La dépêche de l'Aube n°828 du Vendredi 5 août 2005

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Terrorisme, licenciements, privatisations

 

Besoin d’une autre politique

Des milliers de licenciements se préparent : Hew-lett Packard, Kodak, la Samaritaine, IBM, Sara Lee, ABB, Scholtès...
A cela, il faut ajouter le cas Danone, on se demande si le PDG n’a pas tiré sur le signal d’alarme et agité la menace d’un rachat par Pepsico pour préparer de prochains licenciements. Quant aux visées des repreneurs de l’empire Taittinger, on ne connaît pas réellement leurs intentions.
A chaque fois, ce sont des entreprises qui font des profits (+ 72% sur un an pour les groupes cotés au CAC 40, soit 60 milliards d’euros,) qui licencient des salariés par centaines et par milliers. Elles ne tentent rien pour sauver l’emploi : leur but est de dégager toujours plus de produits financiers à n’importe quel prix. Elles orchestrent la régression industrielle de nos territoires. De plus en plus, ces grandes entreprises se comportent comme des prédateurs. Elles suppriment massivement les emplois, gèlent les salaires, étranglent leurs sous-traitants et leurs fournisseurs pour accroître leurs opérations financières afin de satisfaire les exigences de rentabilité de leurs actionnaires. Elles font preuve de leur irresponsabilité sociale.
En France, agir pour l’emploi
Que fait le gouvernement ? Jamais il ne se place au côté des salariés. Il prend des mesures pour faciliter les licenciements : avec le contrat nouvelle embauche pour les entreprises de moins de 20 salariés, que le Medef veut déjà étendre à toutes les entreprises, on pourra être licencié du jour au lendemain pendant une période de deux ans.
Il fait de nouveaux cadeaux au patronat : depuis vingt ans, le patronat paye toujours moins de cotisations sociales et d’impôts, tandis que les salariés vivent au quotidien la chute de leur pouvoir d’achat.
Il criminalise le chômage : il veut obliger les chômeurs à répondre à la première offre qui leur sera présentée.
Il réduit les droits dans l’entreprise et stigmatise les jeunes : les jeunes ne seront plus comptabilisés dans les effectifs ce qui entraînera des fermetures de comités d’entreprises et une diminution des droits syndicaux.
Il instaure des pôles de compétitivité : ils risquent d’accroître les inégalités territoriales et ne représentent qu’une aide dérisoire au développement industriel.
Ajoutons à cela les privatisations des sociétés d’autoroutes, de gaz de France, et bientôt d’EDF, qui mettent à mal l’égalité d’accès à des droits

fondamentaux pour les citoyennes et les citoyens, mettent en danger l’aménagement du territoire et agrandissent le champ du libéralisme et de la course au profit.
Faire face au gouvernement
Cette politique de casse tous azimuts aggrave singulièrement la situation de l’emploi.
Lors du référendum, les salariés, les milieux populaires ont exprimé massivement leur rejet des politiques «ultra-libérales». Ils ont exprimé une profonde aspiration à d’autres logiques sociales.
Il faut agir avec la plus grande énergie pour sauvegarder les emplois et la production industrielle. Dans chaque site, l’Etat doit intervenir pour mettre chacun en face de ses responsabilités. Plus profondément, des pouvoirs accrus sur les stratégies des entreprises doivent être donnés aux salariés, aux usagers et aux élus des territoires concernés afin qu’ils puissent étudier et proposer des solutions alternatives. A l’opposé du gâchis sans nom des exonérations fiscales et des cotisations sociales patronales, il faut mettre à contribution les revenus du capital et les entreprises.
Les aides publiques doivent être contrôlées et avoir pour but de favoriser l’emploi, la formation, la recherche et l’investissement utile. De même, c’est dans ces objectifs que doivent être réorientées les missions de la Banque Centrale Européenne.
Les secteurs les plus exposés aux restructurations, aux délocalisations en Europe doivent être déclarés en «état de crise manifeste» par l’Union européenne afin de suspendre les guerres concurrentielles et d’organiser les coopérations.
De grandes réformes doivent être entreprises pour éradiquer le chômage. Le PCF propose d’engager la construction d’un système de Sécurité d’emploi ou de formation garantissant des revenus et des droits et permettant une mobilité entre emploi stable et formation.
Le 17 août, devant Matignon, à l’occasion de la rentrée du gouvernement, il invite à se rassembler nombreux pour manifester contre les mesures régressives qu’il a imposées par ordonnances. Les 10, 11 et 12 septembre prochain, la Fête de l’Humanité sera l’occasion de tirer le bilan des cent jours du gouvernement Villepin-Sarkozy.

