La Dépêche de l'Aube n°669 du Jeudi 18 Juillet 2002 La Dépêche de l'Aube n°669 du Jeudi 18 Juillet 2002

La dépêche de l'Aube n°669 du Jeudi 18 juillet 2002

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Les communistes aubois dans la lutte pour l’emploi. Une nouvelle fois, la période des congés

Cycleurope - Doré-Doré : 221 suppressions d’emplois


Les charrettes de l’été !

Pas de trêve estivale sur le front de l'emploi ; bien au contraire, la période des vacances est souvent utilisée par les patrons pour faire passer leurs mauvais coups.
Cette année, à travers les suppressions d'emplois chez Cycleurope et Doré Doré, ce sont plus de 300 salariés aubois qui vont être sacrifiés sur l'autel du profit. La direction de Cycleurope vient d'annoncer 91 nouvelles suppressions d'emplois. Cette entreprise romillonne sera donc passée en une dizaine d'années de plus de 900 salariés à moins de 400 aujourd'hui. Plus de 50% d'effectif en moins ; non pas que les vélos se vendraient moins, mais simplement parce que les actionnaires ont fait des choix inverses au développement de l'emploi sur le site de Romilly. Outre la délocalisation vers des pays à plus bas salaires, le manque d'investissements dans les ateliers de production a sans doute causé la perte de la norme de qualité ISO et donc, indirectement, la perte du contrat avec les Cycles Peugeot qui représentait une grande partie de la production de l'usine. Bien sûr, la direction ne présente pas les choses de façon si abrupte, la méthode de communication des patrons est bien rodée ; c'est la main sur le cœur qu'ils avouent ne pas pouvoir faire autrement. C'est le réalisme économique disent-ils tout en jurant malgré tout se montrer généreux dans le plan social. En fait la fin du scénario est toujours la même, les salariés meurtris s'en vont pointer a l'ANPE.
C’est le fric qu'ils ont choisi !
Méthode bien rodée également dans le textile ou l'on évoque systématiquement la concurrence des pays en voie de développement pour justifier les charrettes de licenciement. Pourtant, combien de milliards de Francs d'argent public engloutis depuis deux décennies dans les baisses de charges allègrement réclamées par le patronat. Combien empochés par les patrons de Doré Doré avant qu'ils ne finissent malgré tout par céder aux sirènes de la délocalisation et suppriment au passage à nouveau 130 emplois. Et que les actionnaires de cette entreprise ne viennent pas invoquer autre chose que l'appât du gain. Dans un document interne de la direction, figure un état comparatif sur les chiffres des coûts de production en Italie et en Roumanie. En fait, leur choix est fait depuis longtemps, c'est le fric qu'il ont choisi. 130 licenciements aujourd'hui, encore autant demain et il ne restera de

Doré Doré qu'une friche industrielle comme il y en a déjà beaucoup trop dans notre département et en France . Le réalisme, ce n'est pas d'accompagner cette insupportable casse de l'emploi qui brise tant de vies et réduit à néant un savoir-faire qui se transmettait parmi les ouvriers du textile de génération en génération. Etre réaliste, c'est se battre pour que l'on maintienne dans notre pays la fabrication de cycles et une industrie textile. C'est demander le remboursement de l'argent public par les entreprises - comme le prévoit la loi Hue - lorsqu'elles ne respectent pas leurs engagements en matière d'emploi. C'est lutter contre cette logique du capitalisme, la loi du fric au mépris des hommes, qui a force de sévir ouvre la porte - on le voit à l'échelle de l'Europe - au populisme le plus ravageur. En fait, être réaliste aujourd'hui, c'est travailler vite à un projet de société alternatif au capitalisme. Il y a urgence !


Jean-Pierre Cornevin

Des propositions communistes
pour agir contre les délocalisations et les licenciements boursiers.

• Donner aux salariés et à leurs organisations syndicales un pouvoir suspensif à toutes les délocalisations pour permettre l’étude de leurs contre-propositions.
• Refuser toute aide publique aux entreprises qui délocalisent.
• Appliquer de la loi Hue sur le contrôle de l'utilisation des fonds publics.
• Obtenir de l'OMC une charte sociale interdisant le travail des enfants, permettant le libre exercice du droit syndical et limitant la durée du travail.
éliminer le chômage et mettre un terme à l’insécurité économique
• Plus une femme, plus un homme ne doit se trouver contre son gré en situation précaire ou d'exclusion. C’est pourquoi les communistes proposent une loi de “sécurité emploi-formation” qui garantira à chaque individu un emploi ou une formation librement choisis tout au long de sa vie active dans la sécurité d'un bon revenu et de droits garantis.
Joseph Seghetto, maire-adjoint communiste de Bar-sur-Seine.

