La Dépêche de l'Aube n°670 du Jeudi 25 Juillet 2002 La Dépêche de l'Aube n°670 du Jeudi 25 Juillet 2002

La dépêche de l'Aube n°670 du Jeudi 25 juillet 2002

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La fermeture du centre de dépistage anonyme et gratuit du Sida dans l’Aube est inacceptable

Sida : centre de dépistage anonyme et gratuit de l’Aube

Une fermeture inadmissible

Le rapport d’ONU-Sida publiait le 2 juillet relate que la pandémie de Sida s’accélère globalement dans le monde.
En vingt ans, vingt millions de personnes ont été tuées par le virus ; trois millions pour l’année 2001 ; dix personnes par semaine en France ; 68 millions prévisibles d’ici 2020. Un autre constat : “l’apparition de la trithérapie a dangeureusement émoussé la vigilance dans les pays riches”. Le même jour, on annonçait par voie de presse la fermeture du C.D.A.G. (centre de dépistage anonyme et gratuit) dans le département de l’Aube à partir du 1er juillet 2002, faute de moyens financiers.
Les aubois ne peuvent que réagir à une telle annonce
La prévention, le dépistage du Sida est un domaine de santé publique. Les habitants du département, les élus, ont déjà montré leur capacité à se mobiliser pour la reconstruction du service des urgences de l’hôpital de Troyes et l’augmentation des effectifs de professionnels de la santé. Ce nouveau dysfonctionnement amène à pointer une nouvelle fois que le département de l’Aube est un des plus défavorisés sur le plan de l’offre sanitaire. Preuve en est que la Marne est dotée de quatre centres de dépistage anonyme et gratuit. Pourquoi les aubois devraient-ils se résigner à demeurer les parents pauvres dans le domaine de la santé, d’autant plus que notre département “à la plus forte incidence dans la région pour le Sida” (article de presse du 3 juillet) ? Une pétition est donc lancée, destinée à l’Agence Régionale de l’Hospitalisation, instance compétente pour distribuer les moyens. (télécharger la pétition). Force est de constater que l’ARH n’a pas pris le relais en termes de financements et de moyens humains à la suite d’une convention dénoncée par le Conseil général, le 21 septembre 2001. Le service fonctionnait avec une secrétaire, deux infirmières et un poste de médecin avec la compétence dépistage du Sida et des MST au Centre Départemental de Prévention. Cette compétence d’état relative au dépistage anonyme et gratuit du virus du Sida et de l’hépatite C a donc été confiée au centre hospitalier de Troyes qui, lors d’un conseil d’administration fin 2001, sollicitait les moyens suivants : la transformation d’un poste de médecin spécialisé assistant en praticien hospitalier, un poste et demi d’infirmière, un poste. L’ARH n’ayant octroyé que le financement de 0,75% d’un poste d’infirmière, le service ne peut donc pas fonctionner.

Il y a donc en l’occurence une rupture de la continuité du service public. Sauf à croire que le Département gaspillait ces deniers en surestimant le nombre de personnel nécessaire, on s’explique mal que les pouvoirs publics n’octroient que des moyens dérisoires au regard des besoins. On assiste de plus à une anomalie qui traduit ce désengagement avec la prise de relais civique par des associations humanitaires, ce qui n’est pas acceptable.
Agir et se mobiliser
La pétition qui vient d’être lancée, prélude à d’autres initiatives qui nécessiteront des moyens adaptés. Mais il s’agit de la défense d’une cause d’intérêt général, dans l’intérêt des aubois et qui légitime une action la plus large possible des auboises et des aubois. De plus, et ce n’est pas négligeable, la pétition permettra d’aller à la rencontre des gens, des jeunes et d’échanger des informations en matière de prévention du Sida et des MST. Elle sera remise en Préfecture de l’Aube, à l’ARH et au Ministère. La politique de maîtrise comptable et budgétaire en matière de santé actuellement mise en oeuvre conduit à un malaise explosif, une dégradation importante de la qualité des soins et une pénurie de professionnels de santé. Cette politique initiée par Alain Juppé, tout le monde en paye aujourd’hui les conséquences. La fermeture du Centre de dépistage anonyme et gratuit dans l’Aube en est une nouvelle et malheureuse illustration. Il faut au contraire s’inscrire dans une autre logique, comme le proposent les communistes pour lesquels la santé est une préoccupation permanente - il n’y a qu’à voir les mauvais coup répétés que subit notre département -. Une logique qui prenne effectivement en compte la réalité des besoins sanitaires et y réponde concrètement en y consacrant les moyens financiers et humains nécessaires. J’invite donc toutes celles et ceux qui n’acceptent pas que l’on “rogne” régulièrement sur les moyens à consacrer à la santé à agir et à se mobiliser pour débloquer rapidement la situation du C.D.A.G.


