La dépêche de l'Aube n°605 du Jeudi 26 avril 2001

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Manif de Calais 30.000

et ce n’est qu’un début !

 

 

 

L’initiative du PCF, des salariés de «LU»-Calais, et du maire communiste de la ville a été un succès. 30.000 manifestants sont venus apporter leur soutien aux P’tits LU et dire que licencier «pour faire plus de profits, c’est dégueulasse !»

Lien vers le site "je boycotte Danone"

Légitime défense et combat de classe

«C’est le plan de la honte. Nous sommes dans un état de légitime défense. C’est un combat de classe» devait s’exclamer Marcel Pochet, délégué CGT des «LU» de Calais, lors de la prise de parole, devant des milliers de manifestants rassemblés place de l’Hôtel de Ville. En début d’après-midi, ce 21 avril, c’est un flot ininterrompu d’hommes et de femmes qui se prépare à grossir le cortège de la manifestation qui doit passer récupérer les salariés de «LU» devant leur usine occupée pour les escorter jusque sous le beffroi de la mairie. Drapeaux rouges au vent, slogans, banderoles et chasubles demandant «l’application de la loi Hue», le «contrôle des fonds publics pour l’emploi» ou bien encore le «respect de la dignité humaine», sonos saturées, pétards, sifflets et cornes de brume, pendant plus de trois heures, les rues calaisiennes ont été occupées par les salariés des usines en conflit de chez Danone, bien sûr, mais aussi d’autres entreprises comme Delphi, Moulinex, Aventis, AOM, etc, tous menacés par les «licenciements boursiers», par les privés d’emplois ou les simples citoyens, rassemblés en ce samedi pour dire que trop, c’est trop, dénoncer «la loi du fric contre les hommes» et demander que des mesures soient enfin prises contre les groupes multinationaux qui privilégient la rentabilité financière immédiate au détriment de l’outil de production. Solidarité européenne aussi, avec la présence de représentants du Parti de la refondation communiste italien, du Parti communiste portugais, du Parti communiste belge, du Parti communiste autrichien, du parti «La gauche» du Luxembourg, du PDS allemand. Des citoyens britanniques, hongrois ou polonais étaient aussi dans le cortège. La fédération de l’Aube du PCF était bien évidemment partie prenante de cet évènement pour représenter notre département, dont une des principales industries, le textile, est en train d’être démantelée à coups de plans de restructurations et de délocalisations. Hier, Benetton à La Chapelle-St-Luc, aujourd’hui Aubelin à Chaource et Bar-sur-Seine ; c’est, à l’évidence, la même logique destructrice qui est partout à l’oeuvre.

Le rassemblement des luttes et de l’espoir

Cette journée fera date. D’abord parce qu’elle est le début de la construction d’un rapport de forces social

 

au niveau national et international qui est la traduction d’une «exigence de résistance à la déferlante néolibérale», comme devait le déclarer Robert Hue lors de son intervention. Le secrétaire national du PCF n’a pas, non plus, caché ses critiques à l’égard du premier ministre dont les récentes déclarations «sont notoirement insuffisantes». «Devant les ravages dont le capitalisme mondialisé est responsable, on ne peut pas se contenter de demi-mesures, de solutions mi-chèvre, mi-chou» a-t-il continué sous les applaudissements de l’assistance. Rappelant qu’il a fait voter une loi au Parlement instituant le contrôle des aides et subventions publiques aux entreprises, Robert Hue a interpellé «solennellement» Lionel Jospin: «la responsabilité du premier ministre est engagée: je lui demande de faire publier ces décrets [d’application de la loi Hue] sans plus attendre.»

