La dépêche de l'Aube n°823 du Vendredi 1 juillet 2005

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La droite impose la précarité du travail

La droite impose la précarité du travail

 

Avec le plan d'urgence pour l'emploi, il s'agit, dans la continuité de l'action menée depuis trois ans, de vider pas à pas le Code du travail des protections qu'il offre aux salariés, de tirer vers le bas la qualité des emplois tout en assurant au patronat une main-d'œuvre bon marché, via notamment des allègements de cotisations et la multiplication de jobs mal rémunérés.

En recourant aux ordonnances pour imposer leur plan de flexibilisation du travail, le Président de la République et son Premier Ministre zappent le parlement pour faire passer en coup de vent, au seuil des congés d'été, leurs nouvelles mesures de dévalorisation de l'emploi.
Aveugle et sourd aux attentes populaires exprimées lors du référendum du 29 mai, le gouvernement auquel participe F. Baroin et que soutiennent les deux autres députés aubois, F. Mathis et P. Micaux demande un chèque en blanc au nom de la lutte contre le chômage, alors même qu'il va accroître la précarité pour les salariés et offrir de nouveaux cadeaux au patronat. Car tel est bien le sens du " plan d'urgence pour l'emploi". A commencer par le contrat "nouvelle embauche" qui consacre les emplois kleenex.
Avec la période d'essai de 2 ans instaurée pour les entreprises jusqu'à 20 salariés, juridiquement contestable et moralement inacceptable, le gouvernement fait coup double : il permet de licencier un salarié du jour au lendemain sans contrainte et il institutionnalise le contournement du contrat à durée indéterminée (CDI) pour la plus grande satisfaction du MEDEF.
La mesure concernant le titre spécial de paiement pour l'embauche de salariés dans les TPE est de la même veine. C'est le retour du travail journalier, du travail à la tâche sans considération pour les droits des salariés. On revient plus de cinquante ans en arrière !
La droite se réfugie derrière une prétendue nécessité d'assouplissement du marché du travail. Mais la vérité, c'est que la précarité n'a déjà au contraire, que trop augmenté. Le nombre d'intérimaires est passé de 113.000 en 1983 à 471.000 en 2003, soit un bond de 361%. Les emplois aidés se sont accrus de 128% sur la même période, pour toucher 503.000 personnes. Le nombre de CDD a été multiplié par six en dix ans pour atteindre 1,6 million de contrats en 2003.
Le chômage a-t-il été réduit d'autant ? Assurément non ! Mais cela n'empêche pas le gouvernement de poursuivre son entreprise de casse du Code du travail. Le lissage des seuils d'effectifs dans l'entreprise va autoriser l'employeur à s'affranchir de ses responsabilités sociales en matière d'institutions représentatives du personnel, de procédures de licenciements collectifs ou de négociations, notamment sur l'intéressement et les salaires.
Des cadeaux pour les patrons, la précarité pour les salariés.
Le code du travail est bel et bien dans la ligne de mire de ce gouvernement qui poursuit la besogne libérale engagée par Jean-Pierre Raffarin. En témoignent les nouvelles exonérations de cotisations sociales patronales
qui seront supportées par l'Etat, donc le contribuable.

En 10 ans, ces exonérations de cotisations sociales ont été déjà multipliées par dix pour atteindre 17 milliards d'euros en 2005, avec les résultats négatifs que l'on connaît sur la croissance et sur l'emploi.
Le ministre de l'économie et des finances Breton qui tient le rôle de l'imprécateur en affirmant que "la France vit au-dessus de ses moyens", oublie toutes ces largesses publiques dilapidées stérilement et fait silence sur les 57 milliards d'euros de bénéfices nets réalisés en 2004 par les grands groupes du CAC 40.

Que veut dire : " la France vit au-dessus de ses moyens " dans un pays où l'on garantit des retraites de milliardaires aux rois déchus de la grande distribution. De qui parle-t-il ? Des sept millions de pauvres que compte ce pays ? Des trois millions de chômeurs ? Des salariés précarisés gagnant moins de mille euros ? Des millions qui ne disposent pour vivre que de moins de 1400 Euros net mensuel alors même qu'ils et elles doivent subir une intensification permanente du travail et une dégradation des conditions de son exercice. Des caissières et des magasiniers des grandes surfaces ?
Les mobilisations sociales doivent faire entendre la colère que ces mesures suscitent. Pour leur part, les communistes ne ménageront aucun effort pour en favoriser le développement tout en assumant toute leur responsabilité pour construire avec les forces progressistes et anti-libérales, l'alternative politique indispensable pour battre la droite, transformer la gauche et permettre les transformations sociales correspondant aux attentes populaires.
Les communistes proposent des mesures immédiates contre le chômage.
Parmi les mesures qu'ils soumettent au débat, (27 objectifs pour un programme politique résolument à gauche), les communistes proposent pour faire reculer le chômage jusqu'à l'éradiquer la mise en place d'une Sécurité d'emploi ou de formation assurant à chacun-e un emploi ou une formation pour revenir ensuite à un meilleur emploi, avec une garantie de bons revenus et de droits.
Les communistes proposent également des mesures immédiates visant à améliorer la situation des chômeurs par la revalorisation des taux d'indemnisation, l'établissement d'une nouvelle convention UNEDIC, le droit aux moratoires suspensifs des décisions de licenciements, délocalisations ou restructurations, l'extension des pouvoirs d'intervention des Comités d'entreprises…

