La Dépêche de l'Aube n°610 du 30 Mai 2001.......La Dépêche de l'Aube n°610 du 30 Mai 2001

La dépêche de l'Aube n°610 du Jeudi 30 mai 2001

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Après Calais le 21 avril avec les «LU», Londres le 17 mai avec les «MARKS & SPENCER», la journée d’action de la CGT le 22 mai, une manifestation nationale unitaire est organisée à PARIS le 9 juin prochain, à l’appel de nombreuses organisations pour dire NON aux licenciements. Les vagues actuelles de suppressions d’emplois ont déjà donné lieu à de nombreuses mobilisations y compris dans notre département, à l’occasion de la manifestation organisée le 19 mai à Bar-sur-Seine pour soutenir les salariés de Aubelin. Il s’agit maintenant de faire converger toutes les initiatives vers une grande manifestation nationale qui pourra être le point de départ d’une mobilisation plus forte contre tous les licenciements. La fédération de l’Aube du PCF appelle toutes celles et tous ceux qui veulent s’élever contre «les licenciements boursiers», tous les syndicats, partis politiques et associations qui déjà engagés localement contre la casse organisée de l’ emploi veulent marquer de façon spectaculaire leur indignation à venir manifester ensemble le 9 juin à Paris.

 

Inscrivez vous dès maintenant.

Les cars pour la manif:

Ils partiront de la bourse du travail de Troyes le samedi 9 juin à 11 h et de Romilly (parking bibliothèque Mitterrand) à 11 h 30

Début de la manifestation à Paris – République à 14 h

Retour à Troyes à 20 h 00.

Les chèques sont à libellé à la Fédération de l’Aube du PCF et à envoyer à l’adresse suivante : 16-18 rue du palais de justice 10000 Troyes.

Renseignement 03 25 73 43 40

J’apporte mon soutien à la manifestation du 9 Juin à Paris :

* Je réserve ma place pour le car de Paris. Nombre de place … x 70 f = ...

* Je ne peux pas être présent pour la manif. J’apporte mon soutien financier = ...

L’appel

"La vague actuelle de plans de licenciements et de suppressions d'emplois exige une riposte d'envergure de l'ensemble des salariés. De nombreuses mobilisations ont déjà eu lieu autour des travailleurs des entreprises touchées. Mais il faut faire monter d'un cran la mobilisation, faire converger toutes les initiatives vers une grande manifestation nationale qui pourra être le point de départ d'une mobilisation plus forte contre tous les licenciements. Il s'agit désormais de réagir tous ensemble afin de ne pas être battus les uns après les autres: l nous nous adressons aux dizaines de milliers de salariés sous la menace immédiate d'un plan de licenciements, ceux des grandes entreprises comme des petites; l à toutes celles et à tous ceux, plus nombreux encore, qui le seraient demain si nous laissons faire; l à tous les travailleurs sans exception pour qui les charrettes de licenciements actuels signifiraient immanquablement une pression accrue sur les salaires et les conditions de vie et de travail; Ce n'est que par une démonstration de force massive que nous imposerons, dans le secteur privé comme dans le secteur public, l'arrêt des licenciements et des suppressions d'emplois."

Les organisations déja signataires

la FSU, SUD, le groupe des DIX, ATTAC, Droits Devant, l’UNEF, l’UNEF-ID, Femmes solidaires, AC, l’APEIS, MNCP, les intersyndicales CGT, CFDT, FO de LU, Marks & Spencers, AOM… ; le PCF, la JC, l’UEC, les Verts, LO, la LCR, les Alternatifs …