Marie-Françoise Pautras

Joë Triché, un fidèle défenseur des habitants du Nouveau Romilly. Ici, avec une délégation de locataires de Mon Logis pour le remboursement des sommes (1,7 MF) indûment perçues (suppression des vide-ordures), par cette société sur le dos des familles.

Requalification du Nouveau Romilly

Un projet qui doit répondre aux attentes des habitants du quartier

La requalification du Nouveau Romilly aurait-elle pour objectif de donner satisfaction aux organismes logeurs plutôt que d’améliorer la qualité de vie des habitants du quartier ?
C’est la question que Joë Triché, au nom des élus communistes, a posée au maire, Michel Cartelet, lors de la réunion du Conseil municipal qui s’est tenue le 19 juillet dernier.
Opacité dans l’élaboration du projet
Engagé en novembre 2000, le projet de requalification du quartier du Nouveau Romilly n’a donné lieu à “aucune information sur l’état d’avancement du dossier qui aurait pu faire l’objet d’une séance d’étude du Conseil municipal et de rapports d’étapes” devait déplorer le conseiller municipal communiste, et les études engagées sur l’urbain et la situation sociale à Romilly et dans ce quartier n’ont pas été communiquées. Mais c’est surtout l’absence d’une concertation sérieuse avec les habitants du quartier, ormis une réunion organisée en catastrophe il y a un mois, qui pose problème et suscite des interrogations légitimes. Sur la méthode de travail, Michel Cartelet est resté fidèle à ses principes de manque de transparence et absence de débat, mettant les habitants et les élus de son opposition devant le fait accompli : le “fait du Prince”.
20 MF de subvention mais rien pour améliorer le confort des locataires
De l’aveu même du responsable de l’agence romillonne de Mon Logis, ce projet est motivé par “la diminution de la population conjuguée au fait que les logements sont de moins en moins attractifs.” Sur ce dernier point, l’élu communiste a cité un rapport datant de 1993 de la MILOS (Mission interministérielle d’inspection du logement social) qui demandait déjà à l’époque à Mon Logis de “redresser tous les errements non conformes” et de respecter “l’obligation de tenir les logements en état d’habitabilité.” Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si cette société enregistre un taux de

vacance de ses logements bien supérieur à ceux des autres organismes. Ces dix dernières années, Mon Logis a eu les moyens financiers de donner suite aux observations de la MILOS puisque la ville de Romilly lui a versé 20 millions de francs de subvention. Mais pratiquement aucun effort n’a été effectué par cet organisme pour améliorer l’habitabilité et le confort des locataires. “Dix ans après, on voit le résultat : les logements sont vides parce qu’il n’y a eu aucun travaux et comme il n’y a plus de subvention municipale pour équilibrer le compte d’exploitation, on casse les bâtiments” : une situation que dénoncent les élus communistes en rappelant que le patrimoine de la SACVIR, dont une partie est vouée à la destruction, avait été estimé à 140 millions de francs et devait revenir dans le patrimoine de la ville.
Quant à la baisse démographique à Romilly, elle est dûe au recul considérable de l’emploi à Romilly puisque “en dix ans, ce sont près de 1.500 emplois qui ont été supprimés, c’es-tà-dire une fois et demi le nombre de chômeurs que compte notre ville”. Une situation, a rappelé Joë Triché, qui s’est traduite par une perte de population de 1.300 habitants. Comment s’étonner, au regard d’une situation économique locale aussi catastrophique, que des centaines de logements soient inoccupés à Romilly ? Comment s’étonner que la population quitte Romilly, déçue par la politique “petit bras” et sans volontarisme de Michel Cartelet en matière économique ? Beaucoup d’argent - près de 10 millions de francs - va être dépensé dans ce projet mais “les jeunes n’auront toujours pas de lieu de rencontre à eux et les locataires continueront à se débattre dans leurs problèmes quotidiens. [...] Nous sommes conscients qu’il faut faire quelque chose dans ce quartier complètement délaissé depuis les années 90, mais tout projet doit partir avant tout des attentes des habitants, car ce sont eux qui vivent dans ce quartier” concluait Joë Triché pour les élus communistes qui n’ont pas voté ce rapport.

