La Dépêche de l'Aube n°671 du Jeudi 1 Août 2002 La Dépêche de l'Aube n°671 du Jeudi 1 Août 2002

La dépêche de l'Aube n°671 du Jeudi 1 août 2002

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La SNCF a décidé d’augmenter ses tarifs de 1,8% en moyenne le 1er août. Onze mois seulement après la précédente augmentation.

Les tarifs publics prennent un coup de chaleur


Le train des hausses

Chirac, Raffarin baissent les impôts pour les plus riches - ce qui signifie moins d'argent à l'Etat -, organisent l'augmentation des prix des carburants, et ils laissent exploser les tarifs publics.
Le gouvernement organise par là-même la dégradation du rapport qualité-prix des services publics et il fait payer par les usagers une amélioration des recettes susceptibles de rendre les entreprises publiques, EDF notamment, plus attractives en cas de privatisation, qu'il se fixe pour objectif. C'est inacceptable ! Selon les communistes, le gouvernement doit renoncer aux prochaines hausses et mobiliser de nouveaux financements (hors impôts, taxes et tarifs) pour les entreprises publiques : c'est ce que permettrait notamment une réorientation du crédit bancaire.
De même, il faut mettre un terme à la boulimie de placements financiers et de rachats de sociétés, encouragée par l'Etat, des entreprises publiques. C'est cela qui a fait exploser la dette financière et les charges d'intérêts de France Télécom, d'EDF ou de la RATP. Et c'est cela que l'on veut faire payer aux usagers avec la hausse des tarifs. Les communistes soulignent que

Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin refusent de donner un "coup de pouce" au SMIC, de revaloriser les retraites, les minima sociaux, d'agir pour des négociations afin d'augmenter les salaires et préconise, au contraire, un SMIC unifié progressivement porté à 1.372 euros brut par mois ; une revalorisation des pensions de retraite particulièrement les plus basses ainsi que les minima sociaux.
C'est bon pour l'emploi et la croissance et c'est nécessaire pour combattre les politiques de bas salaires, améliorer les qualifications et l'effort de formation des entreprises. C'est fondamental pour faire reculer les inégalités entre revenus salariaux et revenus financiers. Et c’est possible si l’on considère le fait qu'en 2001 les profits et revenus financiers des entreprises s'élevaient à 360 milliards d'euros. En 2002-2003, les entreprises cotées en Bourse verseront 41 milliards d'euros de dividendes. Et s'il est nécessaire d'aider les entreprises, notamment les PME, mais aussi les entreprises publiques, pour augmenter les salaires, l'emploi, il faut mobiliser le crédit pour baisser les charges financières plutôt que de baisser les charges sociales .

Avec Cycleurope, c’est la question l’avenir de la production de cycles en France qui se trouve posée.

Romilly - Cycleurope


Ne pas se résigner à une fermeture qui serait dramatique

Dans une conférence de presse, qui s’est tenue le 24 juillet, les élus communistes romillons ont tenu à exposer leur position sur la situation de Cycleurope qui vient d’annoncer une nouvelle suppression de 91 emplois.
Ne pas se résigner à une fermeture qui serait dramatique