Plainte de Mon Logis contre Joseph Seghetto
Jugement le 17 septembre

Après avoir été reporté à deux reprises, le procès pour diffamation intenté par Mon Logis à l’encontre de Joseph Seghetto, maire-adjoint communiste de Bar-sur-Seine, s’est enfin déroulé mardi 9 juillet au Palais de Justice de Troyes.
Mis en délibéré, le jugement sera rendu le 17 septembre prochain.
Mettre au pas les élus aubois
C’est maintenant admis par tout le monde, l’objectif recherché par cette société est de mettre “au pas” les élus aubois en les contraignant au silence. De plus en plus, en effet, l’attitude de Mon Logis à l’égard de son personnel, des organisations syndicales, des locataires, mais aussi à l’égard du respect de la législation, fait l’objet de débats dans les assemblées élues au moment du vote des garanties d’emprunts à accorder à Mon Logis. Ce fut notamment le cas dans les conseils municipaux de Romilly-sur-Seine, Troyes, La Chapelle-St-Luc, Saint-André-les-Vergers, Pont-Sainte-Marie, Nogent-sur-Seine et Bar-sur-Seine. Au Conseil Général, les interventions des élus communistes sont, à ce sujet, nombreuses également. Et tout récemment, ce sont François Baroin et le Préfet de l’Aube qui sont intervenus publiquement dans ce débat sous forme d’avertissement, en rappelant Mon Logis à ses obligations.
Mettre au pas les élus aubois ; l’avocat de Mon Logis ne s’en est même pas caché à la barre du tribunal : “ce que nous voulons, c’est un coup de semonce pour pouvoir réagir et dire qu’il y en a marre” devait-il déclarer dans sa plaidoirie.
A propos de la passation des marchés : la myopie de l’avocat de Mon Logis
Selon Me Lemoult, le rapport de la MILOS (organisme de contrôle de la gestion des organismes logeurs) ne fait pas état d’irrégularités sur les marchés passés avec les entreprises. pourtant cette question n’est pas nouvelle ; cela fait près de dix années que Mon Logis est interpellé par cet organisme de contrôle. Dans le rapport du 30 mars 1993 de la MILOS, les rédacteurs de ce documents indiquaient : “En tout état de cause, l’organisme est tenu de redresser tous les errements non conformes concernant :
- le respect de la réglementation des marchés,
- le respect de l’obligation de tenir des logements en état d’habitabilité.” Or, visiblement, ces observations n’ont pas été prises en compte. En effet, dans son rapport ultérieur d’août 1999, la MILOS porte un jugement plutôt sévère sur la passation des marchés mise en oeuvre à Mon Logis. Par exemple, il est indiqué dans ce document à la page 6 qu’“un fournisseur, petit actionnaire de la société [il s’agit du président du Medef aubois, ndlr] est régulièrement attributaire des lots menuiseries extérieures et intérieures sur les trois dernières années avec des offres à la limite des prix estimés. La société pourrait élargir le champs géographique de la publicité qu’elle donne à ses appels d’offres, afin de se soustraire au quasi-monopole de fait, des trop rares fournisseurs locaux.”
Autre exemple concernant la réhabilitation des 556 logements au “Point du Jour” : il est noté dans le rapport de 1999 “sur ce marché, des avenants sont intervenus sur les lots menuiseries extérieures et intérieures [tiens, tiens !!! Ndlr] à hauteur de + 60% et + 63% des offres initiales (...) La société doit mieux

