La Dépêche de l'Aube n°722 du Jeudi 24 juillet 2003 La Dépêche de l'Aube n°722 du Jeudi 24 juillet 2003

La dépêche de l'Aube n°722 du Jeudi 24 juillet 2003

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A Troyes comme partout en France et dans le monde contre la guerre en Irak.
Contre les projets Raffarin
Prenons la politique en mains
Retraite : une loi voté par la droite contre l’avis du peuple.

Depuis des mois, nous sommes des millions à manifester, à faire grève ou à soutenir les luttes, pour la paix en Irak, ou contre les projets du gouvernement et du MEDEF : retraites, école, éclatement de la République, atteintes aux libertés, etc.
Maintenant, la création est en ligne de mire ; le système des indemnisations chômage des intermittents du spectacle est menacé. Les libertés syndicales, les militants également. José Bové en paie le prix. Sur EDF-GDF, l’assurance maladie, planent déjà de graves dangers..., etc.
C’est un véritable bras de fer § La droite profite de la faillite de la gauche, de ses divisions, de la montée de Le Pen pour faire éclater le cadre républicain, remettre en cause tous les acquis sociaux et démocratiques. La France, sa culture, ses solidarités, son niveau de vie, son rayonnement sont en danger.
Vers quel monde, quelle société, allons-nous ? Ou bien se résigner à davantage d’inégalités, de violence, de concurrence dans un monde soumis à a loi de la jungle capitaliste ? Ou bien avancer vers plus de liberté, de solidarité, d’égalité, de justice et vers la paix ?
C’est l’été. Mais impossible d’oublier ces questions. L’enjeu est trop important. Nous ne pouvons pas laisser faire cette politique dévastatrice
L’ampleur du mouvement social met la gauche face à ses responsabilités.
Comment faire face à une droite disposant de tous les leviers du pouvoir ? Comment la détermination et la combativité du mouvement social peuvent-elles déboucher sur des victoires ?
Nous avons toutes et tous entendu ces questions pressantes : qu’a fait la gauche ? Quelle perspective propose-t-elle aujourd’hui ? Comment garantir une véritable alternative politique ? Comment empêcher une nouvelle déception qui ferait encore grossir (jusqu’où ?) les scores d’une extrême droite à l’affût ?
Il est urgent de trouver ensemble des réponses efficaces et durables.
Tirer les enseignements du passé
Hier, la gauche n’a pas su répondre aux attentes populaires. Toutes les forces politiques n’ont pas tiré les enseignements de la sanction du 21 avril. Elles restent divisées sur les solutions.
Les communistes pensent qu’il y a deux voies sans issue : faire comme si rien ne s’était passé et reconduire une sorte de nouvelle «gauche plurielle» ; ou laisser le terrain politique à la droite en s’enfermant dans une pure protestation.

Il s’agit de construire et rassembler tout autrement sur la base des exigences exprimées dans les luttes, les forces anti-libérales en France, en Europe et dans le monde.
Tous ensemble, mêlons-nous de la politique.
Pour sortir de l’impasse, les salariés-e-s et les citoyens-ne-s doivent prendre eux-mêmes la politique en mains, dire ce qu’ils et elles veulent et mettre toutes les forces de gauche devant leurs responsabilités.
Aujourd’hui, la politique se meurt d’être coupée du peuple, d’être l’affaire de prétendus spécialistes. A force d’être ignorés ou méprisés, beaucoup de femmes et d’hommes ne votent même plus, laissant le terrain aux puissants de ce monde.
Pour inverser cette tendance dangereuse, il faut permettre à toutes celles et tous ceux qui le souhaient d’intervenir directement. Quelle que soit votre sensibilité ou vos engagements, participez, débattez, faites-vous entendre !
Inventons une nouvelle façon de faire de la politique qui permette aux citoyen-ne-s de participer aux décisions, et, de façon permanente, d’en contrôler la mise en oeuvre. Décidons ensemble de tout : des choix rompant avec la logique actuelle comme des conditions d’une perspective nouvelle à gauche, jusqu-aux alliances et accords électoraux.
Les communistes s’engagent au service de cette pratique politique participative
Le Parti communiste, ses militant-e-s, ses élu-e-s, son journal l’Humanité, son expérience, sont à votre disposition pour défricher avec vous cette démarche nouvelle.
Dans tout le pays, nous allons organiser des forums citoyens ouverts. Nous sommes disponiblres pour participer à toute initiative dans ce sens.
Nous y serons pour échanger, exprimer nos idées, nos convictions et entendre les vôtres, construire ensemble.
Toutes les forces de gauche, partis, syndicats, associations, collectifs citoyens, y seront invités à y contribuer sur un pied d’égalité.
Chacun, chacune pourra ainsi se faire une opinion et la faire entendre. Et toutes les forces de gauche devront en tenir compte.



