La Dépêche de l'Aube n°607 du 10 Mai 2001.......La Dépêche de l'Aube n°607 du 10 Mai 2001

La dépêche de l'Aube n°607 du Jeudi 10 mai 2001

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Salariés de Aubelin

Tout faire pour qu'elles obtiennent gain de cause !

Six semaines qu'elles occupent leur usine de Bar s/seine et de Chaource. Six semaines qu'elles sont mobilisées pour faire entendre le plus fort possible leur cri de révolte. Six semaines qu'elles se heurtent au silence éhonté des décideurs politiques locaux, comme si cette affaire était une banale affaire d'une énième entreprise du textile en difficulté. Il est vrai que l'on ne brise pas comme cela un silence qui perdure depuis plus de 15 ans. Pendant cette période, notre département de l'Aube est passé de 25 000 emplois textiles, à 8000 sans que ni un président de conseil général, ni un député, ni le Maire de la ville de Troyes dont on disait qu'elle était la capitale de la bonneterie, ne s'élèvent fermement contre ce véritable gâchis humain. Alors pensez donc 140 licenciements de plus ! Les gentils communiqués de presse de nos députés Aubois ( lorsqu'ils prennent la peine d'en faire) regrettant les plans de licenciements ne suffisent pas à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. La vérité c'est que les décideurs politiques locaux sont à la botte des patrons, et qu'ils ne sont pas près d'organiser une riposte citoyenne à la hauteur des enjeux. Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un Maire communiste. A Calais, le Maire s'est mouillé. Avec l'aide de son parti, il a réussi à faire de sa ville ( plus petite que Troyes ) la capitale européenne de la résistance aux licenciements. 30000 manifestants ont défilé en solidarité avec les salariés de Danone le 21 avril dernier .Aujourd’hui la lutte continue. Danone , Marks et Spencers, AOM... des centaines d'autres luttes plus anonymes comme celle des salariés d'Aubelin se développent actuellement dans notre pays. Elles ont les

mêmes objectifs. Permettre aux milliers de salariés concernés de faire valoir leurs droits et leur dignité et obtenire que l'on prennent les mesures nécessaires pour que demain, il ne soit plus permis aux patrons de ces multinationales, de considérer leurs salariés comme des kleenex. Pour cela, il faut des décisions politiques, des lois efficaces, justes, progressistes. Plus les luttes seront fortes et nombreuses, plus elles pèseront sur les débats à l'assemblée nationale et au sénat. Les élus communistes de ces deux assemblées entendent bien relayer les revendications des salariés, et se font force de proposition, pour obtenir les avancées les plus importantes possibles. Dans l'Aube, la fédération du PCF met tout en œuvre pour que les salariés de Aubelin obtiennent satisfaction. Ils sont les victimes d'un véritable scandale. le PCF vous fixe rendez-vous:

Vendredi 11 mai: la section de Bar s/Seine du parti communiste appelle à la solidarité et à l'action.

Mercredi 16 mai: deux sénateurs communistes seront aux portes de l'entreprise de Bar S/Seine pour débattre avec les salariés et les informer des interventions qu'ils envisagent de faire au sénat. Notre fédération appelle tous ses adhérents et sympathisants à se joindre à toutes les formes d'action et de solidarité des salariés de Aubelin. Jean-Pierre Cornevin

* Josette Dolat, leader du mouvement et conseillère municipale communiste de Bar S/Seine à été reçu en direct samedi dernier, dans l'émission de Canal +, " un monde de brute "

Jean-Pierre Cornevin

Mercredi 16 mai

Odette Terrade et Roland Muzeau, Sénateurs communistes iront à la rencontre des salariés de Aubelin.

Ils seront à leur écoute, leurs apporteront leur soutien, leur feront part notamment des amendements proposés par le groupes communistes au sénat concernant la " loi de modernisation sociale ". Des amendements qui s'ils étaient adoptés règleraient considérablement les problèmes que rencontrent les salariés en lutte

DEVANLAY-LACOSTE RESPONSABLE ! SOLIDARITE ET ACTION !

Depuis des semaines les ouvrières ex : Devanlay - Lacoste de BAR-SUR-SEINE et CHAOURCE mènent une lutte courageuse et admirable pour défendre leurs droits et leurs emplois.

Comme chez Danone, Marks & Spencer, Moulinex, AOM etc…, il y a d'un côté des actionnaires voraces de toujours plus de "fric" en dormant !, de l'autre, l'humain, c'est-à-dire des femmes et des hommes, des familles qui n'ont que leur travail pour vivre !