définir son programme afin d’éviter la passation d’avenants aussi importants qui faussent le libre jeu de la concurrence.” Enfin, sur le marché informatique passé en 1998, il est mentionné que la pratique mise en oeuvre n’a pas garanti “ni le caractère confidentiel des offres, ni l’égalité de traitement des candidat. La société doit se conformer à la réglementation en vigueur telle que stipulée par les articles R 433-5 et R 433-10 du CCH”. Ainsi dans les conclusions de ce rapport de 1999, on peut lire : “la société doit s’attacher, dans un contexte relationnel difficile, à améliorer la qualité juridique de ses procédures. Cette amélioration, réalisée dans la clarté, la transparence et la concertation pourra lui permettre de restaurer un climat de confiance qui lui fait actuellement défaut.”
Trois ans après ces observations, où en est-on ?
à aucun moment, elles semblent avoir été prises en compte par la direction de Mon Logis. Il suffit de lire la presse et les comptes-rendus des audiences du tribunal pour s’en apercevoir : procès avec les syndicats, procès avec les locataires, procès contre Joseph Seghetto, licenciements de salariés, etc. Face à une telle situation et accumulation de faits incontestables, faudrait-il que les élus se taisent et votent sans broncher les garanties d’emprunts sollicitées par cette société ? Et bien non, ce n’est pas possible !
Les élus ne sont pas des “moutons” devant obéir sans poser la moindre question devant de tels comportements. S’ils ne le faisaient pas, la population serait en droit de leur en faire reproche. Joseph Seghetto, au sein du Conseil municipal de Bar-sur-Seine était donc bien dans sa responsabilité d’élu quand il rappela ces faits à ces collègues au moment du vote d’une garantie d’emprunt à Mon Logis.
La nullité de la diffamation
C’est ce qu’a plaidé Me George, défenseur de Joseph Seghetto. En effet, la plainte déposée par Mon Logis ne s’appuie pas dans ses motivations sur les propos exactement tenus par l’élu communiste au Conseil municipal, mais sur le compte-rendu qu’en a fait la presse. Ce qui a conduit Me George à dire qu’il aurait donc fallu que ce soit le directeur de la publication qui soit poursuivi. Cet argument amena le défenseur de Joseph a demander au tribunal le rejet de la citation directe de Mon Logis. S’appuyant sur plusieurs décisions de justice favorables aux salariés et locataires de cette société, il démonta l’argument bien connu de Mon Logis qui se présente, à chaque fois, devant les tribunaux en “victime”. “Si ce n’est pas de la part de Mon Logis de l’acharnement et du harcèlement, je veux être pendu !” assurait Me George. Cette société serait-elle “aux abois” s’est-il interrogé ? “Lâchée par les autorités, en situation précaire, cherche-t-elle à se rassurer par des actions contre les obscurs ?” à la barre, Joseph Seghetto devait à nouveau rappeler qu’il avait pris “ses responsabilités en tant qu’élu de la République”. II a revendiqué le droit au débat démocratique au sein des assemblées élues et s’interrogea sur les conséquences d’un jugement qui interdirait aux conseils municipaux d’exprimer la moindre observation à l’égard de Mon Logis alors qu’ils devraient continuer à voter des garanties d’emprunts à cet organisme.


Joë Triché

Humeurs

on déménage..
C’est triste une fédé vide. On n’y voit plus trace des rires et des larmes. Ceux qui sont partis en dernier, ce sont les portraits de Marx et Lénine, nos images saintes. La benne est venue. On y a jeté des incontinences de papiers, de livres, de dossiers. Faisons de l’excès table rase, je dis, pour garder le luxe de l’utopie.

Question
Les copains et copines me demandent : «Alors, c’est pour quand le communisme ? Ça vient ou ça vient pas ? Il se fait attendre !»
- Il ne viendra plus, je leur réponds. C’est fini. On y a cru, tout frais même qu’il devait se présenter, avec la belle barbe blanche de Marx, notre père Noël. Il ne viendra pas, les gars. Retroussons les manches. C’est à nous d’aller le chercher..


Jean Lefevre

Le site de la Fête de l'humanité 2002

13, 14, 15 septembre 2002 - Espace fête du parc de La Courneuve
La fête de l’Humanité

Yann Tiersen
Sinsemilia
Yann Tiersen Vendredi 13 à 20 h 30
Sinsemilia Samedi 14 à 18 h 30

Déjà près de 80 vignettes - bons de soutien ont été réglées à la fédération du PCF. L’achat de la vignette permet, bien sûr, d’accéder aux trois jours de fête et à tous les spectacles, expositions, animations, stands et débats, mais c’est aussi un moyen de contribuer à son succès.
Sans attendre, nous invitons toutes celles et ceux qui veulent que la fête 2002 ait le retentissement que les communistes ambitionnent de lui donner à l’occasion de la rentrée sociale à nous adresser le réglement de leurs vignettes

Ernesto T. Puentes
Ernesto T. Puentes Dimanche 15 à 14 h 15

Yannick Noah
Yannick Noah Samedi 14 à 22 h 30

 

Et aussi : Sinclair samedi 20 h 45, Ismaël Lô samedi 15 h 00, Tiken Jah Fakoly samedi 16 h 30, Les Motivés dimanche 16 h 15, Spook and the Guay samedi 19 h 00, une scène métissée au Village du Monde...

