échec de la stratégie du gouvernement Sharon. En désignant Arafat comme l'instigateur des attentats suicides visant Israël, en l'isolant à Ramallah puis en détruisant toute l'infrastructure de l'Autorité palestinienne, Sharon espérait en effet se débarrasser de celui dont l'aura fait obstacle à sa volonté de choisir ses interlocuteurs pour tailler une solution sur-mesure au problème palestinien.
L’ONU ridiculisée
Arafat conserve une popularité intacte, voire accrue. Négociée en échange de l'emprisonnement des assassins du ministre israélien du Tourisme, Rehavam Zeevi, cette libération sert surtout d'écran de fumée international à l'échec de la mission d'enquête des Nations-Unies à Jénine. Car c'est le même jour que le secrétaire général de l'ONU, Koffi Annan, a annoncé la dissolution de l'équipe d'enquêteurs. En expliquant ce renoncement, toute honte bue, par le fait qu'il deviendrait "de plus en plus difficile d'établir avec exactitude ou certitude les récents événements". Le gouvernement israélien voit ainsi consacrée sa

duplicité, consistant à nier que des exactions aient été commises tout en multipliant les obstacles à l'établissement de cette «vérité». Au passage, l'ONU est ridiculisée et disqualifiée.
On ne manquera pas de voir dans cette opération la trace de l'inébranlable soutien américain au gouvernement Sharon. Le Premier ministre israélien a d'ailleurs rencontrer George W. Bush pour lui présenter à la fois un dossier contenant les "preuves" de l'implication d'Arafat dans le terrorisme (principalement basé sur des aveux extorqués à Marwan Barghouti, chef du Fatah en Cisjordanie, arrêté le 15 avril), et un plan de paix.
"Plan de paix" ?
Plan d'apartheid, plutôt. Refus du démantèlement des colonies, nouvelle "période intérimaire", "zone tampon" autour de la Cisjordanie et constitution de "cantons" palestiniens dignes des bantoustans de l'ancienne Afrique du Sud : tels en sont les grands traits. C'est l'enterrement en grande pompe des accords d'Oslo. Réuni pour la première fois depuis de longs mois en présence du président Arafat, le comité exécutif de l'OLP a exclu toute négociation avant l'évacuation des territoires palestiniens par Tsahal, l’armée isaraëlienne, maintenu l'exigence d'une enquête sur Jénine et appelé la population à s'abstenir de "toute action qui pourrait servir à l'occupant pour couvrir ses crimes"

Réduction annoncée de 5% de l’impôt sur le revenu.
Une mesure socialement injuste

La réduction de 5% des impôts, prônée par l’équipe Chirac, va provoquer le creusement des inégalités et l’appauvrissement de l’action de l’état.
Une mesure qui va profiter aux plus riches
Jacques Chirac l'avait promis : il baisserait les impôts sur le revenu. Pas question donc de revenir sur une promesse aussi voyante alors que, dans moins d'un mois, les français sont à nouveau appelés aux urnes. Ainsi il a, lors du premier conseil des ministres, chiffré à 5 % la réduction de l'impôt, et fixé l'échéance au versement du troisième tiers de l'impôt 2001, le 15 septembre prochain. La première étape de son plan sur cinq ans visant à réduire de 30 % l'impôt sur le revenu est mise en place. La rapidité avec laquelle le gouvernement Raffarin doit appliquer cette décision n'est, bien sûr, pas innocente. Cette urgence se traduit donc par une mesure socialement injuste, qui va profiter aux plus riches et ignorer les plus pauvres, à savoir les 16 millions de personnes dont les revenus sont insuffisants pour payer l'impôt. Sur l'ensemble de l'économie engendrée par cette baisse - un allègement fiscal de 2,7 milliards d'euros - un tiers va profiter aux 160.000 contribuables les plus fortunés, les deux autres tiers seront partagés par les quinze millions de familles assujetties à l'impôt sur le revenu.
Cette décision du président de la République est aussi inefficace économiquement. Elle ne crée aucune dynamique économique : les bénéficiaires de la plus importante baisse d'impôt n'en ont évidemment pas besoin pour relancer leur consommation, l'allègement fiscal ne fera que grossir leur épargne.
Enjeux électoraux
Le comble serait qu'une telle mesure finisse par apparaître aux yeux des électeurs pour ce qu'elle est, injuste, et que, finalement, elle se révèle aussi peu payante électoralement. Le gouvernement pourrait donc décider d'un habillage social : appliquer la baisse de 5 % sur chaque tranche de revenu, et tenir ainsi un peu plus compte de la progressivité de l'impôt. Une autre solution a été envisagée pour «saupoudrer» un petit peu de social sur l'initiative présidentielle : accompagner la baisse de l'impôt d'une augmentation de la prime pour l'emploi. Ce crédit d'impôt, qui s'élève à 2,26 milliards d'euros, est accordé par l'Etat aux salariés dont la rémunération se situe entre 0,3 et 1,4 fois le SMIC ! Utiliser cet outil, qui n'est autre qu'un complément de salaire octroyé par l'Etat à la place des patrons, permettrait de faire bénéficier d'un avantage fiscal, sous la forme d'un chèque du Trésor public, la moitié des contribuables qui ne payent pas

d'impôt sur le revenu. Cette solution, prétendument "socialement plus acceptable", présente cependant l'inconvénient de coûter plus cher à l'Etat, alors que Jacques Chirac a, d'autre part, promis d'octroyer 7 milliards d'euros d'allègements fiscaux aux entreprises via une baisse de l'impôt sur les sociétés et, surtout, un allègement des charges sociales sur les salaires. Décision dont on sait qu'elle encourage les emplois précaires et peu qualifiés. Alléger l'impôt sur le revenu n'a pas pour unique contrecoup d'appauvrir immédiatement l'action de l'Etat, cela aggrave avec le temps les inégalités. Thomas Piketty, de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), avait dans une étude l'an dernier, attiré l'attention sur les dérives à long terme des baisses d'impôt. Il démontrait que les baisses d'impôt contribuent "à creuser très fortement les inégalités patrimoniales" ; et l'économiste concluait : "L'impôt progressif n'est pas seulement une lubie de justice sociale, c'est une nécessité pour le dynamisme et l'efficacité d'une économie." La première mesure de J. Chirac s’inscrit donc bien dans sa démarche, même s’il a oublié la «fracture sociale»

L’injustice en chiffres


Si la baisse de l'impôt programmée par le gouvernement Raffarin, comme il est probable, s'applique de façon homogène à toutes les tranches, voici comment elle se traduira dans la réalité.
Pour des célibataires :
• Qui gagne 1.000 euros par mois, et qui paie 240 euros d'impôt, la baisse sera de 12 euros.
• Qui gagne 5.000 euros par mois, et qui paie 12.900 euros d'impôt, la baisse sera de 650 euros.
• Qui gagne 10.000 euros par mois et qui paie 35.500 euros d'impôt, la baisse sera de 1.775 euros.
S'il s'agit d'un couple :
• Si les revenus mensuels sont de 2 x 1.000 euros, l'allégement sera de 40 euros.
• Si les revenus mensuels sont de 2 x 5.000 euros, l'allégement sera de 1.290 euros.
• Si les revenus mensuels sont de 2 x 10.000 euros, l'allégement sera de 4.410 euros