La Dépêche de l'Aube n°724 du Jeudi 7 août 2003 La Dépêche de l'Aube n°724 du Jeudi 7 août 2003

La dépêche de l'Aube n°724 du Jeudi 7 août 2003

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Ecole
Des réponses politiques fortes sont nécessaires

L’école est malade! Chacun s’accorde à le souligner. Encore faut-il ne pas se tromper sur le diagnostic.
L’école n’est pas malade d’un excès de pédagogie et de laxisme comme l’affirme le ministre.

Ce sont bien les politiques libérales mises en oeuvres qui en sont la cause. L’école souffre des mêmes maux que la société, des inégalités et des injustices générées par la loi de l’argent. La fracture scolaire dont parle le ministre Luc Ferry est bien réelle mais elle ne doit rien à la fatalité.
Fracture scolaire
De quels milieux sociaux proviennent les 158 000 jeunes qui ont, l’an dernier, quitté le système scolaire sans formation et sans diplôme ? A quels milieux appartiennent les 15 % des élèves qui, en 6ème, n’ont pas acquis la maîtrise de l’écriture et de la lecture ?
L’échec scolaire comence à l’école primaire, se poursuit au collège et aussi à l’université. Que dire de tous ceux qui renoncent dès la première année. Reflet de la crise,.la crise du système éducatif perdurera tant que l’on ne se donnera pas les moyens de lutter à la fois contre les inégalités scolaires et les inégalités sociales, tant que l’on persistera à rester rivé au dogme de la réduction de la dépense publique. Or, la voie choisie par le gouvernement Raffarin, c’est le retrait de l’Etat envisagé avec la décentralisation. C’est ce que n’acceptent pas les enseignants, comme en témoignent les mobilisations en cours. Les menaces sur les retraites, la réduction annoncée des moyens (moins 5 600 postes au plan national dès la prochaine rentrée) exacerbe l’exaspération déjà forte, due aux conditions dans lesquelles ils exercent leur profession.
Le Parti communiste apporte son soutien aux luttes des enseignants, ses militants en sont partie prenante.
L’école coûte trop cher
Nous voulons aussi assumer nos responsabilités politiques. Ces mouvements ne rendent que plus impétueux le débat d’idées sur les transormations à engager. Cela suppose en premier lieu de dénoncer la politique du gouvernement Raffarin, caractérisée d’abord par la réduction de la dépense publique. «On doit sortir de l’illusion que l’augmentation indéfinie et sans nuance des moyens suffit à résoudre les difficultés», écrit Luc Ferry dans son livre, Lettre aux enseignants. Il ajoute : «Il faut que les établissements scolaires acceptent de passer d’une logique de l’accroissement indéfini des moyens à une logique de l’amélioration des résultats».

Outre que l’accroissement du budget de l’éducation nationale ne progresse ces dernières années que par l’évolution de la masse salariale et les retraites, l’objectif est clair : les dépenses budgétaires n’ont pas résolu les problèmes de l’école, donc elles ne sont pas nécessaires. C’est la première fois qu’un gouvernement ose assumer le choix de la régression. Ces réductions ont un contenu de classe, elles ne frapperont pas indistinctement tous les publics scolaires. Elles accroîtront encore les inégalités; ce sont encore les enfants des milieux populaires qui en souffriront le plus.
Ordre moral
Le projet Ferry/Raffarin, c’est aussi le retour à l’ordre moral, le tout répressif, «la racine du mal, c’est une poussée individualiste qui met l’école en difficultés. L’esprit de Mai 68 qui conduit au laxisme», écrit encore Luc Ferry.
La violence à l’école, l’absentéïsme, l’échec scolaire ne sont plus appréhendés à partir des causes sociales, mais sous l’angle de la responsabilité individuelle.
Que faire ?
Quelques réponses

Vouloir transformer l’école, c’est persister à dire qu’il n’y a pas d’inégalités naturelles, la réussite implique de développer au maximum les capacités de chacun pour qu’il puisse s’approprier les savoirs, en perpétuelle évolution, indispensables à la vie citoyenne, démocratique et professionnelle de notre temps.
C’est ne rien lâcher sur la gratuité; une gratuité effective. Ce qui implique un investissement de l’état à hauteur de 6 à 7 % du PIB.
C’est la lutte pour les moyens afin de faire autre chose, transformer le système éducatif pour qu’il s’ouvre aux réalités, aux attentes, aux besoins des milieux populaires.
C’est parier sur le service public de l’éducation nationale et sur la professionnalisation de son personnel, ce qui pose la question du recrutement, de la formation, de la laïcité.
C’est l’école ouverte sur les technologies, garantissant appropriation du savoir, travail, formation tout au long de la vie.
Les communistes continueront à participer ou à soutenir toutes les initiatives qui permettent de défendre, de développer et de transformer le service public d’éducation.
Ce sont là des choix de société.