JPC

Le principe des vases communicants
Les salaires régressent les rémunérations s’envolent

L’INSEE vient de publier une étude intitulée « les salaires en France» (130 pages, 15 euros). Une première.
Et une conclusion qui s'impose : "Ces dernières années ont été marquées par un net ralentissement de la croissance du pouvoir d'achat moyen des salariés du privé".
L'étude de l'INSEE, dont les dernières données complètes proposées remontent à 2003, constate que "la hausse du chômage et la baisse de l'emploi pèsent sur les salaires". Avec un taux de chômage qui a atteint 10% au début de cette année, le pouvoir d'achat du salaire moyen par tête (SMPT) est directement touché. Si celui-ci avait augmenté de 1,2% par an en moyenne entre 1998 et 2001, il n'a progressé que de 0,2% en 2002 et a baissé de 0,3% en 2003. L'INSEE prévoit "une faible augmentation de 0,4%" pour 2004.
Le retour à un cycle de faible croissance, note encore l'Institut, amplifie encore le phénomène, en limitant "l'octroi de primes de performance" et en conduisant à un amoindrissement des montants d'intéressement et de participation versées aux salariés.
La progression de l'emploi à temps partiel a entraîné l'augmentation des disparités de rémunération parmi l'ensemble des salariés.
L'étude, qui dresse un inventaire des nombreux salaires existants, compare leur évolution et retrace les politiques salariales menées ces vingt dernières années, montre également que les inégalités continuent de marquer le panorama salarial français.
Ainsi, les écarts de salaires entre femmes et hommes se maintiennent ; elle augmentent même au fur et à mesure que l'on progresse dans la hiérarchie des salaires : de 7,1% pour les employés à 22,9% pour les cadres (en 2002).
Alors que les salaires régressent, les rémunérations des patrons des quarante plus grandes entreprises françaises augmentent de 10% en moyenne. La palme revient au patron d'AGF, qui voit sa rémunération bondir de 80% (!), suivi de près du PDG d'Arcelor : +61% ! Celui de Vivendi Universal grimpe de 53%. Ce dernier a touché 3,5 millions d'euros en 2004, ce qui n'est que la moitié de la plus forte rémunération patronale, celle du patron de l'Oréal, avec 6,6 millions d'euros en 2004. Sans parler des stocks-options. Ni de son magot personnel de 55,5 millions d'euros…
En février dernier, on apprenait que les bénéfices des grandes entreprises françaises avaient grimpé de 50% en 2004. Puis il y a eu le scandale de la retraite de l'ex PDG de Carrefour.
Mais, pendant ce temps, la moitié des Français gagnent moins de 1 400 euros par mois et 70% gagnent moins de 1 800 euros.
Ceci explique cela. C'est le principe des vases communicants

Humeurs...

....BLOG
La mode est au blogs, journaux et forums sur Internet, concoctés par des internautes à la recherche de communication pour ne pas dire de communion. Le mot blog est dans le nouveau Petit Larousse. Il y a bien sûr de la contestation dans l'air car le blog est souvent clandestin. Il avance masqué pour cracher ses secrets ou son venin. On y trouvera des journaux intimes, des propositions aventureuses, des règlements de compte.
J'en ai reçu un qui s'appelle "Auboisement correct" et qui nous propose d'analyser de façon critique la politique municipale troyenne. Un jardin est-il abandonné près de la gare ? Nos amis aussitôt le dénoncent et proposent des plantations écologiques. Combien coûtera le parking préfecture ? La place sera chère, mais le maire continue à hit-parader pour grimper au mat de cocagne de la célébrité. Où est donc passé Marc Chapuis, le secrétaire général de la mairie? Il est aux Etats-Unis pour 3 semaines ; il se forme à la gestion territoriale !
Tout cela montre une connaissance des dossiers et l'on se dit, avec délices, que des taupes sont dans la place et qu'ils creusent des galeries pour abattre le pouvoir absolu de nos édiles.
Mais parfois les bombeurs masqués sont pris. On découvre leurs visages et leurs forfaits. Pour le moment ces Arsène Lupin de la plume nous sont sympathiques tant qu'ils restent à nous divertir sur les frasques municipales et ne dissimulent pas des calculs politiciens. ....


