La Dépêche de l'Aube n°721 du Jeudi 17 juillet 2003 La Dépêche de l'Aube n°721 du Jeudi 17 juillet 2003

La dépêche de l'Aube n°721 du Jeudi 17 juillet 2003

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L’appel pour la Dépêche de l’Aube
30 000 euros d’ici la fin de l’année

Notre hebdomadaire a besoin d’une aide financière exceptionnelle et urgente pour faire face à d’importantes échéances, pour poursuivre sa publication et assurer son avenir.
Une souscription est lancée, ainsi qu’une nouvelle campagne d’abonnements. Des prêts sont sollicités auprès des amis du journal.
De tous temps, faire vivre La Dépêche de l'Aube à été une volonté et un combat de ses rédacteurs, de ses diffuseurs, de ses lecteurs, et des communistes de l'Aube. Le pari de faire vivre, quoi qu'il arrive, un journal communiste dans le paysage de la presse départemental à jusqu'à ce jour été tenu.
En ce début d'été 2003, nous sommes face à un nouveau défi : celui de rassembler rapidement les fonds dont notre journal à absolument besoin pour les 6 mois à venir.
Ne le cachons pas il s'agit, dans la période actuelle, d'un défi difficile. Les besoins financiers de La Dépêche sont importants, en moyenne de l'ordre de 5 000 € par mois.
Pourquoi une telle situation ?
Notre titre a subi ces dernières années des diminutions de ressources très importantes, notamment dans le domaine de la publicité. Dans le même temps les charges de fabrication et de diffusion ont augmentées fortement, les frais postaux par exemple. Nous avons également été victime de la liquidation d'un de nos débiteurs importants, ce qui a détérioré notre trésorerie
C'est tout cela qui a conduit à un endettement qui n'était plus supportable. Avec la volonté de tout mettre en œuvre pour préserver la voix originale de la Dépêche de l'Aube nous avons pris une série de mesures qui ont permis de continuer la publication du titre :
- réductions jusqu'à la limite du possible de toutes les charges (réduction de la pagination, salaires, appel au militantisme pour la mise sous bande du journal ...
- recherche de nouvelles ressources en développant notamment le nombre de nos abonnés.
- résorbsion de notre endettement.
Avec ces mesures, une grande partie du chemin que nous avions à parcourir est effectuée et nous savons que.

les conditions d'exploitation de La Dépêche de l'Aube sont viables.
Reste la période difficile qui nous sépare de la fin de l'année. Les efforts que nous avons fournis pour notre désendettement ont mis à mal notre trésorerie. Sans apports financiers rapides il nous serait impossible de faire face à toutes nos échéances jusqu'à la fin de l'année. Des moyens financiers importants et exceptionnels doivent donc être trouvés pour passer ce dernier cap, pour que la sortie de la Dépêche soit assurée, pour pouvoir de nouveau travailler à son développement. Ces moyens nous n'avons pas d'autres solutions que de les solliciter auprès des lecteurs de notre journal, des communistes et de leurs amis, des progressistes qui souhaitent que la Dépêche puisse continuer de s'exprimer, assurant ainsi les conditions d'un véritable pluralisme.
Nous lançons donc un appel à tous ceux qui n'ont pas encore régularisé leur abonnement 2003 pour qu'ils le fassent rapidement. Pour l'existence de la Dépêche, il s'agit là de la ressource essentielle, celle de ces lecteurs. L'importance des sommes que nous avons à rassembler dans de brefs délais nous amènent à lancer également une souscription exceptionnelle. Enfin, nous sollicitons auprès des amis de notre journal des prêts sans intérêt qui pourront être remboursés courant 2004.
Face aux attaques du MEDEF et du Gouvernement Raffarin et à quelques mois de scrutins politiques importants : élections cantonales, régionales et européennes, nous avons plus que jamais besoin de notre journal
Merci de votre aide pour que vive la Dépêche de l'Aube


Jean Lefèvre, Gérant de la Dépêche de l'Aube
J-P Cornevin, secrétaire départemental du PCF
Pierre Mathieu, Conseiller régional
Joë Triché, Conseiller général

