La Dépêche de l'Aube n°775 du Jeudi 29 juillet 2004 La Dépêche de l'Aube n°775 du Jeudi 29 juillet 2004

La dépêche de l'Aube n°775 du Jeudi 29 juillet 2004

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Continuons la bataille de la Sécu

Continuons la bataille de la Sécu

Comme c’était malheureusement prévisible, le gouvernement a profité du creux de l’été pour faire voter sa réforme de l’assurance maladie.
Ni les manifestations syndicales du mois de juin, ni les centaines de Comités de défense de la Sécu créés dans tout le pays, notamment à l'initiative des élus et militants communistes mais aussi d'autres associations et organisations, ni enfin la bataille acharnée des députés communistes qui pendant 3 semaines ont défendu 7000 amendements ; rien de tout cela n'a suffi à empêcher les mauvais coups de la droite et du patronat.
C'EST UNE VICTOIRE DU MENSONGE
Le ministre Douste-Blazy s'est bien gardé de répondre à la proposition que lui faisait le secrétaire général de la CGT, d'organiser un grand débat contradictoire à la télévision. Le Ministre a préféré monologuer dans tous les médias sur le thème " je suis le sauveur de la Sécu, je me bats contre les gâchis et les fraudeurs, je demande à tous un effort équitablement réparti ". Pourtant rien de tout cela n'est vrai.
NON IL N'Y A PAS D'EFFORTS EQUITABLEMENT REPARTIS
Les assurés sociaux payent la franchise de 1 € (et demain 2, 3,…5 €), la hausse du forfait hospitalier, la hausse de la CSG pour les salariés et les retraités. Pour les entreprises, juste une cotisation augmentée de 0,03 %.
IL N'Y A PAS D'EFFICACITE ECONOMIQUE
Même le Ministère des finances reconnaît que le déficit ne sera pas comblé. Il y aura donc d'autres mesures encore plus dramatiques et injustes dans les mois qui viennent.
C'EST UNE CATASTROPHE PREVISIBLE EN MATIERE DE SANTE ET DE JUSTICE SOCIALE
On incite les malades à retarder leurs visites chez le médecin, on ne fait pas d'économies comme le prétend le ministre. On multiplie les risques d'une maladie plus grave.
Quand on fait la chasse aux arrêts maladies on prend le risque d'envoyer des malades au travail….à quel prix social ?
Où est la justice quand on remet en cause les remboursements à 100 % pour les maladies les plus graves ?
PLUS GRAVE ENCORE C'EST UNE REMISE EN CAUSE DE PRINCIPES ESSENTIELS DU SYSTEME DE SANTE ET DE SECURITE SOCIALE.
Que restera-t-il du secret médical quand on aura tous les dossiers médicaux de tous les assurés sociaux sur Internet ?
Que restera-t-il de la liberté de choisir son médecin quand il faudra passer par un médecin généraliste pour pouvoir consulter un spécialiste ?


