La Dépêche de l'Aube n°773 du Jeudi 15 juillet 2004 La Dépêche de l'Aube n°773 du Jeudi 15 juillet 2004

La dépêche de l'Aube n°773 du Jeudi 15 juillet 2004

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Comme en 1995, l’action et le tous ensemble sera nécessaire pour défendre l’emploi et l’entreprise publique SNCF.

40 suppressions d'emploi aux ateliers SNCF de Romilly

Ce sont des syndicalistes CGT remontés qui viennent de tenir une conférence de presse dont l'objectif était de dénoncer la casse de l'emploi aux ateliers SNCF de Romilly .
Colère et amertume à l'égard de la direction qui tenait il y a encore quelques jours un discours plus que rassurant sur l'avenir des ateliers - Tout allait en effet pour le mieux à en croire les comptes rendus de la presse-. D'ailleurs tout récemment les plus hautes autorités du département avaient fait le déplacement pour inaugurer l'ouverture d'une porte sur la RN 19 afin de faciliter l'accès des poids lourds dans cet établissement. Une opération depuis des mois médiatisée pour alimenter le sentiment qu'à Romilly il n'y avait vraiment pas de souci à se faire. Mais tout cela n'était que façade. En effet, en catimini, en dehors de toute concertation et dialogue avec les syndicats, s'élaboraient des coupes sombres dans l'emploi. Au cours de ce point de presse, les syndicalistes CGT des ateliers SNCF de Romilly ont tenu à rappeler qu'ils avaient rencontré le sous- préfet, à leur demande, pour lui faire part de leurs préoccupations. Ils en ont aussi débattu avec les cheminots lors de l'heure d'information syndicale à laquelle 300 d'entre eux participaient.
Le contrat de site mis en cause
Ils ont rappelé au représentant de l'état toutes leurs réserves quant à l'utilisation des crédits du contrat de site qui ont servi à financer ce nouvel accès des camions alors qu'ils étaient censé participer à la création d'emplois sur Romilly. Ce point de presse a permis de rappeler aux élus et au Maire " Que l'argent du contrat de site obtenu après la perte de 700 emplois sur la localité doit servir à la création et au maintien des emplois - Merci pour l'aide apportée à la casse de l'emploi, l'argent à été encore détourné de son but initial. Les romillons jugeront de cette situation.
Les syndicalistes cheminots ont aussi souligné " qu'en venant inaugurer cette porte les représentants de l'état et le Maire de Romilly valident la casse du service public par le biais du transport routier ". Rappelons que la SNCF, par sa filiale est 1er transporteur routier.

Emplois : ou en est-on aujourd'hui ?
Cette question fut au cœur de cette conférence de presse et il faut bien le constater : après la progression de l'emploi dans la période de 97/2002 à la SNCF et aux ateliers de Romilly, ( années ou le ministre des transport était le communiste JC Gayssot) , aujourd'hui, le retour de la droite aux affaires, est synonyme de casse de l'emploi.


- Le plan 'FRET' représente une perte de 10 emplois à l'EIMM de Romilly sur les 2800 suppressions au niveau national.
- Le démantèlement de la filière administrative se traduira également par la suppression de 2 autres emplois.
- Le directeur d'établissement a annoncé le 23 juin 2004 aux personnels des services approvisionnement une restructuration de leur activité générant d'après la CGT, 25 autres suppressions d'emploi.
Ainsi comme l'a indiqué la CGT :
" Six jours après, ce mauvais coup porté aux cheminots et à la population romillonne, est révélateur du dialogue social à l'EIMM qui ressemble aux méthodes du Medef. Il s'apparente à celles du gouvernement, c'est a dire un monologue qui impose sa politique sans aucune prise en compte des propositions des partenaires sociaux.
Cette nouvelle attaque qui s'appelle PLI ( Performance Logistique Industrielle) est motivée exclusivement par la direction SNCF pour obtenir des gains financiers et non pour la pérennité et le développement du service public puisqu'il fait l'objet d'un appel d'offre aux sociétés privées.
Pour la CGT, c'est le début de la privatisation par activité et à court terme la remise en cause du statut des cheminot(e)s
Ceci va se traduire par une augmentation du transport routier de 16% à 37%, soit plus de 700 camions par jour, avec ses conséquences :
- Une insécurité grandissante sur la route( 1500 accidents routiers dont 150 décès de chauffeurs routiers en 2003)
- L'augmentation des gaz à effet de serre et ses conséquences pour l'environnement.