13, 14, 15 septembre 2002 - Espace fête du parc de La Courneuve
La fête de l’Humanité


Yann Tiersen

Vendredi 13
à 20 h 30

Ernesto T. Puentes

Dimanche 15
à 14 h 15

Sinsemilia

Samedi 14
à 18 h 30

Yannick Noah

Samedi 14
à 22 h 30
Et aussi : Sinclair samedi 20 h 45, Ismaël Lô samedi 15 h 00, Tiken Jah Fakoly samedi 16 h 30, Les Motivés dimanche 16 h 15, Spook and the Guay
samedi 19 h 00, une scène métissée au Village du Monde..

Quatre-vingt trois vignettes ont été réglées au 24 juillet. 35 à la section de Troyes, 22 à Romilly, 18 à Bar-sur-Seine, 5 à Bar-sur-Aube, et 3 à Brienne. Nous invitons les sections qui disposent par-devers elles de réglements à les faire parvenir sans tarder à la fédération. Contribuer au succès de la fête, cela passe par faire mieux que l’année dernière (450 vignettes vendues) !

Sans attendre, nous invitons aussi toutes celles et ceux qui veulent que la fête 2002 ait le retentissement que les communistes ambitionnent de lui donner à l’occasion de la rentrée sociale, à nous adresser leurs réglements.
Libellez vos chèques à la Fédération du PCF 22ter Rue A. France 10000-TROYES

Humeurs

Pauvre monde..

Dans les “cercles économiques”, on dit d’un patron qui fait faillite qu’il se “retrouve en slip”. L’expression est plaisante mais trompeuse. Prenez Jean-Marie Meissier ; si en slip il est, le sous-vêtement en question est surement tissé, ourlé et brodé d’or, au regard des plantureuses indemnités d’éviction reclamées par l’ex-Pdg de Vivendi, et ses bourses doivent traîner par terre ! Les a t-il touchées ? Niet, disent les actionnaires, pas un kopek, le robinet est fermé ! Un dur à cuire comme lui, on a du mal à croire qu’il se soit laissé traire sans broncher. Tout ça sent l’occulte et le liquide distribué en loucedé. Bref...
aux USA, quand les patrons se “retrouvent en slip”, c’est les ouvrières qui ont les fesses à l’air ! Pour preuve, le magazine “Playboy”, dans un communiqué de presse, vient d’annoncer avoir offert de poser nues aux ex-employées de WorldCom, le géant des télécoms au coeur de la plus grosse fraude de l’histoire américaine. Cette proposition intervient après un premier baroud du journal qui a déjà sorti un numéro “Femmes d’Enron” dans lequel posaient en tenue d’Eve des femmes licenciées après la retentissante faillite du courtier américain en énergie.
Finies les rébarbatives cellules de reclassement, les formations qui forment rien-du-tout, les CV fastidieux, les petits boulots et les fins de mois au pain sec, mesdames soyez modernes ! Le Capital a trouvé la solution : cul nu, tétons dressés et oeil-de-biche dans Playboy ! Votre fessier attirera peut-être le regard en alerte des patrons qui, comme chacun sait, achètent Playboy pour ses articles de fond. Et tant pis pour les moches ; le capitalisme, c’est l’exploitation de la misère humaine !
Une histoire pour finir : quelle est la différence entre un patron et un truand ? Y’en n’a pas claironne Dédé le coco ! Y’en a une, je dis. Le patron délocalise le travail vers les pays à bas salaires tandis que le truand délocalise ses putes vers les pays à hauts salaires. Pauvre monde !

Alain Keslick

Hôpital de Brienne-le-Château
Délocalisation de 75 lits de psychiatrie pour faire des économies !