Barséquanaises, barséquanais sensibles à leur juste cause, pour vous permettre de soutenir encore davantage les ouvrières, nous vous invitons à une

REUNION EXCEPTIONNELLE VENDREDI 11 MAI 2001, à 19 HEURES MAIRIE DE BAR-SUR-SEINE

Avec la participation des élues communistes : Marcelle FONTAINE, ex. salariée Devanlay - Lacoste, Conseillère Générale de la Haute-Marne Marie-Françoise PAUTRAS, Conseillère Générale de l'Aube Et de Jean-Pierre CORNEVIN, responsable départemental.

ENSEMBLE AVEC LES OUVRIERES, nous verrons que des solutions existent contre la destruction de l'emploi, et nous proposerons de construire dans L'UNITE UNE ACTION DE PORTEE DEPARTEMENTALE pour :

- augmenter encore la pression sur le groupe Devanlay - Lacoste,

- amener les pouvoirs publics à prendre rapidement toutes leurs responsabilités

ENSEMBLE, OUVRIERES, POPULATION, ELUS, nous pouvons contraindre Devanlay - Lacoste à "reprendre possession des ateliers de Bar-sur-Seine et de Chaource…" comme le "met en demeure" l'Administrateur judiciaire, et à payer deux ans de salaires et leurs indemnités conventionnelles aux ouvrières.

La section Barséquanaise du P.C.

Humeur

Attention virus

Vous êtes maintenant tous équipés d'un ordinateur. Vous êtes même branchés sur Internet. Vous croyez être tranquilles sur votre tabouret à surfer sur la toile. Erreur grossière. De mauvais esprits vous balancent des virus. Alors, un conseil, si vous en rencontrez un, fermez tout et partez à la campagne. Là-bas, ils sont plus drôles. Ils tirent encore les sonnettes et plantent des " mais " près de votre grille. Voici quelques virus à éviter comme le sida. Virus CHIRAC : Votre écran devient tout vert. Une fenêtre s'ouvre qui prétend nettoyer votre disque dur et vos poubelles. Votre Mac rejette brutalement les cassettes " Méry ". Virus BAROIN : Il installe des fichiers RPR dans tous vos logiciels. Sa petite main blanche met le grappin sur Troyes, saint-André, Brienne, la CAT. Ouvrez le fichier J.J.Arnaud, il vous propose un lot de consolation. Virus SUBTIL : C'est un alias qui limite l'intelligence artificielle de votre Pentium. Virus PANTANI : Toutes les 5 minutes, votre écran est surdopé à l'insu de votre plein gré jusqu'à l'effondrement final du disque dur. Virus SHARON : Installe la bombe(1)sur l'écran dès que vous écrivez le mot paix ou le mot Palestine. Virus VIVENDI : Vous installe plein de petits tas de boue sur l'écran de la CAT et des odeurs de Coil'eaux usées. Le Virus AUSSARESSES : Soudain vous sautez sur votre chaise comme un cabri en recevant des décharges électriques sur tout le corps. Une voix sort du HP en permanence : "Donne nous le nom de tes copains communistes ; sinon tu y passes. "

Jean Lefèvre

Signalez-nous, chers lecteurs, les virus qui vous infectent. Un abonnement à la Dépêche prix sera délivré au plus méchant. Un malencontreux mélange de phrases a rendu le dernier billet de MALICETTE illisible. Veuillez nous en excuser. Elle a promis de réparer le dommage prochainement.(LDA n°606)

