La Dépêche de l'Aube n°609 du 24 Mai 2001.......La Dépêche de l'Aube n°609 du 24 Mai 2001

La dépêche de l'Aube n°609 du Jeudi 24 mai 2001

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Bar sur Seine

Manifestation de soutien aux ex-Devanlay Lacoste

Continuons la lutte

Cinq cent manifestants ont répondu, samedi 19 mai, à l’appel du syndicat CGT Devanlay de Bar-sur-Seine et de Chaource et de la section barséquanaise du PCF. Appel auquel s’étaient jointes près de 200 personnes et un certain nombre d’organisations. La résignation était loin d’être de mise malgré six semaines d’un conflit dur et l’annonce de la liquidation de leur entreprise dans les rangs des salariés d’Aubelin, ex-Devanlay - Lacoste qui, en tête d’un cortège inhabituel pour la ville de Bar-sur-Seine, ont scandé leur détermination à «ne pas se laisser tondre» et à faire valoir leurs droits légitimes. La manifestation a parcouru pendant plus de deux heures les rues barséquanaises au son des slogans pour «un emploi pour tous» et contre l’iniquité de la situation à laquelle ils sont aujourd’hui confrontés ; redonnant «chaud au coeur» aux salariés de l’entreprise bien décidés, comme l’exprima Josette Dollat, déléguée CGT, à aller jusqu’au bout pour faire aboutir leurs revendications. La solidarité était bien à l’ordre du jour puisque l’on a pu noter dans le cortège la présence de nombreux responsables syndicaux CGT locaux, départementaux et d’autres unités du groupe Devanlay, de dirigeants départementaux du Parti communiste, de Lutte Ouvrière et du MDC, d’élus du barséquanais, dont Jean Weinling, maire, et Bernard De la Hamayde, conseiller général du canton, ainsi que des trois conseillers généraux communistes du département : Joë Triché (Romilly), Marie-Françoise Pautras (La Chapelle-Saint-Luc) et Pierre Rahon (Brienne). Un message à la droite départementale et au gouvernement Devant l’entreprise Josette Dollat a remercié les nombreux participants à la manifestation. Désormais, les «Aubelin» ne se sentent plus seuls ; le mouvement de solidarité qui s’est exprimé samedi dernier pèsera dans les difficiles négociations auxquellesils vont être confrontés. Dans son intervention au nom de la section barséquanaise du PCF (voir ci-contre), co-organisatrice de cette initiative, Roland Leloup a affirmé qu’il ne s’agissait pas d’un «combat d’arrière-garde, ni d’un baroud d’honneur [...] Tous ensemble, nous continuerons la lutte.» Le responsable communiste local a dénoncé l’attitude des élus de la droite départementale qui «compatissent»

devant les médias au drame que vivent les ouvrières du barséquanais et du chaourçois, alors qu’à Paris, certains d’entre eux ou leurs amis politiques votent contre toutes les propositions communistes qui visent à interdire les licenciements dans les entreprises qui font des profits, à donner des droits d’intervention nouveaux aux salariés, et à suspendre tous les plans de licenciements. Quant à Lionel Jospin, «il doit faire publier immédiatement les décrets d’application de la loi «Hue» et entendre davantage les revendications qui s’expriment en matière d’emploi, de formation, de lutte contre la précarité, etc. «s’il ne veut pas aller droit dans le mur.» Dénonçant le cynisme avec lequel la «classe» des possédants, «qui jouent avec leur fric comme ils joueraient au Monopoly», dépouille les travailleurs «du peu qu’ils possèdent et qu’ils ont acquis par leur travail et par leurs luttes», Roland Leloup a appelé à la résistance contre la logique du capitalisme, se félicitant qu’après Calais, Londres, Paris le 22 mai dernier et le 9 juin prochain, des voix s’élèvent, des initiatives de contestation s’organisent «en France, en Europe et bien au-delà» contre les vagues de licenciements «boursiers». Devanlay-Lacoste, Danone, Marks & Spencer: même combat ! Faire plus de profits, verser plus de dividendes aux actionnaire, protéger les «marques» (Lacoste en l’occurrence), qui génèrent aujourd’hui d’importantes plus-values, en cassant l’emploi productif par les licenciements et les délocalisations, telle est la logique destructrice à laquelle s’opposent aujourd’hui avec dignité et courage les salariés ex-Devanlay Lacoste. Ce qui se passe depuis quinze ans dans notre département avec les fermetures d’usines textiles et l’abandon du savoir-faire acquis dans ce domaine résulte de choix d’actionnaires et de financiers efficacement accompagnés par les réprésentants des forces politiques de droite. Et ce n’est pas pour voir cette situation perdurer, voire se développer, que les françaises et les français ont porté la gauche au gouvernement en 1997. Il est plus que temps qu’en la matière, comme l’affirma avec force Roland Leloup, «le gouvernement prenne des mesures législatives fortes, concrètes et irréversibles.»

