La Dépêche de l'Aube n°668 du Jeudi 10 Juillet 2002 La Dépêche de l'Aube n°668 du Jeudi 10 Juillet 2002

La dépêche de l'Aube n°668 du Jeudi 10 juillet 2002

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Pour A. Bocquet, ce sont les français qui régleront la note des cadeaux aux patrons annoncés par le premier ministre.

Face à une droite dure,
Résister, se rassembler et construire une alternative au libéralisme


Le Premier ministre a fait, le 3 juillet dernier, devant l’Assemblée nationale, un discours qui dévoile une droite dure.
Une droite qui cogne, avance maintenant à découvert, met en cause durement les acquis sociaux, les services publics, les fondements de notre cohésion sociale.
Jean-Pierre Raffarin s’en prend aux 35heures et à la retraite à 60 ans. Il veut que l’on travaille plus, avec plus d’heures supplémentaires et plus longtemps. Pas un mot, pas un seul mot pour le pouvoir d’achat, pour les salaires, les retraites et les minimas sociaux. Indifférent à l’effondrement de la bourse, le premier ministre propose clairement des retraites à base de fonds de pension.
Dans le secteur public, Jean-Pierre Raffarin annonce un train de privatisations à commencer par EDF-GDF. D’autres suivront.
Il met en cause la santé, en nous promettant des coupes sombres dans le système hospitalier et la réduction des dépenses. Il n’a pas un mot pour les besoins en personnel, en infirmières, en médecins : il fait l’impasse sur le financement de la santé pour

toutes et pour tous. Annonçant une “nouvelle gouvernance” dans ce secteur, il remet en cause la gestion paritaire, le rôle des partenaires sociaux, la démocratie sociale.
L’expression d’un autoritarisme scandaleux
Ce discours, c’est aussi l’expression d’un autoritarisme scandaleux : mise en cause du droit de grève avec le “service garanti”, réforme de l’ordonnance de 1945 sur la protection de la jeunesse, et mise en cause du droit d’asile. Les cadeaux, les bonus, la droite les réserve au patronat. Le premier ministre promet des baisses de charges et des baisses d’impôts, extension des zones franches, dumping fiscal. L’addition est claire : notre peuple paiera les cadeaux pour les patrons et pour les plus riches.
Ce discours est un appel à l’action, à la résistance du monde du travail, des hommes et des femmes de ce pays. C’est un appel à la mobilisation contre une politique de la régression sociale. C’est un appel à construire une véritable alternative au libéralisme.

Assemblée nationale :
gestion de l’eau et des déchets
Les députés communistes posent la question de la nationalisation

Acheter, vendre, communiquer, tricher, brader, sans vergogne et sans frein réel : ainsi Jack Ralite a qualifié la semaine passée devant le Sénat,"l'extraordinaire équipée de Jean-Marie Messier et son extraordinaire pratique financière".
Remarquant que "des fonds publics y ont contribué", que "toutes les instances de contrôle, y compris au niveau européen, y ont souscrit", le sénateur communiste soulignait aussi qu'à travers Vivendi Environnement les collectivités locales françaises risquaient d'être mises à contribution et pénalisées, tandis que l'ensemble du secteur culturel (cinéma, audiovisuel, édition, musique) se trouvait fragilisé. "La déréglementation trouve là une extrême illustration de sa nocivité. L'affairisme n'est pas une alternative à l'étatisme", insistait-il, avant de proposer que se prenne, en France, l'initiative d'une conférence mondiale sur la culture. Une idée dans le droit fil du combat de toujours de Jack Ralite comme des très nombreux artistes et créateurs qui se sont déjà mobilisés dans ce pays pour faire de la culture une "exception" dans le marché mondial capitaliste. N'est-ce pas d'ailleurs Jean-Marie Messier lui-même qui, parti à la conquête des Etats-Unis et encore tout auréolé de ses succès financiers, s'était fait le pourfendeur de cette "exception culturelle" ?
La gestion de l’eau ne doit pas obéir à une logique mercantile
à l'Assemblée nationale, c'est la question de la nationalisation de la gestion de l'eau qu'ont posée les députés communistes à l'occasion de la demande de création d'une commission d'enquête parlementaire. Déposée en leur nom par Jean-Pierre Brard, celle-ci porte sur la politique du groupe Vivendi Universal et