Romilly - Station d’épuration Le maire refuse d’agir.
Les usagers ne seront pas remboursés

Asurea, association romillonne des usagers de l’eau et de l’assainissement, a tenu son assemblée générale jeudi 11 juillet.
Elle fut l’occasion pour Jocelyne Pochinot, sa présidente, de rappeler le rôle de cette association et de faire le point des actions et démarches engagées pour venir en aide aux usagers de l’eau. “Dès sa création en janvier 1998, notre association a été à leur disposition pour engager une action en justice contre la Lyonnaise des Eaux” indique le communiqué d’ASUREA remis à la presse. On se souvient, en effet, que la ville de Romilly avait confié à cette société la réalisation de la nouvelle station d’épuration. C’était en 1992. Le 25 février de cette même année, l’Est-éclair titrait d’ailleurs : “La municipalité romillonne s’engage dans la lutte contre la pollution. L’extension de la station d’épuration figure parmi les priorités.” Or, depuis rien n’a été réalisé et, chaque année, Michel Cartelet dans son rapport budgétaire indique qu’il poursuit les études... Dans son programme électoral des municipales de 2001, il promettait un démarrage des travaux pour juin 2002.
La station d’épuration n’est toujours pas réalisée, mais les usagers ont déjà commencé à payer
Si cet équipement n’a pas vu le jour, les usagers en ont pourtant financé une partie du coût à la Lyonnaise des Eaux. En effet, l’accord passé à cette époque entre cette société et le maire autorisait la Lyonnaise des Eaux à procéder à des hausses anticipées du prix de l’eau afin de lui permettre de récupérer les 13 millions de francs qu’elle apportait pour la réalisation de cette nouvelle station d’épuration. Les usagers romillons de l’eau lui ont ainsi versé, sur deux années, plusieurs millions de francs alors que cet équipement n’a jamais vu le jour et que, depuis, la gestion de l’eau et de l’assainissement a été confiée à la Sté RUAS. C’est pourquoi les élus communistes du Conseil municipal ont toujours plaidé pour le remboursement des sommes indûment perçues par la Lyonnaise des Eaux. Or, Michel Cartelet a toujours refusé d’en faire une exigence dans les négociations avec cette société, tout comme il refusa d’engager au nom de la ville de Romilly une action en justice permettant le remboursement. De ce fait, des usagers ont été contraint d’entamer une procédure en justice afin d’obtenir un jugement favorable appliquable par la suite aux six mille abonnés de l’eau.
La décision du tribunal de Puteaux
Au cours de l’assemblée générale, Jocelyne Pochinot a fait état du courrier du cabinet d’avocats reçu à la suite du jugement rendu par le tribunal d’instance de Puteaux. En effet, ASUREA, comme cela est prévu dans ses statuts, peut assister les usagers dans leurs actions juridiques. Ainsi, dans son courrier du 5 octobre 2001, l’avocat indiquait : “Dans sa décision, le tribunal n’a pas remis en cause, malgré les dénégations de la société Lyonnaise des Eaux, les anomalies de facturation que nous avions relevées, pas plus que le caractère indû d’une partie de la redevance d’assainissement du fait de l’absence de réalisation de la station d’épuration.” Constatant que les redevances perçues par cette société résultaient des clauses des contrats conclus avec la ville de Romilly-sur-Seine, le juge du tribunal de Puteaux s’est déclaré incompétent en indiquant que ce dossier relevait du tribunal administratif. Le courrier de l’avocat adressé à Jocelyne Pochinot précise que “le tribunal de Puteaux a implicitement mais nécessairement considéré que le litige lié à la surfacturation du service dénoncée par les usagers de Romilly et de ASUREA relève de la responsabilité de la ville qui, d’une part a négocié