Faisons de la fête de l’huma
un cru exceptionnel

La fête de l’huma des 12, 13 et 14 septembre sera comme chaque année l’évènement culturel et politique de la rentrée. Sans doute encore plus que d’habitude..
Elle sera en effet le rendez-vous et le rassemblement de toutes les colères et protestations qui se sont exprimées depuis le début de l'année ; contre la guerre de Bush en Irak, contra la réforme des retraites de la droite et son projet de décentralisation. Sur ces trois questions qui ont marqué la vie sociale et politique depuis janvier, les Françaises et les Français ont dans toutes les enquêtes d'opinion exprimés majoritairement leur refus de ces mauvais coups de la droite chargée de mettre en œuvre la politique du Medef.
Aujourd'hui, se sont les intermittents du spectacle qui sont mobilisés en recueillant là aussi le soutien majoritaire de l'opinion publique. A quelques semaines du lancement de la réforme de la sécurité sociale annoncée et voulue par Jacques Chirac mais aussi de la tenue du Forum Social Européen Paris, St Denis, Bobigny, la fête de l'huma deviendra un Forum citoyen géant pour débattre et rechercher les voies d'une véritable alternative à cette politique ultra capitaliste.

Une alternative élaborée et maîtrisée de bout en bout par les citoyens eux mêmes afin de ne pas revivre les échecs récents.
Elle sera bien sur un moment extrêmement fort de solidarité internationale à l'égard des peuples et des mouvements progressistes qui combattent cette loi de jungle du profit et qui agissent pour tout simplement vivre dans la dignité. Elle sera aussi un moment culturel de très grande qualité, s’adressant à tous les publics. Mais pour en faire un cru exceptionnel, la situation sociale et politique l'exige, cela nécessite une mobilisation exceptionnelle des communistes et des amis du journal l'Humanité. C'est dès maintenant que son succès se construit avec la diffusion de la vignette bon de soutien qui permet d'assister gratuitement à tous les spectacles pendant trois jours mais aussi d'apporter son aide financière au journal qui en a bien besoin pour être le passeur d'idées permettant d'ouvrir de réelles perspectives autour des valeurs de Justice de Liberté, de Paix, de Solidarité et de Fraternité.

Joë Triché .

Fête de l'humanité
2003 12-13-14 Sept2003

La grande scène en effervescence
Vendredi 12 septembre : Zedda...Noir Désir et Angel Parra
Samedi 13 septembre : Jean-Louis Aubert Lo’Jo Massilia Sound System Arno Zazie
Dimanche 14 septembre : Marc Lavoine
La vignette-bon de soutien au prix de 13 € est disponible à la fédération de l’Aube du PCF et auprès des militants communistes...

Intermittents L’été sera chaud

Après l’accord signé par les employeurs et trois syndicats minoritaires non représentatifs des artistes et techniciens du spectacle vivant, du cinéma et de l’audiovisuel (CFDT, CFTC, CGC), le Medef se réjouit, le ministre de la Culture ne cache pas sa satisfaction et la CFDT claironne : «On a sauvé l’intermittence!». Comme les retraites ? De qui se moque-t-on ?.
Cet accord signifie la disparition immédiate de 35% des intermittents du spectacle, 60% à court terme. Plus explicitement, c'est la fin de centaines de petites compagnies, la fin de corps de métiers qui permettent de rendre possibles le rêve de théâtre et la magie du cinéma. Survivront quelques scènes, quelques plateaux, quelques grands noms. Et les autres ?
Il y a péril en la demeure. Car, au-delà de la seule survie de la profession, c'est l'avenir de la création qui est menacé. Tous ces petits ruisseaux invisibles qui font de la France le pays qui compte le plus de spectacles, le plus grand nombre de festivals, qui permet au cinéma de résister encore un peu à l'hégémonie des multinationales américaines et à des cinéastes du monde entier de tourner leurs films. Tout cela est possible grâce au régime de l'intermittence fondé sur la notion de solidarité avec les plus petits et que le Medef voudrait annihiler. Alors chacun y est allé de sa vieille rengaine sur "les abus», "les privilégiés". On stigmatise et pénalise les artistes et les techniciens du spectacle, responsables à eux seuls du déficit de l'assurance-chômage, mais on se garde de prendre la moindre disposition à l'encontre d'employeurs qui usent et abusent de l'intermittence plutôt que d'embaucher en contrat à durée indéterminée (CDI) ou en contrat à durée déterminée (CDD). Nul n'ignore que ces pratiques sont en partie responsables du déséquilibre que connaît le régime, mais le Medef se garde bien de faire le ménage dans ses propres rangs. Déjouer ces stratagèmes, proches de la fraude, permettrait pourtant d'apurer largement les comptes du régime des intermittents, ce qui probablement le sauverait en même temps que tous ceux qui donnent vie à la culture.
Les intermittents sont en colère. C'est peu de le dire. Leur mobilisation est forte. Des festivals sont menacés. On entend les cris d'orfraie des tenants du raffarinisme ambiant pour dénoncer "la prise en otages" des si gentils spectateurs qui ont payé leur place. C'est oublier que sans les intermittents, les si gentils spectateurs seront eux aussi chocolat.
Le ministre de la culture, Jacques Aillagon, a rejoint le camp du Medef, comme ses dernières déclarations le confirment.
Qu'il soit clair que si les festivals de l'été mordent peu ou prou la poussière, la faute entière en incomberait au seul gouvernement si, en cette matière aussi, il choisissait la régression pure et simple.