Sauf bien sûr si on est prêt à payer plus cher ce spécialiste sans être remboursé.
Que restera-t-il du rôle des syndicats quand tout le pouvoir se partagera entre une direction nommée par le Ministre et une "union des caisses" ou le Medef aura le renfort de la FNSEA pour les agriculteurs et des représentants des professions libérales ?
Plus grave encore le gouvernement fait entrer dans la Sécurité sociale les assurances privées qui auront leur mot à dire sur la définition du champ et des niveaux de remboursement. C'est toute la protection sociale et la santé qui sont livrées aux assurances et à l'industrie pharmaceutique.
ET POURTANT LA BATAILLE NE FAIT QUE COMMENCER
L'utilisation du mensonge systématique n'est pas une preuve de force. Le gouvernement devra faire passer de nouvelles lois notamment pour le financement. Dès la rentrée il y aura au parlement un nouveau débat sur la loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2005.
Le référendum annoncé sur la constitution européenne sera aussi l'occasion de revenir sur la défense d'une Sécurité sociale radicalement opposée à la logique libérale de cette constitution.
Nous aurons des batailles à mener pour empêcher la mise en œuvre des aspects les plus injustes de la loi. Après tout, de 1987 à aujourd'hui, nous avons réussi à maintenir les remboursements à 100 % pour les maladies graves déjà remis en cause quand Chirac était 1er Ministre.
Nous pouvons nous battre pour exiger de tous les partis de gauche l'engagement d'abroger toute la loi s'ils gagnent les prochaines élections. Cet engagement est d'autant plus nécessaire que nous avons l'expérience du plan Juppé que le gouvernement Jospin n'a jamais abrogé.
Il faut bien constater que même aujourd'hui les PS est plutôt discret dans son opposition. Il y a même à chaque fois des dirigeants qui font l'éloge des réformes de la droite. Pour les retraites c'était Rocard, pour la santé c'est maintenant Kouchner, qui a déclaré dans la presse :
"Il faut franchement avoir du temps à perdre pour s'attaquer à ce qui sera peut-être considérée comme la seule réforme positive de M. Raffarin… Pour responsabiliser les gens on n'a pas inventé autre chose que de les faire payer. Ça ne me choque pas à priori."
(B. Kouchner, Ministre de la santé de L. Jospin, actuel "délégué à l'innovation sociale" auprès de F. Hollande).
Dans toute la France des Comités de défense de la Sécu se sont constitués. Il faut continuer à les faire vivre. En agissant ensemble ils peuvent contribuer à créer le rapport de force dans le pays qui permettra d'empêcher la démolition programmée de la Sécurité sociale.

Festival d’Avignon (suite)
La Région Champagne-Ardenne propose 5 spectacles flamboyants neufs

Notre directeur Jean Lefèvre nous fait part de son plaisir
L’Oiseau Vert de Benno Besson par la Cie Alliage-Théâtre (1)
Alliage-Théâtre nous arrive de Reims et se veut un mélange parfait de talents, pour le spectacle vivant. Alliage c'est mieux qu'assemblage, chose fragile ou que panachage, toujours disparate. Le laiton, l'acier, le vermeil sont des alliages et comme tels confondus avec la pureté du métal. Alliage-théâtre se veut univers à lui tout seul et souffre la comparaison avec le vaisseau spatial qui emporte avec lui ses auteurs, leurs oeuvres, ses comédiens et ses spectateurs. Et le voyage des belles découvertes dure : Quai Ouest de Koltès, Chat en poche de Feydeau, le Malentendu de Camus...
L'Oiseau Vert est une comédie à travers les mailles et les contes de qui l'on entrevoit la vanité humaine. Tous les défauts de l'Homme y sont avec leur face cachée les beaux sentiments. Mais oui, l'Homme est une pièce de cent sous qui roule. De quel côté tombera-t-elle ? Il y a dans les conduites humaines un égoïsme militant qui porte parfois l'altruisme comme la pechblende porte l'uranium.
Dans la pièce de Besson, menée tambour battant par José Renault, le fantastique joue sa partie autant que la psychologie certes un peu grossière mais tellement visible chez certains de nos contemporains. Le véritable Pantalon, joué de façon magistrale par Vincent Parrot pourrait être n'importe quel président de démocratie dite libérale, libéré de sa gangue guindée et donnant alors libre cours à ses innombrables folies vaniteuses et cruelles.
Spectacle pour adultes décomplexés et pour enfant en éveil, l'Oiseau Vert produit ses miracles et ses extravagances, la pomme est cantatrice et l'eau "philharmonique". Tout finira bien car c'est une comédie. Des histoires compliquées du roi Tartaglia (l'excellent Henri Payet), de ses affidés et de ses ennemis, on ne retiendra que l'enchantement roboratif que donne une troupe agile, éloquente, efficace, bavarde à plaisir et gaillarde à souhait. Catherine Lafont remarquable, joue