L’appel pour la Dépêche de l’Aube

30 000 euros d’ici la fin de l’année

Notre hebdomadaire a besoin d’une aide financière exceptionnelle et urgente pour faire face à d’importantes échéances, pour poursuivre sa publication et assurer son avenir.

Une souscription est lancée, ainsi qu'une nouvelle campagne d'abonnements. Des prêts sont sollicités auprès des amis du journal.De tous temps, faire vivre La Dépêche de l'Aube à été une volonté et un combat de ses rédacteurs, de ses diffuseurs, de ses lecteurs, et des communistes de l'Aube. Le pari de faire vivre, quoi qu'il arrive, un journal communiste dans le paysage de la presse départemental à jusqu'à ce jour été tenu.
En ce début d'été 2003, nous sommes face à un nouveau défi : celui de rassembler rapidement les fonds dont notre journal à absolument besoin pour les 6 mois à venir.
Ne le cachons pas il s'agit, dans la période actuelle, d'un défi difficile. Les besoins financiers de La Dépêche sont importants, en moyenne de l'ordre de 5 000 € par mois.
Pourquoi une telle situation ?
Notre titre a subi ces dernières années des diminutions de ressources très importantes, notamment dans le domaine de la publicité. Dans le même temps les charges de fabrication et de diffusion ont augmentées fortement, les frais postaux par exemple. Nous avons également été victime de la liquidation d'un de nos débiteurs importants, ce qui a détérioré notre trésorerie. C'est tout cela qui a conduit à un endettement qui n'était plus supportable. Avec la volonté de tout mettre en œuvre pour préserver la voix originale de la Dépêche de l'Aube nous avons pris une série de mesures qui ont permis de continuer la publication du titre :
- réductions jusqu'à la limite du possible de toutes les charges (réduction de la pagination, salaires, appel au militantisme pour la mise sous bande du journal)
- recherche de nouvelles ressources en développant notamment le nombre de nos abonnés.
- résorbtion de notre endettement.
Avec ces mesures, une grande partie du chemin que nous avions à parcourir est effectuée et nous savons que. les conditions d'exploitation de La Dépêche de l'Aube sont viables.

Reste la période difficile qui nous sépare de la fin de l'année. Les efforts que nous avons fournis pour notre désendettement ont mis à mal notre trésorerie. Sans apports financiers rapides il nous serait impossible de faire face à toutes nos échéances jusqu'à la fin de l'année. Des moyens financiers importants et exceptionnels doivent donc être trouvés pour passer ce dernier cap, pour que la sortie de la Dépêche soit assurée, pour pouvoir de nouveau travailler à son développement. Ces moyens nous n'avons pas d'autres solutions que de les solliciter auprès des lecteurs de notre journal, des communistes et de leurs amis, des progressistes qui souhaitent que la Dépêche puisse continuer de s'exprimer, assurant ainsi les conditions d'un véritable pluralisme.
Nous lançons donc un appel à tous ceux qui n'ont pas encore régularisé leur abonnement 2003, 30€ / an pour qu'ils le fassent rapidement. Pour l'existence de la Dépêche, il s'agit là de la ressource essentielle, celle de ces lecteurs. L'importance des sommes que nous avons à rassembler dans de brefs délais nous amènent à lancer également une souscription exceptionnelle. Enfin, nous sollicitons auprès des amis de notre journal des prêts sans intérêt qui pourront être remboursés courant 2004.
Face aux attaques du MEDEF et du Gouvernement Raffarin et à quelques mois de scrutins politiques importants : élections cantonales, régionales et européennes, nous avons plus que jamais besoin de notre journal.

Merci de votre aide pour que vive la Dépêche de l'Aube


Jean Lefèvre, gérant de la Dépêche de l'Aube
J-P Cornevin, secrétaire départemental du PCF
Pierre Mathieu, Conseiller régional
Joë Triché, Conseiller général
Contact : par retour E mail, Tel 03 25 73 43 40
22ter ave Anatole France 10000 TROYES


Une date à retenir
Samedi 30 août
Barbecue géant

Dans le même cadre champêtre que l’an dernier entre Brévonnes et Blaincourt, par la route d’accès D124, (suivre fléchage pique-nique PCF)
avec la participation de : Roland JACQUET Trésorier national du PCF
De 11h30 à 13h Intervention de Roland Jacquet et débat avec les participants
Ensuite, apéro, barbecue, Après-midi récréative : tombola... etc..