Parallèlement, la direction SNCF crée un Centre Logistique Industriel qui va regrouper en province de 100 à 120 cheminots (uniquement maîtrise et cadre pris dans les différents établissements SNCF), donc aucune création d'emploi.
L'annonce de cette restructuration, ses conséquences sur les emplois et sur l'avenir de l'établissement est vécue par les cheminots comme une véritable provocation par rapport au développement durable annoncé.
Pour la CGT ceci n'est que l'aboutissement d'une politique générale de casse sociale engendrée par le Medef et son fidèle serviteur, le gouvernement. Devant la privatisation rampante par activité de la SNCF, l'heure doit être à la mobilisation, au rassemblement et à la riposte comme cela a été rappelé.

LDA

Parti Communiste français
Appel pour un référendum et pour un nouveau traité européen

Le projet de constitution adopté à Bruxelles le 18 juin par les 25 gouvernements, fixe le cadre des institutions et des politiques européennes pour une longue période à venir. La décision finale de ce texte doit appartenir aux citoyennes et aux citoyens.
Alors que l 'Union s'élargit, alors que grandit la contestation des politiques libérales, alors que la mondialisation appelle un nouveau modèle social et démocratique européen, c'est d'autres choix dont nous avons besoin.
Tout au contraire le traité constitutionnel adopté par des gouvernements lourdement sanctionnés par le suffrage universel, perpétue les fondements ultra libéraux de Maastricht et les règles intangibles d'une 'économie de marché ou la concurrence est libre'. Alors que la guerre d'Irak a relevé la force du rejet de la guerre, la constitution fixe comme horizon la pérennisation de l'OTAN.


Demain, au mépris des choix démocratiques on pourrait opposer à une politique de gauche audacieuse mettant au cœur du projet la démocratie et le progrès social, les dogmes ultra libéraux inscrits dans la constitution.
Parce que la constitution européennes engage l'avenir nous demandons que le peuple français puisse se prononcer par référendum.
Parce qu'elle veut imposer des politiques libérales que les citoyens ont massivement désavoué dans la rue et dans les urnes, nous appelons à dire Non au projet de constitution.
Parce qu'une autre Europe est possible si elle devient l'affaire des citoyennes et des citoyens, nous appelons à mettre en chantier dès à présent les bases d'un nouveau traité pour une Europe de paix, sociale et démocratique.

L'Humanité : Fête du centenaire.
Les cent premières vignettes réglées.

La fête de l'humanité, qui cette année sera celle du centenaire de notre journal, sera à n'en pas douter, un moment exceptionnel de richesse culturelle, festive, citoyenne et bien sur politique.
La vente de la vignette, y compris en bon de soutien, est un élément essentiel de sa réussite.
Une centaine de vignettes ont d'ores et déjà été réglées à la fédération. Nous remercions fraternellement, les ami(e)s et camarades qui chaque année en les achetant contribuent à son succès.
Quelques mois après les deux puissants désaveux électoraux subis par la droite au pouvoir, la Fête s'inscrira dans le prolongement des luttes sociales et syndicales, des recalculés aux intermittents, des

chercheurs aux salariés refusant les plans de licenciement, des assurés sociaux à tous ceux qui défendent EDF.
Face à un pouvoir ultra réactionnaire qui ne tient aucun compte de la signification des choix des électeurs, nous avons besoin de créer les conditions d'un rassemblement suffisamment fort pour le battre durablement.
La fête de l'Humanité sera à la disposition de tous ceux qui veulent battre la droite de manière à construire un rassemblement majoritaire pour une alternative transformatrice.
Ci-dessus, un témoignage de soutien parmi d'autre qui nous va droit au cœur :