les clauses contractuelles avec la société fermière et, d’autre part est seule habilitée à agir devant le tribunal administratif de la validité de ces stipulations (...) Ainsi il reviendrait donc à la ville d’agir.” à la suite de ce courrier, deux représentants du bureau d’ASUREA ont été reçus, à leur demande, par Michel Cartelet qu leur a assuré de contacter l’avocat de la ville et de les tenir au courant des suites données.
Face à l’absence de réponse du maire et à son mépris à l’égard des usagers, nouvelle intervention d’ASUREA
Dans le communiqué de cette association, il est rappelé : “Par une lettre de janvier 2002, nous nous sommes inquiété des suites reservées à nos questions posées le 5 novembre 2001, à savoir :
- la réalisation de la nouvelle station d’épuration,
- le programme d’achèvement de l’assainissement afin de respecter les directives européennes,
- les nuisances subies par les riverains de l’actuelle station d’épuration,
- une information sur la gestion de l’eau par la société RUAS.
Comme d’habitude, le maire nous nous promis la réunion de la commission à laquelle nous serions invités à la mi-janvier 2002.” Cette commission s’est-elle tenue sans nous ou n’a-t-elle pas été convoquée, interroge le communiqué d’ASUREA demandant aussi “quelle était la position de l’avocat de la ville sur la saisine du tribunal administratif concernant le trop facturé par la Lyonnaise des Eaux.
” Enfin, il était demandé une nouvelle fois au maire la réunion de la commission consultative compétente pour les services publics locaux exploités par la ville en régie ou dans le cadre d’une convention déléguée.
Hors-la-loi et refus de transparence
La loi sur l’eau de 1992 fait obligation aux communes de plus de 3.500 habitants de présenter chaque année, avant le 30 juin, un rapport au Conseil municipal sur le prix et la qualité de l’eau. à Romilly, pour la seconde année consécutive, ce rapport n’existe pas. Pourquoi ? D’autre part, il est fait obligation à ces communes de créer une commission consultative où les usagers ou leurs représentants en sont membres pour veiller au respect des contrats des services publics dont la gestion est déléguée à des sociétés privées. Cette commission a été créée fin décembre 1998 à Romilly après bien des démarches et des demandes de l’association ASUREA. Selon Michel Cartelet, répondant à ASUREA, celle-ci devait être “opérationnelle” pour le début de l’année 1999. Or, à ce jour et malgré une démarche auprès du préfet de l’Aube, elle ne s’est jamais réunie. Le maire semble avoir faite sienne la formule bien connue “si tu veux enterrer un problème, créé une commission”. Pourtant, si elle s’était réunie, cela aurait permis de traiter les problèmes évoqués plus haut ainsi que celui des habitants des rue de l’Aviation, Pierre Sémard, cité Bellemère et cité Belle Idée, tout comme celui de la pollution régulière de la rivière de Faverolles. “Pourquoi ce refus de discussion avec notre association ? Pourquoi ces lettres restées sans réponse ? Pourquoi les réseaux d’eau et d’assainissement de la cité Belle Idée ne sont-ils pas encore commencés alors que les crédits étaient inscrits au budget 2001 ? Autant de questions qu’ASUREA pose avec force et détermination au maire et au conseil municipal de Romilly en espérant qu’il ne continuera pas pas à faire la sourde oreille et qu’un dialogue constructif pourra s’engager avec notre association et les usagers qu’elle représente” indique encore le communiqué remis par Jocelyne Pochinot, la présidente d’ASUREA.


Joë Triché

Agglomération troyenne
Sarkozy les fait rêver

De François Baroin, héritier des maires de droite de Troyes, aux nouveaux promus, Yves Rehn de La Chapelle-Saint-Luc ou Alain Balland de Saint-André-les-Vergers, Sarkosy les fait rêver !
Premier flic de France, il va pouvoir en donner de la matraque ! Cette insécurité qui les a fait élire va leur permettre de régenter les petits voyous (ce qui somme toute est normal)… mais, qui sait, aussi demain quelques mauvaises têtes de syndicalistes toujours prêts à revendiquer, des locataires mécontents, des manifestants intempestifs - José Bové, en prison, cela les réjouirait plutôt. D'ailleurs nombre d'électeurs du Front national ne s'y sont pas trompés lors du second tour des législatives. Ils ont reconnu “leurs valeurs”
Cependant, le rêve va bien au-delà. Car Nicolas Sarkozy est maire de Neuilly, une ville sans HLM,
sans "France d'en dessous", sans pauvres ni

Rmistes, rien que des beaux quartiers ! Alors pour n'être pas de ces maires heureux, ils s'en prennent tout naturellement à ceux qu'ils pensent responsables de leurs déboires : les quartiers HLM et tout particulièrement à ceux qui tentent sur le terrain d'améliorer la vie.
À la Chapelle-Saint-Luc, Yves Rehn refuse de participer au financement des salaires (2/3 sont pris en charge par le Conseil Général et 1/3 par la commune) de quatre éducateurs de l'association Jeunesse et Détente (qui assurent depuis de nombreuses années un travail de prévention, de dialogue) au motif qu'ils se mêlent de ce qui regarde la vie des jeunes dans la cité.
à Saint-André-les-Vergers, Alain Balland menace de réduire les subventions de l'association "Vivre à Maugout" si elle ne s'inscrit pas dans les visées municipales. Ah libéralisme, quand tu nous tiens !!!


Geneviève Delabruyère

Sécurité Sociale :
Et revoici le trou !