Malicette.

Ecoutez-voir

PLACE CHARLEMAGNE...
Beau nom pour une place ! Elle se trouve du côté de Danton et des anciens abattoirs. C'est un repaire de trous et de bosses. Les voitures s'y garent tant bien que mal. Les gamins ne s'y aventurent pas. Mais la Municipalité a un plan, un plan de réhabilitation comme elle sait les concocter au moment des élections. Ce plan a bien été montré et annoncé plusieurs fois. Il a même été promis un square et une maison de quartier. Tout y est étudié, dessiné, prévu avec représentation en couleurs et même en relief. On y voit les constructions, les arbres, les balises du terrain de jeu. Manque rien. Ça fait rêver le populo. L'endroit est en effet fréquenté. Une école se dresse au bord, ainsi que des logements collectifs de Troyes-Habitat, mais les locataires et les parents attendent depuis 5 ans que les promesses se réalisent. Ils sont revenus plusieurs fois à la charge. En vain. Le square ombragé, la maison de quartier avec salles multifonctions, tout cela reste lettre morte, malgré l'envoi régulier par le maire de plusieurs adjoints, sortes de missi dominici à la mission pas claire, sinon celle de faire patienter le faubourg. Sacré Charlemagne ! Sacré Baroin !

 

Communiqué du groupe communiste à la région Champagne-Ardenne :
Non à la casse du fret SNCF

Afin d'attirer l'attention sur la dégradation du fret ferroviaire en Champagne-Ardenne, une délégation d'élus régionaux communistes a rencontré début juin, M. J.M. Longequeue, Directeur régional de la SNCF. Karine Jarry, présidente du groupe communiste, Sylvain Dalla Rosa, Conseiller régional, et Pierre Mathieu, Vice-président du Conseil régional, participaient à cette rencontre.
Les élus ont notamment dénoncé ce qu'ils considèrent comme un plan de démantèlement du fret SNCF à l'échelle nationale. Ils ont fait part des conséquences dramatiques que cela entraîne dans les régions en termes d'emplois, de recul du service public, de dégradation de l'environnement et des conditions de sécurité. En peu de temps, le plan "Véron" a fait passer la part du volume des marchandises transportée par le rail de 20% à 17 %, soit l'équivalent de 200 000 camions supplémentaires sur les routes. De la folie. Le récent drame survenu dans le tunnel du Fréjus montre, à lui seul, toute la dangerosité d'une telle orientation.
La région Champagne-Ardenne n'échappe pas aux conséquences d'une orientation qui tourne le dos aux exigences d'une véritable politique de développement durable et d'aménagement du territoire. Exemples à l'appui, les élus communistes ont déploré le désengagement de la SNCF dans le transport de certaines marchandises et dénoncé les hausses de tarifs exagérées qui détournent du fret ferroviaire vers la route au détriment des habitants et des territoires qui subissent les nuisances et des contribuables qui financent les infrastructures routières.

Dans ce dossier, la responsabilité du gouvernement est totale. Il pousse la SNCF à abandonner ses missions de service public dans le cadre de l'ouverture à la concurrence des transports FRET et voyageurs. Récemment la commission de Bruxelles a conditionné l'aide financière de l'Etat à l'activité Fret SNCF (800 millions d'euros) à l'engagement de la France de réduire le volume du trafic Fret SNCF de 10% pendant 3 ans, de céder 22% du parc de locomotives et d'abandonner à la concurrence privée 18% des sillons SNCF, d'ouvrir de manière anticipée à la concurrence le trafic Fret national. Des conditions inacceptables qui doivent être remises en cause. Le vote majoritaire des citoyens le 29 mai dernier a clairement condamné les politiques libérales à l'œuvre en Europe et en France. Ce choix majoritaire doit être respecté. Cela suppose de mettre au panier les directives en cours d'élaboration et faire vivre la coopération en lieu et place de la concurrence, de développer un service public performant en lieu et place des privatisations en cours.
Les élus communistes proposent aux citoyens de poursuivre les actions pour le développement du Fret ferroviaire dans le cadre d'un service public SNCF performant. Ils sont totalement disponibles pour travailler à l'élaboration d'une nouvelle politique des transports en France et en Europe avec tous ceux qui le souhaitent. Ils prendront prochainement des initiatives pour favoriser l'intervention des citoyens et des cheminots dans ce sens.