LDA

Le Secours Populaire
et le Conseil régional sur la même longueur d’onde
Sur notre photo de gauche à droite Bruno Moreau, secrétaire départemental du SPF, Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional accompagnés du chauffeur du bus transportant les enfants au stade de France.

Dejà 60 ans que le Secours Populaire existe, nous rappelant en cette période estivale, que pour certaines familles, les vacances ne sont pas une réalité mais seulement un rêve, avec notamment un enfant sur trois qui n'a pas la chance de partir en vacances.
C'est pour leur permettre de bénéficier eux aussi d'un moment inoubliable que chaque année depuis 20 ans, le Secours Populaire organise "la journée des oubliés des vacances".
Pour ce 60ème anniversaire, l'opération prend une dimension internationale avec en point d'orgue une journée au Stade de France pour 60 000 enfants venus des 4 coins du monde, avec 66 nationalités représentées. Bruno Moreau, responsable local du Secours Populaire, souligne l'existence de projets dans ces pays par des contacts avec d'autres associations sur place. C'est à partir de ce travail de terrain qu'a été effectué le choix des enfants qui bénéficient de ce programme d'échange à vocation internationale.
Auparavant, 20 petits Champar-denais auront pu nouer des contacts avec 20 autres enfants venus pour moitié de l'Inde et pour l'autre moitié du Mali. Ces "Copains du Monde" partageront des moments uniques durant un séjour de 15 jours à travers la Champagne-Ardenne.
Pour permettre à ces enfants de découvrir notre région, pour un coût minimum, la Région a su se mobiliser pour mettre à disposition gratuitement un service complet de transport du car de la STDM (qui assure la liaison Troyes - Châlons - Reims), dans le cadre d'une délégation de service public), au TER via la SNCF, en passant par les bus de la TUR à Reims. Outre la subvention de 7700 ¤ que verse chaque année le Conseil régional au Secours Populaire, cette aide supplémentaire qui se monte tout de même à 7000 ¤, marque à la fois l'importance accordée par la Région à la solidarité avec les plus démunis en France et dans les pays les plus défavorisés. Cette mondialisation de la solidarité coïncidant parfaitement avec les valeurs portées par l'actuelle majorité régionale.
Par ailleurs, cette initiative du Conseil régional impulsée par son vice-président communiste chargé des infrastructures et des transports Pierre Mathieu, vise à mieux faire connaître l'action et les compétences de la Région en matière de transport régional de voyageurs dont elle a la charge depuis le 1er janvier 2002. Une compétence qu'elle exerce d'une façon très active en y consacrant 26 % de son budget, par des investissements dans du matériel performant, un développement quantitatif et qualitatif des dessertes, une politique de tarification avantageuse en faveur de ceux qui en ont le plus besoin, dans le cadre d'une politique de concertation avec tous les acteurs du transport.
Ce dynamisme contraste avec celui du gouvernement qui tente de revenir sur ses engagements tant dans le domaine des transports (avec l'électrification de la Ligne entre Paris et Troyes, ou bien le maintien des dessertes nationales…) que dans celui de la solidarité avec les plus défavorisés à travers le démantèlement de la sécurité sociale, ou bien la baisse continue de l'aide aux pays en développement.


Florent Ballanfat

Transfert des routes nationales aux départements
Qu’il paye !