"sur la capacité de Vivendi Environnement de remplir ses missions de service public". Selon le député maire de Montreuil (apparenté PCF), le risque est réel de voir dans un proche avenir Vivendi Environnement passer sous contrôle étranger alors que l'entreprise "assume des missions de service public, en particulier la gestion de l'eau ou des déchets". Et il poursuivait : "Il serait extrêmement dangereux que ces services "vitaux" soient "expatriés" et n'obéissent qu'à une logique mercantile." En effet, les exigences en matière de qualité de l'eau et de traitement des déchets nécessitent dès aujourd'hui et nécessiteront dans les années qui viennent de très importants investissements, or Jean-Pierre Brard doute fort que, "sauf à accroître considérablement le prix de l'eau", les grands groupes étrangers susceptibles de racheter Vivendi Environnement s'y montrent disposés.
Les députés socialistes ont, quant à eux, demandé au gouvernement de saisir la Commission des opérations de Bourse (COB) et réclamé la mise en place d'une mission d'information parlementaire au sein de la commission des Finances. Tandis que les députés de l'UMP et leur président, Jacques Barrot, tout en étant favorables au renforcement du rôle de la COB, ont dit leur opposition à une "ingérence" dans des affaires concernant "les actionnaires et le conseil d'administration" de l'entreprise. Une logique à l'antipode de celle qui animait le président du groupe des députés communistes et républicains, qui, pensant "d'abord aux salariés" des entreprises de Vivendi Universal, exigeait que "toute la transparence soit faite sur ce qui se passe actuellement dans le monde clos des conseils d'administration des grandes sociétés"

Soleil discret à Brévonnes, samedi dernier, mais la convivialité était au rendez-vous pour cet après-midi champêtre

Initiatives


Un samedi à la campagne

Une cinquantaine de communistes aubois s’est retrouvée, samedi 6 juillet, à Brévonnes à l’occasion d’un pique-nique convivial.
L’objectif était de réunir dans un cadre agréable, et à l’occasion d’une initiative festive, les camarades qui se sont investis dans le cadre de la campagne des législatives dans les trois circonscriptions auboises. Objectif réussi : la bonne humeur et la bonne chair - préparée et apportée par certains participants - ont d’ailleurs incité quelques pique-niqueurs à poursuivre les “agapes” en soirée. Nos amis briennois ont brillamment assuré la logistique (stands, cuisine et

Philippe Vagner, qui avait mis à disposition un très beau verger, a aussi assuré avec brio l’intendance du pique-nique

accessoires y compris la musique ; qu’ils en soient remerciés) et tout cela a contribué à créer une ambiance aussi décontractée que chaleureuse. Un merci particulier à Philippe Vagner qui avait mis à la disposition le magnifique verger, situé en pleine campagne, qui a servi de cadre à cette initiative. Nul doute qu’une telle initiative, dont tout le monde s’est félicité de la réussite gagnerait à se répéter chaque année en début de période estivale. Une bonne occasion pour les communistes du département de se retrouver pour faire le point avant la période des congés et la rentrée sociale de septembre.