Humeurs

Démocratie à la Nogentaise...

"Destin tragique pour le journal « l'Echo Nogentais" livré pieds et plumes liés à la horde sauvage communiste." (1)
Jusqu'ici, l'Echo nogentais était un bon petit journal pépère qui chaussait de bonnes grosses pantoufles et fumait sa pipe au coin du feu. Son directeur Gérard Ancelin en avait fait un havre de paix, de charme et de gentillesse. On pouvait le donner à lire aux communiantes. Certaines harengères d'Intermarché l'utilisaient pour emballer le poisson qu'elles tendaient aux clients, vous dire la propreté et l'innocence du bulletin. Les dentistes le mettaient au-dessus de la pile des revues avant toute intervention délicate, pour faire des économies d'anesthésique. Dans ce magazine, pas de crimes, pas de mauvais garçons, pas de prostituées (2), pas d'usines qui ferment (ou alors pour les vacances), pas d'ouvriers en colère, et surtout, c'était là sa réussite, pas de politique ! La politique, Ancelin le dit, ça gâte tout. Ça dresse les gens les uns contre les autres. Ça fout la merde. C'est désolant la politique. Et tant qu'Ancelin vivra, il sera le chien de garde de la pensée carrée et orthodoxe, la pensée pure qui ne fait pas de politique. D'ailleurs Ancelin est assez grand pour penser tout seul, comme un grand, à l'abri de la politique.
Aussi les Nogentais (et taises) étaient-ils heureux en ce temps-là, ce temps d'avant Levasseur, d'avant les cocos, d'avant le péché originel. Quand on rentrait du boulot, hého, hého, on voyait de loin le "produit" pasteurisé, ancelinisé, sortir de la boîte aux lettres, on se sentait déjà en train de boire son petit tilleul-menthe et de participer pépèrement à la vie de la cité radieuse nogentaise, l'Eden quasiment.
Mais arrive Levasseur, coco comme pas deux, copain cochon avec les cocos "d'une ville pas très loin" qui ont comme dit le maire de Nogent "terni l'image" de leur ville et qui l'ont "laissée exsangue après un vrai travail de sape". (3) On comprend dès lors la noble colère du premier magistrat. Il sonne le tocsin. Il alerte le peuple. Aux armes, citoyens, les rouges sont aux portes. Dressons les barricades des "paramètres rédactionnels", filons leur une feuille volante (4) puisque la loi nous oblige à les laisser parler. Surveillons, censurons, blâmons, dressons des piloris. La démocratie exige cette purification, cette épuration !
Ainsi va la démocratie bourgeoise à Nogent, la démocratie à la feuille volante, qu'on peut voler aux citoyens, qu'on peut retirer ou ajouter selon le bon vouloir du prince, et arracher à l'histoire et à la démocratie.


Malicette

(1) Une loi déjà ancienne oblige les collectivités à donner la parole à l'opposition dans leurs publications. C'est ce qui se fait à Reims depuis longtemps, à Troyes depuis peu et qui n'est pas encore en honneur au Conseil général de l'Aube malgré la demande réitérée de Joë Triché.
(2) On y a lu cependant des bouts de la vie de la jeune Camille Claudel dont on sait qu'elle forniquait avec ce vieux cochon de Rodin.
(3) La ville en question n'est pas citée : on pense à Hiroshima ou Pompéi, à l'Atlantide sans doute ou à Romilly peut-être.
(4) Feuille intercalaire que le maire "accorde" à l'opposition et qui permet aux lecteurs du bulletin municipal, selon l'expression de G.Ancelin de la foutre en l'air plus facilement.
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Ecoutez-voir....

...ANGE ET BETE

La mort de Marie Trintignant actrice talentueuse et belle nous émeut tous et son meurtrier nous révolte.
Malgré un battage médiatique effronté, doit-on en rester à ces réactions primitives qui nous font plaindre la victime et condamner le coupable ? La jalousie, la colère, la vengeance sont à ce qu'il paraît, des restes d'animalité, mais ces passions habitent dans les tripes de l'homme, certains diront dans son cœur et même dans sa culture. Qui peut affirmer qu'il est à l'abri d'un geste désespéré, vengeur, inhumain ? Un tel croira par un geste extrême sauver sa vie, son honneur, que sais-je…Des milliers de gens auraient serré le cou de Patrick Henry avec volupté.
Il est possible que le chanteur de Noir Désir soit un vulgaire macho violent aux actes injustifiables, mais doit-on lui retirer son autre part d'humanité qui lui faisait chanter la justice et l'amitié et lutter contre le racisme ? Dans chacun de nous il y a l'ange et la bête disait Pascal. Il faut craindre que certains exterminent l'ange en pensant écraser la bête.