Le Ministre des transports vient d’annoncer, avec ce qu’on peut désormais nommer son cynisme estival, la décision de transfert de 18 000 kilomètres de routes nationales aux départements, 343 kms pour l’Aube. C’est un nouveau mauvais coup porté aux finances des collectivités locales.
Les 185 millions promis au plan national ne prennent pas en compte la remise à niveau du réseau routier avant transfert. Et tout le monde sait que le budget d’investissement et d’entretien du réseau routier national est notoirement insuffisant.
Pour certains départements, la surface bitumée des routes nationales est égale à celle des réseaux départementaux.
On se rappelle du transfert du RMI : les promesses du gouvernement ne sont pas tenues et on commence à voir ce que nous dénoncions au moment de la loi du 13 août 2004, c’est à dire de réelles disparités de traitements selon les départements.
Dans l’immédiat, le Parti communiste demande une étude conjointe des services de l’Etat et des départements sur l’état des routes transférées et une remise à niveau aux frais de l’Etat, avant tranfert, ainsi qu’un versement annuel correspondant aux frais réels d’entretiens et non sous estimés. Il demande que le nombre de postes de personnels des DDE corresponde aux besoins et non à l’existant.
Il continuera de poser la question de la réversibilité de la loi du 13 août 2004 dite de décentralisation qui n’a fait qu’accroître les disparités entre les habitants et démanteler la cohérence de l’aménagement du territoire.


Joë Triché

 
Humeurs...

...LE SYNDROME DE LA GRENOUILLE
Il y a quelques jours, sur France Inter, un scientifique a fait part d'une drôle d'expérience… Je vous la raconte comme je l'ai comprise :
On installe une grenouille dans un récipient suffisamment agréable pour que l'animal s'y sente bien, avec petit coin de verdure aménagé, eau à l'étage, tout le confort quoi… La grenouille prend possession de son univers, coasse de plaisir, et se croit sans doute en sécurité, n'ayant aucune idée de l'infini ni de l'imagination des savants humains.
Mais notre scientifique a projeté de chauffer lentement l'eau où la grenouille se tient à moitié immergée. On peut penser que la grenouille apprécie de plus en plus cet endroit charmant où la douceur devient estivale : elle continue à barboter dans l'eau tiédissante. Elle ne bouge pas plus quand la température atteint celle des plages tropicales, et bien que rien ne l'empêche de bondir hors de l'eau, elle poursuit sa baignade quand la température continue de monter. Que croyez-vous qu'à la fin il advient ? Eh bien, la grenouille est cuite !
L'histoire ne dit pas à quelle sauce elle fut accommodée ; il faut bien laisser une place à l'imagination de l'auditeur…
Certaines espèces animales ont la faculté de réagir rapidement aux changements de leur environnement : les portées sont plus ou moins nombreuses selon la nourriture disponible, ou les dates de migrations plus ou moins avancées. La grenouille n'est même pas capable de quitter un milieu devenu dangereux !
Les humains semblent, mieux que les autres espèces, avoir la capacité d'imaginer l'avenir. Ils veulent dominer la nature. Ils ont la possibilité de construire le futur. Et pourtant, ils s'obstinent dans des modes de vie et d'organisation sociale qui entrainent des modifications telles sur la planète que l'histoire de la vie pourrait bientôt se poursuivre sans eux. Avons-nous le droit de rire de l'apathie de la grenouille ?

Guy Cure

Au revoir et merci

le 1er aout, Joe Triché et Laurent Levasseur étaient présents à Nogent s/s pour accueillir le nouveau sous-préfet ... avec une pensée émue pour mr Suzanne !

On lit partout qu'il fait bon vivre et travailler à Nogent-sur-Seine ! Alors pourquoi le Sous-Préfet, quitte-t-il notre commune si précipitamment ? Il semble malheureusement déjà trop tard pour sauver Mr l'ex-Sous-préfet de Nogent-surSeine, les dés ont été jetés (par qui ?) et il s'en est allé….
Son trop court passage à Nogent et son départ précipité, laissent déjà des regrets, voire de l'amertume, quand ce n'est pas de la colère… La rue Nogentaise s'interroge ! Il faut dire que le représentant de l'Etat a su, en quelques mois seulement, récolter la reconnaissance et la sympathie des uns et des autres acteurs politiques, syndicaux et économiques. Je n'ai entendu que du bien de ce fonctionnaire disponible et toujours à l'écoute.
Son départ laisse bien des questions sans réponse qui enflent bien des rumeurs… Il en va malheureusement ainsi de l'ingratitude de l'Etat français : un fonctionnaire, quel que soit son rang, reste un pion qu'on peut déplacer sans avoir à donner la moindre explication.
On ne saura jamais, du moins "officiellement" car la rumeur entretient les soupçons, qui a pris la décision, ou qui a influencé cette décision, ni pourquoi, de "déplacer" ce sous-préfet pas comme les autres ! Ce que l'on sait, c'est que les secrets d'Etat sont bien gardés…. J'aurais apprécié une levée de boucliers des conseils municipaux et élus locaux, comme un hommage au travail du représentant de l'Etat dans notre canton…
Car les élus locaux ne peuvent accepter plus longtemps ce pouvoir économique, cette puissance cachée, l'arrogance de ces grands patrons avides, qui prétendent vouloir diriger les collectivités territoriales à leur place.
Les élus Nogentais, comme bien d'autres, en sont réduits à un rôle de VRP des grands patrons pour leur obtenir des facilités financières et subventions !