Alain Keslick

L’intervention de Roland Leloup

Secrétaire de la section barséquanaise du PCF

«La régression sociale est inacceptable»

Extraits :[...] «A vous, les "ex. Devanlay-Lacoste", je tiens d'abord à dire : "vous n'êtes pas seuls et votre combat est juste !". Votre combat, c'est celui du respect du droit élémentaire à avoir un travail, de faire vivre décemment votre famille, de pouvoir envisager l'avenir avec sérénité, contre l'inhumanité des actionnaires capitalistes qui brisent sans état d'âme la vie de milliers de travailleurs, uniquement préoccupés qu'ils sont d'augmenter leurs profits. Rendez-vous compte, les groupes installés en France qui annoncent actuellement des licenciements totalisent cent mille suppressions de postes, dont 35.000 salariés sur le territoire français ! Et tout cela, après ceux que nous avons connus ces derniers mois ou ces dernières années en France et dans l'Aube. [...] Et aujourd'hui, de nouveau, il faudrait que nous acceptions sans broncher les décisions des actionnaires de la holding financière Mauss, propriétaire de Devanlay - Lacoste, de mettre 140 personnes à la rue, uniquement parce qu'ils veulent se remplir davantage les poches !!! [...] Marcel Pochet, délégué du syndicat CGT des "Lu" avait raison, le 21 avril dernier lors de la manifestation qui a réuni près de 30.000 personnes à Calais, lorsqu'il a dit : "nous sommes dans un combat de classe". La classe des possédants, des patrons, des financiers qui, non contents de licencier pour optimiser le "taux de rentabilité", comme ils disent, en jouant avec leur fric comme ils joueraient au Monopoly, et tentent dans le même temps de casser la protection sociale, de briser les droits des salariés pour en faire une main d'œuvre taillable et corvéable à merci, contre la classe de ceux auxquels on veut retirer le peu qu'ils possèdent et qu'ils ont acquis par la force de leur travail et de leurs luttes. [...] Et concernant Aubelin, comment ne pas s'interroger lorsque le Préfet déclare publiquement "avoir eu des doutes" dès le début, lorsque l'administrateur judiciaire met en lumière les rouages d'un montage juridique et financier orchestré dans le seul but de "liquider" les emplois et l'outil de travail sans ternir l'image du groupe Devanlay - Lacoste ? Comment ne pas s'interroger sur l'octroi de fonds publics bien que toutes les sonnettes d'alarmes aient été tirées dès le début, notamment par les syndicalistes de l'entreprise, sur la crédibilité du repreneur Pacreau ? Quel gâchis ! Et quel silence des responsables politiques de la droite départementale qui laissent les emplois fuir notre département vers les pays à bas salaires une fois les filons des aides et subventions publiques épuisés ! [...] Il faut que le gouvernement [...] prenne des mesures concrètes, efficaces et irréversibles en faveur des travailleuses et des travailleurs. Et qu'il comprenne bien que s'il continue ainsi, il va droit dans le mur. La régression sociale voulue par ces patrons est inacceptable. Elle n'est pourtant pas fatale et "tous ensemble" nous pouvons faire reculer ce patronat, empêcher ses mauvais coups ; "tous ensemble" nous pouvons interpeller le gouvernement pour lui dire : "ça suffit !". Avec d'autres, les communistes s'emploient à mener ce juste combat. Avec d'autres, ils construisent la riposte. [...] si les françaises et les français ont placé en 1997 la gauche plurielle au gouvernement, c'est pour qu'elle prenne des mesures fortes en matière de lutte contre le chômage, les licenciements, la précarité, les inégalités sociales et nous avons besoin d'une politique nettement plus ancrée à gauche. C'est pour aller dans ce sens que nous proposons que des mesures législatives soient prises permettant d'interdire les licenciements collectifs dans les entreprises qui font des profits, de donner des droits nouveaux d'information, de contrôle aux salariés et aux comités d'entreprises, jusqu'à leur conférer des pouvoirs dans la gestion et les choix stratégiques de leur entreprise, de créer au niveau européen une instance chargée du suivi des stratégies des grands groupes, et d'orienter le crédit des banques vers l'emploi et non plus vers la finance. Et bien entendu, nous continuons à exiger le vote d'une loi antidélocalisation que nous avons proposée de longue date [...].»