Début juillet, les syndicalistes CGT, FO, CFDT et CFTC organisaient une manifestation pour la défense du centre hospitalier de Brienne-le-Château.
Soutenus par la population et les commerçants, ils ont réussi une véritable démonstration de force. Il est vrai que, pour cette petite ville du nord-est aubois et son canton, cet établissement représente le poumon économique de tout le secteur. C’est pourquoi on pouvait lire sur les banderoles “Non à la mort de l’hôpital et du canton”. Jean-Pierre Quéré, syndicaliste CGT de l’hôpital, fait le point de ce dossier au travers de trois questions que nous lui avons posées.
Récemment, près de 250 personnes ont défilé dans les rues de Brienne-le-Château pour protester contre la délocalisation de 75 lits de l’établissement psychiatrique. Pourquoi un tel projet et quelles conséquences pour l’hôpital dans lequel tu exerces la profession d’infirmier ?
Le projet de l’Agence Régionale de l’Hospitalisation (ARH) de délocaliser nos lits d’admission reprend à la lettre le Plan Kouchner de santé mentale : “pour la psychiatrie générale, il s’agit notamment de relocaliser les unités d’hospitalisation complètes éloignées des bassins de vie qu’elle desservent dans les grands centre hospitaliers.” S’il est incontestable que la politique de secteur doit se pratiquer au plus près du patient, il est non moins incontestable que cela ne doit pas se faire à n’importe quel prix ; ce projet n’améliorera en aucune façon la qualité des soins, il n’a qu’un seul but : faire des économies. Si cette délocalisation se confirmait, une grande partie du personnel “suivrait” les lits et l’on pourrait craindre également pour l’avenir des services économiques, techniques et administratifs. Le laboratoire ne vient-il pas de disparaître ? En résumé, des conséquences dramatiques pour notre région tant économiquement que pour la prise en charge de nos patients.

Y a t-il un lien entre ce qui est envisagé et la politique nationale au niveau psychiatrique ?
La politique nationale générale est l’intégration des services psychiatriques dans les établissements de santé généraux dans le seul souci de réduire les coûts, car il convient de respecter l’engagement pris dans le cadre du pacte de stabilité européen de réduction du déficit des finances publiques. Et comme l’hôpital, au même titre que toute la Fonction Publique “coûte trop cher”, de l’avis de nos politiques, il va subir, une nouvelle fois une cure d’amaigrissement. Selon les obsessionnels de la calculette qui règnent dans nos ministères, 14.000 lits seraient excédentaires tout en sachant que durant la période 1991-1997, la psychiatrie publique a perdu 26.700 lits ! à ce rythme, c’est l’existence même de la psychiatrie qui est en jeu !
Le devenir de l’établissement de Brienne mobilise régulièrement les personnels, la population et les élus. Mais concrètement que préconisez-vous pour le pérenniser dans l’intérêt des patients et des agents qui y travaillent ?
Il faut donc refuser de se fondre dans les hôpitaux généraux et s’y faire dépouiller de ses moyens (humains et financiers), donc garder l’autonomie de l’établissement public. Il faut aussi proposer une alternative à la politique de santé mentale de notre département. à ce propos, il faut savoir que la Direction du service des soins infirmiers s’est penchée sur cette alternative, qu’un projet a été soumis à l’ensemble des personnels de l’etablissement et qu’aujourd’hui “l’intersyndicale (CGT en faisant partie) considère que seul ce projet alternatif est en mesure d’assurer la pérennité du Service public de santé mentale dans notre département.”

Cinq compagnies représentant la diversité culturelle de notre Région ont évolué sur les planches d’Avignon

La ChampagneArdenne au Festival d’Avignon
Feu aux planches à la Caserne des Pompiers