trois personnages avec trois talents distincts, Catherine Krajewski, Laurent Nouzille, Fanny Roger, ne sont pas là pour rien et remplissent des espaces essentiels.
Au Festival en Othe
La même Compagnie donnait au Festival en Othe, "Instincts Primaires" , seconde partie d'une pièce d'un style tout différent de Florent Couao-Zotti. Les mêmes acteurs habillés en tragiques béninois (2) ont mis en lumière les tensions qui existent toujours dans cette Côte des esclaves, ancien Dahomey, entre Niger et Ghana. L'auteur dit "écrire pour les exclus, ceux à qui on ne donne jamais la parole". La prestation était à couper le souffle. Ce théâtre-là montre que la culture ne se limite pas aux seuls loisirs mais relève de la construction humaine des réalités
Le metteur en scène
José Renault a participé à la rencontre entre la nouvelle équipe régionale et les compagnies. Il a fait l'éloge de la Caserne, lieu unique dans le Festival du fait qu'il offre aux troupes du Off un espace qui permet une mise en commun des efforts techniques qu'une troupe seule ne pourrait s'offrir. "Les programmateurs viennent pour la journée voir l'ensemble des spectacles. Plus besoin de louer cher et pour 2 heures par jour un espace en ville. Le public a lui aussi adopté la caserne. En 10 ans, la confiance s'est installée... Sur ce thème, la Région est en avance. La Caserne est entre In et Off ! Il y a un autre rapport au théâtre qui est ici développé."
Intermittents : Ils furent salués par Vincent Parrot au nom de la troupe, cependant que dans le palais des papes une projection immense annonçait :
"MEDEF et CFDT partenaires asociaux."
(à suivre)

(1) Déjà jouée à Saint-Germain (nouvelle scène auboise) en avril.
La troupe a participé au Festival International du Bénin où elle a collaboré avec
(2) F. Couao-Zotti

Se rendre à la fête en car à la fête de l'huma 2004...

 

Comme chaque année, la fédération de l’Aube organise des départs en car pour permettre aux auboises et aubois de se rendre à la fête :
Le dimanche 12/09 : départ de Bar S/Aube à 5h30
(parking Leclerc) Réservations : E. Pansard 03 25 27 16 15
Le dimanche 12/09 : départ de Troyes à 6h30 au siège de la Fédération)
et de Romilly à 7h15 (Bibliothèque Mun.).
Inscriptions & réservations au siège de la Fédération du PCF: 03.25.73.43.40.
Un copieux petit déjeuner est offert gratuitement à l’arrivée au stand de l’Aube (retour vers 20 heures).

Humeurs

Barbara
'atelier Barbara de Romilly-sur-Seine a rendu l'âme. Il n'a fait qu'imiter de nombreuses autres usines qui préfèrent le capital à l'homme, en l'occurrence ici, la femme. Les 7 derniers salariés et le directeur ont été remerciés pour raisons économiques. Le cœur a ses raisons que les raisons économiques ne connaissent pas. Pourtant, avoue l'un d'eux, on avait accepté de ne plus toucher la prime d'équipe (10 % du salaire brut). Sacrifice inutile, dit-t-il.
Depuis peu, les patrons ont mis au point le supplice de l'heure grignotée. Vous travaillez une heure de plus et je vous garantis le même salaire. C'est comme pour maigrir, vous supprimez 100 calories par jour. Vous pouvez même vous habituer à vivre sans manger.
Les salariés, que voulez-vous qu'ils fassent ? C'est ça ou la porte ! Il y a des patrons qui le font à l'affectif. Ça leur fait mal aux tripes d'aller s'installer en Tchéquie. Je ne connais personne là-bas. Et c'est dangereux en plus. Il y a les candides aussi : nous, c'est la concurrence qui nous fait partir. On gagne plus avec la main d'œuvre de l'Est qui a moins de besoins. Que voulez-vous, c'est la guerre !
Ah ! Barbara, quelle connerie la guerre !
En fait Barbara avait été première de cordée pour inaugurer le système de casse des salaires avec l'arme absolue du licenciement. Première pour grimper en danseuse les cols irrésistibles du profit et pour grignoter les 35 Heures. Le Tour de France aurait dû lui faire fabriquer les maillots à pois.

Malicette

«Ajustements en catimini de l’aide au logement : toujours plus d’injustice sociale pour les familles modestes»

La refonte du dispositif de l'aide au logement plonge un peu plus dans la précarité des dizaines de milliers de familles pauvres. Sous prétexte de modifier ces prestations, le gouvernement vient de rendre public deux décrets qui abrogent la possibilité de déduire les frais pour l'accueil des enfants à charge des déclarations de revenus aux caisses d'allocations familiales.
Les ressources de ces familles se trouvant automatiquement augmentées, plusieurs milliers de foyers ne pourront plus percevoir les allocations de logement familial, de rentrée scolaire, de parent jeune enfant ou encore le complément familial et l'aide personnalisée au logement.
Cette nouvelle mesure de régression sociale est inacceptable. En conséquence, le groupe des député-e-s communistes et républicains a demandé à M. le Premier Ministre de mettre en œuvre dans les plus brefs délais toutes les dispositions visant à réparer ce nouveau coup porté aux familles les plus modestes .