Un appel à la multiplication des actions et des initiatives

Le rassemblement de Calais aura des prolongements pour obtenir des réponses concrètes aux exigences de ceux qui luttent, en faveur d’une autre logique, d’un autre avenir que celui du capitalisme mondialisé. Robert Hue à lancé un appel à résister «à la logique des briseurs de vie. Un appel à intervenir, partout, dans toutes les entreprises pour y conquérir des droits nouveaux, [...] un appel à l’action, à la multiplication des initiatives pour imposer d’autres choix que ceux, brutaux et régressifs du Médef et de M. Seillière. Un appel à s’opposer aux privatisations qui transfèrent les services publics vers les multinationales [...] un appel au rassemblement et à l’action de toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans la manifestation d’aujourd’hui.» Il a donc logiquement annoncé qu’il s’adresserait prochainement aux forces sociales, politiques et associatives pour organiser une nouvelle initiative d’envergure dans les prochaines semaines à Paris. Le succès reconnu de cette manifestation montre à quel niveau se situent aujourd’hui les attentes à l’égard du premier ministre et de ses orientations gouvernementales ; et si ce dernier veut regagner la confiance du mouvement social et populaire, il devra avoir le courage politique de s’opposer, par des mesures fortes, à la logique libérale.

Alain Keslick

Après Calais

Pour un 1er mai de luttes et d‘espoir.

Le 1er mai sera l'occasion de dire non aux licenciement qui se multiplient et de prolonger la lutte pour obtenir du gouvernement des mesures fortes. Les militants communistes seront bien sûr présents aux rassemblements du 1er mai à la Bourse du travail à Troyes et à Romilly-sur-Seine. Il vous proposeront le muguet de la combativité. Faites-leur bon accueil.

Fête de la fraternité à Troyes

Les militants du Parti communiste seront aussi présents à la fête de la Fraternité. Il mettront à votre disposition une pétition géante afin de faire cesser les "licenciements boursiers".

Il est possible de voter une loi interdisant les licenciements collectifs dans les entreprises qui réalisent des profits .

Il est possible de décider la suspension des plans sociaux .

Il est possible aussi d'en finir avec le détournement de l'argent public en appliquant immédiatement la "loi Hue" Les grands groupes sont très puissants, mais pas tout puissants. On peut leur faire obstacle, à condition que la riposte soit d'envergure nationale. Dans le département de l'Aube les salariés de Aubelin sont victimes de la même stratégie que celle mise en œuvre par le groupe Danone. Des décisions politiques peuvent permettre d'éviter ces licenciements injustifiés au même titre que pour les salariés de Danone et Marks & Spencer. Tous ensemble, nous pouvons y parvenir !

Romilly-sur-Seine

Rechercher une solution publique pour le maintient à Romilly de la chirurgie et des emplois

Avec les menaces du dépôt de bilan de la polyclinique Pasteur, le rapprochement de cet établissement avec l’hôpital risque de ne pas voir le jour. Un dossier pour lequel les élus communistes étaient plus que sceptiques car, à leurs yeux, toutes les garanties n’étaient pas obtenues. Le risque qu’à terme se soit l’hôpital public et son personnel qui en fasse les frais était grand. En effet, l’un des objectifs, non avoué bien sûr, était, avec ce transfert de la clinique, de la sauver de ses difficultés financières en faisant supporter à l’hôpital des charges lui incombant actuellement. Pour ces raisons, les élus communistes étaient dès le premier jour, plutôt favorables à une solution intégrant les lits de chirurgie et le personnel dans le service public hospitalier. Ce qui se passe aujourd’hui tend à leur donner raison.

Michel Cartelet s’est accroché à ce projet alors qu’il connaissait les difficultés financières de la clinique

Aujourd’hui, il ne peut pas prétendre qu’il n’était pas au courant de cette situation. Depuis quatre ans, il négocie seul avec suite en page 4 les actionnaires de la clinique. Le 10 septembre 1998, il a signé le protocole d’accord définitif avec le Dr Paris, représentant la société anonyme, sans que ce protocole fasse l’objet d’une ultime discussion au Conseil d’administration de l’hôpital. Bernard. Chapuis, l’un des propriétaires de la clinique, que l’on retrouvera par ailleurs à la tête du comité de soutien de M. Cartelet, est fortement intéressé par ce dossier. Dans le projet de rapprochement avec l’hôpital, il est prévu de racheter les bâtiments de la clinique pour la coquette somme de 10,5 millions de francs. En pleine campagne des municipales, Michel Cartelet ne manquera pas pourtant d’affirmer que tout était réglé et programmé. Or, un mois après, tout est sur le point d'être remis en cause. Si, en mai 1998, il avait accepté la proposition de Joë Triché et d’autres au C.A. de l’hôpital de réaliser un audit sur la situation de la clinique, peut-être que nous n’en serions pas là actuellement. Aujourd’hui, M. Cartelet prétend qu’il a été réalisé aussi ; alors pourquoi n’en a-t-il pas communiqué les conclusions au Conseil d’administration de l’hôpital ?