Humeurs

Logeur en chambres
Mon-Logis, organisme destiné en principe à loger les gens, s'est mis à faire de la procédure sa nouvelle activité. Il se retrouve donc très souvent devant les chambres de justice. Comme plaignant ! Cet organisme bailleur a bien des sujets de chicane et ne se prive pas de les exploiter dans le cadre de sa nouvelle orientation : syndiqués chipoteurs, salariés pointilleux sur leur statut, gardiens d'immeuble qui ne savent pas ranger les vélos, et même un élu local communiste qui s'était permis, lors d'un conseil municipal, de proposer qu'on refuse à ce logeur patronal des garanties d'emprunt.
Malheureusement cette nouvelle orientation de Mon-Logis est désastreuse pour ses propres finances car il perd tous ses procès. Ça ne fait rien, il s'accroche, il court en cassation. Il perd encore ? Ce n'est pas fini, il y a la Cour européenne de justice. Non mais !
Racine avait fait juger un chien dans " Les Plaideurs ". On jugeait autrefois les loups enragés, comme à Estissac au 17e siècle. Molière avait déjà fustigé les chicaneurs ergoteurs disputeurs et procéduriers qui dépensaient leurs fortunes et encombraient les tribunaux pour des vétilles.
Aujourd'hui la direction de Mon-Logis chicane à tout va, dépense sans compter à ce loto des vaines querelles l'argent de ses locataires. Ceux-ci ne seraient-ils pas en droit de réclamer le remboursement de ces sommes folles sur l'argent privé de ses directeurs ?

Malicette

Résistance :
témoin privilégié Jean Lefèvre, invité du forum sur la Résistance, nous livre ses souvenirs et ses réflexions. (3e partie)

Il ne faut donc pas trimballer l'idée simpliste d'une France divisée en 3 : une petite fraction résistante, une petite fraction collabo et une masse de veaux passifs.
Ça n'est pas vrai. J'ai vécu dans une famille de résistants et dans une famille de non-résitants.
À part les armes, les aviateurs anglais, les descentes d'Allemands, dans ma famille maternelle, les 2 vivaient avec la même crainte de l'occupant, la même recherche de subsistance et la même haine de la milice et des vichyssois. Il y avait la carte de l'Europe dans beaucoup de maisons fin 44 et 45, avec les 4 portraits de Roosevelt, Churchill, De Gaulle et Staline. On plantait des petits drapeaux pour indiquer l'avance des Alliés. Beaucoup de gens écoutaient radio Londres. C'était bien entendu interdit. Ou plutôt, mal entendu, car les Allemands brouillaient les émissions. On ramassait dans les champs des petits papiers d'argent tombés du ciel, coupables du brouillage disait-on.
La Résistance même sans chars ni avions a été un deuxième front, ne serait-ce que par la frousse qu'elle inspirait aux Allemands. Il faut vanter les GI sautant sur Ste Mère l'Eglise et se faisant massacrer sur les plages de Normandie mais il faut continuer à vanter tous les petits actes de courage, de persévérance, d'inventivité, tous les héros qui connurent la prison Hennequin comme maman et mes oncles, les coups de schlague, les tortures et pour finir la fusillade de Creney par les SS dont certains étaient Bretons.
Quand je refuse de serrer la main à un élu du FN, ce n'est pas par manque de civilité ou par irrespect pour le suffrage universel, c'est pour honorer mon oncle Hubert Jeanson capitaine FTPF, fusillé à Creney à 22 ans. Parce que l'histoire, si elle ne repasse pas les plats, repasse les philosophies. Je tiens à honorer ceux que j'ai connus, qui se sont mouillés, ma grand'mère, mes oncles, Guy, Etienne, Gaby (le plus jeune), Edgard, leurs épouses ou amies et ma mère qui n'en fit jamais étalage. J'honore tous ces combattants de l'ombre que je ne connus plus tard que sur les horribles photos du massacre de Creney. Je tiens à affirmer ainsi qu'ils ne sont pas morts pour rien et que c'est un grand malheur de voir que le ventre est encore fécond…
La mission de combat de la Résistance qui commence donc avant l'entrée des Allemands en France se continue après guerre.
Car elle a une mission nationale de libération, une mission de refonte des institutions, une reconstruction de la république donc.

