La Dépêche de l'Aube n°606 du 3 Mai 2001.......La Dépêche de l'Aube n°606 du 3 Mai 2001

La dépêche de l'Aube n°606 du Jeudi 3 mai 2001

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A Romilly sur Seine

Un 1er mai fidèle à la tradition

 

 

Les communistes ont vendu du muguet

Partout en France, ce 1er mai a été l'occasion de dire que les mesures annoncées par L. Jospin n'étaient pas à la hauteur ! A l'indignation quasi générale suscitée par la déferlante des licenciements décidés souvent dans des entreprises qui font d'énormes profits, devaient répondre des mesures qui s'attaquent réellement à fuite en avant " libérale " que nous connaissons aujourd'hui.. La différence est immense entre la proposition faite par L. Jospin de renchérir le coût des licenciements et celles formulés par le PCF de bloquer les plans sociaux et d'interdire les licenciements aux entreprises qui font des profits. Dans le premier cas on donne " un droit à licencier plus cher " ( qui d'ailleurs fait étrangement penser à la proposition de Bush au sommet de Kyoto d'acheter " un droit de polluer "), dans l'autre, on s'inscrit dans une démarche qui s'attaque au cœur même de la logique du système. Dans le premier cas, on aménage, dans le second, on s'inscrit dans la transformation sociale, et on crée un rapport de forces plus favorable aux salariés. Pour illustrer l'insuffisance des propositions Jospin, il n'est qu'à écouter la réaction de la direction de Danone qui ne cesse de répéter que ses propositions sont déjà très largement supérieures aux amendements proposés par le gouvernement. Il est donc indispensable de poursuivre les manifestations afin d'obtenir des mesures efficaces et progressistes. C'est dans cet esprit, qu'à l'issue de la manifestation de Calais, R Hue s'est adressé à toutes les forces progressistes politiques, syndicales et associatives pour coélaborer avec elles une grande manifestation à Paris dans les prochaines semaines. Pour les communistes aubois, le rassemblement du 1er mai a été l'occasion

 

de vendre le traditionnel muguet, symbole de la résistance du monde du travail, et de faire signer une pétition demandant au gouvernement l'application de mesures concrètes contre les licenciements. Les salariés de chez Aubelin, quant à eux, ont profité de cette journée symbolique pour démontrer une nouvelle fois leur volonté sans faille d'obtenir des pouvoirs publics politiques et économiques, une table ronde qui permettrait de mettre à jour les dessous de la sombre affaire dont ils sont, pour utiliser leurs mots, :" les couillons " ! Dans cette lutte, ils savent qu'ils peuvent compter sur le Parti Communiste et ses élus pour les aider.

Jean-Pierre Cornevin

A Troyes

Sages femmes

Pour la pleine efficacité du réseau de périnatalité

 

Depuis un mois, les sages femmes ont engagé une grève à travers toute la France. Après les infirmières spécialisées, les urgentistes, un nouveau mouvement social touche le monde de la santé. Cette forte mobilisation révèle le malaise profond de cette profession et ce après des années de dévalorisation. Les sages femmes assurent le suivi des grossesses ainsi que les accouchements. La maternité doit, dans ce cadre, rester un lieu de proximité. Les transferts de services maternités ont pour conséquences une augmentation de la pénibilité du travail et un accroissement des risques encourus. Or, le réseau de périnatalité dont les sages femmes sont le pivot est essentiel pour répondre aux besoins de la population. Malgré les mesures spécifiques annoncées par Bernard Kouchner, ministre de la Santé,des attentes fortes de la profession subsistent, notamment en matière

de revalorisation salariale et de déroulement de carrière. Il est donc urgent que le gouvernement ouvre des négociations avec les syndicats représentatifs afin de sortir de ce conflit. Les communistes appuient les revendications des sages femmes pour la reconnaissance effective de leur appartenance aux professions médicales. Les sages femmes demandent aussi un égal traitement salarial entre celles qui exercent dans le secteur public et privé. Ils se prononcent également en faveur d'une réelle augmentation des effectifs pour un réseau de périnatalité performant. De façon plus générale, le Parti communiste est solidaire de toutes les actions menées en convergence avec les luttes des différents acteurs de la santé afin d'agir efficacement sur les choix de la politique de santé et les moyens attribués

Parti communiste Français

Stop aux licenciements ! Stop à la loi du fric !