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Ecoutez-voir

...Intermittent
Hector Berlioz écrivait, il y a 150 ans :
«Si on pouvait vivre un siècle et demi, on finirait par avoir raison de ces gredins de cretins».«Est-ce qu’il ne pensait pas déjà aux gouvernants actuels et aux syndicats jaunes* ?» Cité par Ph. Cuisinier.

Jean Lefevre


....Deux justices
José Bové c’est quelqu’un qui veut sauver l’humanité. Il se bat contre les produits transgéniques dont le seul intérêt est de grossir les comptes en banque des firmes de l’agro-alimentaire. Mais José Bové reste en prison. «N’est-ce pas un citoyen comme les autres ?» (J. Chirac !)
Papon a été condamné pour crimes contre l’humanité. Il est libre. On lui a même redonné sa pension. Ce n’et donc pas un citoyen comme les autres..

Une de nos fidèles lectrices

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Hors-série L’HUMANITE :

Le Tour (1903-2003)

Une histoire de France

Une institution, une République, une " vélorution " !
Malgré les scandales récents, la Grande Boucle n'a pas totalement perdu son aura d'onirique événement littéraire. Le Tour de France reste un peu le Tour d'enfance, chaque année renouvelée. Un livre d'images à destination des peuples : car ce Tour légendaire n'est pas seulement le patrimoine national qu'on imagine, il est devenu aussi un patrimoine de l'humanité
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Par Jean-Emmanuel Ducoin Rédacteur en chef exécutif de l'Humanité
(*) Extrait du hors-série de l'Humanité, le Tour, une histoire de Frances

Les communistes et l’Europe

Pour un débat citoyen

Un an avant les élections européennes, le Conseil national du PCF a consacré une séance de travail à l’Europe.
La décision d'aborder dès maintenant le sujet n'est pas anodine. Les communistes veulent approfondir avec les citoyens et citoyennes les débats sur les propositions à avancer, ouvrir largement la discussion sur toutes les questions y compris celles concernant l'engagement des campagnes électorales et les éventuelles alliances à construire. Ces ambitions incitent à ne pas reporter à plus tard le moment d'entrer dans le vif du sujet. "Ce texte, ces propositions ne sont pas une fin mais un début et une base pour la réflexion et le débat que les communistes doivent mener avec nos concitoyennes et concitoyens", a insisté Gilles Garnier dans son introduction aux travaux du Conseil national. Et, tout en se gardant d'imposer des "devoirs de vacances", il appelait à faire parvenir des contributions individuelles et collectives à l'issue des forums qu'organisent dès maintenant les communistes, car, qu'il s'agisse de la réforme des retraites, de la décentralisation, du budget 2004 ou de la politique agricole, tous ces sujets d'actualité "ont un écho européen" et, soulignait Marie-George Buffet, "si on veut aller au bout des solutions, on ne peut pas éviter la question européenne".
Entrer dans le vif du sujet, c'est, pour Gilles Garnier, défendre une autre logique que celle d'une Europe "construite sur le modèle de puissance à l'américaine" et "concurrente des États-Unis sur le plan économique et