Humeur

Autres moeurs

« Voyage au bout de la nuit » est une grand roman de Céline. En 1932, son succès fut foudroyant. L. F. Céline, grand auteur original et solitaire, a laissé une trace profonde en littérature. Céline est-il pour autant un grand homme ? Dès 1937 , il montrait son antisémitisme farouche dans « Bagatelle pour un massacre» (ce qui fait penser irrésistiblement au « détail » de Le Pen). Il mit son génie au service d'idées fascistes et totalitaires et c'est à cause de gens comme lui que bien des métèques, des Juifs, des Résistants n'ont fini leur Voyage qu'au bout de la nuit des camps. Condamné à mort à la Libération, il ne dut son salut qu'à la fuite et, gracié, mourut en paria en 1961. Ses descendants ont mis en vente son manuscrit du « Voyage » qui a été acheté par la France 12 millions de francs. Un manuscrit n'est pas seulement une pièce de musée qu'on admire dans une vitrine. C'est un moyen scientifique d'apprendre comment se fabrique une oeuvre, et comment on y décèle les errements et cheminements du style. Un autre grand génie, Louis Aragon, (le plus grand à ce que disent certains) tint tout le 20ème siècle littéraire en haleine dès l'époque du surréalisme. Il fut le romancier du monde réel, l' immense poète de la Résistance et de l'amour. De son vivant, Aragon et sa femme, Elsa Triolet, décidèrent de donner tous leurs manuscrits à la Bibliothèque de France pour permettre aux chercheurs une quête fructueuse, d'ailleurs effective au Moulin de Saint Arnoult en Yvelines. Autre philosophie, autre moeurs.

Jean Lefevre

 

Egalité des chances

ça commence à l'école

La lutte contre les inégalités commence à l'école et en refusant de voter la DM1, (décision modificative du budget) les élus communistes au conseil régional réaffirment leur volonté d'une politique offensive en matière d'égalité d'accès à l'éducation. Depuis plusieurs années ces élus demandent que la Région s'engage dans ce sens en assurant la gratuité des livres pour les élèves des lycées. Aujourd'hui encore, la réponse est non ! La droite qui domine cette assemblée reste fidèle à elle-même et pense qu'en offrant la trousse à outils aux élèves des lycées professionnels, elle s'est acquittée de son devoir. Certes, la mesure n'est pas négligeable dans un secteur où l'équipement d'un élève est souvent coûteux. Pourtant sur le chemin de l'égalité des chances, nous sommes loin du compte et cette attitude n'est qu'une des manifestations du mépris avec lequel les élus de droite traitent la population qui pourtant continue à lui donner la majorité en Champagne-Ardenne, mais aussi dans l'Aube et dans des communes importantes du département.. Certains mauvais esprits dont je fais partie, lisent dans ce refus répété d'adopter une mesure de justice sociale, une preuve supplémentaire de la volonté politique de la droite de faire durer le clivage qui régit notre société. Que les enfants des classes modestes restent à l'usine, ou s'il n'y en a plus, qu'ils aillent s'inscrire au chômage et que les autres gardent les bancs des universités pour eux. Il n'y a pas de sot métier. C'est vrai ! A condition de pouvoir le choisir et c'est là que le bât blesse ! Les discours des Sellières ou Madelin affirmant que l'égalité des chances passe par le libéralisme, que seule la libre concurrence peut être assez dynamique pour créer des richesses dont chacun aura sa part., voudraient nous faire croire que les enfants qui naissent en France aujourd'hui, ont tous, si peu qu'ils le veuillent, les mêmes possibilités de réussir. Soyons sérieux ! Si aujourd'hui, les portes du lycée sont plus largement ouvertes qu'hier aux enfants de milieu modeste, si le baccalauréat n'est plus un diplôme rare, il ne faut pas s'y tromper, on est encore loin du compte. Quels baccalauréats, quelles études supérieures et quelles filières sont réellement accessibles à tous ? Quels sont les vrais critères de choix ? La sélection, quelle qu'elle soit, trouve trop souvent ses racines dans le manque de moyens. Et l'attitude des décideurs politiques locaux n'est pas pour combler le fossé qui sépare les enfants d'ouvriers de l' université ou des grandes écoles. Dès l'école primaire,