La Fédération de l’Aube du PCF

Pour museler le mouvement social
La tentation autoritaire

Déferlement de force pour embastiller josé Bové ; arrestation dans le Nord de quatre salariés d’une entreprise anciennement dirigée par un homme devenu depuis député UMP ; limogeage du préfet de la Haute-Corse qui paie l’accueil peu enthousiaste réservé par les habitants de Bastia à MM. Raffarin et Sarkozy ; rafle tonitruante de près de deux cents Moudjahidin du peuple iranien, réfugiés politiques depuis vingt ans ; manière forte à l’égard des intermittents du spectacle.
On retrouve toujours la patte du ministre de l'Intérieur dans l'énumération de ces quelques faits d'arme en moins d'une semaine. Une parfaite cohérence relie toutes ces mauvaises actions et bien d'autres encore… comme l'acharnement mesquin à vouloir faire payer le plus cher possible les journées de grève aux salariés du secteur public, ou les manifestants traînés devant les tribunaux, au lendemain des mobilisations contre la contre-réforme néolibérale des retraites.
Lorsque l'on assemble toutes les pièces du puzzle, l'on voit clairement se dessiner la tentation autoritaire. Fini les rondeurs poitevines des premiers temps, quand le nouveau chef du gouvernement voulait faire oublier son parti d'origine, la très droitière Démocratie libérale d'Alain Madelin, l'heure est aujourd'hui plus rugueuse, à la manière d'un Alain Juppé qui essaie de justifier la répression tous azimuts au nom du respect de l'autorité de l'État. Et nous tous qui nous inquiétons du climat de criminalisation de la contestation sociale, de l'action syndicale, nous sommes, à entendre le président de l'UMP, déjà proches de la dissidence, voire de la délinquance. De nombreux citoyens, attachés aux valeurs de la démocratie, ont été révoltés par la violence inouïe déployée contre le leader de la Confédération .

paysanne. Présenter à l'opinion un tel spectacle, n'était-ce pas contre-productif, une bévue relevant du penchant sarkozien au grand spectacle ? Rien n'est moins sûr et cela n'en est que plus grave.
Tout se passe comme si le pouvoir, qui s'est révélé incapable d'emporter l'adhésion des Français sur le projet Fillon, bousculé par un mouvement social loin d'avoir livré sa dernière bataille, tente de se livrer à une politique d'intimidation pour juguler la contestation. Faire peur pour imposer ses choix, d'autres s'y sont essayé avant lui, avec les drames et l'insuccès que l'on connaît. Faute de convaincre l'opinion, l'objectif poursuivi semble bien être de se caler sur les "attentes" d'un électorat de droite que l'on suppose avide de revanche. Foin des thèmes de la justice et de la cohésion sociales, "la loi et l'ordre" devient le slogan à la mode. On comble d'aise tout ce que la France compte de réactionnaires déterminés, de conservateurs endurcis et d'extrémistes de droite. Dans la perspective d'une rentrée sociale qui ne s'annonce guère atone, et des échéances électorales de 2004 (régionales et européennes), la droite veut se renforcer en se durcissant, en lorgnant sur le terrain idéologique de Le Pen.
Cette inquiétante dérive vers un autoritarisme de plus en plus assumé fait peser de réels dangers à la démocratie, elle n'en traduit pas moins une faiblesse de la part du gouvernement. Il n'est décidément pas facile de formater notre pays dans le moule néolibéral. Pour preuve, ce printemps 2003 qui a vu descendre dans la rue des centaines de milliers de salariés du public et du privé contre les projets de la droite.