Stop aux licenciements ! Stop à la loi du fric ! Le groupe Danone a distribué 5 milliards de dividendes en 1999. Les actionnaires ont vu le bénéfice net de leurs actions progresser de 17 % en 2000. La fermeture des 38 magasins européens Marks & Spencers devrait engendrer 21 milliards de francs pour les actionnaires. 7000 emplois sont menacés chez AOM, Air Libereté, Air Littoral. Un des principaux actionnaires est le président du Médef Ernest-Antoine Seillière. Dans notre département de l'Aube, des centaines d'emplois sont menacés : chez Aubelin, Sorotex, Scandale ( ex- Devanlay ) Michelin, Kléber etc.. Dans tous les cas, une même " raison " à ces suppressions : l'appétit de produits financiers. Les licenciements ne sont plus " économiques ", ils sont boursiers. L'intérêt des salariés-e-s, l'intérêt général, le développement de la société et de l'économie ne comptent pour rien face aux exigences du capitalisme mondialisé. On peut leur faire obstacle, à condition que la riposte soit d'envergure nationale. Il faut obtenir des décisions politiques à la hauteur de la gravité de la situation.

Le Parti communiste fait des propositions précises

: Donner immédiatement au ministre de l'Emploi le pouvoir de suspendre par arrêté un plan de licenciements collectifs. Aller ainsi vers un moratoire sur les licenciements permettant la suspension immédiate de tous les plans sociaux. Interdire tout licenciement dans toute entreprise dégageant des marges bénéficiaires. Publier les décrets d'application de la loi Hue, qui institue un contrôle des fonds publics pour l'emploi et obligerait ainsi le groupe Danone, par exemple, à rembourser l'argent public qu'il a reçu. Créer au niveau européen une instance chargée du suivi des stratégies des grands groupes en Europe.

Pétition

à retourner à La Dépêche de l'Aube 16-18 rue du Palais de Justice 10041 TROYES CEDEX

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Humeur

Pensées de Mai

Aux cérémonies de la déportation, le maire est absent. Il envoie son adjoint, une solde.Le Sida a fortement redressé la vente des préservatifs : les capothicaires se frottent les mains. Les Américains sont tellement soucieux de sécurité qu'ils mettent un paratonnerre sur les chaises électriques. Nos deux cosmonautes reviennent sur terre après 10 ans de voyages fabuleux. Ils voient l'état du monde. Ils tombent des nues. Avec le Pen, je négative. Voguant par les rues de Troyes, par la pluie et le vent, je vis un casque qui sortait d'un trou, rue Milo, la rue la plus ébréchée de la ville. C'était un gazier de France (1) qui creusait pour un tuyau défaillant. Eh ! l'ami, que faites-vous donc? Cette rue a son compte de nids d'autruche, pourquoi ajouter un trou aux trous ?. Une bourrasque arracha ma voix à la liaison avec le casque. Vous avez remarqué qu'à droite on parle au peuple de plus en plus en termes gauchisants. La droite regrette les licenciements. On les remarque trop.Tout juste s'ils ne récitent pas Marx. On rigole. Ce sont des marxistes tendance Brothers.

Malicette

(1) De France, plus pour longtemps, on va privatiser EDF car le progrès fait rage

Emeutes en Kabylie

L’esprit de dialogue doit l’emporter sur la répression

“L’extrême gravité des émeutes qui embrasent la Kabylie depuis une dizaine de jours suscite une très profonde préoccupation chez tous ceux qui en France sont attachés au devenir de l’Algérie. On compte plusieurs centaines de victimes, des dizaines de morts, dont de très nombreux jeunes. Déja durement éprouvée par la violence des groupes armés islamistes,l’Algérie doit faire face aujourd’hui à une crise qui menace à chaque instant de s’étendre. Les causes de cette crise sont multiples, on le sait. Mais cette révolte trouve ses racines dans une crise sociale très profonde. La France

devra montrer une détermination plus grande à apporter sa contriburion à une solution qui aide l’Algérie à sortir de cette situation. Pour l’heure, et devant l’urgence, le PCF s’associe aux voix qui s’élèvent en direction des autorités algériennes pour demander l’arrêt d’une répression qui non seulement ne résoudra rien, mais ne fera qu’alimenter violence et frustrations. L’esprit de dialogue, d’écoute doivent l’emporter et des réponses doivent être apportées aux revendications culturelles et sociales”.