Joë Triché, Rolande Barthélemy, Yves Bouteiller et Nathalie Privé, conseillers municipaux communistes se sont déclarés “extrêmement inquiets quand au maintien de l’usine de production de cycles” à Romilly. Inquiétude qui n’est pas nouvelle et qui est partagée par les salariés de l’entreprise et leurs organisations syndicales, mais qui s’est trouvée confortée ces derniers mois par l’annonce de la famille Peugeot de rompre le contrat de fabrication qui la liait à Cycleurope. Cette décision aura pour conséquence une perte de production de 55.000 bicyclettes. Sur le secteur, “la hantise d’une fermeture programmée du site de production est présente dans bien des esprits” devait déclarer Joë Triché. Dramatique en premier lieu pour le personnel, mais aussi pour Romilly et tout le bassin d’emploi. Les élus communistes, à l’opposé de Michel Cartelet qui il y a peu déclarait “Romilly, ville de production, c’est fini” n’ont pas l’intention de baisser les bras. Selon eux, “c’est dès maintenant qu’il faut réagir et interpeller tous ceux qui pourraient jouer un rôle positif dans ce dossier”, et les salariés, la population, les élus et les syndicats doivent se mobiliser pour maintenir, voire même développer la production de cycles à Romilly, car se sont 380 emplois qui sont encore en jeu.
Un avenir pour la production de cycles en France
En fait, avec le dossier Cycleurope, une vraie question de fond est posée : celle de l’avenir de la production de cycles en France. Pour Joë Triché et ses collègues, “La réponse est claire : c’est oui !”. Mais il a dénoncé avec force les stratégies de course aux profits à courts termes qui ont conduit les différentes directions à délocaliser les productions et à développer les importations, à réduire les investissements dans l’outil de production - ce qui a probablement conduit à la perte du label de qualité “ISO” - et à transférer des innovations technologiques à l’étranger, en l’occurence en Chine. En dix ans, ces choix ont entraîné une perte de 600 emplois et Joë Triché rappelait un article de février 1995 paru dans “La Tribune” selon lequel : “les dirigeants de Proventus [holding financière suédoise à laquelle appartenait Monark Stiga, propriétaire du site de Romilly] ont démontré leur nez pour les affaires. Leur stratégie de prendre des postes de contrôle importants dans les entreprises et de les revendre [...] s’est souvent révélée payante.” C’est donc bien les intérêts financiers égoïstes des actionnaires qui ont débouché sur la situation que nous connaissons aujourd’hui.
Démarches en direction du Sénat et du Conseil général de l’Aube
La production de cycle à un avenir dans notre pays pour trois raisons. D’abord parce que le marché mondial est extrêmement important, avec un volume de plus de 80 millions d’unités chaque année dont plus de 10 pour les pays de l’Union européenne. La production romillonne peut donc y trouver naturellement sa place. Ensuite, il existe un réel savoir-faire dans la fabrication et l’innovation technologisue. Enfin, les fonds publics alloués, sous diverses formes, y sont très importants. Partant de ces constatations, les élus communistes romillons se sont adressé à Philippe Adnot, président du Conseil général de l’Aube pour lui demander de saisir la Commission nationale de contrôle de

l’utilisation des fonds publics, comme la loi “Hue” du 4 janvier 2001 le lui permet et au Président du Sénat pour qu’il relance la commission d’enquête sénatoriale sur l’avenir de la production du cycle en France. Cette commission avait été instituée à la demande des sénateurs communistes en 1996 à l’époque où Cycleurope avait déjà supprimé 166 emplois. Nicole Borvo, présidente du groupe communiste au Sénat a bien entendu été informée de ces démarches.
Les élus communistes n’entendent donc pas rester les deux pieds dans le même sabot et vont suivre de près l’évolution de la situation, annonçant d’autres initiatives après la période des congés. “Nous entendons être une force de proposition, d’action et de mobilisation pour sauvegarder l’un des atouts industriels et économique de notre ville” devait conclure Joë Triché. Malgré la demande des élus communistes, il faut encore noter qu’au Conseil municipal du 19 juillet, c’est-à-dire deux jours après l’annonce de la supression des 91 emplois, Michel Cartelet a refusé d’évoquer la situation de Cycleurope. Les romillons et les salariés apprécieront