Fric Story

Seillière : En avant l’entreprise !

Les 7.400 salariés, menacés de se retrouver à la rue, ont été très heureux d’apprendre de la bouche de l’actionnaire majoritaire, le baron Ernest-Antoine Seillière, que son investissement dans AOM avait un but et un seul: “Dégager des plus values dans l’intérêt des actionnaires.” Rien de bien étonnant, selon les règles de cette société inhumaine où les “fric-story” sont légion. Seulement, dit par celui qui est également président du Medef, cela prend une signification particulière. Lui qui a à la bouche des slogans du genre: “En avant l’entreprise” est bien un entrepreneur à l’anglo-saxonne. Il a géré avec une réussite certaine le patrimoine familial des maîtres de forge, les de Wendel. En vingt ans, il a multiplié par cinq la fortune familiale, estimée à neuf milliards de francs en investissant dans une foule de sociétés . Mais, comme entrepreneur conscient de ses responsabilités économiques, financières et humaines, il fait piètre figure. “Il gère de l’argent, pas une entreprise, dit un spécialiste. Il aurait pu investir dans des bonbons, c’était pareil pour lui. Seul le dividende lui importe.” Pendant qu’AOM pique du nez, il joue les investisseurs fantômes, refusant de mettre la main à la poche. Aucun des salariés d’AOM n’a pu le rencontrer. Sa devise semble être: “Courage, fuyons”. En fait, il attend 2004, le retour sur investissement que lui a promis SwissAir, le gestionnaire de l’affaire, en concluant “un pacte d’actionnaires” qui lui permet de s’enrichir en dormant et sans prendre de gros risques. “Ce qui rassure lesmarchés, écrit Le Figaro, c’est que l’engagement dans l’aérien (300 millions de francs) ne représente que 2% de l’actif net réévalué de Marine Wendel” (15 milliards de francs).
Les risques, c’est pour les salariés… Dans son projet de “refondation sociale”, le président du Medef est attaché à ce que la loi soit remplacée par le contrat. On le comprend mieux. Il a, en fait, lancé un “contrat” sur AOM et il entend bien se faire payer sur la bête, même au prix de milliers de suppressions d’emplois. Le “patron des patrons” fournit ainsi lui-même les arguments pour démontrer les méfaits du libéralisme. Seillière, “le tueur”, le cœur sec dans l’univers impitoyable de la mondialisation capitaliste – mais de l’embonpoint dans le portefeuille – ferraille contre les 35 heures, les droits des chômeurs, la retraite, l’assurance maladie. Et, en affaires, il se conduit comme un prédateur, un charognard. Ce qui a fait dire au ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot: “Il est insupportable que le premier actionnaire concerné se lave les mains de 7400 salariés”. De fait, il est plus fort pour valoriser les actions de son groupe Marine Wendel en distribuant des bons défiscalisés à ses actionnaires que dans la promotion de l’intérêt général. N’estce pas une des entreprises où il détient 33%, le Bureau Veritas – société internationale de services dont la finalité est de prévenir les risques, d’améliorer la qualité et de renforcer la sécurité des personnes et des biens – qui a racheté la division maritime de l’italien Rina, le bureau qui avait certifié l’Erika et l’Ievoli Sun? L’irritation croissante de l’opinion publique devant la conduite des grands groupes industriels et l’arrogance des actionnaires fait se lever une riposte salutaire contre cette “fric story” qui ne connaît qu’une règle: la loi de l’exclusion et des “gagneurs”. Il est réconfortant de voir cette levée contre les “plans sociaux” et les milliers d’actes de solidarité et de lutte capables de faire plier des géants, à l’exemple du salarié de Mc Do, Rémi Millet, qui a fait condamner son expatron. Courage, luttons !