La Sécurité Sociale est de nouveau dans le rouge ! Selon la commission des comptes, l’organisme accuse un déficit de 2,4 milliards d’euros !
Le ministre de la Santé, monsieur J.F. Mattei, a annoncé ce déficit, ce qui ne s'était plus vu depuis trois ans. Evidemment, cela a été l'occasion de mettre en cause le gouvernement précédent en l'accusant d'avoir laissé une situation détériorée.
La situation financière de la Sécu n’est pas une fatalité
Ceci, entre autre, par la ponction opérée (contre l'avis unanime des syndicats et de la Fédération des Mutuelles de France d'ailleurs) dans le budget de la Sécu, afin de financer les allègements de charges sociales accordées aux entreprises dans le cadre de la mise en place des 35 heures. Or, si ce transfert avait pu être évité, il y a tout lieu de penser que la remontée du chômage avec les plans sociaux à répétitions qui continuent de frapper notre pays et en particulier notre région Champagne Ardenne, n'est sans doute pas étrangère à la détérioration des finances de la Caisse.
Tous les emplois créés, consolidés, tous les jeunes qui accèdent à l'emploi, l'obtention de meilleurs salaires, sont autant de sources de cotisations supplémentaires pour la Sécurité Sociale. A contrario, cela agit avec force sur les recettes de la Caisse !
Pour un financement rénové fondé sur les richesses produites par les entreprises
Le ministre de la santé a relativisé, indiquant que le déficit annoncé serait de l'ordre de 1% du budget de la Sécurité Sociale. La situation financière de la Caisse n'est pas une fatalité. Elle dépend de la bonne situation

économique de notre pays, des salaires et revenus correspondants à la vie actuelle. Les délocalisations des usines textiles ne vont pas dans ce sens.
Nous demandons avec la F.M.F. un financement complètement rénové de la Caisse fondé sur les richesses produites par les entreprises. La décision de passer la consultation à 20 euros et les visites à 30 euros ne va pas arranger les choses ainsi que la situation explosive qui existe dans les hôpitaux.
L'intérêt des assurés sociaux et des Mutualistes n'est pas beaucoup pris en compte dans ces orientations.
Nous nous opposons à toute augmentation des cotisations sociales (C.S.G.- R.D.S.).
Tout le mouvement mutualiste exige un vrai partenariat avec les professionnels de santé et nous demandons d'être associés à part entière aux négociations aboutissant à la mise en place de réformes structurelles permettant à tous d'accéder à des soins de qualité et à de meilleurs remboursements, notamment pour le dentaire et l'optique.
Enfin, nous estimons que l’instauration d'une démocratie élective et participative dans les institutions de la Sécurité Sociale disposant de pouvoirs propres et renforcés, constitue la seule alternative à l'étatisation et aux menaces de privatisations de celles-ci.
La mission de mouvement mutualiste est de porter notre engagement contre toutes les exclusions .


Ecoutez-voir..

Le "machin"
Une réunion «informelle» s’est tenue à Courteranges qui a réuni quelques membres de «l’ancienne» gauche plurielle du département. Il était question d’échanger des points de vue sur les causes de la défaite mais non pas sur les ingrédients d’une nouvelle politique de gauche. Celle-ci, comme on le sait, est plurielle, c’est-à-dire diverse. Certains pensent qu’un seul parti de gauche, dominé par le PS, serait une réponse à la domination de la droite. ça m’étonnerait que les communistes acceptent de se saborder pour entrer dans un grand machin mou jetant par-dessus bord tout un passé d’expériences et de luttes. Les Verts en seraient les peintres écolos du bonheur, les rouges l’aiguillon, genre mouche du coche et la grosse panthère rose continuerait sa gestion douce du capitalisme triomphant, sortant parfois sa griffe mais ronronnant le plus souvent.


Malicette

.

Propre
Il faudrait supprimer la pauvreté et la prostitution, ces deux plaies de toutes les sociétés. Le maire de Troyes, comme celui de Neuilly(1), d’un coup de cuiller à pot, y a réussi. Il a interdit les mendiants et les filles de joie. Plus de miséreux, plus de misère ! Plus de prostituées, plus de prostitution ! Qu’on est bêtes de ne pas y avoir pensé plus tôt. Plus d'pauv’s, plus d’put’s, une ville propre, nette, une société sans classe ou presque où le bourgeois peut promener son chien et rentrer chez lui, l’esprit libre, vaquer à son business.
Làhaut, à Paris, au gouvernement, Baroin est épaulé : parents frappés au porte-monnaie si l’ado fait l’école buissonnière, impunité zéro pour les gosses qui tirent les sonnettes, et, pour les mômes délinquants, dès treize ans, la maison de correction. La guerre contre la jeunesse, quoi ! C’est l’Amérique ! Mais en France, les Misérables, c’était il y a plus d’un siècle