militaire". C'est défendre "un pôle de paix, de justice, de coopération avec le tiers-monde […], un autre modèle de relation que celui de la domination et de l'argent". "C'est en défendant ce point de vue que l'Europe sera écoutée dans le monde" affirme-t-il avant d'ajouter: "Alors non, définitivement non, nous ne devons pas céder à la facilité du rejet ou de l'abandon de l'Europe parce que nous rejetons sa construction actuelle".
L'Europe des peuples s'est donné un visage ces derniers mois. En se mobilisant, par-delà les frontières, pour défendre l'environnement suite à la catastrophe du Prestige, en se mobilisant contre l'intervention américaine en Irak, en protestant dans tous les pays de l'Union contre le démantèlement du système des retraites et contre les attaques faites à l'encontre des droits des salariés. En se rassemblant hier à Florence, à Evian, des milliers d'Européens commencent à dessiner les contours d'une Europe différente, réellement consciente de l'intérêt des peuples et de l'avenir de la planète. "Félicitons nous, a lancé Gilles Garnier, de l'entrée sur la scène européenne d'acteurs essentiels et pourtant oubliés depuis le départ dans la construction européenne: les peuples".
Demain, le débat des communistes sur l'Europe sera marqué par de grands rendez-vous, lors de la Fête de l'Humanité ou du Forum social européen de Paris/ Saint-Denis .

Irak
Enlisement meurtrier

Il est plus facile d'envahir un pays que de le coloniser. Les troupes américaines et britanniques en font l'amère expérience en Irak.
Les attaques meurtrières contre des militaires, les explosions d'oléoducs, les sabotages de générateurs électriques se multiplient.
Deux mois après que Georges Bush a proclamé la fin de la guerre, le nombre de GI tués approche la soixantaine. Au rythme actuel des accrochages, le nombre des victimes dans les rangs américains dépassera bientôt celui des pertes recensées avant la prise de Bagdad. Les Britanniques ne sont pas davantage épargnés que leurs collègues d'outre-Atlantique.
Ce regain d'hostilité se traduit aussi par un nombre important de morts irakiens, pas seulement parmi ceux qui ont participé à des opérations armées. Des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards meurent sous les balles, victimes "collatérales" d'un après-guerre qui porte bien mal son nom.
Alors, aux Etats-Unis, le doute tourne à l'inquiétude. La campagne de désinformation menée par l'entourage de Bush à propos des armes de destruction massive pendant les mois qui précédèrent le déclenchement de la guerre provoque toujours des remous dans les milieux parlementaires.
Bush est énervé et vient de s'en prendre aux "historiens révisionnistes" (sic) c'est-à-dire, selon son porte-parole, "ceux qui remettent en question la véracité des
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informations détenues par l'administration affirmant que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive". Mais, si le citoyen moyen, encore intoxiqué par le matraquage médiatique, ne se préoccupe guère des débats du Capitole, il commence à redouter un enlisement meurtrier. Jamais, depuis longtemps, on avait autant parlé du Vietnam qu'en ce début d'été sur les rives du Mississippi.
La déconvenue américaine est d'autant plus forte que la rapidité de la victoire avait démenti de nombreuses prévisions. La résistance de Bagdad n'avait pas eu lieu. La population, sans pour autant accueillir les Américains comme des libérateurs, n'avait pas défendu le régime de Saddam Hussein. Mais les plans coloniaux de l'administration américaine apparaissent de plus en plus contraires aux attentes du peuple irakien. Les services les plus élémentaires n'ont pas été rétablis. L'insécurité règne en maître. Le taux de chômage atteint 60%. Les forces d'occupation se soucient avant tout de la reprise pour le compte des compagnies américaines de l'exploitation du pétrole. Le droit à la souveraineté est refusé par une puissance occupante qui veut désigner elle-même la future direction irakienne.
En agissant ainsi, les Américains encouragent, sur fond d'exaspération populaire, la violence des derniers partisans de Saddam Hussein, qui veulent continuer à exercer une influence, et les visées des fondamentalistes les plus radicaux, qui rêvent d'instaurer un régime islamiste.