Humeur

Trous à boucher

Quand on est un vrai Troyen , on aime à flâner dans la ville. Il est plus utile de le faire à pied, non que ce soit moins coûteux ni que cela vous gagne les suffrages des écologistes, mais c'est tout simplement pour mieux cerner les détails et éviter les détours que provoquent les rues barrées. Pour mon amiJean de la Lune, les quartiers les plus beaux sont ceux où des travaux sont engagés. Et Dieu sait combien (le maire aussi j'espère) il y a de travaux en route à Troyes. Jean de la Lune aime longer les palissades des chantiers, les excavations des futures caves, les terrains encore vagues où se profile le génie inventif des architectes et l'esprit de lucre des investisseurs. Il aime aussi sauter trou à trou dans les rues, pour éviter les flaques. Quand Jean de la Lune défend sa ville, il dit : "Troyes n'est pas un trou, mais des trous, comme autrefois". Et les belles maisons du Moyen-âge en prennent aussitôt plus de relief. Il n'y a chez Jean de la Lune aucune hargne, ni aucun désir de politicien en mal de critiques. On ne voit pas non plus chez lui de nostalgie des constructions anciennes, ni la recherche d' objets enfouis qu'un piocheur aurait ignoré sur place. Non se dit Jean, philosophe et amoureux de ses semblables : si le paysage urbain est si tourmenté , les rues difformes et lacunaires, les terrains vagues ou imparfaits, les palissades rudimentaires, le goudron médiocre, c'est qu'il aspire au changement et à la révolution. Il faut aimer l'imperfection pour pouvoir modeler le bonheur.

Naej Ervefel

Permanences de Marie-Françoise Pautras

Conseillère générale

Aux Noës-près-Troyes

Vendredi 25 mai de 18 h à 19 h Salle Jacques Besançon

1, rue Daniel Ormancey

A La Chapelle-St-Luc

Samedi 26 mai de 10 h à 12 h 2ème étage de la mairie-annexe

44, rue Jean Moulin

Avenir des retraites

Les marchés financiers guettent la bonne affaire

L’Assemblée nationale vient d’adopter un projet de loi comportant “diverses mesures d’ordre social” dont un article définit les modalités du fond de réserve pour les retraites. Le groupe communiste a présenté des amendements sur le financement, la participation des syndicats à la gestion. Tous ont été refusés. Les députés communistes ont donc voté contre la loi. Ce fond a été créé fin 1998 par une loi de financement de la Sécurité sociale. Il y a un an, le premier ministre avait annoncé un grand débat national sur l’avenir des retraites. Le moins que l’on puisse dire est que ce débat est loin d’être à la hauteur de cette promesse. Il laisse ainsi le terrain libre à l’offensive du Medef et de la droite qui spéculent sur l’inquiétude des Français. Il est pourtant nécessaire de combattre les campagnes de ceux qui prétendent que la retraite par répartition serait fatalement promise à la faillite. En réalité, l’avenir des retraites est étroitement lié à des choix économiques modernes: celui d’un plein emploi réel et la soumission des gains financiers des entreprises – assurances et banques comprises – aux obligations de solidarité sociale. Quand le fond de réserve fut évoqué à l’Assemblée nationale, les députés communistes l’avaient soumis à trois conditions: l une réelle gestion démocratique avec les syndicats: cette condition n’est pas remplie par le projet gouvernemental; un directoire nommé par décret aura la réalité du pouvoir sur les orientations; lun financement transparent et offensif, notamment par la taxation des revenus financiers: dans son projet, le gouvernement fait le choix d’une ponction dans les caisses de la Sécurité sociale, notamment des excédents résultant de prestations diminuées; par ailleurs, bien qu’il s’en défende, la porte n’est pas réellement refermée à un