"NON"GENT sur SEINE....

Avec près de 60% de votes NON, la ville de Nogent-sur-Seine est parmi les villes importantes de l'Aube, celle qui s'est opposée le plus au projet de constitution européenne. Cela venant après la bataille victorieuse des abonnés de l'eau qui ont imposé au maire de ranger dans ses tiroirs le projet d'instituer un dépôt de garantie pour l'ouverture d'un compteur d'eau ; ne pourrait-on pas penser que la sous-préfecture de l'Aube est devenue une ville rebelle ?

Culture .....


FESTIVAL EN OTHE

Du 14 au 23 juillet

Festival en Othe

GRILLE DE PROGRAMMATION 2005
AIX EN OTHE :
Scène découverte :
Ve 15 juillet à 17 h Chapeaux du public
01 h after
Sa 16 juillet à 17h Chapeaux du public
01 h after
Grande scène couverte :
Je 14 juillet Anaïs - higelin - Les Fils de Teuhpu
Ve 15 juillet Ginkobiloba - Karpatt - Emir Kusturica
Sa 16 juillet Camille Bazbaz - Ridan - Les Fatals Picards
Aube Yonne :
Les Escapades déjantées
14 Juillet en Pays d'Othe et d'Armance (5 communes) Eaux Puiseaux, Prugny, Vosnon, Bercenay en Othe, ST Mards
Sa 16 juillet 15h VILLENEUVE L'ARCHEVEQUE COMPAGNIE 36 DU MOIS
15h BOUILLY COMPAGNIE 36 DU MOIS
20h45 MIGENNES Didier SUPER
20h30 JOIGNY LES PRIMITIFS DU FUTUR
20h45 SAINT FLORENTIN LE GRAND DERAN-GEMENT
20h30 TONNERRE L'HOMME DE LA MANCHA
20h45 SENS CLOTURE BRESILIENNE ORQUESTRA DO FUBA

On y attend 10 000 spectateurs et 120 artistes. Ça vaut le coup de songer à retenir sa place au 195 rue des Croisettes à Auxon. Pour ceux qui aiment l'histoire, il faut savoir que la rue des Croisettes fut ainsi choisie comme lieu de résidence (d'artistes) par les Octaves qui purent ainsi croiser et reproduire à l'envi leurs nombreuses créations. Auxon lui-même n'est pas neutre.


On connaît le fameux Auxon du canon qui faisait pendant Auxon de la Marseillaise, et qui est maintenant remplacé avec bonheur par Auxon des chansons des Octaves. Cela dit pour vous rappeler que la Bastille fut prise un 14 juillet et si le Festival a choisi cette fête, c'est qu'il veut marquer le début d'une révolution autour des deux pays que sont l'Othe et l'Armance.
Ce Festival a pris son envol en 1990 sur les terres cidricoles de l'Aube et de l'Yonne, en pleine ruralité, quasiment au pied d'un pommier Nez de chat. Depuis, il a civilisé tous ces fruits anciens qui vont de l'Avrolles au Cul d'oison et apporté de la mousse, de la culture et du bonheur à ces terroirs autrefois abandonnés aux fêtes votives et au folklore rassis.
Jusqu'au 23 juillet, le Festival battra sons pleins et la campagne. Les 3 journées maboules d'Aix-en-Othe, les Escapades déjantées, voilà qui promet aux villageois et aux citadins des plaisirs supérieurs que ne savent pas donner ni la télé, ni le tiercé, même pas la dernière victoire de l'Estac. Il y a longtemps que le Festival en Othe est en première division sauf côté-budget où il aurait besoin d'un entraîneur plein aux as.
Quant aux artistes, la plupart intermittents à temps plein, itinérants de plein pied, qu'on aimerait moins nomades et plus enracinés, ils s'appellent Higelin, Anaïs, les Fils de Teuphu, Gingkobiloba, Karpatt, Emir Kusturica, Camille Bazbaz, Ridan, Les Fatals Picards, Geoffroy Gobry, Expect, Cie 36 du mois, Didier Super, les Primitifs du futur, le Grand Dérangement , l'Orquestra du Fuba et le clou planté à Tonnerre un Don Quichotte revisité par les Colyriques, Man of la Mancha, joué à l'Hôtel Dieu les 21 et 22 juillet par 40 comédiens et musiciens.
On réserve au 0810 68 93 74 ou bien on suit l'affaire sur www.festivalenothe.org.

J. L.