La Dépêche de l'Aube n°673 du Jeudi 15 Août 2002 La Dépêche de l'Aube n°673 du Jeudi 15 Août 2002

La dépêche de l'Aube n°673 du Jeudi 15 août 2002

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C’est le programme de “refondation sociale” du Médef qui est en train d’être mis en oeuvre par le gouvernement Raffarin.

Allégement des charges patronales

Abaisser davantage le coût du travail

Conformément aux voeux du patronat, la baisse des cotisations patronales sur les bas salaires sera la priorité du gouvernement à la rentrée.
François Fillon, le ministre du travail, l’a annoncé dans les colonnes du Journal du Dimanche : “L’enveloppe des allégements de charges patronales va augmenter. Ces allégements doivent permettre de compenser l’harmonisation du Smic. Elle augmentera même un peu plus, puisque l’objectif est de réduire le coût du travail. Je proposerai aux partenaires sociaux en septembre une refonte du système.” Le discours a le mérite d’être clair : au nom de l’alignement très progressif des Smic vers le haut, qui ne sera effectif qu’en juillet 2005, le gouvernement va poursuivre la politique d’abaissement du coût du travail sur les bas salaires lancée depuis plus de dix ans. Avec toujours le même argument jamais démontré : la création d’emplois. Et toujours le même silence sur le fait que ces allégements de cotisations tirent les salaires vers le bas et fragilisent la Sécu. Actuellement, les aides aux entreprises sous forme d’éxonérations de cotisations patronales représentent déjà 15 milliards d’euros par an. Plus de la moitié de cette enveloppe est liée aux lois Aubry sur les 35 heures. François Fillon veut “simplifier et redéployer” ces allégements - ces cadeaux au patronat - dont le volume total pourrait atteindre 19 milliards d’euros par an en 2005.
Remise en cause de la loi sur les 35 heures
Le gouvernement envisage surtout de déconnecter allégements et 35 heures. D’un côté l’aide structurelle serait supprimée ; de l’autre, le plafonds des allégements serait rabaissé de 1,8 à 1,7 fois le Smic, mais le champs serait étendu à toutes les entreprises, qu’elles aient ou non appliqué la RTT. Autrement dit, les aides conçues au départ pour “inciter” au passage aux 35 heures seraient versées également aux

entreprises restées aux 39 heures - PMI/PME - qui, en raison de leur taille, ont jusqu’au 1er janvier 2004 pour appliquer la RTT. De ce fait, elles n’auraient plus aucune raison d’anticiper cette date et leurs salariés verraient encore une fois s’éloigner la perspective d’un passage aux 35 heures réelles ! Globalement, c’est pour l’ensemble du salariat que l’objectif d’abaissement réel du temps de travail s’éloigne. à la rentrée, le gouvernement compte également assouplir la loi sur les 35 heures en donnant aux branches la possibilité de renégocier les accords, notamment sur la question du contingent d’heures supplémentaires. En contrepartie des baisses de cotisations qu’il accorde, le gouvernement entend, dit-il, “demander au patronat de prendre des engagements sur la réouverture des négociations salariales dans les branches”. Pas de quoi faire trembler les employeurs !
Le beurre et l’argent du beurre
Autant il s’était impatienté de la lenteur du gouvernement pour annoncer les réformes, autant Ernest-Antoine Seillière s’est, cette fois, déclaré “satisfait”. Préférant parler de “paquet de mesures” plutôt que de “donnant-donnant” entre augmentation du Smic et baisses des charges, le président du Médef a laissé entendre que le patronat oeuvrerait encore pour infléchir dans son intérêt les mesures annoncées lors des négociations à venir. Ne faisant pas “dans la dentelle”, Guillaume Sarkozy de l’Union des industries textiles, s’est de son côté catégoriquement opposé à un “deal” entre assouplissement des 35 heures et suppression de l’aide structurelle. Pour Raffarin, “remettre la France dans le bon sens”, c’est servir d’abord les intérêts du patronat et des grands financiers au détriment de la France “d’en bas” et des salariés

La redevance télé va-t-elle devenir une taxe à usage multiple et sortir de ses missions de service public ?