1 er Mai

La Fraternité en fête

Mardi 1er Mai, le ciel avait décidé de faire sa tête des mauvais jours, celle que nous lui connaissons depuis un moment et qui s'accordent trop bien au moral de ceux qui perdent espoir dans les files d'attente de la croissance pour en avoir leur part. A croire qu'il était de mèche avec tous les supporters du libéralisme échevelé. Pourtant est-ce la détermination de ceux qui dès le matin étaient allés une fois de plus crier leur colère jusque sous les fenêtres du préfet pour protester contre des vagues de licenciements dont le déferlement est annoncé ou la peur de pousser le bouchon trop loin en noyant la Fête du Travail, le ciel sans en faire trop a été assez beau joueur pour épargner celles et ceux qui avaient répondu à l'appel du collectif BLACK-BLANC-BEUR pour venir fêter la France de toutes les couleurs, de toutes les solidarités, celle qui gagnent à être reconnue!. Si le ciel est resté obstinément gris, la foule qui au long de l'après-midi s'était approprié le bitume de la place Jean Jaurès s'était parée des couleurs de la Fraternité. Comme sur la place du village, en goûtant les cuisines du monde, en applaudissant les musiques de chez nous et d'ailleurs, d'hier et d'aujourd'hui, on croisait les voisins, ceux de la cité voisine, où ceux d'un peu plus loin, venus le temps d'une fête, démontrer que toutes les couleurs et toutes les cultures peuvent trouver leur place chez nous contrairement à ce que veulent nous faire croire ceux qui prêchent pour la fermeture des frontières, ou qui s'inquiètent du droit de vote que l'on pourrait accorder aux étrangers qui résident en France, et l'enrichissent de leur travail et de leurs différences. Ce 1er Mai, à venir goûter les saveurs et les couleurs du monde, on pouvait comprendre que, dès que l'on regarde l'autre comme l'Homme qu'il est, sans se soucier de sa couleur, de sa

langue, de sa religion, de sa culture, dès que sa parole a même valeur que la nôtre, cet Autre prend sa part de responsabilité dans l'organisation de la société et de la solidarité, comme chacun avait pris sa part dans l'organisation de la fête. Au gré des rencontres, les débat se sont engagés sur ces changements dont chacun rêve et qui tardent tant à se concrétiser : du travail, des conditions de vie décentes pour tous et à tous les âges de la vie, l'accès au loisirs et à la culture sans discrimination, le respect de l'environnement, toutes choses qui devraient interpeller tous ceux qui partagent la planète Terre. La parole s'est libérée sans crainte d'un jugement méprisant puisque pour la journée nous étions égaux malgré nos différences. On pouvait s'indigner contre ceux qui se croient propriétaires du monde ou plus simplement de la cité et qui y font le beau temps, mais surtout la pluie, pluie d'injustices, de mépris, de racisme, d'intolérance qui fait ce terreau dans lequel pousse le désespoir et la violence. Les pétitions circulaient qui disaient toutes ces révoltes et toutes les lassitudes de n'être jamais entendu. Le parti communiste en était bien sûr, porteur des mêmes valeurs et des mêmes combats. On voudrait bien qu'il y aie des lendemains à cette fête là, qu'elle tienne ses promesses de Fraternité et que les paroles de ses chansons deviennent nos slogans pour demain. Ainsi donc, malgré la grisaille du ciel, la lumière du monde entier dont on sait bien qu'elle est la combinaison de toutes les couleurs de l'arc en ciel, même celles qu'on ne peut voir, a brillé un moment sur la fête de la Fraternité et il est dommage que ceux qu'on voyait le plus aient été ceux qui n'y étaient pas. Comme le soleil, certains ont brillé... par leur absence!

Françoise Desimpel

Humanité

Souscription: plus de 8 millions

La souscription pour sauver et développer l'Humanité s'élève à plus de 8 millions de francs au 15 avril 2001. Et le dialogue avec les lecteurs actionnaires est toujours aussi passionnant. Madeleine, de Troyes, née en 1920, n'a pas connu la première cellule communiste de la ville crée par son père à l'issu du Congrès de Tours. Mais elle continue de croire "au combat des petites gens", bien que n'étant pas adhérente du Parti communiste, "à un monde meilleur pour les générations futures". Alors elle devient membre de la Société des lecteurs de l'Huma et joint 500 francs à ses encouragements. Didier, de Nice, appuie l'Humanité parce que "la presse d'opinion a bien du mal à tirer son épingle du jeu médiatique". Dans la suite logique de ce constat, il estime que "l'Huma n'a pas vocation à satisfaire tout le monde". Il en attend tout ce qui peut contribuer à désaliéner la société du pouvoir de l'argent, et des pouvoirs qui s'inféodent à celui-là. Abonné à l'hebdo et lecteur occasionnel du quotidien, il souhaite y trouver, outre l'actualité, ce qui concerne les retraites, l'agriculture et l'environnement, l'histoire, la culture, les sciences, en un mot comme en mille, "tout ce qui touche au respect de la vie et de l'être humain". Marie-Noëlle, de Bobigny, estime "passionnante" l'aventure que tente le journal. Elle doute que les seuls versements des lecteurs et des Amis suffisent à assurer la pérennité du titre, même si, selon elle, "il ne s'agit pas de