La lutte comporte donc un volet social et politique, économique même, idéologique en même temps que militaire.
Il faut libérer la France de tous ses ennemis physiques et philosophiques. Il faut surtout unir des gens qui n'ont pas toujours d'atomes crochus entre eux.
Mais ce qui les unit peut être fort : un refus de Munich, une haine du fascisme, et même pour certains conservateurs (et résistants) un refus des privilèges sociaux . de Gaulle a dit en 1942 que la France avait été trahie par ses classes dirigeantes et ses privilégiés.
Aujourd'hui garder la mémoire de la Résistance ce n'est pas tant célébrer ses héros combattants que de célébrer leurs pensées et leurs désirs et même leur construction patriotique. Ils ont mis au point un programme de grande ambition le programme de CNR, le plan Langevin Wallon pour l'enseignement etc. qui n'a pas été totalement appliqué et dont les premières pierres sont aujourd'hui rendues branlantes par la volonté de certains. Ils veulent démolir la Sécu, le service public,
Honorer la Résistance, pour moi tout au moins, c'est défendre les droits acquis à cette période. Je me rappelle les médecins et les dentistes descendaient dans les écoles primaires après guerre.
Honorer la Résistance c'est honorer la liberté, l'égalité, la fraternité. C'est combattre le racisme. C'est combattre les privilèges et les privilégiés comme le déclarait De Gaulle. C'est réussir l'égalité entre hommes et femmes. Le droit de vote de celles-ci a été acquis grâce à la Résistance et si le Président De Gaulle a bien signé le décret en 44, c'est parce que les Résistants exigeaient cette mesure mise en oeuvre par le ministre communisteFernand Grenier.
Rol-Tanguy disait qu'honorer la Résistance c'était participer à la vie civique. Ce ne sont pas tant les discours et les fleurs qui font revivre la mémoire. Oui, c'est plutôt l'énergie qu'on déploie à vouloir construire en commun une société plus juste.
Moi, j'honore en tenant un fil qui traverse le 20e siècle et qui doit traverser le 21e. Je suis toujours résistant en quelque sorte et j'invite tout le monde à le demeurer. Pas de salut dans la collaboration. Pas de salut dans l'abandon ou l'attentisme. Pas de salut dans l'individualisme

Culture " Éclats de Brecht "
au Théâtre G. Philippe de Saint André les vergers

La presse a été élogieuse pour " Eclats de Brecht ", extraits des pièces de Bertolt Brecht, donnés par l'Atelier du Théâtre Populaire de Champagne et son directeur Pierre Fabrice. Nous autres, vieux briscarts des spectacles, on en a tant vu qu'on ne sait plus distinguer l'émotion de l'émoi. Ces petits jeunes qui arrivent voient le neuf mais aussi que Brecht est toujours un auteur moderne qui colle à notre réalité. Est-ce qu'une fois sur deux on ne serre pas la main à un électeur du F N, sans le savoir ? Et s'il nous donne une tape dans le dos, on court devant une glace voir s'il n'y a pas la fameuse croix blanche ! La Croix blanche, c'est le titre du premier extrait qui dévoile les méthodes de délation et de chasse aux sorcières en pays nazifié. Superbe.
Ont suivi des morceaux de ces pièces qu'on allait

applaudir au TNP dans les années 50 et qui restent étonnantes de vigueur : Maître Puntila, la Résistible ascension d'Arturo Ui ou Mère courage. Ces séances émaillées de poèmes et de chansons entraînaient les spectateurs dans d'ardentes discussions au retour.
La mise en scène de P.Fabrice était sobre, comme on dit quand les moyens matériels sont chiches, mais j'ai apprécié ce glissement permanent des scènes formant un bloc logique, presqu'une pièce complète aux actes ordonnés. À remarquer beaucoup de talents en herbe dont celui de Pascal Ardouin qui possède un jeu précis et fort. C'est le rôle de ces ateliers-théâtre que d'ouvrir des pépinières aux talents ou de fabriquer un public pour un art qui reste hélas moins suivi que par le passé.