Les hausses de l’été (suite) : redevance télé + 3% !
La téléponction d’Aillagon

Le ministre de la culture, Jean-Jacques Aillagon, envisage d’augmenter la redevance télé de 116,50 à 120 euros et son couplage à la taxe d’habitation.
Cette annonce, survenue en milieu de semaine dernière, d’augmenter dès 2003 la redevance télé de 3% s’ajoute à la longue liste des mauvais coups en préparation, d’autant que, de surcroît, le ministre de la Culture n’y assigne aucune ambition précise de conforter l’audiovisuel public et de le replacer sur les rails de la qualité. On peut même s’attendre à une réduction probable des fonctionnaires.
Fiscalisation de la redevance télé ?
Dans une note, il est aussi évoqué la possibilité d’“assujettir tous les redevables de la taxe d’habitation à la redevance, indépendamment de la possession d’un téléviseur.” Si, dans le Parisien, Jean-Jacques Aillagon à tenté de mettre un bémol à cette “éventualité”, invoquant le “bon sens”, il n’en reste pas moins qu’un rapport confidentiel de l’inspection générale des finances allant dans ce sens circule au ministère de l’économie et à l’Assemblée nationale et qu’un nombre croissant de députés et de ministres semble s’y rallier. Si tel devait être le cas, cela irait dans le sens d’une fiscalisation pure et simple de la redevance télé et, à l’instar de ce qui s’est passé avec la vignette auto, de conduire progressivement à la transformation de celle-ci, destinée à financer la télévision publique, en une taxe multiple dont le produit serait affecté selon les besoins.
Pour faire illusion
Le premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, préfèrerait

éviter d’apparaître, trois mois après la victoire de son camp et au mépris des promesses électorales, comme celui qui augmente les prélèvements obligatoires. Pour faire illusion, il doit donc limiter drastiquement les dépenses publiques dans la plupart des secteurs - avec les exceptions notables et extrêmement coûteuses de la police, de la justice et de l’armée -, et augmenter les recettes en privatisant à tour de bras ou, plus discrètement, en optimisant le recouvrement de certains prélèvements obligatoires, voire, carrément, en haussant leur barème. S’inscrivant dans cette logique, la demande formulée par le ministre de la Culture s’appuie sur une rentrée supplémentaire de 600 millions d’euros à laquelle le premier ministre ne saurait rester insensible. 600 millions d’euros qui sortiront bien sûr du porte-monnaie des français y compris, bien entendu, de celui de ceux qui n’auront pas bénéficié de la baisse d’impôt de 5% - parce qu’ils n’en payent pas - ou peu. Et rien ne garantit de plus, sinon le “bon sens” du ministre Aillagon, que les sommes ainsi collectées seront affectées au développement du service public audiovisuel.
Cette annonce a, de plus, suscité l’hostilité des syndicats de salariés du ministère des finances qui craignent que le couplage redevance-taxe d’habitation incite le gouvernement à supprimer les quelques deux mille postes d’agents jusqu’ici chargés du recouvrement de la redevance télé. Et si, au fond, il n’était pas précisément là, l’objectif “inavoué” du gouvernement ?

13, 14, 15 septembre 2002 - Espace fête du parc de La Courneuve
Diffusion de la vignette Mobilisation !


Yann Tiersen

Vendredi 13
à 20 h 30

Ernesto T. Puentes

Dimanche 15
à 14 h 15

Sinsemilia

Samedi 14
à 18 h 30

Yannick Noah

Samedi 14
à 22 h 30
Et aussi : Sinclair samedi 20 h 45, Ismaël Lô samedi 15 h 00, Tiken Jah Fakoly samedi 16 h 30, Les Motivés dimanche 16 h 15, Spook and the Guay
samedi 19 h 00, une scène métissée au Village du Monde..
Au niveau national, la diffusion de la vignette 2002 est en-deçà des ventes de l’année dernière à la même époque. Mais la mobilisation s’organise dans les fédérations.
Le résultat national, qui est inférieur de 7.500 vignettes à celui de la diffusion l’an passé, s’explique certes par les campagnes électorales successives qui ont mordu de deux à trois semaines sur la mobilisation à préparer le rendez-vous du mois de septembre. Pour notre fédération, s’y sont greffés les travaux dûs à notre transfert de siège. Avec 150 vignettes placées, nous sommes actuellement en déficit d’une centaine de vignettes environ par rapport à 2001. Il est donc nécessaire de rattraper ces contretemps qui n’ont pas permis une mobilisation complète de toutes nos forces dans la bataille pour assurer le succès de la fête de l’Humanité. Nous avons un mois pour y parvenir et réaliser, voire dépasser, nos objectifs de l’an passé (450 vignettes vendues dans l’Aube). Les mauvais coups qui commencent à tomber, ceux qui sont en préparation, actualisent davantage encore l’urgence et l’impérieuse nécessité d’une grande mobilisation des communistes pour que la fête soit l’occasion “de faire pression et de montrer qu’on est là.” Certains communistes ont reçu des vignettes par courrier, elles sont disponibles dans les sections et à la fédération. On le sait, les vignettes s’achètent plus dans les trois semaines qui précèdent la fête. Nous entrons dans cette période ; alors, allons-y, la richesse militante de notre fédération doit nous permettre de réussir une belle fête

