La Dépêche de l'Aube n°659 du 9 mai 2002.......La Dépêche de l'Aube n°659 du 9 mai 2002

La dépêche de l'Aube n°659 du Jeudi 9 mai 2002

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Après l'élection de Jacques Chirac
Empêcher la revanche sociale

Le Pen est battu. Avec 17,79% des voix, il ne retrouve même pas le score obtenu par les deux candidats d’extrême-droite au premier tour.
C'est une victoire pour toutes celles et tous ceux qui, depuis le séisme du 21 avril, ont su se mobiliser, ont su convaincre pour faire barrage au Front national. C'est la victoire de ces jeunes qu'on disait désenchantés et qui ont su faire lever le vent de l'offensive. C'est la victoire du peuple de gauche qui s'est rassemblé dans la rue et dans les urnes pour parer au danger. Les dizaines de milliers de communistes qui se sont engagés de toutes leurs forces dans ce combat depuis le 21 avril, sans hésitations ni ambiguïtés, qui ont mené une véritable campagne de second tour pour battre Le Pen, sont fiers d'avoir contribué à cette victoire de la tolérance, de la solidarité, de la fraternité, du "tous ensemble".
Aujourd'hui commence un nouveau combat :
faire barrage à l'extrême droite et battre la droite aux élections législatives. Cette nouvelle victoire est à la portée de notre peuple. Les communistes et leur parti vont jeter toutes leurs forces dans cette bataille. Partout où le risque existe d'un danger d'extrême droite, imposons une candidature unique permettant d'assurer la présence de la gauche au second tour. Partout ailleurs, rassemblons-nous autour d'exigences sociales et démocratiques fortes afin de faire naître la dynamique de changement qui permettra la défaite de la droite les 9 et 16 juin prochain.
Nous pouvons empêcher la revanche sociale
que les Chirac, Juppé ou Sarkozy préparent avec le Medef depuis leur échec de 1997. Ensemble, nous avons la force de faire échec au tourbillon ultralibéral ravageur dans lequel la droite rêve d'entraîner notre pays. Et, demain, reconstruisons l'espoir d'une gauche différente, vraiment transformatrice, franchement .
antilibérale. C'est la seule façon de répondre aux attentes de notre peuple, la seule façon aussi de faire reculer les solutions populistes de la haine et du repli
La gauche plurielle a échoué parce qu'elle est restée sourde aux attentes, aux souffrances, aux angoisses de notre peuple. Toutes les forces de gauche doivent tirer les leçons de cette défaite et se remettre en question.
Pour sa part, le Parti communiste est fermement décidé à ne pas tourner la page sans avoir tiré toutes les conséquences du message que les électrices et les électeurs lui ont envoyé le 21 avril. Il a engagé un débat sans tabous sur les causes de son échec, sur les raisons pour lesquelles tant de femmes et d'hommes n'ont pas reconnu en lui la force capable d'agir efficacement pour une véritable alternative politique.
Les communistes entendent résolument faire vivre une nouvelle manière de faire de la politique,
donner corps à un projet politique répondant aux

attentes de toutes celles et tous ceux qui souffrent, porteur des valeurs et des propositions qui permettront de rassembler pour transformer profondément cette société dominée et pourrie par l'argent. Dans les jours et les semaines qui viennent, nous allons nous adresser dans chaque commune, dans chaque quartier, dans chaque entreprise, à toutes les femmes, tous les hommes, tous les jeunes qui veulent s'engager contre le libéralisme. Nous inviterons toutes les forces du mouvement social, toutes les organisations politiques désireuses de s'associer à ce grand débat citoyen pour changer la donne à gauche. À toutes et à tous, nous allons proposer de débattre à égalité, sans préalable, du contenu et des conditions de construction d'une gauche réellement transformatrice.