Alain Bocquet président du groupe des député-e-s communistes et républicains .

Critérium cycliste
FSGT de la famille Brangbour - Marcel Pierre

Disputée dans la zone industrielle d’Echenilly à St André-les-Bergers, la nocture cycliste commémorant le souvenir de dirigeants travaillistes actifs (Famille Brangbour-Marcel Pierre) a connu son succès habituel sportif.
Ils étaient 51 sur la ligne de départ, populaire car les spectateurs étaient nombreux aux bords du traditionnel circuit de 1 km 500 à couvrir 50 fois. Aux ordres du starter, nous pouvions découvrir le maillot tricolore FSGT glanés le week-end précédent aux environs de Bethune (62), Ch. Zolli vainqueur séniors et C. Bonbon, lauréat en juniors.

D’autres grands noms du cyclisme aubois mais aussi bourguignon et marnais étaient présents. La course fut menée tambour battant sous le regard de notre camarade Raymond Brangbour, fervent supporter et généreux donateur du RCS St André, club organisateur et du cyclisme FSGT fédération organisatrice
Pour l’attribution du Challenge Famille Brangbour, c’est l’UV Aube qui en aura la garde un an, classant 3 des leurs dans les 8 premiers. Le RC St André remercie sincèrement tous ceux qui ont aidé à l’organisation de cette belle épreuve et spécialement la famille de Raymond Brangbour pour sa générosité et sa fidélité, tous ceux chargés de la sécurité des coureurs et les officiels qui ont établi le classement.

Clientlogic
Lettre adressée au directeur suite à des discriminations à l’emploi.

Notre association a été saisie par plusieurs personnes qui venaient d'être "remerciées" par votre entreprise. Nous les avons donc rencontrées. Selon leurs témoignages, Faiza, Amina, Rafia, Carlos, entre autres, affirment être victimes de discrimination en raison de leurs origines étrangères.
Ces jeunes ont été recrutés via une agence intérimaire ou directement par votre entreprise pour un stage de trois semaines dont deux de formation d'adaptation à l'emploi suivie d'une évaluation. Elles et ils avaient le grand espoir de conclure un contrat à durée déterminée mais, malgré leurs compétences non contestées (semble-t-il), votre entreprise a décidé de mettre un terme à leur contrat sans leur donner de motif.
Faïza est révoltée par ce qu'elle déclare être une injustice : " Nous sommes tous de milieux modestes et nous étions très motivés pour décrocher ce premier emploi. J'ai fait des efforts, des heures supplémentaires, j'ai toujours eu des bonnes notes aux évaluations quotidiennes (quizz), j'ai travaillé avec acharnement pour réussir la validation de cette formation et je suis jetée, sans explication avant d'avoir pu confirmer mes compétences techniques et professionnelles... "
Ces jeunes qui déclarent être "victimes d'une discrimination, d'une violence morale" ont donc demandé des explications à Nadia Rabat, la responsable du recrutement qui aurait alors expliqué que la "période d'essai n'était pas concluante et qu'il s'agissait principalement d'un souci de comportement des stagiaires". Cet argument m'a été confirmé par Nadia Rabat lors d'un entretien téléphonique.
De nombreuses questions demeurent cependant :
- Est-ce que le comportement de ces jeunes était répréhensible ?
- Si oui ont-ils fait l'objet d'avertissements, de remarques, si non (comme ils l'affirment) pourquoi ont-ils été "remerciés" ?