J. L

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Commémorations dans l'Aube

Vendredi 22 août : Baudement, Saint Just, Romilly et Crancey (cérémonies devant les tombes des fusillés de Creney) ;
Dimanche 24 août à 10 h 30 devant le cimetière de BUCHERES, la commune commémore le massacre de 68 civils par la 51e brigade de Waffen-SS.
Lundi 25 août : Libération de TROYES, cérémonies à la Bourse, la gare, la mairie, sur la place Patton, au Monument de la Résistance etc.
Mercredi 27 août : Précy St Martin, 28 août : Mesnil St Père, 30 août : Chauffour les Bailly. 24 ou 31 août : Creney. 31 août Lusigny

La Dépêche : Une vieille dame toujours jeune
La naissance du quotidien communiste

Le 7 décembre 1920 paraissait le premier numéro de La Dépêche de l’Aube.
René Plard, qui venait d'être nommé secrétaire de rédaction, insistait sur l'originalité du journal ouvrier naissant.
"Il y a sur notre place assez de porte-plume de la bourgeoisie pour que nous puissions avoir la prétention de prêter la nôtre aux manants et aux rustres, artisans de tant de richesses qui ne leur profitent point..."
Premier quotidien aubois de la presse ouvrière, La Dépêche nait dans des conditions originales, à 18 jours d'un congrès dont les décisions seront détermiantes pour l'avenir du mouvement ouvrier français.
Le journal nait en pleine discussion pour savoir si le Parti socialiste (1) allait adhérer à l'Internationale communiste; c'est la grande question en cette fin d'année 1920. Le débat qui est dans le Parti socialiste est aussi présent dans le journal hebdomadaire ouvrier "Le Travailleur", celui qui a précédé La Dépêche. Le Travailleur, depuis septembre, est totalement absorbé par la discussion préparatoire au Congrès de Tours. Les différentes tendances s'affrontent. Plard, qui gardait le silence depuis deux mois, sort de sa réserve le 20 octobre : "Il faut que les socialistes français rejoignent l'Internationale communiste, car c'est la seule organisation de classe qui existe".(2)
C'est alors que se produit, du 15 octobre au 6 décembre, la grève de l'imprimerie. Commencée à l'imprimerie Arbouin (celle du "Petit Troyen"), la grève est suivie d'un lock-out patronal. Profitant du chômage qui sévit à ce moment dans l'imprimerie française, le Petit Troyen et la Tribune de l'Aube engagent des jeunes venant d'autres régions.
Les typographes réagissent aussitôt et décident d'éditer un journal par leurs propres moyens, c'est "Le Remplaçant Troyen" dont le "Travailleur" salue la naissance le 23 octobre.

Les ouvriers du livre ne se contentent d'ailleurs pas d'imprimer "Le Remplaçant", ils font eux-mêmes les articles, et lorsque la grève se termine le 6 décembre, "Le Remplaçant" cesse aussitôt sa parution, mais les ouvriers se sont prouvés qu'ils étaient capables de faire vivre un journal quotidien, rédigé par eux-mêmes. Cela va aider au succès de la souscription, lancée par les organisations ouvrières pour créer une imprimerie et un quotidien et annoncer dans les mêmes moments "nous venons d'acheter cette semaine pour plus de 150.000 francs de matériel pouvant tirer 6.000 exemplaires en 4, 6 et 8 pages à l'heure...".
Ce numéro du "Travailleur", 71è et 104è de la série "La Défense et le Travailleur" sera aussi le dernier, le Travailleur se retirant le 4 décembre et laissant la place à La Dépêche de l'Aube dont le premier numéro paraît le 7 décembre 1920.
Les efforts déployés par les militants de la Fédération socialiste et par les syndicats sont enfin récompensés.
Le choix de Plard comme rédacteur en chef est révélateur de l'orientation du mouvement ouvrier aubois, à quelques jours du Congrès de Tours, il montre que le courant favorable à la motion Cachin-Frossard(3) est devenu majoritaire dans le Parti socialiste.