Humeurs

Purée de droite

La sécurité ou la Science, il fallait choisir. La France n’a pas les moyens de se payer les deux. Elle a choisi : elle s’offre 15.000 policiers de plus. Pendant sa campagne, Chirac avait aussi promis des savants. Alors, il a nommé une astronaute médiatisée - certes une authentique scientifique - au ministère de la Recherche. Ce sera tout pour les savants. Comme dirait Pasqua l’africain : “les promesses n’engagent que ceux qui y ont cru”.
Il y en a qui s’étonnent ? Soyons sérieux : la droite est là, massivement, triomphalement. Toutes nos vies sont désormais plongées dans une purée de droite bien épaisse. Et la droite n’aime pas la Science : elle la tolère comme pondeuse de zigouigouis qui rapportent des sous, c’est tout. Alors le ministre du budget envisage une baisse de 7,6% des crédits destinés à la Recherche. Le CNRS, l’INSERM et bien d’autres établissements publics voués à la Recherche vont voir leurs crédits de fonctionnement - déjà bien étriqués - fondre comme glaçons dans le pastis estival. 200 chercheurs de moins, 15.000 policiers de plus ; en nombre d’emplois, la statistique est nettement positive. Faut voir le bon côté des choses !
Augmenter la paye des ministres au moment où on sabre la Recherche, fallait oser. Même la droite avait des pudeurs. Heureusement, Michel Charasse est arrivé, socialiste, ancien ministre du Budget et bretelles républicaines au vent. On s’attendait à une verte diatribe, ce fut un plaidoyer. Cicéron au secours de César. Donnons à nos ministres des salaires suffisants pour qu’ils ne succombent pas à la tentation de taper dans des caisses aussi secrètes que malpropres, a-t-il dit. Comme si gaver le cochon l’empêchait d’aller se goinfrer ailleurs !

Alain Keslick

Ecoutez-voir

Terreur...
L’ETA met une bombe à Santa-Pola en Espagne. Deux personnes sont tuées dont une fillette. Supprimons l’ETA. Le Hamas palestinien commet un attentat suicide dans une cafétéria : dix étudiants sont tués. Détruisons le Hamas. Sharon fait lancer une bombe sur une HLM pour tuer un responsable du terrorisme. Quinze civils sont tués dont sept enfants. Révoquons ou pendons Sharon et son gouvernement.
En 1945, les Etats-Unis ont largué deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki qui firent 300.000 morts. Qu’est-ce qu’on a fait des Etats-Unis ? .
Tour de France...
Dès qu’un frère Simon toussait, les journaux locaux avaient la fièvre. La “Une” jubilait pleine page quand un Français gagnait. Un Français, un homme, un vrai. Aujourd’hui, les femmes font du vélo et leur Tour à leur tour. Elles grimpent les cols, elles se tapent des centaines de bornes. Mercredi, les v’là à Nogent en suant sang et eau, ouaih ! Et nos journaux n’en disaient presque rien, avant. Curieux, ça. Seraient-ils misogynes ? Pourtant, la femme c’est l’homme de l’avenir.
Plage...
Notre camarade et ami (ce sont deux mots qui vont souvent ensemble) Laurent Levasseur, conseiller municipal à Nogent-sur-Seine, propose à la Municipalité la création d’une plage en bord de Seine à Monteuil. On voit par cette intervention intelligente, référencée, utile, un peu rentre-dedans sans en avoir l’air, que les communistes d’aujourd’hui savent conjuguer revendication et plaisir.

Malicette

 

Directrice de maison de retraite
à quel prix ?