La Région Champagne-Ardenne a pris, la première, et depuis plusieurs années, une heureuse initiative culturelle. Elle a loué en Avignon un lieu (la Caserne des Pompiers, sans les pompiers toutefois).
Elle l’a aménagé et y a invité les compagnies théâtrales de notre Région. Celles-ci s’y relaient année après année et elles y montrent une étonnante vitalité créative. Est-ce pour cette raison que le ministre de la culture vient d’y faire un saut de puce samedi dernier et témoigner ainsi de l’intérêt que le nouveau gouvernement porte à la décentralisation culturelle ? Il ne faudrait pas cependant que le Premier ministre fasse à M. Aillagon une niche en dégraissant les postes de fonctionnaires de la culture dans les Directions Régionales, comme annoncé par ailleurs. Il a déjà provoqué l’ire des compagnies et des intermittents en frappant sans discrétion les trois coups à leur caisse (doublement des cotisations).
Notre Région, dit J.C Etienne, «s’impose comme une région motrice». Il est vrai que les nombreuses compagnies, l’école des Arts du cirque, les festivals locaux dont le Festival en Othe, actuellement en pleine euphorie, celui de la marionnette, la nouvelle scène troyenne de la Madeleine, tout cela concourt à donner à nos quatre départements plus de pétillant et de couleurs encore et installe solidement la culture dans ses pompes et dans ses oeuvres. Non pas toute la culture mais une belle partie émergée.
Des cinq compagnies présentées par notre Région en Avignon, aucune ne se ressemble :
Le «Papier Théâtre» d’Alain Lecucq présente une histoire revisitée des religions, écrite par Mohamed Kacimi. C’est émouvant, spirituel, légèrement mutin et dissident. Alain Lecuq est un manipulateur de papier-cartons remarquable et un acteur du mont Ventoux, sachant raison et passion garder pour nous transporter au sommet de l’émotion. J’en reparlerai.
Les deux clowns Christian Lucas et Jörg Müller jouent la dérision, le gros rire et la poésie dans une série désopilante de Nikolaus Maria Holz. Les anti-héros

Hinz et Kunz, mis en scène, sont des mythes populaires allemands(1), sortes de Dupont et Pondu, avec moins de bagout mais plus de fantaisie. L’ensemble est parfois brouillon et inachevé mais quelle fraîcheur, quelle tendresse !
Le Cabaret pour inventer la langue, mis en scène par une Christine Berg délirante et joviale fut un régal à nul autre pareil. Les quatre acteurs haut-de-forme et haut de gamme ont une présence, un bagout et un charme à vous couper toute envie d’ouvrir votre télé. Ils content, chantent, tordent les mots déjà bien arrangés par Novarina, et je ne sais pas s’ils se rendent compte qu’ils se livrent à une méchante destruction de la comm.’ et des valeurs suprêmes civilisatrices. Ça sent dada et les Soupault-Breton-Aragon d’après la 14-18. Il est vrai qu’on a eu nos horreurs nous aussi et que ça mérite sûrement de revisiter le verbe. Je ne crois pas que Christine Berg soit parfaitement innocente, elle qui monte toujours avec sa Cie «Ici et maintenant» des pièces intenses et fortes.
In Cauda Venenum, par la Cie «C’est la nuit» a beaucoup de qualité d’écriture, mais on sent un peu le snobisme et le maniérisme, le parti-pris de la noirceur. Certes notre siècle fut affreux, mais les épines ont eu la grâce d’avoir des roses.
Chat en poche de G. Feydeau nous a bien sûr ravi. José Renault a su avec intelligence montrer le perfectionnisme de l’auteur, son efficacité, son délire, sa mécanique. Grâce à des acteurs fort débridés, peut-être parfois un peu trop, on ne s’ennuie pas. «Alliage théâtre» nous fait à sa façon oublier le siècle que Pascal Adam nous a peint si noir.


Jean Lefèvre

(1) L¹auteur Volker Braun a écrit un « Libres propos de Hinze et Kunze » plus philosophique en 1985

Festival en Othe
et en Armance
Clôture du Festival 2002 samedi 27 juillet


L’europe est belle quand elle entremêle ses diverses cultures. Samedi 27 juillet aura lieu la clôture du Festival 2002 : un “au revoir” plutôt qu’un “adieu”. Une journée de clôture qui se pose “ENTRE ORIENT ET OCCIDENT”.
Retours de voyage” Impromptus : Les comédiens de la troupe de la Comédie de Reims livrent un inventaire amusé de textes vagabonds. Un voyage entièrement imaginaire, ce qui fait sa force.
ODYSSEUS” 22 musiciens en résidence : De Dublin à Istambul en passant par l’Europe centrale “Odysseus” est un voyage musical. Tel Ulysse au milieu d’étranges contrées, le public aborde les sonorités familières et inattendues dans l’alchimie qu’elles composent.
Une clôture festive au coeur de l’Europe.
à partir de 17 heures à Aix-en-Othe.