J.L

14e festival en Othe et en Armance

Du 12 au 14 juillet 2004

Vendredi 16 à Aix en Othe, YOGAN et TRI YANN à 20 h 30.
Samedi 17 à Aix, N&SK + MANO SOLO à 20 h 30.
Dimanche 18, GOSPEL VOYAGE à Villeneuve l'Archevêque à 17 h 30
ZIRMAT à 19 h à Venouse (89),
Les TRAPETTISTES à 20 h 45 à Migennes,
Mardi 20 La BELLE HELENE à 20 h 30 à Tonnerre,
Mercredi 21 ANDRÉ MINVIELLE à 20 h 45 à Saint-Florentin.
Contact: 0810 68 93 74.
Steve BONNVIE “Comment je suis devenu communiste”

“Comment je suis devenu communiste”

Ce fut pour moi un long parcours.
Tout d'abord une conscience précoce de la valeur du travail de toute chose.

Vers 12 -13 ans mon père me traduisait en mois de son salaire, tous les gros achats. Ce fut ma première référence marxiste, qui m'éclaire toujours d'ailleurs.
Autant vous dire que nous étions fermement à gauche, pas socialiste, mon père ouvrier puis cadre, s'en est toujours méfié.
À 24 ans, j'adhère au PSU, au législatives de 1978 je suis candidat suppléant. J'y militerai jusqu'à sa dissolution vers 89. Parallèlement, je suis syndiqué à la CFDT. L autogestion socialiste, me semblait alors, l'alternative à la vision communiste, qui elle, m'effrayait alors par son centralisme, qui n'avait rien de démocratique à mon avis.
Dans les années 90 après avoir soutenu le jeune parti VERT qui s'apparentait le plus à la philosophie de l'ex-PSU, puis m'en détachant à cause d'un manque de crédibilité à défendre le travail, je ne trouvais aucun parti vraiment à mon goût. Je me mis en veille de militance politique me consacrant surtout au syndicalisme avec la CFDT.
Comme quelqu'un qui ne veut pas voir la réalité en face, il m'a fallu 10 ans pour me rendre compte que de concession en concession, il ne m'était plus possible de suivre la CFDT dans ses positionnements. Donc ce fut la CGT en septembre 2003, comme une évidence, mes collègues syndiqués CGT étaient les seuls à avoir des positions claires, en accord avec mes convictions.

Je crois que mon adhésion au PCF vient de là, au lieu de rester fidèle à une organisation, je suis resté fidèle à mes convictions. Quant à mes réticences antérieures à l'encontre du Parti, elles n'ont plus lieu d'être : j'étais séduit par l'énorme effort de changement démocratique et d'ouverture, mené par tous les communistes, mais surtout emmenés par une femme d'exception, d'une grande probité, qui a fait un travail remarquable au service du sport et de la jeunesse, lorsqu'elle était ministre : Marie- Georges BUFFET. Ajouté à cela l'excellence des articles de l'huma Hebdo, que j'ai commencé à acheter par curiosité. Je me suis dit ensuite : j'ai enfin trouvé " mon journal " et, depuis 5 mois, je ne manque pas un numéro. C'est en lisant l'Huma que je me suis " converti ", le seul parti politique anti-libéral, c'est le PCF, " alors je veux en être " ! Depuis le 22 mai, je suis communiste, à ceux qui me renvoient au passé " soviétique " du parti, je leur réponds qu'on ne reproche pas sans arrêt aux Chrétiens l'Inquisition, l'alliance du sabre et du goupillon dans la colonisation, ou le silence de l'église face au nazisme.
Alors à 51 ans, je suis communiste et content de l'être, j'assume tout le passé de ce parti le plus glorieux (et il le fut) et le moins glorieux (il n'a aucun sang sur les mains), comme une aventure humaine qui avance, plus riche de ses erreurs pour l'intérêt de l'avenir de l'homme.
Car c'est bien cela dont il s'agit, créer une société plus humaine.



Steve BONNVIE