Depuis plusieurs semaines, des turbulences agitent les maisons de retraite de Fontaine-les-Grès et de Marcilly-le-Hayer.
La directrice se voit remerciée dans des conditions loin d'être claires et ce départ ne semble pas répondre aux attentes des usagers de ces établissements qui manifestent leur désir de garder une "bonne directrice". Cette situation évoquera sans doute chez nos lecteurs les souvenirs d'une affaire qui, en 1998, mobilisa de la même façon les personnels ainsi que les personnes âgées et leurs familles dans une autre commune du département.
Ces bégaiements de l'histoire invitent à la réflexion
Ils montrent combien la mission d'accompagner des personnes âgées sur leur dernier chemin est difficile et mettent à jour la grande solitude de celles et ceux qui choisissent un métier où ils doivent normalement, et avant toute chose, garantir la qualité et la sécurité de cet accompagnement. Pourquoi, me direz-vous, est-ce si risqué d’exercer ce métier ? Sans doute parce que les conseils d’administration de ces établissements, avec lesquels le directeur doit travailler, regroupent le plus souvent des personnes peu au fait de la gérontologie, des élus locaux. Pour tous, l’extrême vieillesse est un fait de société dérangeant sur lequel il faut passer très vite et sans trop s’interroger. Chacun sait, au fond de lui, que c’est ce qui l’attend, mais la peur de cette réalité amène à fermer les yeux sur les vrais besoins des personnes âgées et à régler tout par des décisions administratives déshumanisées. C’est le bon chemin, celui que le directeur doit sagement suivre pour garder sa place.
Il serait d’ailleurs plus juste de parler de directrice, puisque cette profession est très largement occupée par des femmes et que, de plus, ce sont elles qui sont le plus souvent la cible des coups portés par les conseils d’administration. Sont-elles moins compétentes que les hommes à ces postes ? Non, mais elles sont des femmes face à des hommes de pouvoir, habitués depuis des siècles à les considérer comme quantité négligeable, mineures pour toujours et incapables de prendre la bonne décision quand il s’agit d’autre chose que de cuisine, devant à chaque instant faire la preuve de leurs capacités et solliciter l’approbation du véritable chef. Même à un poste de responsabilité, une directrice doit se montrer servile devant des élus qui pourtant, le plus souvent, ne connaissent pas grand chose aux problèmes du grand âge. Même si c’est une très bonne professionnelle, on la jugera sur sa capacité à courber l’échine. Elle doit garder la tête

baissée, fixer la pointe de ses chaussures en disant «Oui Monsieur !» à un Président qui la gronde parce qu’elle n’a pas embauché le cousin du frère du mari de sa femme ou parce qu’elle a décidé, en bonne gestionnaire, de changer de boulangerie parce que le pain est meilleur et moins cher dans le village d’à côté. Peu importe qu’elle ait à coeur de bien utiliser l’argent des résidents ! En fait, ce qu’on demande aux responsables de ces structures, c’est de fonctionner gentiment, de ne pas trop avoir d’idées, et surtout de ne contrarier personne. Enfin personne d’important ! A vous d’imaginer qui est important. Mais sachez que les résidents, ceux qui payent, ceux qui vivent là, ceux qui meurent là, ne sont pas importants, eux ! Et même si la législation nous fait croire qu’ils sont au coeur des préoccupations de chacun, les résidents comme leurs familles comptent peu, ont très peu voix au chapitre dans les conseils d’administration, où on les admets à peine et où on les préfère muets et résignés.
Dans un communiqué paru dans la presse
samedi 3 août, monsieur Menuel,

médiateur dans l’affaire évoquée plus haut, rappelle que le conseil d’administration à des prérogatives qu’il faut respecter, qu’il existe des organismes de tutelle pour arbitrer les conflits et qu’il faut avant tout dialoguer. On ne peut que s’interroger sur les résultats d’une discussion dans laquelle l’une des parties (et ceux qui la soutiennent) n’aura droit qu’au silence et à la soumission. Et puisque chacun craint pour sa propre situation, sa carrière, nul n’osera relever la tête et dire que peut-être les choses devraient évoluer, que la composition des conseils d’administration devrait être revue, les rôles et qualités de chacun réétudiés pour mieux répondre aux attentes des usagers et non pas satisfaire la soif de pouvoir de quelques-uns uns. Qu’il faudrait remplacer les administrateurs qui viennent faire la sieste aux séances du conseil puis partager un pot de «l’amitié» qu’il vaudrait mieux nommer «d’allégeance», par des personnes intéressées par ce, l’extrême vieillesse, qui prendra de plus en plus de place dans nos vies à tous ! Le nombre de personnes âgées ne va cesser de croître, et j’espère que, si jadis les vieillards admis dans les institutions acceptaient d’être dépossédés de tout, demain, ils exigeront d’être traités comme des citoyens à part entière et qu’ils prendront en mains ces maisons de retraite dans lesquelles, un jour, ils vivront leurs derniers jours.


Françoise Desimpel.