l'insuffisance des moyens alloués par des communes comme Troyes est source d'inégalité puisqu'elle laisse la satisfaction de la majorité des besoins aux possibilités financières des familles par le biais des coopératives et autres fêtes d'école ! Où est l'école gratuite pour tous ? Dans les beaux quartiers, les écoles sont plus riches, et offrent aux élèves ce qu'ils ont déjà à la maison, ailleurs on gère la misère ! Ainsi, loin de restaurer une certaine forme d'égalité, cette politique, sous le prétexte hypocrite de favoriser l'investissement des familles, creuse l'écart et met en marche la mécanique de l'échec scolaire puis de l'exclusion. Quels moyens pour l'informatique qu'il faudra maîtriser pour s'intégrer dans le monde du travail ? Quels moyens pour la culture qui permet l'épanouissement ? On le voit bien, les dés sont pipés dès les premières années de scolarité, après les choses ne font que s'institutionnaliser. Le collège devient une gigantesque écrémeuse. Très vite l'avenir des enfants se dessine, l'orientation remettra vite les pendules à l'heure pour ceux qui rêvaient trop grand. Là encore, le refus permanent du Conseil Général de l'Aube d'accorder une subvention de 75.000 F à chacun des collèges de ZEP du département, proposition formulée par les Conseillers généraux communistes et largement soutenue par la population (près de 5.000 signatures pour la pétition portée par Marie-Françoise Pautras) est révélateur de la logique du système : il faut que chacun reste à sa place ! Il faut lire dans cette obstination, non pas un désintérêt pour l'éducation, mais bien une volonté sournoise de perpétuer une ségrégation qui sert cette classe dirigeante qui asseoit sa puissance sur la soumission et le désarroi des petits. Elle a besoin de leur faiblesse, de leur crainte et doit , pour durer, les maintenir en cet état. Elle n'a donc aucun intérêt à promouvoir l'égalité des chances. L'échec scolaire, l'absence d'avenir qui font naître la désespérance et la violence ne la préoccupent qu'accessoirement. Elle a les moyens d'en préserver ses enfants. Il faut donc continuer à lutter pour mettre fin à la prédestination sociale et pour cela, il faut réfléchir aux choix que nous aurons à faire demain, quand il sera question de renouveler l'assemblée régionale par exemple. Laisser le champ libre à la droite par dépit, n'est-ce pas sacrifier les générations futures ? Aujourd'hui, quand la gauche refuse sa caution à un budget qui ne tient pas compte de ces exigences de justice, qui en parle ? Qu'est-ce que cela change ? Mais peut-on encore se contenter de cette constatation ?

Françoise Desimpel

 

Éléction présidentielle 2002

Le Parti communiste présentera un-e candidat-e

Le Conseil national du Parti communiste français, réuni les 18 et 19 mai 2001, confirme que le Parti présentera un candidat ou une candidate à l'élection présidentielle d'avril 2002. Avec la volonté et l'ambition de permettre qu'il ou elle représente et rassemble largement celles et ceux qui souhaitent ouvrir une alternative humaine au libéralisme. Dans sa prochaine réunion, les 16 et 17 juin, l'instance dirigeante examinera toutes les initiatives à prendre pour atteindre cet objectif. Le Parti communiste lance à ses adhérent-e-s un appel à candidatures. Celles et ceux qui souhaitent y répondre pourront le faire soit individuellement, soit par le canal d'une organisation du Parti, en adressant leur candidature à la présidence du Conseil national, avant le 14 juin 2001. Les différentes candidatures parvenues à cette date seront soumises au vote individuel des adhérentes et des adhérents. Ce processus démocratique de désignation trouvera son terme lors de la tenue du prochain Congrès. La période de dépôt des candidatures sera mise à profit pour réfléchir à une organisation du vote des communistes qui favorise la participation la plus massive possible au scrutin. "Si les communistes estiment dans leur majorité que je suis le candidat le plus à même de les représenter, je serai, avec fierté, disponible", a déclaré Robert Hue à l'issue du Conseil national. "J'ai conscience de la responsabilité majeure que représente une candidature. Je sais les exigences