Présidentielles 2ème tour
Les résultats dans l'Aube

Souscription nationale
Mobilisation financière : Une bataille politique

La soucription nationale : une dynamique en mouvement pour un Parti communiste à l’offensive.Nous n’aurons pas les 48,5 millions de francs d’aide publique pour cette élection (conditionnée aux 5%).
Le financement de notre compte de campagne est assuré par un emprunt qu’il faudra rembourser, les apports du Parti et une souscription. En quelques semaines, nous devons collecter dix millions de francs (1,5 million d’euros) ; c’est un impératif absolument incontournable.
Un élan encourageant
Depuis l’appel à la mobilisation financière, lancé par la direction nationale du PCF, et qui a été entendu bien au-delà des rangs de nos militants, les versements arrivent chaque jour au siège de la fédération ; 50, 100, 200 €... mais aussi des petits billets, accompagnés parfois de mots d’encouragement et de solidarité. Chaque communiste est appelé à faire un geste dont l’importance est exceptionnelle. Chaque

communiste est appelé à se tourner vers les gens, les amis, les parents, les collègues de travail, à relayer l’appel à la mobilisation financière dans la société. Dans notre fédération, les initiatives déjà prises nous rapprochent rapidement des 60.000 francs collectés en à peine deux semaines. Et il y a encore beaucoup à faire pour conforter la dynamique qui s’est créée et qui prend de l’essor autour des enjeux financiers, qui sont aussi des enjeux politiques.
Le besoin d’un PCF fort
C’est le besoin d’un PCF fort dans le paysage politique français qui motive cet élan de solidarité. Beaucoup pensent que la gauche sans le PCF, ce n’est pas la gauche. Au lendemain du 5 mai, commence pour les communistes un nouveau combat : faire barrage à l’extrême-droite et battre la droite aux élections législatives en se rassemblant autour d’exigences sociales et démocratiques fortes. En soutenant financièrement le PCF, l’espoir se reconstruira d’une gauche différente, transformatrice et franchement antilibérale

JE VERSE :
Nom - prénom :
Adresse :Localité :

Libellez-vos chèques à l’ordre de l’Association nationale de financement du PCF et adressez-les au PCF 16-18, rue du Palais de Justice 10000 - TROYES.
Conformément à la loi, un reçu ouvrant droit à la déduction fiscale vous sera adressé.

Législatives
Battre la droite et faire reculer
les idées de l'extrême-droite

La situation issue des élections présidentielles nécessite de bien prendre en compte ce qu’ont exprimé les électrices et les électeurs, à savoir le rejet de la «politique politicienne», la condamnation des engagements jamais tenus, le refus d’écoute et de prise en compte des attentes de la population et du monde du travail.
Ce message, le Parti communiste l’a entendu et il va en tenir compte. Il ne se fait aucune illusion sur la politique qu’est prêt à conduire Jacques Chirac si il obtient une majorité à l’Assemblée nationale. Son objectif est la revanche sociale et son programme celui du Medef présidé par le baron Seillière. Donc, battre la droite et faire reculer les idées de l’extrême-droite doit être l’objectif recherché pour les législatives des 9 et 16 juin prochain.
C’est dans cet esprit que les communistes aubois ont abordé avec leurs partenaires de la gauche la préparation de ce scrutin. Leur souci a été de tout faire pour aboutir à un accord permettant d’engager une dynamique de victoire contre la droite, avec la volonté de construire une gauche différente, vraiment

transformatrice et franchement antilibérale. C’est pourquoi il a proposé des candidatures uniques dans les trois circonscriptions auboises, avec une cohérence régionale afin de permettre à chaque formation de la gauche d’être représentée. Car la mobilisation électorale nécessite qu’aucune d’entre elle ne soit méprisée ou reléguée au rôle de rabatteuse de voix.
Or, au moment où ces lignes sont écrites, c’est le rôle que le Parti socialiste, les Verts et le PRG veulent faire jouer au PCF. C’est inacceptable et suicidaire pour l’issue du résultat des législatives. En effet, au niveau de la Champagne-Ardenne, sur quatorze circonscriptions, onze ou douze reviendraient au PS et deux ou trois aux Verts.
Ainsi, dans notre région, le Parti communiste serait complètement exclu de ce scrutin.
C’est inadmissible ! Dans les tous prochains jours, les communistes vont être invités à s’exprimer sur cette situation qu’ils n’ont pas voulue et prendre les décisions qui s’imposent.


Joë Triché

Assemblées générales

Après le second tour des élections présidentielles, l’analyse de la situation politique. Décisions et engagement des communistes dans la bataille des élections législatives.