Clinique/hôpital

Tous ensemble pour défendre le droit à la santé à Romilly

La population romillonne et des environs s’est toujours mobilisée pour maintenir dans notre ville l’existence d’un pôle de santé et pour en améliorer en permanence la qualité. Ce fut, par exemple, le cas pour obtenir la construction du nouvel hôpital ; manifestations, pétitions, délégations, pose symbolique de la première pierre ont pesé de tout leur poids. Refusée par les gouvernements d’avant 1981, la décision de doter la ville de Romilly d’un équipement hospitalier neuf et moderne a été prise, en 1983, par Jack Ralite, alors ministre communiste de la santé dans le gouvernement Mauroy. En 1992, il fallut encore se mobiliser pour empêcher la fermeture de la maternité. Ainsi, comme le démontrent ces deux exemples, l’existence d’un pôle de santé dans notre ville a toujours été liée à la volonté de la population de le vouloir vraiment. Aujourd’hui, elle doit à nouveau s’exprimer avec force et détermination En effet, avec les problèmes rencontrés à la polyclinique Pasteur, des menaces extrêmement graves pèsent sur le maintien d’un pôle de santé de proximité à Romilly. Avec une reprise par des patrons de cliniques, de Troyes ou d’ailleurs, le risque d’un transfert à plus ou moins long terme des lits de chirurgie, avec la suppression des emplois, est bien réel. Ceci aurait, inévitablement, des conséquences sérieuses pour l’avenir de l’hôpital public
et de sa maternité. Tout le monde est amené à le reconnaître. C’est la raison pour laquelle, dès le début des discussions sur le projet de rapprochement hôpital/clinique j’ai demandé de la transparence, de la vigilance, et proposé la recherche d’une solution publique ; je doutais, en effet, des capacités financières de la polyclinique Pasteur à faire face à ses obligations de locataire des nouveaux locaux. Si nous n’y prenons pas garde, n’est-on pas en train de nous préparer, entre Provins et Troyes, un véritable désert sanitaire avec tous les dangers que cela représenterait pour la population et les patients ? A aucun moment, nous ne devons prendre ce risque car notre secteur et ses habitants ont besoin d’un pôle de santé de proximité de qualité. Dans l’immédiat, cela passe par le maintien de la chirurgie avec ses emplois dans notre ville. L’enjeu est si important qu’il ne peut pas dépendre seulement d’un tribunal et de quelques actionnaires. Des engagements concrets sont à exiger et à obtenir. Pour en discuter, pour ensemble envisager les démarches et les actions à entreprendre, j’invite toutes celles et ceux qui souhaitent agir à nouveau pour défendre le droit à la santé à Romilly à une réunion: Lundi 14 mai à 20 h \ Espace Monmousseau à Romilly.

Joë Triché,conseiller général, membre du CA de l’hôpital de Romilly

Romilly s/Seine

Création de postes à l’hôpital 1.500 signatures collectées

La mise aux normes des services de l’hôpital nécessite la création d’un quarantaine de postes. Ce chiffrage a été établi par le directeur de cet établissement et approuvé au Conseil d’administration au mois d’octobre dernier. Si cette mise aux normes n’était pas atteinte, en haut lieu, on pourrait vite en déduire que certains que certains services n’offrent pas toutes les garanties de sécurité nécessaires pour les patients. Le prétexte serait ainsi trouvé pour en fermer. Avec la situation actuelle de la clinique, et les risques de transfert de la chirurgie ailleurs, n’est-ce pas l’ensemble du pôle de santé de Romilly qui est en danger ? Joë Triché, conseiller général communiste et membre du Conseil d’administration de l’hôpital, a été bien inspiré en lançant une pétition pour la création de quarante postes. à ce jour, elle a recueilli plus de 1.500 signatures. Aujourd’hui, en proposant la recherche d’une solution publique au problème de la polyclinique, l’élu communiste de Romilly continue son action pour le maintient d’un pôle de santé de qualité dans cette ville. Création de postes à l’hôpital et intégration des lits de chirurgie et du personnel dans cet établissement sont une nécessité pour la population de tout ce bassin de vie

Envie d’espèrer ?

Il y a quelques années, des lycéens ont demandé à Primo Lévy pourquoi les prisonniers des camps de concentrations ne s’étaient pas révoltés contre leurs bourreaux, alors qu’ils étaient des milliers face à une poignée d’hommes que leurs armes n’auraient pu sauver d’ une marée humaine. L’écrivain qui avait vécu la déportation expliquait alors à ces jeunes ce qu’ils considéraient au mieux comme de la résignation, au pire comme de la lâcheté : les prisonniers ne se révoltaient pas parce qu’ils étaient «rien» et que «rien» ne se révolte pas. «Rien» n’est plus humain, «rien» ne pense plus, sauf à subsister un jour de plus, une heure de plus... Rien n’espère pas, rien ne rêve pas de l’avenir. Serions nous à notre tour en passe de n’être plus que «rien» ? Ceux qui nous gouvernent, ceux qui tirent les ficelles financières de ce monde auraient-ils déjà triomphé de notre humanité. A coup de mépris, de restructuration, de licenciement et de plans sociaux auraient-ils ôté de nous toute espérance et par la même tout désir de rébellion. Qui nous oblige à accepter le pire, à obéir aux lois méprisantes du marché ? Je n’aurais pas le mauvais goût de comparer la situation de mes contemporains avec celle des déportés. Pourtant, la démarche adopté par ceux qui dirige le monde est en quelque sorte comparable à celle utilisée par les Nazis pour venir à bout de l’humanité de ceux qu’ils voulaient détruire. On dresse les Hommes les uns contre les autres, les Français contre les étrangers, les fonctionnaires «nantis» contre les salariés du privés, les petits chefs contre les ouvriers, les petits LU de Calais contre ceux d’ailleurs, bref, on nous fait croire qu’il y a toujours quelqu’un en trop et la peur d’être celui-là fait le reste et nous fait accepter ce sinistre jeu. Rappelez-vous, ce jeu d’enfants, si joliment nommé « chaises musicales » : au départ, il y avait bien une chaise pour chaque joueur, et un meneur de jeu les a ôtées petit à petit pour désigner le vainqueur! Réagissons, car enfin, la vie n’est pas un