de la tâche, mais aussi combien elle est stimulante." "Les élections présidentielles sont structurantes dans la vie politique française. Nous n'imaginons pas qu'il n'y ait pas de candidat communiste", explique Robert Hue, en affirmant que "le pluriel de la gauche devait s'affirmer pleinement, au risque de l'appauvrir." "Notre démarche, ajoute-t-il, n'est pas d'adoucir le capitalisme, elle est de changer le monde; nous voulons être porteurs d'une alternative humaine qui dépasse ce qui est porté actuellement par la gauche plurielle." Concernant, par exemple, la loi dite de "modernisation sociale", "il vaudrait mieux qu'on s'entende et que le gouvernement prenne en compte un certain nombre de nos propositions. Il est déjà arrivé aux partis de la gauche plurielle de ne pas voter un texte. Cela doit toujours poser un cas de conscience au parti dominant." Le secrétaire national du Parti communiste a tenu à préciser que "le PCF n'est pas engagé dans une stratégie de surenchère. Nous avons décidé ensemble de mesures, lors du sommet de la gauche plurielle, en novembre 2000; il est grand temps de les mettre en application. Sinon, il y aura des satisfactions sur les bancs centristes, mais une évaporation de l'électorat populaire. Il vaut mieux prendre en compte ce qui se porte avec le mouvement social." Robert Hue invite donc le gouvernement à respecter l'esprit et les engagements de la gauche plurielle

Démocratie.com

Depuis quelques semaines maintenant, vous avez la possibilité, comme les internautes du monde entier, de consulter La Dépêche de l’Aube en ligne. Depuis votre ordinateur, il vous est donc possible d’accéder au dernier numéro, à ceux des semaines précédentes, mais aussi à une sélection de sites qui proposent des informations susceptibles de donner un éclairage différent aux événements qui agitent notre monde et qui trop souvent nous parviennent filtrés par ceux qui préfèrent que nous nous contentions du «prêt-à-penser» servi au JT de 20 heures. Vous pouvez aussi suggérer des sites afin qu’ils figurent dans l’annuaire de liens du site de la Dépêche. Peut-être pensez-vous que nous avons cédé à une mode. Tel n’est pas notre but. La publicité envahissante qui labellise « .com » tout ce qu’elle veut vendre pour faire «branché» aurait tendance à nous faire oublier que l’Internet est avant toute chose un outil de communication, d’échange et d’expression aux possibilités quasiment illimitées. C’ est donc un atout irremplaçable pour la démocratie et nous devons nous l’approprier dès maintenant. Certes, il est possible de vendre n’importe quoi sur Internet, mais parallèlement à cette folie commerciale, on peut aussi y chercher les informations qui permettront enfin de se faire une opinion motivée sur n’importe quel sujet. Questionner, vérifier la réalité de ce qui est servi préjugé par les discours officiels et enfin exercer son droit d’expression et de contradiction aussi souvent que nécessaire, voilà l’intérêt majeur de ce média. Sur Internet, l’information est brute, dérangeante, on y trouve bien sûr le meilleur mais aussi le pire, ce qui nous oblige à la vigilance et à la réaction puisque enfin il nous est possible d’entrer dans le débat et d’y

faire entendre notre différence. Il est de notre devoir de citoyens du monde de ne laisser ce média ni aux mains des escrocs de l’information et de la finance, ni aux politiques qu’ils ont asservis à leurs lois et qui, depuis des lustres, essayent de nous endormir pour mieux nous confisquer nos voix. Ceux-là, comme des milliers d’annonceurs, ont bien compris que l’Internet était une vitrine mondiale, visitée par 365 millions de personnes aujourd’hui et qu’il fallait y être vu. A notre tour, si nous voulons que nos idées, nos luttes pour plus de justice, plus de solidarité, plus d’espoir pour l’Humanité, ne soient pas rangées au musée des accessoires par les hérauts de l’économie de marché, nous devons aller livrer bataille sur leur terrain, combattre pied à pied les idéologies qui font si peu de cas de l’Homme là où sans retenues, elles exhibent leur cynisme conquérant. Car aujourd’hui, c’est bien d’une guerre mondiale et sans pitié dont sont victimes, chez nous les salariés licenciés au nom des profits maximum, ailleurs les Africains frappés par le Sida et condamnés par la rapacité des groupes pharmaceutiques, ailleurs encore, les minorités auxquelles on vole leurs terres et leur liberté. Pour entrer dans ces champs de bataille, le site de la Dépêche de l’Aube vous offre une porte. A vous de l’emprunter en participant à son forum, en réagissant à ses articles et à l’actualité, en débattant, en apportant de l’information, en la partageant, en la transmettant à vos amis et à nos ennemis, afin qu’ils sachent qu’ils n’ont pas encore gagné la guerre. Alors camarades, à vos souris !

Jean-Claude Wicky

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