les négliger au moment où l'Huma joue sa survie" et où elle pense "qu'un journal qui disparaît, c'est un morceau de liberté qui est amputé". Marcello, de Saâcy-sur-Marne, partage ce point de vue dans son ensemble. S'il a "la chance de se procurer l'Huma chez le buraliste du village, qui en reçoit chaque jour deux exemplaires, cela lui paraît bien insuffisant. Il suggère d'organiser des rencontres avec "toutes celles et tous ceux qui font partie de la nouvelle "Société" dans le canton de La Ferté-sous-Jouarre", pour envisager les modalités de diffusion du journal en associant lecteurs, amis, municipalités de gauche et associations en toute liberté d'expression. L'expression de la liberté, pour cette lectrice de Chagny, s'incarne pour toujours dans le numéro de l'Humanité du 6 mai 1945. Ce jour-là, des photos étaient publiées de la libération des camps. Et, au côté d'un soldat canadien, se tient son mari, déporté à Buchenwald. Théodore, de Vif, use de ses prérogatives d'adhérent de la Société des lecteurs pour livrer ses remarques circonstanciées. Il décortique à l'usage des journalistes et au sien une semaine complète d'articles et fait part de ses enthousiasmes comme de ses critiques. Théodore n'est d'aucun parti, sinon le parti pris de sauver l'Huma, "parce que je ne vois pas quel autre journal je lirais avec autant d'intérêt, un journal qui produit une richesse qu'il faudrait pouvoir partager

Dans l’aube, 70 Communistes et sympathisants ont déjà souscrits

BAR SUR AUBE BUATHIER ALAIN

BAR SUR SEINE LELOUP ROLAND,RAFFY ANDRE

BREVIANDES GALBOIS ALBERT,GALBOIS ALBERT

BRIENNE LE CHATEAU BERTRAND MICHEL,MILLARD LEDA

CHAOURCE CURE GUY

CUSSANGY AUGE GEORGES

DIENVILLE BRESTIELLE BERNARD

EAUX PUISEAUX PESCE FIRMIN

ESTISSAC FAYE PIERRE, JAILLANT MAURICE

LA CHAPELLE ST LUC MOULIN LOUIS

LES RICEYS HUME MARCELLE,JOURDHEUILLE REGINE LIREY COUTANT MONIQUE

MARNAY SUR SEINE LOULA DENISE JEAN

NOGENT SUR SEINE HAROCHE CHARLES,MERIAUX HENRI

PINEY BRELET GILLES

PONT STE MARIE BOURNOT JEAN MARC

ROMILLY SUR SEINE ADANI GUY, ADENIN LOUIS, ANONYME BOUTEILLER YVES, CAMUSET MAURICE CAQUEUX ALICE, DELAMARRE PASCAL DEYDIER YVONNE, DIDIER ALAIN LAMBERT MONIQUE, LEBLANC ERANCOISE MARCIAN ROGER, POCHINOT GINETTE PRUNIER MARIE LOUISE, RAOUL MARCELLE TRICHE JOEL, VALENCE YVONNE

SAINT-ANDRE LES VERGERS BARRY JACQUES CORNEVIN JEAN PIERRE DELABRUYERE GENEVIEVE

SAINT-JULIEN LES VILLAS BONHENRY RENE, PLANSON HENRI

SAINT-LEGER PRES TROYES RANCE MARCEL

SAINT-PARRES AUX TERTRES CELLULE PCF, GRANMONT JACK

SAINTE-SAVINE BATLOM RAMON, CONCHON SYLVIANE DAUVEY HUGUETTE, DOLAT COLETTE

TROYES MADELEINE CHIGOT, BLANCHON ROGER BLIN JEANINE, CALAS ELISE CELLULE GEPRGES LEDUC CHEZ M GILBERT FRELIGER CELLULE RAMAGON CHEZ MLLE ELISE CALLAS CHARTIER GUY, CUTILLAS ANNE MATHIEU PIERRE, MAUGEARD CHRISTIAN MOREAU ROSINE, PETITJEAN JEANNE PINET JEANNINE, TRICHE ROBERT

VILLENAUXE LA GRANDE KERROCH LOUIS,POTEREAU ROBERT

VILLERY FOURCAUD HELENE

VIREY SOUS BAR CAMUS MARCEL