Tribunal
Je vais parfois écouter le tribunal pour connaître les misères du monde. Ecouter, je devrais dire tendre l’oreille, car on n’entend pas grand’chose. L’accusé, timide bien sûr, s’exprime doucement mais le tribunal et les avocats qui devraient parler haut, pour éclairer le peuple, le font à l’étouffée. Les micros ne sont même pas utilisés. Séance publique dans laquelle le public reste dans l’ignorance, un peu méprisé il faut dire.


Malicette


(1) Sarkozy, pardi !

Les communistes ne doivent éluder aucune question dans la réflexion qu’ils sont en train de mener.

Parti communiste français
Après la Conférence Nationale

Lors de sa réunion du 8 juillet, la plénière (Comité exécutif national et présidence du Conseil national) ont mis en forme les décisions de la Conférence nationale et procédé à une première répartition des responsabilités. Marie-George Buffet s’est adressée à l’ensemble des communistes.
“Lors de notre Conférence nationale, nous avons décidé de mener un grand débat de façon tout à fait inédite. La situation l’exige. Comme j’ai eu l’occasion de le dire, nous n’éluderons aucune question. La résolution adoptée à la Conférence nationale de Gennevilliers comporte deux aspects indissociablement liés : la réflexion sur nos échecs électoraux successifs, notre visée transformatrice, notre stratégie, nos directions et la prise d’initiatives pour faire face tout de suite aux nouveaux coups de la droite et construire les chantiers de la transformation sociale.
Un Conseil national, les 28 et 29 septembres, décidera de la convocation du congrès
Nous voulons le préparer de façon originale. Pour décider, les communistes veulent avoir toutes les clés en main pour se prononcer clairement sur les grandes questions qu’ils et elles ont souhaité débattre. En ouvrant les chantiers, en démultipliant dans les communes les forums pour une nouvelle alternative, en débattant de questions essentielles dans des ateliers régionaux ou dans des journées d’étude qui

seront finalisés pour devenir le bien de toutes et tous dans des conseils nationaux à thèmes, et en décidant de la Conférence nationale de décembre sur l’extrême-droite et le populisme, nous voulons démultiplier les portes d’entrée de la maison communiste. Bien entendu, chaque fédération choisira de s’inscrire dans tel ou tel chantier ou initiative. Ainsi, nous préparerons notre congrès non pas en vase clos mais en débattant et en agissant avec toutes celles et tous ceux qui veulent un autre monde, une autre société.
Nous aurons tout l’été pour commencer à riposter et à construire d’autres réponses
Nous les trouverons ainsi au rythme des luttes, du débat, et de la réflexion de chacune et de chacun. La commission de Transparence telle que l’ont voulu nos statuts sera la garante du pluralisme des approches. Je ne nie pas que ce programme soit intense, mais la période que nous venons de vivre exige notre mobilisation. Nous allons être présents dès maintenant pour construire les résistances et les propositions mobilisatrices face à l’offensive ultralibérale. Nous allons être présents dès maintenant pour travailler à une nouvelle alternative avec le rôle du PCF. Cela, bien sûr, va se conjuguer pour chacune et chacun d’entre nous pour des vacances très attendues.”

PCF : un vaste débat, des initiatives ouvertes, des moments de décision
Une première répartition des responsabilités
• Réflexions sur la commission de la transparence en vue du Conseil national qui convoquera le congrès :
Francis Wurtz - Patrice Cohen-Seat
• Chantiers de la transformation sociale
Agir pour les services et entreprises publics, les retraites, la santé et la protection sociale, l’école :
Brigitte Dareau - Sylviane Ainardi, Michel Deschamps
Responsabiliser socialement les entreprises vis-à-vis de l’emploi et des territoires :
Michel Laurent - Yves Dimicoli
Développer la démocratie à l’entreprise, dans la cité, la société :
Bernard Birsinger - Roger Martelli
Construire une europe sociale, citoyenne de coopération et de paix pour une mondialisation solidaire :
Daniel Cirera - Gilles Garnier
Décentralisation - régions - territoires :
Jean-Claude Mairal - André Chassaigne - Paul Lespagnol - André Lajoiinie - Daniel Brunel - Denis Duvot
• Forums sur l’alternative politique et le rôle du PCF :
Jean-François Gau - Alain Hayot - Paul Lespagnol - Michel Duffour
• Questions devant faire l’objet de débats et de décisions au Conseil national :
Coordination : Dominique Grador - Sylvie Mayer - Pierre Zarka