•Section de Troyes
Mercredi 15 mai à 18 h 30
16-18, rue du Palais de Justice à Troyes
• Section de Romilly-sur-Seine
Lundi 13 mai à 18 h 00
Espace Monmousseau à Romilly
• Section de Bar-sur-Seine
Lundi 13 mai à 19 h 00
Mairie de Bar-sur-Seine
• Section de Bar-sur-Aube
Mercredi 15 mai à 18 h 00
Annexe salle des fêtes de Bar-sur-Aube

Humeurs
Pâté d'alouettes

Pyrrhus était un roi d'Epire, ancienne province d'Albanie. Il entreprit un jour de vaincre les Romains. Ceci se passait, il y a fort longtemps, quelque trois siècles avant J.C. Il prit plusieurs pâtées par les Romains, mais fut sauvé du désastre par ses éléphants. Ainsi en fut-il en 2002 pour Jacques Chirac qui obtint sur l'extrême-droite une victoire à la Pyrrhus, aidé par le peuple éléphant.
Mais ne se réveille-t-on pas, après cette victoire républicaine, avec un goût amer dans la tête ? (L'amertume est un sentiment autant qu'une saveur). Les fachos ont été rappelés à l'ordre d'accord, mais pas écrasés. Le Pen bouge encore dans le talus. Dans l'Aube, il pollue partout. La gauche a intérêt à continuer le combat et à unir toutes ses forces. Nos amis socialistes, fidèles à leur mission divine, rassembler la gauche pour battre la droite, proposent des candidats uniques selon la recette du pâté d'alouette, un cheval socialiste, une alouette verte ou radicale (de gauche). Il n'y a pas de communistes dans leur pâté, ceux-ci n'ayant sans doute pas vocation de rassembleurs ! On se souvient de M. Ford autrefois qui proposait à ses clients toute la palette des couleurs pour ses voitures, à condition qu'elles soient noires. Le P.S. propose des candidats uniques de la gauche plurielle à condition qu'ils ne soient pas rouges.

Malicette

Réaction de Marie-George Buffet
après la nomination de Jean-Pierre Raffarin

06 mai 2002
Déclaration de Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF

«Le Président de la République vient de nommer Jean-Pierre Raffarin Premier Ministre et de lui demander de former son gouvernement.
Je n'ai aucune illusion sur ces hommes politique de droite. Je n'ai pas oublié le bilan antisocial des années Balladur et Juppé. Je sais que le premier ministre et son gouvernement vont tout faire pour mettre en œuvre le programme de la droite et du Medef. Les femmes et les hommes de notre pays peuvent compter sur les communistes pour être à leurs côtés contre les mauvais coups, pour empêcher la destruction des acquis sociaux, la casse des services publics, la privatisation des retraites et de la sécurité sociale
Nous allons continuer à faire vivre ces valeurs de tolérance qui ont si fortement résonné dans les rues depuis deux semaines et qui ont mis Le Pen au plus bas hier soir. Nous allons continuer à faire entendre les exigences de ces jeunes qu'on disait désenchantés et qui ont su faire lever le vent de l'offensive contre l'extrême droite. A toutes et tous, nous donnons rendez-vous. Le gouvernement de Monsieur Raffarin peut et doit rester éphémère. Dans les six semaines qui viennent, nous allons mener campagne pour faire entendre les exigences des femmes et des hommes.
Nous mettrons tout en œuvre pour battre la droite et pour assurer la victoire d'une majorité de gauche aux élections législatives en juin prochain»
Brèves...
Marks & Spencer soigne ses actionnaires...
Le groupe de distribution britannique Marks and Spencer a confirmé la distribution de quelque 2 milliards de livres sterling (3,23 milliards d'euros) à ses actionnaires. En mars 2001, alors que le groupe annonçait un vaste programme de restructuration se traduisant notamment par la vente ou la fermeture de ses magasins à l'étranger (notamment en France), il avait également promis aux actionnaires de leur verser 2 milliards de livres Marks and Spencer est l'action du Footsie 100 (l'indice qui regroupe les cent plus grosses valeurs de la place de Londres) ayant le plus progressé en 2001.
Offres d'emplois : -36% en 2001...
Le nombre d'offres d'emploi publiées dans presse a chuté de 36% au cours de l'année 2001. Les annonces pour le recrutement en contrat à durée indéterminée de postes de cadres ont, elles, chuté de 43%. Observée depuis plusieurs mois, la tendance s'est poursuivie en décembre avec un recul global de 37% par rapport à décembre 2000, et une baisse de 7% par rapport à novembre. S'agissant des annonces pour les cadres, ces chiffres s'établissent à respectivement 44% et 7%. Sur le dernier mois de 2001, les deux régions les plus touchées par la baisse sont l'Ouest et Rhône-Alpes (-42% tous les deux). Les régions les moins touchées sont Midi-Pyrénées (-4%) et Languedoc-Roussillon (-9%).
Une délégation du PCF au Proche-Orient
Du 11 au 14 avril dernier, à la demande de Marie-George Buffet et de Robert Hue, une délégation conduite par André Lajoinie, député, accompagné de Daniel Cirera, responsable des relations internationales, s'est rendue en Palestine et en Israël. La délégation a eu des entretiens avec de nombreux responsables politiques, des parlementaires et des militants du camp de la paix.
A son retour, André Lajoinie a insisté sur l'extrême gravité de la situation humanitaire, l'exacerbation des tensions provoquées par la politique du gouvernement Sharon. Il a insisté aussi sur la nécessité pour la France et l'Europe de faire davantage pour l'accès des aides aux victimes dans les villes et les camps palestiniens, ainsi que pour la mise en oeuvre des résolutions de l'ONU, pour l'envoi d'une force internationale d'interposition, et pour une conférence internationale associant toutes les parties concernées en vue d'un règlement politique assurant la création d'un Etat palestinien viable dans les frontières de 1967, et garantissant la sécurité et l'existence d'Israël.
Une vraie politique culturelle en France.
Un instrument de liberté