Les interventions de
Joë Triché, conseiller général
Auprès de Philippe Adnot, président du Conseil général de l’Aube :
pour le contrôle de l’utilisation des fonds publics
Extraits : “Au travers de ce dossier se trouve posé sur le fond le devenir de la fabrication du cycle dans notre pays. Pourtant le marché existe et le savoir-faire aussi, auquel il convient d’ajouter l’injection de fonds publics très importants (éxonération de charges sociales sur les bas salaires, réduction de la taxe professionnelle, le De Robien, etc) dont a bénéficié l’entreprise depuis de nombreuses années. Le 4 janvier 2001, le parlement a voté une loi, n°2001-07, permettant, au travers de la mise en place d’une commission nationale et de commissions régionales, d’effectuer un contrôle sur l’utilisation de ces fonds attribués aux entreprises et d’évaluer leur efficacité au regard de l’emploi, la formation et de l’équilibre des territoires. Cette mission précise relève de la commission nationale qui peut être saisie par le président du Conseil général."
Auprès de Christian Poncelet, président du Sénat :
pour relancer la commission d’enquête sénatoriale sur l’avenir de la production duu cycle en France
“Les salariés et leurs organisations syndicales, les élus et la population de notre ville, craignent une fermeture pure et simple de l’usine Cycleurope de Romilly qui reste l’une des dernières entreprises importantes de fabrication de cycles en France. Une telle perspective serait dramatique pour les salariés et sinistrerait encore un peu plus notre ville qui a déjà considérablement souffert des pertes d’emplois dans le textile, les quinze dernières années. Dans ces conditions, il m’apparaît nécessaire et urgent que la commission sénatoriale engage la mission qui lui a été confiée afin de dégager des perspectives d’avenir pour cette industrie et les salariés de notre pays".

Romilly - Sorotex
Le centre de logistique annoncé en 1999 verra t-il enfin le jour ?

La question mérite d’être posée puisque Libération-Champagne en a fait, le 10 juillet dernier, un titre en première page.
En effet, dans cette édition, le quotidien titrait : “après le rachat de la logistique par L.D.I. à la Sorotex, un trentaine d’emplois envisagés à Romilly.” La question mérite donc d’être posée car ce n’est pas la première fois que les romillons sont confrontés à ce genre d’annonce. Déjà en 1999, ils ont appris en lisant l’Est-éclair du 2 décembre que Sorotex envisageait l’implantation d’une plate-forme logistique sur le site de l’ancienne base aérienne avec une cinquantaine d’emplois. Ils doivent aussi se souvenir des promesses formulées par Alain Nemarcq, le repreneur de Devanlay Romilly. Dans une interview du 17 décembre 1999, les engagements du patron de Vestra ne manquaient pas : “soit nous restons sur la défensive, nous nous plaçons sur une stratégie de peau de chagrin et sur 430 postes à terme il n’en resterait qu’une centaine.”

Il promettait un chiffre d’affaire de deux cent millions de francs pour l’année 2002 contre cent cinquante MF en 2000. “Vestra n’a absolument pas la vocation à être un chasseur de prime, à empocher des subventions pour sortir les gens, déclarait-il encore en précisant qu’il avait saisi une vraie opportunité de développement.” Or, c’est sur la base des ces promesses que l’état s’est engagé à apporter des aides publiques, notamment dans le cadre des 35 heures.
Aujourd’hui, nous sommes bien loin de tous ces effets d’annonce dont l’objectif était d’amadouer les salariés. De 435 emplois au moment de l’arrivée d’Alain Nemarcq, il n’en reste plus que 235 actuellement et le patron de Vestra a revendu ses sociétés romillonnes pour faire dans le bijou. Il aurait rejoint le joaillier Mauboussin pour devenir son directeur général. Si, pour les salariés, le textile est synonyme de bas salaire, d’absence totale de carrière professionnelle et de formation, les patrons finissent toujours par bien s’en sortir, tout en ayant pleuré durant toute leur carrière

13, 14, 15 septembre 2002 - Espace fête du parc de La Courneuve
La fête de l’Humanité


Yann Tiersen

Vendredi 13
à 20 h 30

Ernesto T. Puentes

Dimanche 15
à 14 h 15

Sinsemilia

Samedi 14
à 18 h 30

Yannick Noah

Samedi 14
à 22 h 30
Et aussi : Sinclair samedi 20 h 45, Ismaël Lô samedi 15 h 00, Tiken Jah Fakoly samedi 16 h 30, Les Motivés dimanche 16 h 15, Spook and the Guay
samedi 19 h 00, une scène métissée au Village du Monde..