Nous ne sommes plus au moyen-âge, il faut faire comprendre aux représentants du patronat que le temps des seigneurs est révolu. C'est peut-être cette triste réalité que le sous-préfet de Nogent-sur-Seine a voulu dénoncer….
Un nouveau Sous-Préfet va être nommé, qui va devoir se plonger rapidement dans les dossiers du Nogentais !
Que de temps perdu ….. Quel gâchis !
Au-revoir Monsieur l'ex Sous-Préfet, et bonne continuation…


Laurent Levasseur, conseiller municipal

Commentaire de la Dépêche de l’Aube
Le départ de M. Suzanne, Sous-Préfet de l'arrondissement de Nogent-sur-Seine depuis le mois d'avril de cette année a jeté l'émoi chez les élus et le personnel de la sous-préfecture. Beaucoup de personnes ont tenu à l'exprimer, mais toutes sous couvert de l'anonymat. Ce qui en dit long sur le climat qui règne dans le Nogentais. Certains, bien placés, n'hésitent pas à dire que c'est F. Baroin qui serait intervenu pour faire muter ce sous-préfet, suite à des pressions du monde économique. Les noms de Messieurs Docquet-Chassaing et Buisson, responsables du MEDEF pour le bassin d'emplois Nogent/Romilly, sont notamment cités par la rue Nogentaise et bien au-delà… Cette décision brutale concernant M. Suzanne a d'ailleurs conduit celui-ci à refuser sa nouvelle nomination démontrant ainsi l'amertume profonde qu'il ressent. Cette situation inhabituelle conduit à se poser la question suivante : mais qui commande et décide dans le Nogentais ?


Nos peines décès de Marcel Ancelin.
Ancien résistant, vétéran du Parti communiste français....

Fidèle lecteur de la Dépêche de l’Aube, nous venons d’appren-dre le décès de Marcel Ancelin. Ancien résistant, vétéran du Parti communiste français. ce qui a caractérisé la personnalité de Marcel durant toute sa vie, c’est sa discrétion, sa simplicité et sa fidélité aux idéaux de justice sociale, de solidarité et de paix. En ces pénibles circonstances, nous adressons à toute sa famille nos très sincères condoléances et l’assurons de l’amitié des communistes aubois

Le FOOT Romillon en crise : A QUI LA FAUTE !.....