La culture ne quémande pas une place dans la société, elle est la société même en train de se réinventer.
La présence, le soutien public en matière culturelle est une dimension de la politique de la France depuis des siècles. C'est une exception que beaucoup d'autres peuples nous envient. Il est urgent de réévaluer, à l'aune des enjeux de notre temps, notre politique culturelle. La France, la France dans l'Europe, la France dans la francophonie, la France dans toutes les instances internationales, doit être porteuse des voix des artistes et des citoyens ; être une référence pour tous ceux qui agissent pour construire un autre monde, une société cultivée et qui rêvent d'une culture humaine, porteuse des valeurs universelles de liberté, de démocratie, de reconnaissance de l'autre, et d'accueil des autres.
C'est cette société d'une mondialité "partagée", en un mot culturelle, pétrie de cette mêlée des cultures, des diversités artistiques qui fondent l'humanité de notre civilisation, que les communistes veulent contribuer, avec d'autres, des millions d'autres, à construire.
Une société des droits
Elle ne peut accepter que le nouveau paysage social intègre comme une fatalité l'existence de citoyens que l'on a pris coutume de désigner comme les "sans" : les "sans toit", "sans logement", "sans papiers", "sans terre", "sans droits", et pourquoi pas "sans culture" ? La culture, dans toutes ses dimensions leur est dûe de la même façon. Avoir l'ambition d'une politique culturelle va de pair, est même structurante d'un projet de société qui place au cœur de sa démarche l'émancipation humaine. Un tel projet de société s'oppose fondamentalement à la marchandisation de

toutes les activités humaines, à la financiarisation des industries culturelles. Il parle du rôle irremplaçable de l'art dans la société. Il reconnaît l'œuvre comme l'expression humaine la plus élaborée, sa projection symbolique, son empreinte, sa trace. Même quand elle est incarnée dans des objets, des marchandises - comme les films, les logiciels - l'œuvre n'est pas devenue une marchandise comme un autre. Elle demeure l'œuvre originale et élaborée d'un artiste, d'un auteur. Et parce qu'elle est cela, la reconnaissance du droit d'auteur et des droits voisins, la propriété intellectuelle est inaliénable. Il s'agit par-là de la reconnaissance sociale du travail de l'artiste, de son inscription reconnue dans et par la société.
Jean-Marie Messier n'a pas fait d'erreur lorsqu'il a dit que "l'exception culturelle était morte". Il a exprimé le résultat de sa logique de patron d'une société européenne, oligopole mondiale installée à New York et prônant les fonds de pensions. Incontestablement, ce processus opéré au niveau mondial menace le pluralisme. Plus que jamais, la culture mérite que la politique se préoccupe d'elle pour la libérer. Et elle doit aussi s'inscrire dans les démarches et orientations de tous les ministères. Singulièrement, celui de l'éducation. L'éducation artistique, la formation esthétique ouvertes à toutes les expressions artistiques, à toutes les écritures, de la littérature à l'image, doivent faire partie de l'enseignement. Pas comme des "activités de raccroc" mais, au contraire, pour ce qu'elles sont : des activités structurantes du développement de la personne humaine, citoyenne et libre