 

Accélérer la diffusion de la fête de l'humanité
12-13-14 Sept2003
Diffusion de la vignette par section
Bar-sur-Aube : 3 Romilly-sur-Seine : 32 Bar-sur-Seine : 28 Troyes : 52
Brienne-le-Château : non communiqué

La grande scène en effervescence
Vendredi 12 septembre : Zedda...Noir Désir et Angel Parra
Samedi 13 septembre : Jean-Louis Aubert Lo’Jo Massilia Sound System Arno Zazie
Dimanche 14 septembre : Marc Lavoine
La vignette-bon de soutien au prix de 13 € est disponible à la fédération de l’Aube du PCF et auprès des militants communistes...

Humeurs

Pas de politique...

Les hommes politiques de droite ont un talent considérable pour vous faire croire qu'ils ne font pas de politique. Ils feront de la gestion, de l'humanitaire, du développement, mais pas de politique. Pour M. Adnot, Président du Conseil Général, ne pas faire de politique est la vertu des vertus. Il rappelle à l'occasion à l'opposition comme il est malséant et même grossier d'amener la politique dans l'enceinte du Conseil. On est entre gens de bonne volonté, bon dieu. Lui n'en fait pas ; il gère, il crée des emplois, il subventionne, il applique les directives gouvernementales de ses amis du gouvernement. Ils sont de droite ? Et alors ! Ce sont nos députés et notre gouvernement !
Il lui arrive cependant d'aborder ce sujet mais rarement et seulement sur de grands dossiers, et si l'opposition communiste a montré quelque animosité sur un dossier. Dans le N° 45 d'Aube Nouvelle, il a plaidé la cause de la décentralisation, sauce Raffarin. Il a vanté les investissements du département dans les collèges depuis 20 ans et le transfert de 3 nouveaux secteurs : médecine scolaire, assistantes sociales, personnel Atos. Emporté par son élan, il n'a pas pu éviter un coup de patte " au petit nombre de professeurs très politisés et faisant grand bruit, à vouloir tromper le monde en jouant sur les peurs. "
La loi du 27 février 2002 oblige M. Adnot à réserver un espace à tous les groupes politiques dans l'Aube Nouvelle. Mais M. Adnot connaît son tempérament querelleur. C'est pour ne pas se laisser aller à cette petite faiblesse ridicule qu'il évite soigneusement de donner la parole à l'opposition.


Malicette.

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Festival en Othe
A Tonnerre, l'opéra de quat’sous fait recette

Écrite en 1928, cette pièce subversive de Bertolt Brecht fit le tour du monde.
C'est d'abord une moquerie de l'opéra, de Haendel en particulier et de l'italien en général, mais aussi une satire d'une société perverse, fourbe, arrogante et folle. La musique de Kurt Weil elle-même, a transformé les oreilles contemporaines par un style à la fois populaire et savant, bouffon et racé. La complainte de Mackie est une mélodie simplette reprise mille fois par les orchestres de jazz tandis que l'air de Polly est d'un raffinement extrême.
Ce faux opéra de Brecht n'est pas non plus une opérette et demande de grandes qualités au metteur en scène, aux acteurs, chanteurs et musiciens. Un faux-pas dans le ton et tout s'écroule. Brecht est encore dans sa phase anarchiste mais déjà le didactique montre le bout du nez. Cet opéra des gueux et des grandes gueules met en scène des truands qui se comportent en bourgeois, des putains qui sont de parfaites femmes du monde et réciproquement. Évidemment, un esprit simple peut s'y perdre tant la satire paraît démesurée et peut-être même que les salauds ne se sentent pas visés tant la caricature est féroce. " Je cherche un criminel et je trouve le chef de la police !" " Donnez-nous d'abord à bouffer, disent les gueux et ensuite faites-nous la morale ! "
La musique chante l'amour ou l'héroïsme en y mêlant l'obscénité ou la cruauté. Il s'agit de saper nos convictions, de remettre la réalité sur ses pieds. C'est une musique qui chasse le narcotique et le sirupeux. Certes, les traits sont renforcés, le miroir est déformant, il y a de la bouffonnerie, de la gaudriole, le faux-cul doit s'y sentir mal à l'aise, mais quel jeu de massacre.
Olivier Desbordes et sa Compagnie Opéra Éclaté ne manque ni de talent ni de conviction. Desbordes avait déjà monté Carmen pour lui redonner sa dimension " rugueuse ". Il élague là encore le Brecht déjà rude avec une troupe très rentre-dedans, tempérée par des chanteurs d'excellents niveaux dont on peut regretter que certains ne soient pas d'aussi bons comédiens. On pourrait aussi critiquer le son tournant de la belle salle de l'Hôtel Dieu, peu propice aux spectacles musicaux.
Ce spectacle restera dans les grands moments du Festival en Othe qui réussit, années après années, difficultés après difficultés, à draîner un public large, amateur et curieux.

