La dépêche de l'Aube n°829 du Vendredi 12 août 2005

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Hiroshima/Nagasaki

60 ans après, l’exigence de paix est toujours d’actualité

Il y a soixante ans, les 6 et 9 août 1945, deux explosions nu-cléaires détruisaient Hiroshima puis Naga-saki
Des centaines de milliers de victimes civiles précipitaient la capitulation du Japon. La deuxième guerre mondiale se terminait et naissait un nouvel ordre mondial.
L’arme atomique et la guerre froide allaient structurer durablement le monde en deux blocs. Cette arme atomique allait donner à l’humanité pour la première fois la capacité d’anéantir sa propre civilisation. Si ce que l’on a appelé l’équilibre de la terreur a empêché de nouvelles utilisations de ces armes. Les pays possesseurs ou candidats à la possession n’ont cessé d’augmenter.
Pour ce 60ème anniversaire des bombardements des deux villes japonaises des milliers de pacifiques à l’image du Maire d’Hiroshima vont demander le respect des traités de non prolifération et la reprise du désarmement mondial généralisé.
Le Traité de Non Prolifération signé en 1968 a depuis 1995 une durée infinie. Il reste le texte fondateur de la prise de conscience du monde face à ce danger nucléaire.
La multiplication des pays candidats à l’arme atomique est un danger potentiel pour l’humanité toute entière de plus l’existence de ces armes disséminées de part le monde rend possible leur utilisation par des groupes terroristes.
La France, l’Europe ont un rôle à jouer dans la surveillance de l’application du traité comme c’est actuellement le cas dans les négociations avec le gouvernement Iranien et comme cela devrait l’être avec la Corée du Nord.


Le désarmement et la non prolifération restent plus que jamais un enjeu politique et de civilisation crucial pour l’avenir.
Le désarmement et la non prolifération nucléaire restent plus que jamais un enjeu politique et de civilisation crucial pour l’avenir. Les progrès en matière de sécurité collective internationale, d’apaisement des tensions et de stabilisation, de règlement des conflits dépendront aussi de la réalité de l’engagement concret de tous les Etats, de l’ensemble des forces politiques et sociales en France, en Europe et au-delà, pour faire reculer de façon décisive la militarisation des relations internationales, notamment dans le domaine nucléaire. Un premier acte serait le respect du Traité d’interdiction générale des essais nucléaires, y compris ceux en laboratoire, par tous les Etats, y compris la France.
Dans cet esprit, notre pays devrait agir pour que ses partenaires européens, et l’Union elle-même, refusent la perspective d’une « Europe puissance » sur le modèle américain et s’engagent dans la construction d’une Europe active pour la sécurité, la non prolifération et l’élimination des armements en particulier nucléaires.
Ces exigences pressantes prennent tout leur sens dans un monde où le besoin de ressources pour le développement, pour la satisfaction des besoins sociaux et pour vaincre la pauvreté est considérable. Pour les communistes comme pour tous les pacifistes, l’action pour la dénucléarisation est une des dimensions essentielles de la grande cause de la paix et du désarmement, en ce début du 21ème siècle

LDA

Tsunami Où est passé votre argent ?
Sur notre photo, assise à côté de Ginette Triché, Nelly NAU, responsable du Secours Populaire recevant les dons collectés au siège du PCF.

La terrible catastrophe qui ravagea une grande partie du sud-est asiatique en fin d’année 2004, provoquant la mort de près de 300 000 personnes, a suscité un formidable élan de solidarité en France et dans le monde entier.
A cette époque, on a parlé d’une mondialisation de la solidarité tellement les sommes collectées venant de tous les pays étaient importantes. De multiples initiatives furent organisées pour aider les peuples de cette région à surmonter cette épreuve. A Romilly, les communistes en collaboration avec le Secours Populaire, ont organisé des permanences afin de recueillir les dons de la population. Mais à chaque fois, en pareille circonstance, l’interrogation est grande sur la destination réelle des sommes collectées.
Le Secours Populaire français joue la transparence
Une délégation du SPF conduite par Julien Lauprêtre s’est rendue sur place pour vérifier où étaient passés les dons collectés par l’association. Ainsi, depuis le 22 juin 2005, grâce au Secours Populaire, les pêcheurs de Penka Bada en Indonésie, disposent de glace pour conserver le fruit de la pêche. En effet, depuis le tsunami, à quoi bon partir en mer si nous n’avons pas les moyens de conserver le poisson indiquaient les responsables de cette région. «Si vous voulez nous aider efficacement, participez à la reprise du travail en aidant à fabriquer de la glace» ont-ils répété à une délégation chargée d’évaluer les besoins. Une PME indonésienne installée à Djakarta a été mandatée pour réaliser la première unité qui a été validée au siège du SPF à Paris. Lorsque Julien Lauprêtre, entouré du gouverneur de la province et des autorités civiles et militaires a coupé le ruban traditionnel, l’émotion était perceptible. Depuis cette inauguration, ce sont chaque jour 10 tonnes de glace qui sont produites. Avec les bénéfices réalisés, une installation pour rendre l’eau potable sera construite afin de distribuer l’or bleu dans tous les villages du district. Coût de l’opération : 200 000 euros, incluant les éléments de l’unité, la formation, les salaires des 9 employés chargés de la maintenance. Une deuxième unité a été mise en service en juillet «vous avez besoin de 30 mini-unités, nous nous engageons à les financer» a assuré Julien Lauprêtre le président du SPF.
Pour cette délégation, ce fut l’occasion de faire le point d’autres actions conduites en collaboration avec d’autres partenaires. Le soutien médical et psychologique, scolaire avec notamment l’embauche d’instituteurs, les distributions alimentaires, les réparations de bateaux ont été pleinement réalisés.
Entendre les demandes, respecter les traditions, favoriser le retour à l’emploi et à la dignité, travailler avec les partenaires du cru, contrôler les investissements à la roupie près, tels sont les principes de travail au SPF qui s’est engagé, ici comme ailleurs, pour cinq et dix ans. De quoi être rassuré, sur l’utilisation de nos dons en pareille catastrophe. Merci !