jeu et il n’y a pas besoin de vainqueur ! En tenant les Hommes dans l’incertitude du lendemain, dans la peurde l’Autre, en les obligeant à vivre à la limite de l’insupportable ( grâce notamment aux magiques minima sociaux), on leur fait prendre pour un rêve le simple fait de survivre au jour le jour. La mort, après, n’étant plus qu’une affaire de temps. Aujourd’hui, alors que le monde est scandaleusement injuste, à notre porte, mais aussi au bout du monde, et que grâce aux média, personne ne peut se dispenser de le reconnaître, combien songent à se révolter ? Où même, plus simplement, à prendre les choses en mains ? Bien peu, hélas ! Pourtant, les humiliés, les malheureux, les proscrits, les malades de la misère et de la faim sont beaucoup plus nombreux que ceux qui les oppriment ! Oui, mais, trop souvent trahis, les opprimés ne croient plus qu’il puisse exister un monde différent. Leur rêve vise juste à ce que le poids du joug pèse un peu moins lourd, ou même à le poser sur d’autres épaules, mais pas à briser le joug! Pourquoi les Hommes renoncent-ils à briser le joug ? Pourquoi ne pensent-ils plus qu’à aménager leur misère pour la rendre plus supportable ? Pourquoi supportent-ils de la voir fleurir ailleurs, si possible loin de nos jardins ? Pour quel prix chacun de nous est-il à vendre ? Un bol de soupe ? Une petite prime ? Une voiture neuve ? Je voudrais croire que nous valons plus que cela. Je voudrais même pouvoir dire que nous n’avons pas de prix ! Alors qu’attendons nous pour changer ce monde ? Cette idée semble avoir déserté les discours dans lesquels ne brillent plus guère de flammes. Comment prendre goût à l’eau tiède, comment adhérer à la médiocrité, au calcul politicien ? Il serait grand temps aujourd’hui de redonner du punch à nos rêves, pour que chacun aie envie d’y croire et non simplement pour quêter quelques voix de plus ! Mais pour l’instant comme dit le chanteur : « Les rêves ont plus d’repères ! »

Françoise Desimpel

Le nouveau Parti communiste

Vous avez dit "NPC"?

La presse a fait grand bruit autour d'un soit-disant changement de nom du Parti communiste. La discussion autour des nouveaux statuts suscite de nombreuses interrogations. Robert Hue, dans différents médias, a mis les points sur les "i". "La question n'est absolument pas posée en ces termes. Moi, je ne demande pas ce changement de nom…, je ne veux pas un gadget… Il faut un changement profond pour un nouveau Parti communiste…" Pour sa part, Marie-George Buffet, qui préside aux travaux de la commission chargée de préparer les nouveaux statuts pour le Congrès d'octobre du Parti communiste français, a déclaré à l'Humanité: "À aucun moment la commission ou le Conseil national n'ont décidé de changer le nom du Parti ou de ne pas le faire. La commission a simplement fait état de son option de fond: rester un parti politique et un parti pleinement communiste. D'où vient le "NPC"? Peut-être du fait incontestable que le mandat de la commission s'inscrit

dans le choix de Martigues de "construire un nouveau parti communiste." Que la droite, le MEDEF et les grands actionnaires des groupes financiers et industriels rêvent de se débarrasser du Parti communiste, ce n'est guère étonnant. Mais ni les militants ni les dirigeants du Parti communiste ne sont décidés à leur faire ce cadeau. Bien au contraire: déterminés comme jamais à faire entendre les préoccupations populaires, à conquérir des droits nouveaux pour ceux qui en sont privés, à changer en profondeur une société et un système injustes, les communistes travaillent ensemble, comme ils l'ont décidé, à faire de leur parti un Parti communiste ouvert, combatif, totalement en prise avec notre temps. Et, pour cela, à changer en profondeur le mode de vie et d'action du Parti, à construire un nouveau Parti communiste. Ce sont tous les communistes, dans leur diversité, qui décideront ensemble de l'avenir de leur Parti, lors de leur Congrès, en octobre prochain