Humeurs

Braquages..

En période de vacances, c’est la ruée dans les magasins d’usine pour se trouver l’habit coquet, pas cher qu’on ne trouve qu’à Troyes surtout quand on n’en sort jamais. Les braqueurs aussi aiment nos magasins. Ils y vont le soir avant la fermeture pour se dégotter des euros bien coupés, des caisses enregistreuses bien fournies. S’ils y vont le soir, c’est pour éviter la bousculade et la queue. Ils attendent sagement leur tour. Ils braquent poliment et s’en vont. Pas besoin d’appeler Sarkozy. Les drôles sont déjà loin. Tout le travail de la journée parti en poudre d’escampette. C’est la rage.
Un autre genre de braquage se fait en début d’après-midi. Au milieu de la foule, un type au visage nu, passe derrière la caisse, se sert et s’en va. «Un homme quelconque» a dit la vendeuse, même pas, comme on disait autrefois, de type méditerranéen. C’est à y perdre son latin. Où va-t-on si on ne peut plus distinguer un voleur (le visage basané par exemple) d’un honnête homme ? Pendant ce temps, Sarkozy contrôle les petits jeunes à scooter. Il ne peut pas être partout

Malicette

Ecoutez-voir

Droits de l’Homme...
Pour commémorer la rafle du Vél’ d’Hiv’ en juillet 42, M. Raffarin a insisté sur la responsabilité de «l’Etat français», c’est-à-dire Pétain. C’est bien.
À Troyes, une cérémonie était organisée à la synagogue et des gerbes furent déposées devant la plaque relatant le sacrifice de toutes les victimes du racisme et de l’antisémitisme. Le rabbin a bien fait remarquer que «l’Etat français» coupable, était allé, à force de décrets, au devant des exigences allemandes. Le préfet a insisté, lui, sur les valeurs de la République, bafouées à cette époque par les dirigeants français à la dévotion de l’ennemi hitlérien. Et de rappeler que les droits de l’homme sont nés sur notre sol et que la France les a peaufinés. Ils sont faits de fraternité, d’égalité, d’accueil et du refus de la discrimination, Les deux orateurs ont beaucoup plu aux nombreuses personnes, associations résistantes, élus, public.
On se prend à espérer que ces rappels précieux vont inciter les gouvernants à supprimer la double peine, à ne plus arrêter les gens quand ils vont chercher leurs papiers et à tout mettre en oeuvre pour que madame Boughaffour revienne par le premier bateau..
Intermittents !
Avignon, c’est la fête du théâtre, mais bien des acteurs et techniciens sont mécontents. L’UNEDIC veut doubler les cotisations chômage des intermittents et des employeurs. (le prélèvement passe de 5,6 % à 11,6 %.) «Le MEDEF ordonne, Aillagon nous exécute» clament les intéressés à la fin des spectacles ou en défilant dans les rues. Le ministre des Affaires Sociales Fillon estime «courageuse» la décision des partenaires sociaux de l’UNEDIC qui ont proposé la hausse ! Aillagon dénonce les abus des intermittents ! La droite est de retour, on dirait.

Malicette

 

En l’état, les “contrats-jeunes” constituent plus une aide aux profits qu’une réponse efficace au chômage des jeunes.