Ouverture du capital d’EDF-GDF
“Un débat national avant toute décision politique”

Dans un communiqué de presse du 9 août, Brigitte Dareau, membre de l’exécutif national du PCF, chargée des services publics a exprimé la position du PCF sur les problèmes liés à la volonté de la droite d’ouvrir le capital d’EDF et de GDF.
“Monsieur Mer, lors de ses rencontres avec les organisations syndicales, a réitéré sa volonté d’ouvrir le capital d’EDF et de GDF sans apporter aucun élément concret susceptible de fonder un projet industriel pour les deux entreprises, ni aucune perspective de développement d’un service public moderne répondant aux attentes des usagers du gaz et de l’électricité. Il n’a pas non plus fourni de garanties sérieuses sur le statut, les acquis, les droits des salariés et leurs nécessaires évolutions. Les avancées que leurs luttes avaient permis d’inscrire dans la loi de février 2000, principalement la pérennité du statut et du régime de retraite des salariés des industries électrique et gazière, quel que soit l’opérateur (public ou privé) se voient aujourd’hui menacées.
Comme l’indiquait récemment M.G. Buffet, les communistes sont, dans tout le pays, à la disposition

des salariés d’EDF et de GDF et des usagers des services publics pour réussir la journée nationale de manifestations du 3 octobre prochain, décidée par les cinq fédérations syndicales du secteur. L’énergie n’est pas une marchandise comme les autres mais un droit pour chacune et chacun. à ce titre, des dispositions appropriées doivent être mises en oeuvre pour la protéger des lois du marché et de la concurrence.
Ce qui est à l’ordre du jour, c’est la construction d’un pôle public de l’énergie autour d’EDF et de GDF favorisant les coopérations de l’ensemble des opérateurs publics et privés du secteur, la mobilisation des capitaux publics, mais également privés, permettant de financer un projet industriel et social ambitieux. Les enjeux cruciaux que revêt la question énergétique, en France et en Europe comme le reste du monde, - enjeux économiques et sociaux, mais aussi écologiques, climatiques et de sauvegarde des ressources de la planète - doivent faire l’objet d’un débat national impliquant largement les citoyens, les salariés, préalable à toute décision politique”

La “Vénus hottentote”
Destin d’une vénus

Jusqu’en 1974, la Vénus hottentote était exposée au Musée de l’Homme à Paris ainsi que la tête d’un chef canaque.
Les visiteurs pouvaient ainsi, il y a seulement 28 ans, comprendre toute la différence qui existait entre un véritable homo sapiens, blanc, civilisé, et des populations dégénérées plutôt simiesques, en tout cas, pas adaptables, pas socialisables ! (Je plaisante : Ces gens-là ont leur «Vénus», figurez-vous. Il paraît qu’ils en sont friands. Rires derrière la vitrine).
La Vénus sud-africaine, née en 1789, capturée en 1810, fut exhibée dans les foires en Europe au vu de sa morphologie étrange, fesses saillantes, vulve énorme. Bon, je ne m’étends pas, vous avez déjà vu des singes ! La France vient de rendre les restes de feue Saartje Baartman (un nom de chez eux) à la communauté Khoïsan d’Afrique du Sud. Ce pays, faut-il le rappeler, à 76% noir, fut sous la domination des blancs racistes jusqu’en 1991, et Mandela, son dirigeant noir, en prison pendant vingt cinq ans. La France a sans doute fait des tas de salamalecs. «Oh ! Excusez-nous, on ne savait pas que c’était à vous. On n’y pensait plus depuis tout ce temps. Elle n’est pas mal quand on regarde bien. On paiera le voyage en première.»
On parle beaucoup de lutter contre le racisme ces derniers temps. Même à droite. Tous des petits saints. Tous les peuples sont égaux, frères, issus de la même espèce, ils disent. Ils ont quand même vécu jusqu’en 1974 avec l’idée que la Hottentote(1) et le Canaque ne faisaient pas partie de la famille.
Aujourd’hui, je me demande si certains n’iraient pas mettre des Kosovars dans un bocal pour les étudier à la loupe. Voilà des gens curieux, qui viennent chez nous sans permission, parlent drôlement, se nourrissent de trucs dégoûtants, vivent n’importe comment et croient que l’Angleterre est la terre promise. On les renvoie aussi chez eux, beaucoup plus vite que Saartje. Simplement pour éviter les discours et les exsscuses.


Jean Lefèvre

(1) = «la stupide» dans le langage des Boers, «paysans» colons d’Afrique du Sud.