Jeannette petitjean


(1) Avant 1920, le "Parti Socialiste" regroupait toutes les tendances de la gauche, incarnées dans le personnage charismatique de Jean Jaurès , assassiné en 1914.
(2) Un important ouvrage est en préparation sur cet homme politique d'avant-guerre.
(3) Celle qui préconise l'adhésion à l'Internationale communiste

Rubrique des lecteurs
ça grogne à la CFDT

Très récemment M Chérèque, premier responsable de la CFDT au niveau national déclarait : «...du moment où l’Etat garde la maîtrise de ses entreprises (...) peu importe le statut si c’est pour rendre l’entreprise concernée plus efficace dans un marché européen. Pourquoi pas ?»
De ces propos, on en extrait l'acceptation du démantèlement de plusieurs secteurs du service public. (EDF, Air France, la Poste, France-Télécom, etc) pour en arriver à la privatisation totale au lieu d'exiger une meilleure qualité au service des usagers.
Ca fait beaucoup pour un syndicaliste qui pour principe, se doit de veiller aux intérêts des salariés, surtout après l'accord avec le gouvernement sur les retraites et le statut des intermittents du spectacle.
Bof ! Après tout, pourquoi s'en étonner ? Des dirigeants successifs de cette centrale ont pas mal minimisé les coups portés par le Medef et les
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gouvernements de droite envers le monde du travail.
Pour ne citer qu'un seul exemple, celui de Nicole Nota, ancienne secrétaire générale qui partage une réelle amitié avec Monsieur Ribout, patron de Danone et de plus, apporte à ce dernier des conseils autorisés, notamment au moment de l'affaire LU.
Ca commence à grogner dur à la base de ce syndicat ! Certains disent : "Ceux qui nous mènent en bateau, nous qui transpirons à la rame, nous serons capables de les jeter par dessus bord ou de les forcer à quitter l'embarcation".
Autrefois, mon père disait : "Quand il y a du grain à moudre méfie-toi, par la suite à ne pas te laisser rouler dans la farine".
J'ai eu parfois le bec blanc dans ma vie, mais j'ai bien retenu la leçon. Et vous ?


William Ortelli

  • Epargne populaire moins rémunérée
  • Déremboursements de médicaments
  • Réduction de l’impôt sur la fortune

A la faveur de l‘été, le gouvernement vient de décider de baisser de 3% à 2,25% - soit d’un quart de son montant- la rémunération du livret A et de la plupart des produits d’épargne populaire
Après la mise en cause des retraites, celle du système d'indemnisation du chômage des intermittents du spectacle, le gouvernement poursuit dans le même sens en annonçant simultanément la réduction de la rémunération de l'épargne populaire et la baisse, voire à terme la suppression de l'impôt sur les grandes fortunes : deux cadeaux supplémentaires aux marchés financiers et aux plus favorisés des français. Dans le même temps le Ministre de la santé annonce le déremboursement par la Sécurité sociale de 84 nouveaux médicaments.
Le gouvernement justifie la réduction très forte de la rémunération du livret A par les besoins de financement des HLM. Cet argument ne tient pas. En diminuant le taux de rémunération du livret A, c'est à dire son attractivité, cette mesure va surtout diminuer le volume de l'épargne disponible pour le logement social. Une fois de plus, les marchés financiers seront les seuls gagnants de ce mauvais coup.
Il prétend que la baisse de l'Impôt sur les grandes fortune servira l'investissement. Mais on n'a jamais vérifié que les cadeaux aux plus riches, aient eu une quelconque influence positive pour l'emploi et la formation.
En déremboursant 84 nouveaux médicaments après avoir en avril dernier, baissé de 65% à 35% le remboursement de 616 produit qualifié "à efficacité

modérée", le gouvernement se targue de réduire les dépenses de santé mais la réalité est autre : en fait c'est une attaque globale qui est engagée contre l'Assurance maladie avec pour objectif de contraindre les assurés sociaux à payer de plus en plus pour accéder aux soins et aux médicaments, soit directement, soit par des hausses de cotisations à leurs mutuelles ou des tarifs de leurs contrats d'assurance. C'est tout notre système de solidarité et de sécurité sociale qui est mis en cause. C'est un recul de civilisation sans précédent.
Par leur nature ces mesures s'inscrivent dans les projets, annoncés par le Président de la République et mis en œuvre sous son impulsion, d'adaptation de notre société aux exigences de la mondialisation ultra-libérale, conformément aux diktats du Medef.
Pour continuer ensemble
Je souhaite être informé-e des initiatives du Parti communiste français
Je décide d'être membre du Parti communiste français
Je verse………………. Euros (chèque à : association nationale de financement du PCF)
Ces nouvelles agressions annoncent de nouvelles et puissantes mobilisations. Elle appellent également un engagement clair et déterminé des forces de transformation sociale. Les communistes feront tout pour contribuer à leur rassemblement, pour aider aux ripostes nécessaires et ouvrir des solutions politiques répondant au attentes et aux exigences populaires.