Et puis, comment admettre qu’un tel projet aux enjeux aussi importants n’ait fait l’objet d’aucun débat au Conseil municipal ni d’aucune initiative d’information et de concertation avec la population ? Ainsi, force est de constater qu’après la station d’épuration qui devait être réalisée en 1994, l’ancienne base aérienne, dont la décision d’achat a été prise en 1995 par le Conseil municipal et qui n’est toujours pas réalisée, c’est un nouveau dossier de M. Cartelet qui est sur le point de capoter.

Le maintient durable de la chirurgie et des emplois à Romilly passe par une solution publique

. Alors que le Dr Paris a signé en 1998 un protocole d’accord de rapprochement avec l’hôpital et l’Agence Régionale Hospitalière, on apprend qu’il était en discussion, avant l’affaire Vauzanges, avec la clinique des Ursulines de Troyes. Tout ceci montre bien qu’il faut avoir une confiance plutôt limitée envers ces dirigeants d’une entreprise dont la préoccupation est la défense de leurs intérêts privés. Si, au terme du processus du tribunal de commerce, la clinique devait être reprise par un privé extérieur à notre ville, tous les dangers d’un transfert des lits de chirurgie, avec la perte des emplois à Romilly, seront une menace permanente. En effet, sans aucune autorisation, ils pourront. Le risque que l’on assiste à une restructuration, comme pour une entreprise industrielle est vraiment à craindre. La seule solution d’avenir, pour le maintient d’un pôle de santé de proximité à Romilly, c’est une reprise par le secteur public hospitalier des lits de chirurgie et des salariés. Certains déjà prétendent que cela coûterait cher à l’Etat. Mais ce qui se passe actuellement et ce qui risque de se passer - perte de la chirurgie et des emplois - ne va-t-il pas coûter plus cher ? Non, ce n’est pas un problème de coût, mais de décision politique à prendre pour garder à Romilly un pôle de santé de proximité

Joë Triché, Conseiller général, membre du Conseil d’administration de l’hôpital

Humeur

C’est la faute à la Grenouille !

Les Français ont l’humeur maussade, pas le moral quoi ! Et pourquoi donc ? Qu’est-ce qui les empêche de rigoler et de vider leur bas de laine dans les tiroirs caisses des grands marchands loups ? Il parait que c’est la pluie, la pluie qui détrempe tout, même le moral d’acier. Nous avons le moral d’acier... trempé ! Et c’est cette pluie, qui s’éternise chez nous depuis plus d’un an, qui fout le cafard aux sages-femmes, qui colle le blues à la SNCF, qui fait pourrir les biscuits LU et qui arrive même à filer la poisse à la croissance... Saleté de pluie ! Ses gouttes grossissent exagèrement les annonces de plans sociaux, et les bonnes nouvelles que sont les mesures courageuses et ambitieuses prises au séminaire se dissolvent dans l’eau boueuse des rivières en crue. Le gouvernement n’est pour rien dans tout ça. Il a dû faire réviser à tous la brasse ce qui prouve son impuissance, car en général, les ministres n’aiment pas se mouiller! Faudra attendre que ça sèche na-tu-rel-ment ! Soyons objectifs, le gouvernement ne commande pas le ciel, ne peut ordonner aux rivières de rester dans leur lit et donc ne peut rien faire pour nous remonter le moral. Monsieur Jospin l’a dit : Personne ne peut satisfaire les français ! Sauf le soleil, peut-être... Alors pourquoi essayer de briller à sa place ? Jamais contents, mais pas idiots, les Français n’y croiraient pas ! Il est plus sage d’attendre le vrai beau temps. Là, tout s’arrangera, on se fera licencier en chantant, on épongera l’eau des rivières en dansant, on sautera de joie sur les vieux obus chimiques en attendant les premiers symptômes de la maladie de la vache folle!