Demandez l'programme.
Vendredi 25 juillet : 10 :30, Isabelle BAL, conte pour jeune public, AIX.
14 : 30 Sylvain LUC, guitare solo jazz, JOIGNY, jardin du château des Gondi
19 :30 Bernard DIMEY dit et chanté à AUXON, salle des fêtes.
Samedi 26 juillet : 19 à 24 h : Grand cabaret de clôture à AIX sous Granpito. 15 €, buffet compris.

Jean Lefevre

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Hors-série L’HUMANITE :

Le Tour (1903-2003)
Une histoire de France
En vente au siège de la Fédération de l’Aube du PCF 22 ter, avenue A.-France - TROYES - 8 €

Une institution, une République, une " vélorution " !
Malgré les scandales récents, la Grande Boucle n'a pas totalement perdu son aura d'onirique événement littéraire. Le Tour de France reste un peu le Tour d'enfance, chaque année renouvelée. Un livre d'images à destination des peuples : car ce Tour légendaire n'est pas seulement le patrimoine national qu'on imagine, il est devenu aussi un patrimoine de l'humanité
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Par Jean-Emmanuel Ducoin Rédacteur en chef exécutif de l'Humanité
(*) Extrait du hors-série de l'Humanité, le Tour, une histoire de Frances

L’eau :
un bien commun qui exige une maîtrise sociale au niveau planétaire

Leau est un bien commun de l’humanité, un patrimoine mondial.
Dans le Monde, pourtant, plus d’un milliard d’individus n’ont pas accès à l’eau potable. Ils seront 3 milliards en 2020 si rien ne change. La mauvaise qualité de l’eau tue, chaque année, plusieurs millions de personnes. Les réserves naturelles d’eau douce disparaissent. Rivières et fleuves deviennent des déversoirs de dé-chets.
En France, la domination des grands groupes privés sur la fourniture de l’eau potable (Vivendi-Environnement, Suez-Lyonnaise des eaux, Bouygues) est écrasante. Ils engrangent un profit captif dès que le robinet coule, totalisent 4,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires et livrent une guerre économique sur le marché international de l’eau. Les consommateurs payent une ardoise de plus en plus lourde. La facture d’eau s’est accrue à un rythme de très loin supérieur à l’inflation depuis 1988. La qualité de l’eau demeure pourtant en deçà des normes européennes.
Les multinationales veulent s’emparer d’un bien commun Aujourd’hui, des organismes internationaux privés - soutenus par des multinationales, des institutions internationales et des gouvernements (France, USA,