Le dispositif “contrat-jeunes” du gouvernement Raffarin

Jeunes à bon marché

La majorité de droite au Sénat vient d’adopter le dispositif “contrats-jeunes” du gouvernement Raffarin.
L’objectif affiché est de favoriser l’embauche par des entreprises, sur contrat à durée indéterminée, de jeunes de 16 à 22 ans sortis sans diplôme du système scolaire. De fait, la situation de ces jeunes exige d’urgence une initiative spécifique. Frappés par un taux de chômage de plus de 14%, souvent confrontés à la plus grande détresse, ils ont un besoin vital d’être sécurisés dans l’emploi et la formation. En l’état, les “contrats-jeunes” ne sont pas une bonne réponse.
Une nouvelle aide aux profits
S’inscrivant comme “une première étape vers un allégement général du coût du travail”, selon François Fillon lui-même, ils constituent en réalité une nouvelle aide au profit. Le ministre voulait initiallement en réserver le bénéfice aux seules entreprises de moins de 250 salariés. Et il est vrai que les PME se heurtent souvent à des difficultés de recrutement. Mais le Sénat a fait disparaître ce seuil. Toutes les entreprise bénéficieront pour chaque embauche de jeune payé au Smic d’une éxonération de charges sociales représentant une “prime” de 225 euros mensuels, cumulables avec les autres éxonérations existantes. Dans certains cas, l’employeur pourrait recevoir plus de l’état que ce qu’il cotise en charges sociales !
Par ailleurs, le dispositif ne comporte pas le moindre volet formation. Cela renforce son caractère d’incitation à maintenir ces salariés dans des emplois à bas salaire, - d’autant que les entreprises pourront aussi recruter des “contrats-jeunes” sur des emplois à temps

partiel (jusqu’à mi-temps) -, à tirer davantage encore vers le bas les salaires de toutes les catégories et à supprimer des emplois d’adultes plus âgés. Sans compter les effets désastreux pour le financement de la protection sociale.
De profondes modifications sont nécessaires

Si ces contrats sont à durée indéterminée, cela n’exclut pas de les voir supprimés et les les jeunes d’être licenciés au terme de la période de trois ans d’allégement des charges patronales. Enfin, les “contrats-jeunes” semblent avoir été conçus au détriment de la pérennisation des emplois-jeunes dans le public. Le danger existe bien de voir le “contrat-jeune” dans le privé se retourner contre ses bénéficiaires et contre ceux qui, pendant cinq ans, ont exercé un emploi-jeune dans le public. De profondes modifications sont donc nécessaires pour que le dispositif réponde aux objectifs affichés :
- le réserver aux seuls emplois à plein temps et dans les seules PME,
- lui adjoindre un volet de formation continue,
- modifier radicalement le type d’incitation en consacrant les sommes prévues pour les allégements de charges patronales à un allégement des charges financières des entreprises concernées, grâce à une bonification des taux de crédit qu’elles supportent, proportionnelle à l’effort qu’elles engagent à l’égard des ces jeunes.
Simultanément, il faut transformer les emplois-jeunes dans le public en emplois stables et correctement rémunérés et de dissuader le recours à l’emploi précaire, notamment par des mesures de taxation.

Solidarité avec Alain Hébert
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a adressé au syndicaliste CGT Alain Hébert un message dans lequel elle écrit que la décision du tribunal correctionnel le condamnant à 6 mois de prison, dont un ferme, pour avoir manifesté contre la fermeture de l’hôpital militaire de Cherbourg la “plonge dans une profonde colère et provoque son indignation. Encore une fois, l’action syndicale est criminalisée. Ce n’est pas acceptable dans une démocratie. Au travers de cette condamnation, ce sont tous les militants sociaux, qu’ils soient syndicalistes, associatifs ou politiques qui sont condamnés.
“Cette décision, poursuit M.G. Buffet, est dans la même logique que celle du gouvernement et de sa majorité de droite visant à ne pas amnistier les femmes et les hommes sanctionnés dans le cadre de luttes sociales.” Pour sa part, la Confédération Paysanne déplore qu’après “José Bové embastillé pour une action syndicale non violente, c’est au tour d’Alain Hébert d’être victime de la répression qui s’abat sur le mouvement social en France, dénonce cette dérive porteuse de régressions sociales, et appelle à se mobiliser pour contrer les menaces qui pèsent sur d’autres syndicalistes.”