- Ces stagiaires ont-ils perturbé gravement l'ensemble de l'équipe au point de nuire à l'efficacité du travail ?
- Si tel est le cas, pourquoi ne pas voir mis un terme à leur collaboration dès le début, si effectivement ces personnes ne respectaient pas les règles de l'entreprise ?
- Est-ce que la question de "quota tolérable de personnels d'origine étrangère et principalement arabes" dans l'entreprise a été évoquée, comme en témoignent certains de ces ex-stagiaires ?
En résumé, quels sont les critères qui ont présidé au non-recrutement de ces personnes dont la qualification ne semble pas être mise en cause.
Selon des informations qui nous ont été communiquées par un ancien salarié licencié, nous avons constaté, à la lecture d'une liste de salariés en CDI qu'une minorité d'entre eux avaient des noms d'origine maghrébine, asiatique (29 sur un effectif de 211 à l'époque). Par contre une majorité (48 %) de ces personnes a été licenciée. Nous avons observé également que parmi les intérimaires, la majorité avaient des noms à consonnance étrangère et que pour 60 % d'entre eux le contrat n'aurait pas été renouvelé.
Nous sommes persuadés que, comme nous, vous êtes sensibles à la question des discriminations, sujet qui est malheureusement d'actualité. Monsieur le Président de la République y a d'ailleurs fait référence dans un récent discours public.
C'est pourquoi nous vous serions très obligés de bien vouloir nous donner votre appréciation quant aux accusations de discriminations portées à l'encontre de votre entreprise.
Dans l'attente de votre réponse, nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur le Directeur, nos salutations distinguées.


Anna Zajac Présidente du comité local du MRAP.

Assurance maladie
Explication de vote du groupe communiste (extrait).

«Oui, notre système doit être réformé. Mais dans l'esprit qui a guidé sa création en 1945. Un système qui valorisait l'universalité de la protection et la solidarité dans le financement.
Un système qui couvrait les besoins sans distinction, ni discrimination de ressources.
Mais vous avez travesti ce passé. Vous vous êtes écartés au fur et à mesure de ces principes fondateurs. Vous vous êtes faits les serviteurs du MEDEF et de la fédération française des sociétés d'assurances.
C'est ainsi que votre réforme a délibérément organisé le rationnement de l'offre de soins, orchestré la réduction des soins remboursables, dynamité la démocratie sociale et bien sûr érigé en principe un financement inique à la seule charge des assurés sociaux.
Vous avez consolidé la main mise de l'Etat sur l'organisation du système pour mieux en préparer sa privatisation.

Pour cela, vous avez créé une Union nationale des centres d'assurance maladie, qui sera dirigée par un " roitelet ". Nommé par le Ministre, il sera le Maître en son royaume.
Il aura le pouvoir intégral sur l'organisation et la gestion de l'ensemble du système d'assurance maladie, notamment quand il s'agira des questions de prise en charge collective des dépenses de santé. Mais vous avez aussi cherché à consolider son absolutisme en liquidant purement et simplement le principe même de la représentation démocratique au sein des institutions de sécurité sociale.
Et puis, vous avez fait pire. Vous avez imposé les acteurs privés de la santé dans la co-gestion avec l'assurance maladie obligatoire des dépenses de santé.»......»Pour ces raisons nous voterons contre ce texte qui organise la mort de la sécurité sociale, c'est-à-dire la perte et la fin de l'esprit de 1945 dont le gouvernement s'est prévalu abusivement tout au long des débats»..

Légion d’Honneur Jean Claude CHANET.

Notre camarade Jean Claude CHANET de Courteranges vient d'être nommé chevalier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur. Nous reviendrons sur cette distinction exceptionnelle, mais nous adressons en attendant à Jean-Claude toutes nos félicitations.


LDA

Nos peines.

Nous apprenons avec tristesse le décès de notre camarade Roland PATTÉ de Mesnil-Saint-Père. Roland est décédé brutalement à la suite d'une attaque cardiaque. Il n'avait que 63 ans. Il a toujours été un fidèle parmi les fidèles soit dans sa cellule du Mesnil ou chez Dubix à Rosières qu'il n'avait quitté que pour la retraite, il y a 3 ans. Roland fut plusieurs fois candidat du PCF dans le canton de Lusigny-sur-barse.
C’est le jour du 14 juillet que notre ami et camarade, Georges FERIER nous a quittés après une longue maladie. Militant actif et dévoué, la section de Romilly du PCF présente à sa famille ses plus sincères condoléances