C’est maintenant systématique, la presse locale ne publie que quelques extraits des communiqués que lui transmet la section du PCF de Romilly.
Ce qui bien souvent en dénature le sens et ne conduit pas le lecteur à se faire une opinion juste de l’expression du PCF.
La rédaction locale privilégie à chaque fois tout ce qui peut entretenir la polémique. Quand Cartelet, Auzols et consorts s’expriment, il n’y a jamais rien à redire mais quand c’est le PCF et les élus communistes, ce sont toujours des polémiques politiciennes. Ce fut encore le cas à l’occasion du communiqué concernant les graves problèmes qui secouent le foot à Romilly.
Afin que vous puissiez vous en rendre compte, nous publions l’intégralité du communiqué remis à la presse. Tous les passages en caractères gras sont ceux supprimés par la rédaction n
LA SITUATION DU RS 10 FOOT, A QUI LA FAUTE ?
La situation que connaît aujourd'hui la section foot du RS 10 ne peut laisser insensibles les sportifs et l'ensemble de la population. En juin 2003 la fusion des deux plus grands clubs de Romilly (l'ASR et l'USMR) était effective pour donner naissance à un club indépendant de tout pouvoir politique.
Du moins c'est ce que l'on pouvait penser mais c'était sans compter sur la volonté toujours affichée de l'actuelle municipalité de vouloir démanteler la structure omnisports existante. Rappelons-nous, cela a commencé avec l'USMR qui aux yeux de l'équipe municipale en place représentait "un contre-pouvoir politique". Alors l'adjoint aux sports de l'époque s'évertua à semer la zizanie, tentant de jouer les uns contre les autres pour avancer vers une politique privilégiant l'argent, l'élitisme et le sport spectacle…Cela se traduisit par la sortie de la section rugby. Puis ce fut l'activité des bébés nageurs (créée par l'USMR) qui fut reprise par la mairie sans aucuns scrupules, la scission de la section natation avec la création d'un nouveau club, le CPNR et la création d'une école municipale multisports qui écartait les clubs locaux. Il y a eu aussi la sortie de la section handball de l'AS Romilly.
Aujourd'hui c'est au foot que l'adjoint aux sports Grégory Journot s'attaque. Il agit en "sous-main" en multipliant les promesses de réaliser un grand club de foot dans les meilleurs délais ce qui bien sûr ne peut que réjouir les inconditionnels de ce sport. Alors bien sûr il faut des boucs-émissaires pour faire admettre cette sortie prématurée de la structure omnisports. En l'occurrence ce serait dû à l'équipe dirigeante du RS 10 qui refuserait une plus grande autonomie à la section foot et à une trop grande rigidité des statuts ! (le Maire Michel Cartelet dans une conférence de presse sur ce


sujet a même déclaré "dans un cadre purement sportif, il faut aller dans le bon sens et dépasser le cadre statutaire pour relever la tête rapidement». C'est trop facile de se retrancher derrière des textes…Chacun appréciera les propos du premier des édiles municipaux !
Pourquoi s'attaquer à l'omnisports ?
Les grands clubs omnisports ont apporté une grande contribution au développement de la pratique sportive et au sport pour tous. A Romilly ce fut le cas durant les années de gestion d'une municipalité de gauche à direction communiste qui a permis la construction de bon nombre d'équipements en favorisant financièrement le sport de compétition, les scolaires et le sport de masse. Malheureusement ces structures omnisports qui ont fait leurs preuves sont celles aujourd'hui qui sont les plus bousculées par l'influence de la logique libérale avec la professionnalisation massive de l'animation, la gestion selon les critères des entreprises et la priorité aux résultats sportifs…Tous n'ont pas suivi la même route et le RS 10 est de ceux-là.
En vérité la ville maintient son pressing et la tentative de mainmise sur le mouvement associatif local en usant du même stratagème ou des mêmes outils de coercition : l'argent des subventions qui n'arrêtent pas de stagner, l'utilisation des équipements sportifs car elle doit faire face aussi à la répartition des installations sportives (qui s'avèrent désormais très insuffisantes), et l'affectation de personnels rétribués sur le budget communal. Tout ceci au nom d'une idée du sport prétendument apolitique, et de fait, élitiste, escomptant ainsi étendre sa puissance électorale et capturer des voix pour les prochaines échéances.
En favorisant un processus d'affaiblissement, la ville s'inscrit dans une démarche de déclin de la structure omnisports en voulant faire sortir de façon prématurée le foot qui est la principale activité du RS 10 (400 membres). Pense-t-on à tous ces gosses qui n'ont qu'une idée en tête, celle de taper dans un ballon, à ces dirigeants bénévoles qui passent le principal de leur temps pour que vive le sport le plus populaire de notre pays. Une grande équipe de foot doit s'inscrire dans la durée et à Romilly nous avons connu le haut niveau avec une équipe qui évoluait en 3ème division au sein du club multisports !
Les sportifs n'ont rien à gagner de ces manœuvres politiciennes qui détériorent le climat et font s'affronter des dirigeants. Nous, nous proposons l'inverse, c'est que l'on rende la population actrice de ses projets, que l'on favorise le développement d'une vie associative responsabilisante et que l'on finance à sa juste valeur le sport pour tous. Ce sont là des caractéristiques d'avenir !


Commission Sports de la section du PCF de Romilly