La grenouille

Romilly-sur-Seine

Jacquemard La direction du groupe prise en flagrant délit !.

Le 5 avril 2001, dans la matinée, un semi-remorque embarquait métiers et machines du groupe Jacquemard vers la Hongrie, furtivement, sans information aux représentants du personnel, comme des voleurs. Du matériel soit-disant obsolète pour le personnel à Romilly, mais assez moderne pour les salariés hongrois et pourquoi pas pour des enfants ? Déjà, avec ses manipulations entre ses sociétés financières Jacquemard, Jacquemard Aube Chaussettes, Colson F.C.R, Sock III, Mme. Jacquemard a supprimé l’équivalent de 253 emplois en deux ans tout en bénéficiant des aides publiques pour l’investissement, le chomage partiel et les trente-cinq heures.Comme l’avaient dénoncé les représentants CGT, l’argent public a ainsi permis à Mme Jacquemard de financer en partie sa délocalisation à l’étranger afin de réaliser ses objectifs ; :regonfler ses bénéfices, déjà en prévision

19 millions de francs en 2001.Comme pour Danone, Michelin, Marks & Spencer, Bertrand Faure, Devanlay et autres, Mme Jacquemard délocalise pour se faire de l’argent sur le dos des salariés hongrois et autres au détriment des salariés romillons. Préfet, direction du travail, M. Cartelet et responsables politiques lui ont apportés leur soutien. Aujourd’hui avec cette nouvelle étape, Mme Jacquemard va encore accélérer la délocalisation de la production romillone. Avec quelles conséquences pour le personnel du groupe ? Va t-on encore assister à un nouveau plan social ? Pouvoirs publics, gouvernement vont-ils encore laisser faire ? L’argent public va-t-il indéfiniment servir à satisfaire les actionnaires ? Comme pour les “Danone”, aux salariés du groupe Jacquemard de s’organiser pour résister à cette “casse programmée” de leurs emplois.

Sté Aubelin à Bar-sur-Seine et Chaource

L’association départementale des élus communistes et républicains s’adresse au Préfet de l’Aube.

«L’émotion nationale et la colère que suscitent les licenciements chez Danone et Marks & Spencers trouvent leur corollaire dans notre département. En effet, plusieurs centaines de salariés du textile vivent où s’apprêtent à vivre un drame et des souffrances identiques. Qu’ils s’appellent aujourd’hui Aubelin (Chaource et Bar S/ Seine), Sorotex ( Romilly S/ Seine) ou Scandale à Troyes, ils sont tous bel et bien victimes de la même stratégie que celle qu’applique le groupe Danone. Le groupe Devanlay - Lacoste a été racheté par des financiers suisses qui ont aussitôt décidé de se séparer des ateliers les moins rentables. Comme c’est le cas pour Danone, la situation du groupe Devanlay-Lacoste ne justifiait aucunement de telles décisions. C’est uniquement pour donner un signe aux marchés financiers et satisfaire l’appétit des actionnaires que des centaines d’emplois risques d’être sacrifiés. Danone, Devanlay - Lacoste : même stratégie. Seule différence, Devanlay a fait faire le travail par des liquidateurs qui, moyennant finances, sont chargés de liquider les emplois. Bénéfice net pour les actionnaires de Devanlay-Lacoste : pas de conflit social à assumer, pas de plan social à payer,