Canada, etc) ont tenu leur 3ème Forum Mondial de l’eau à Kyoto. Alors que, dans tous les pays, le besoin de construire des services publics démocratiques et décentralisés de l’eau se fait de plus en plus sentir, ses organisateurs veulent faire de l’eau une marchandise. Ils cherchent à exproprier les élus, les citoyens, les peuples des choix démocratiques, et en fin de compte de l’avenir de la planète. Le sort de l’eau ne peut plus se décider en dehors des populations
Aller vers une maîtrise sociale et publique de l’eau, source de vie.
Progresser vers une maîtrise sociale et publique de la protection de la qualité de l’eau et des zones humides devient une exigence planétaire. Le PCF veut sortir l’eau de la logique de marchandisation, la partager pour réduire les inégalités, la protéger pour la survie de la planète. Il faut pour cela de nouvelles coopérations mondiales de développement et de paix. L’eau ne doit pas être le pétrole de demain : ni la richesse pour les uns et la pénurie pour les autres ni une source de guerres et de conflits territoriaux..

Proscrire les licenciements boursiers

Metaleurop, Air Lib, Matra, Péchiney...Depuis le début de l’année, l’annonce de plans sociaux se succède à une vitesse effrénée, condamnant des dizaines de milliers d’emplois en moins d’un trimestre.
Le postulat sacralisé par le MEDEF est le suivant : quel que soit le problème posé au chef d’entreprise, il trouve sa réponse dans l’ajustement du facteur travail. Cela génère ainsi des pratiques inacceptables, naguère dévoilées aux yeux du public par l’affaire Michelin, lorsque le groupe annonçait simultanément des bénéfices en hausse de 20 % et la suppression de 7.500 emplois, annonce suivie dès le lendemain d’une progression du cours de bourse à hauteur de 12 %. Cette technique de «l’enrichissement sans cause» , gonflant de façon démesurée la bulle financière spéculative, «devient peu à peu le mode de gestion dominant des entreprises cotées en bourse», observent Jacques DESALLANGRE et les autres membres du groupe communiste et républicain dans une proposition de loi (n° 802) enregistrée à la Présidence de l’Assemblée le 10 avril dernier. Il est plus que temps «de redéfinir la notion de licenciement.

économique en n’autorisant l’entreprise à y recourir que lorsque c’est une nécessité pour sa survie» étant entendu que «l’employeur ne peut être le seul juge de l’opportunité des licenciements. Ce pouvoir parfois exorbitant doit être encadré et contrôlé comme l’est toute activité humaine en société».
A cette fin, le texte propose un dispositif complémentaire de dissuation visant, dans le cas d’une entreprise prospère contrevenant à cette interdiction de licencier, à lui faire « supporter l’intégralité du préjudice qu’elle cause aux salariés et à la collectivité». Cela se traduirait par l’instauration d’une restitution sociale (versée à un fonds géré par la Caisse des dépôts) dont le montant, égal à la masse des salaires des personnels licenciés jusqu’à l’âge de la retraite, serait imputé sur le bénéfice distribuable aux actionnaires : «les licenciements boursiers par les entreprises prospères doivent dorénavant être proscrits et les actionnaires qui enfreindront cette règle doivent assumer leur responsabilité et le coût des dommages sur leurs propres deniers»..

Vindovera Bacchus

17 ans que ça dure, Vindovera a failli capoter faute de sang neuf. C'est fait grâce à un nouveau spectacle cousu de main de maître (de chapelle) par Gérard Fardet. Foin des reconstitutions historiques avec défilés de gueux à l'ancienne et pétards ! Foin des fonds sonores wagnériens et vénériens, aujourd'hui on veut de la comédie musicale. Vindovera conte le vin aubois, sa vigne phylloxérée (1880-1900)(1) et ses vignerons révoltés (1907), mais en chansons avec charges de cavalerie, tambours sur tonneaux, chœurs et danses de l'armée du vin rouge. Gros bémol avec l'arrivée de la pub sur la façade du château. Mais, bon, ce n'est pas la seule ni la plus grave pollution de nos jours avec le nouveau statut des intermittents du spectacle. J.L.
On rejoue " BACCHUS, divine mémoire de la vigne en Champagne " les 25 et 26 juillet à Vendeuvre-sur-barse, pour 13 € seulement. Soirées à 22 h 15.
(1) C'est le Troyen Charles Baltet qui a sauvé la vigne française du phylloxera..

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