Joë Triché

Communiqué de presse : droit de réponse

La direction d’Emin-Leydier de Nogent-sur-Seine se dit satisfaite de l’année 2004, les salariés eux le sont bien moins, en effet après les 22 millions d’euros versés par les collectivités locales et l’Etat, la direction d’Emin-Leydier voudrait nous faire croire que tout va pour le mieux, c’est vite oublier dans quelles conditions sont employés les salariés du site de Nogent-sur-Seine et ce qui se passe à la papeterie Emin-Leydier de Saint-Vallier.
Les salariés de Saint-Vallier ont fait grève, car la direction générale voulait toucher aux avantages sociaux acquis depuis 25 ans. Tout au long de ces années, les salariés ont obtenu des avantages, en contrepartie d’efforts et de sacrifices sur leurs vies personnelles, familiales et en payant de leur santé.
Aujourd’hui, la direction du groupe Emin-Leydier fait fit de ce que les salariés ont obtenu de haute lutte, et de tous leurs avantages acquis, au nom d’un ultra libéralisme patronal que l’entreprise veut instaurer. Le syndicat CGT de Saint-Vallier et l’union locale CGT de Romilly sont attentifs et à l’écoute des difficultés que vous rencontrez aux papeteries de Champagne, il n’est pas question pour nous, de laisser mettre en place par la direction, des rémunérations et des conditions de travail qui sont d’un autre temps. Selon le président du directoire d’Emin-Leydier, le site nogentais sera optimisé lorsqu’il y aura une seconde machine, il précise tout dépendra de la conjoncture, sent-il déjà le vent d’une éventuelle délocalisation si ça va mal, alors dans ce cas penserait-il à rendre l’argent ?
Salariés des papeteries de Champagne, soyez vigilants et défendez-vous.


Union locale CGT Romilly-sur-Seine

 

Fête de l'humanité 9-10 et 11 sept 2005

Se rendre à la fête de l’Huma en car 16 €
Comme chaque année, la fédération de l’Aube organise des départs en car pour permettre aux auboises et aubois de se rendre à la fête :
- Le dimanche 11/09 : départ de Troyes à 5h30 au siège de la Fédération
- De Romilly à 6h15 (Bibliothèque Municipale)
Inscriptions & réservations au siège de la Fédération du PCF: 03.25.73.43.40.
- Un copieux petit déjeuner est offert gratuitement à l’arrivée au stand de l’Aube (retour vers 23 heures 30).
Fête de l'humanité 9-10 et 11 sept 2005

Ecoutez-voir...

. POLITIQUE FAMILIALE...
Du discours aux actes, les collectivités locales vont-elles devoir pallier en partie au désengagement de l’Etat en matière de politique familiale ? La crainte existe, comme l’a souligné Thierry Foucaud, sénateur communiste, lors de la séance des questions d’actualité au gouvernement.
«Une nouvelle fois, le gouvernement et sa majorité sont pris en flagrant délit de double discours. Le Premier ministre met au coeur de sa politique la famille et dans le même temps, il organise le désengagement de l’Etat de la solidarité familiale.» Les négociations entre la caisse nationale des allocations familiales et les pouvoirs publics portant sur une nouvelle conversion d’objectif pour la période 2005/2008, sont en cours et elles marquent le pas. Le gouvernement propose en effet, de réduire l’effort en matière de politique familiale. «Tous les dangers de la politique de décentralisation libérale, reprise intégralement par Dominique de Villepin apparaissent ici, a poursuivi le sénateur de Seine Maritime : déstructuration du service public national en soumettant les familles à l’inégalité territoriale et mise en danger du service public lui-même, puisque les collectivités locales, nouvelle vache à lait du libéralisme ne peuvent répondre, financièrement et humainement, au désengagement tout azimut de l’Etat.»