financement par de nouvelles privatisations; lle rejet des fonds de pension: sur ce point, les inquiétudes sont vives; l’objectif est en effet clairement affiché d’utiliser le fond de réserve à des placements financiers dont le gouvernement espère tirer 300 milliards de francs sur les 1000 prévus d’ici 2020; ce dispositif – sorte de fond de pension géré par l’Etat – reviendrait à soumettre le financement des retraites aux aléas des marchés financiers. Ces dérives paraissent extrêmement dangereuses. Le financement et l’utilisation de ce fond de réserve ne peuvent être séparés de la bataille pour l’emploi et des ambitions d’une grande politique sociale réellement de gauche. Au total, le projet gouvernemental se situe très loin des exigences portées par les manifestants du 25 janvier dernier et par nombre de mouvements sociaux, à commencer par celui des salariés des transports urbains. L’ouverture des droits à une retraite revalorisée à 60 ans pour tous, le maintien des principes fondamentaux de solidarité portés par la répartition, la mise à contribution des sommes que le patronat et la finance soustraient au prélèvement dont ils devraient être l’objet restent les enjeux fondamentaux d’un débat national qui doit se développer. À cette fin, les communistes ont décidé de rencontrer les organisations syndicales, les associations et mouvements concernés, avec pour objectif d’échanger nos avis et propositions et d’établir un rapport de forces correspondant à l’attente d’une majorité de Françaises et de Français sur la question des retraites.

Italie

Un signal pour toutes les forces de gauche

Pour Robert Hue, “La victoire de Berlusconi en Italie doit conduire à s’interroger sur l’échec de l’Olivier.” Le fait est que l’Italie, ce pays qui nous est si proche, va être gouvernée par une coalition de droite, autoritaire et ultralibérale, conduite par un personnage populiste inquiétant. La victoire de la droite et de l’extrême droite est une très mauvaise nouvelle. Elle a été rendue possible parce qu’en suivant une orientation “sociale-libérale”, déterminée par un respect zélé des critères libéraux européens au détriment de fortes attentes sociales, la coalition de “centre gauche”, au pouvoir

depuis cinq ans, n’est pas parvenue à mobiliser un électorat populaire déçu. En fin de compte, l’appel au rejet de Berlusconi n’aura pas été suffisant pour le battre. Certes, chaque pays a ses caractéristiques. En même temps, ce scrutin est un signal pour toutes les forces de gauche, au-delà de l’Italie. La pression ultralibérale est sensible dans toute l’Europe. Il faut lui résister. Ce qui vient de se passer en Italie ne doit-il pas, de ce point de vue, faire réfléchir tout le monde ? Il y a là un avertissement, et matière à réflexion, pour les forces de gauche aujourd’hui, en Europe

CAT

Délégation de service public :Le Préfet suit les élus communistes dans leur requête en annulation

On se rappelle que les conseillers communautaires communistes Anna Zajac et Jean-Pierre Cornevin avaient, il y a quelques mois, déposé une requête en annulation au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne au sujet de la délégation de service public de la station d’épuration de Barberey. A cette époque, leur intervention avait soulevé la colère de l’ancien président de la CAT, Alain Coillot. Peu importe, nos élus avaient déclaré qu’ils iraient jusqu’au bout de leur démarche. En effet, la procédure de délégation de service public était cousue d’irrégularités.
Pas question d’accepter qu’à court terme ce soit les contribuables qui paient les légèretés du président de la CAT. Dans un premier temps, le Préfet de l’Aube après avoir demandé un sursis à exécution avait donné son accord au président de la CAT. Ce qui semblait pour le moins étonnant à la vue des éléments que les deux élus communistes avaient mis à jour. Le Préfet vient finalement de se ranger à l’avis de Anna Zajac et Jean-Pierre Cornevin en déposant une requête en annulation au tribunal administratif. L‘intransigeance de nos élus est payante