1/ Préparées par des ateliers régionaux
Le capitalisme actuel (révolution informationnelle, marchés financiers, Banque centrale européenne...) - Le travail et le monde du travail aujourd’hui - La structuration de classe de la société ; inégalités sociales, précarité, chômage, exclusion Nicolas Marchand - Alain Obadia - Cathy Apourceau - Annie Guilhamet
La place de la jeunesse : Meriem Derkaoui - J. Marc Coppola
La sécurité :
Marie-France Vieux-Marcaud - Nicole Borvo - Martine Durlach
2/ Préparées par des journées d’études
Le féminisme : Brigitte Dionnet - Laurence Cohen - Chantal Petitjean - Rosa Moussaoui
Les questions sociétales et les discriminations sociales :
Michela Frigiolini - Gilles Poux
Lutte contre le Sida, la santé dans le monde :
Responsables à désigner
Une mondialisation de paix et de codéveloppement :
Fabienne Pourre - Elisabeth Gauthier
• Conférence nationale
Crise de la politique - populisme - extrême-droite :
Serge Guichard - Alain Hayot
• Construire un parti utile aux engagements de chacune et de chacun
Manuela Gomez - Marie-Pierre Vieu - François Jacquard - Olivier Dartignolles - Jean-Louis Bousquet - Karine Jarry
• Rencontres sur l’évolution des liens entre le PCF, les milieux populaires et les salariés
Sylvie Jan - Marc Everbecq


Social
Le gouvernement casse l’emploi des jeunes

Décidément, ce n’est pas du côté du gouvernement Raffarin que les jeunes devront attendre de l’imagination
Le “projet contrat-jeune” qu’il vient de dévoiler s’inscrit dans la suite des propositions faites depuis ces 25 dernières années, à l’exception notable des “emplois-jeunes”. Cette logique, c’est celle de la baisse des coûts du travail - par l’annulation des charges patronales pour les emplois rémunérés au SMIC des jeunes de 16 à 25 ans -, afin de permettre aux entreprises d’être “concurrentielles” sur le marché mondial.
Le but réel de telles mesures n’est pas de faire baisser le chômage des jeunes, mais bien de permettre au Medef et aux marchés financiers de faire du profit.

Cette politique est inefficace et dangereuse pour la cohésion du pays, en mettant en concurrence les jeunes avec les moins jeunes : “Papa, j’ai trouvé du travail... C’est le tiens !” ; ainsi que les jeunes qui ont une formation et ceux qui n’en ont pas. C’est une déclaration de guerre qui est faite aux salariés de ce pays. En fait, pour les jeunes qui sortent du système scolaire sans dipôme, c’est un véritable système qu’il faut mettre en place, leur permettant d’accéder à un emploi stable et à une formation de qualité pour en finir avec la précarité qu’ils connaissent, mais aussi pour répondre aux besoins de la société

Festival en Othe
et en Armance
Du dimanche 14 au samedi 27 juillet
Des expos à l’ATELIER”

ABAWé et le FESTIVAL EN OTHE vous invitent à l’espace ATELIER au Parc des Fontaines à Aix-en-Othe. Installé sous chapiteaun l’ATELIER est un lieu d’accueil de toutes les formes des arts plastiques et de la création visuelle : espace internet, expositions, performances d’artistes. Trois plasticien vont donner vie à ce lieu
éric Doué : En 1986, sont apparus les premiers P’tikons des mains d’éric Doué. Ces petits personnages en terre d’aspect brut et moqueur se prêtent, cet été, au jeu de la mise en scène. Avec l’exposition “Format P’tit Contemporain”, ils sont spectateurs d’une exposition de “Vraies et Mini” sculptures et peintures réalisées par des artistes actuels.
Habdaphaï : Habdaphaï est peintre et danseur, adorateur de la couleur et du corps. Chaussé de chaussures-brosses trempées dans de la peinture noire, il dansera sur une toile. Toutes ses émotions seront capturées sur la toile.
Daniel Bonhomme : Avec lui, tout objet est susceptible d’une transformation ironique et artistique. Pendant une semaine, il invite les agriculteurs de la région à lui céder des vieilles machines rouillées, fatiguées (charrue à chevaux, râteau agricole...) qu’il transformera en sculptures ..................(à suivre)

Jean Lefèvre