. Politique de la ville : Annulation de crédits
Dans une relative discrétion, par un simple décret, le gouvernement vient d’amputer d’environ 16 millions d’euros, les crédits prévus pour la politique de la ville en 2005. Eliane Assassi, sénatrice communiste, a écrit au Premier ministre pour lui demander de faire respecter les engagements de l’Etat. En effet, si cette annulation était confirmée, les conséquences sur les services rendus à la population seraient dramatiques : réduction d’activités périscolaires pour les enfants au coeur des quartiers, diminution des services d’accompagnement des personnes en difficulté, des cours d’alphabétisation, sans compter les menaces qui planeraient alors sur la pérennité des associations particulièrement engagées dans la revitalisation du lien social .

 

Culture : De notre correspondant en Avignon.....


La mort au coin du bar par la compagnie DELTHINA de Sedan.
Mise en scène par Thierry Lavat, cette pièce de Joë Penhall semble sortie d'un fait divers. On voit, on vit une opposition dans chaque personnage entre le normal et l'extrême, entre l'apparence et le profond de l'être. Ces gens qui ont des aspirations nobles, des rêves de bonheur, ces gens qui aiment et savent aimer sont parfois violents jusqu'au crime. Qui est coupable ? Qui oserait juger ces comportements nés de la vie elle-même ? "La vie, elle nous tue", dit Lucy, la jeune meurtrière de l'amant violent. Même le pasteur ne juge pas, il propose la lecture des textes bibliques. "Je ne sais pas qui je suis" lui dit Charles qui a besoin de parler à un être humain, pas à Dieu. L'auteur en passant, règle ses comptes avec les pouvoirs et les porteurs de savoirs : le pasteur, le chirurgien, l'embaumeur. A part leurs techniques et connaissances particulières, ils ne savent pas répondre aux questions fondamentales.
La pièce se compose d'une dizaine de tableaux qui s'enchaînent à merveille sous les yeux des spectateurs. Le changement de lieu est suggéré par un simple objet (lampe chinoise pour le restaurant) et le changement d'atmosphère par écran lumineux aux couleurs variables. Une tombe est un rectangle de lumière. Ce dépouillement dénote une grande maîtrise et permet aux acteurs d'évoluer avec aisance et de donner son sens au texte. L'histoire singulière des deux héros n'est-elle pas celle de toute l'humanité capable du meilleur comme du pire. Tout dépend des circonstances, héros un jour, bourreau l'autre, hésitation rendue plus vive quand les sociétés ont perdu leurs repères. "Je ne sais pas qui je suis" dit alors Charles. Est-il ou n'est-il pas ? Fait-il ou non partie du monde ?
Tout cela est judicieusement agencé et joué merveilleusement par la Cie Delthina installée dans les Ardennes et dont les comédiens viennent de l'école de la rue Blanche à Paris, Christian Lousteau (Charles) ou Isabelle Jeanbrau (Lucy) qui a appris son rôle en un mois et qui manifeste une présence presque surnaturelle.


La Cie a collaboré avec le Centre dramatique national à Reims et tisse des liens avec nos voisins belges et luxembourgeois. Bel exemple de réseau en constitution.

Jean Lefèvre


ENTENDEZ-VOUS DANS LES MONTAGNES.
De Maïssa Bey par la Cie " L'œil du tigre "

Le père de Maïssa Bey, membre du FLN, est mort sous la torture. Cette Algérienne décrit avec simplicité et pertinence une rencontre imaginaire entre elle est un des bourreaux de son père. L'art de la romancière consiste à ne nous faire découvrir qu'à la fin du récit qui est son interlocuteur assis dans le train en face d'elle. Ce pourrait être aussi la rencontre entre l'Algérie colonisée, humiliée et cette France de la guerre et de la torture.
Les arguments sont connus depuis le fameux livre d'Henri Alleg, "La question",, mais en 2005 les générations nouvelles y sont confrontées. L'histoire officielle a souvent fait la sourde oreille bien que de nombreux films et écrits, parfois censurés, aient été produits.
La pièce n'est guère théâtrale utilisant la redondance entre le film vidéo et le dialogue des deux acteurs (Fatima About dans le rôle de la jeune femme et Alexis Nier dans celui d'un des bourreaux.) Malgré cela on ressent une vive émotion à divers moments, preuve qu'une sorte de charme subtil joue en dehors de tout esprit critique, et contre lui somme toute.
La pièce a été mise en scène par Jean-Marie Lejude, dont on connaît par ailleurs l'excellent travail pour faire connaître le théâtre actuel et les problèmes de notre siècle (la déportation avec "A la vie", la guerre d'Algérie, ici, mais aussi des comédies fines comme "Garôtinpan" qui aborde la musique lyrique.)

Jean Lefèvre