recentrage sur les activités les plus rentables avec en prime les aides de l’Etat pour le passage aux trente-cinq heures et toujours, bien sûr, des exonérations de charges sur les bas salaires. Bien entendu, les futurs chômeurs seront à la charge de l’Etat. L’administrateur qui a en charge le redressement judiciaire de la société Aubelin vient de mettre à jour la honteuse stratégie imaginée par le groupe Devanlay pour se débarrasser à bon compte de ces ateliers les moins rentables. Ce dernier demande au groupe Devanlay de réintégrer dans ses effectifs l’ensemble du personnel attaché à ces fonds industriels. Cette situation sans précédent ne doit pas manquer de vous interpeller et appelle des mesures concrètes. C’est pourquoi, l’Association des Elus Communistes et Républicains vous demande d’organiser une «table ronde » réunissant l’Etat, les représentants du groupe Devanlay, les partenaires sociaux ainsi que les élus des collectivités concernées afin de connaître la vérité sur le fond de cette affaire. L’objectif étant de placer le groupe Devanlay devant ses responsabilités et de tout mettre en œuvre pour sauvegarder l’ensemble des emplois menacés par cette sombre affaire»

Sida

Subir la loi du marché ou la mort !

Cette maladie (le virus VIH en est responsable) fait des ravages dans plusieurs pays comme ceux d’Afrique. Elle se répand dans de nombreux pays et la France, depuis des années n’est pas épargnée

L’Afrique sub-saharienne détient un triste record: c’est le seul continent où l’espérance de vie connaît une évolution négative. Cette situation est dûe, entre autre, à la pandémie du SIDA. Au Botswana ou au Zimbabwe notamment, un adulte sur quatre serait infecté. Une maladie qui prolifère en terrain favorable puisqu’il y aurait environ 25 millions de personnes qui cacheraient leur maladie.

Des traitements existent pour soigner cette maladie

La trithérapie a fait reculer ce fléau. Or ce fléau coûte cher et, au niveau de ces pays, la sécurité sociale n’existe pas. En Afrique, se soigner est devenu un luxe inaccessible à la grande majorité de la population. Que faire, malgré l’action de nombreuses associations d’aide qui interviennent sur le terrain et les efforts des organisations internationales de santé ? Il faut agir pour faire baisser les prix des médicaments et permettre au plus grand nombre d’accéder à ces traitements. Mais voilà, ici, nous nous heurtons à la loi du marché et aux bénéfices des grands laboratoires qui produisent ces médicaments. Ainsi, le Brésil a voulu s’émanciper de la tutelle des grandes multinationales. Grâce à une production locale de produits génériques bien moins onéreux, évidemment, que ceux des multinationales.

Paye ou crève !

Aux Etats-Unis, une trithérapie coûte entre dix et quinze mille dollars ; moins de mille dollars au Brésil. Grâce à ce programme, 90.000 malades ont été pris en charge

gratuitement dans ce pays et le taux de mortalité dû au SIDA a été réduite de 50%. Qu’à cela ne tienne, les Etats-Unis, siège des grandes multinationales de la pharmacie, attaquent le Brésil et ont déposé une plainte devant l’Organisation Mondiale du Commerce.Motif invoqué: la législation brésilienne contourne le monopole des multinationales. Ainsi l’action des Etats-Unis contre la loi brésilienne sur la propriété intellectuelle, pilier essentiel de son programme de santé publique, représente une réelle intimidation pour les autres pays qui, comme le Brésil voudraient produire des médicaments génériques contre le SIDA.

Lobby pharmaceutique

Tous les pays en voie de développement qui se débattent dans de grandes difficultés économiques, se trouvent ainsi soumis à la tutelle des grands laboratoires en ce qui concerne l’accès aux soins anti-SIDA. Depuis la conférence de l’OMC à Seattle, les Etats-Unis, puis l’Union Européenne avaient pourtant affirmé vouloir modérer leur soutien inconditionnel au lobby pharmaceutique, notamment sous la pression d’une active campagne publique d’organisations comme Médecins sans Frontières, Act-up ou l’association américaine CPT, en partie relayée par l’ONU-SIDA et l’OMS. La récente décision des laboratoires de retirer leur plainte contre l’Afrique du Sud montre que le poids de la mobilisation internationale peut faire bouger les choses. Mais allons-nous encore longtemps voir cette terrible maladie continuer à se propager et faire des millions de victimes, tout cela pour les plus grands profits des multinationales pharmaceutiques

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