Humeurs
Bonnes vacances

Nous recevons de Collioure une jolie carte signée M.C. La photo très ensoleillée représente une piscine et une maison bourgeoise. Nous avons tout lieu de penser que ce M.C. n'est pas un inconnu, un ami en tout cas, vu le contenu du message :
"Bonnes vacances" (l'écriture est claire, un peu fatiguée cependant), à vous tous, mes bons Romillons, je souhaite de bonnes vacances…
D'abord à tous les enfants à qui nous avons été forcés de supprimer les colonies parce que ça coûtait cher à la collectivité. À vous aussi, mes seize chers collaborateurs du chantier CES, qui avez tant peiné et dont j'ai peine à me séparer. La vie est dure. Ce sera pour vous comme une entrée nouvelle dans l'existence.
à vous encore, familles romillonnes tant valeureuses, à qui nous avons dû, la mort dans l'âme, supprimer les allocations de rentrée scolaire pour équilibrer le budget. Moi, qui suis un disciple de Rousseau, je peux vous dire que c'est devant la difficulté que se trempent les âmes fortes.
À vous syndicats amis, chez qui je militais autrefois avec fidélité, et à qui nous avons dû, le cœur serré, diminuer la subvention de 85 %. Ayez des revendications raisonnables et vous serez plus forts.
Vous avez un bon maire, soyez en assurés. Je tiens les rênes fermement. Je suis un homme de la gauche moderne et singulière, panachée, bigarrée et je gouverne dans l'ouverture béante où s'engouffrent les bonnes valeurs libérales.


Malicette

Ecoutez-voir..

Maisons closes
Est-ce que ça va changer ? Rien de moins sûr. Mais peut-être que certains veulent lutter contre les prostituées venues de l’est. Baisons français ! Je crois plutôt qu’on veut «nettoyer» la rue d’un grand nombre de souillures inadmissibles dans un pays civilisé : la prostitution («cachons ce sein»), la mendicité (on a vu des agents municipaux dégager le centre-ville des SDF). Je n’ajouterai pas les sans-papiers, car on m’accuserait de faire de la politique.

Double vue
Le PS et le PCF ont tiré les premiers éléments de leur échec. Tous deux, ils ont tenu un Conseil préparatoire et décidé d’un Congrès au printemps 2003. Dans le cas du PS, les journalistes ont trouvé cela normal : «il faut prendre le temps de la réflexion.» Dans le cas du PCF, ils ont vu là une manoeuvre de la direction qui voulait garder le pouvoir. On leur fait encore peur, ou quoi ?


Malicette

Le site de la Fête de l'humanitée 2002

 

 

Cinéma, théâtre, un journal permanent de 48 h à l’Agora de l’Humanité, ska, reggae et jazz sur la scène du Midi, des débats...


Un “pot-pourri” exceptionnel qui fait la magie de la fête de l’Humanité.

Demandez la vignette ! 03 25 73 43 40

La vallée des Viennes, dernière vallée verte entre La Rivière-de-Corps et Troyes, ne doit pas être sacrifiée

Vallée des Viennes :


un plan de circulation ébauché

Enfin sauvegardée, mais...

 

 

 

 

La vallée des Viennes, dernière vallée verte entre La Rivière-de-Corps et Troyes, ne doit pas être sacrifiée

Combien d’années (et de millions dépensés en plans et contre-plans) aura-t-il fallu pour qu’enfin triomphe le bon sens ?
Ne pas sacrifier la dernière vallée verte qui serpente entre La Rivière-de-Corps et Troyes. Les “bétonneurs” de tout poil, et de toutes tendances, n’ont pas cédé de bon coeur ; la ténacité de l’actif “Comité de défense et de sauvegarde de l’environnement des Viennes” aura été déterminante. Et les électeurs de Sainte-Savine et de Saint-André ont donné leur appréciation aux dernières élections municipales avec les résultats que l’on sait.
Ceci étant, tous les problèmes demeurent, particulièrement à Saint-André, ville dortoir de 10.000 habitants. Il faut bien, pour la grande majorité des dryats, “sortir” de Saint-André le matin et y “rentrer” le soir. Ajoutons le trafic intense occasionné par Carrefour, implanté au coeur de la cité. La seule issue, avec la route d’Auxerre, se trouve au rond-point Robert Galley où se rassemblent en faisceau l’avenue Wilson, la rue des Frères Gillet, les rues Jules Didier, Thiers et la rue Paul Doumer qui draine une partie de Sainte-Savine.
Le plan de circulation de la CAT prévoit la mise en sens unique de l’avenue Wilson et de la rue Paul Doumer avec aménagement - chicanes contre la vitesse, percement de deux routes latérales de jonction -. C’est sans doute un premier pas. Il est à craindre cependant qu’à certaines heures (matin et soir), il y ait pour chacune d’elles tour-à-tour doublement du trafic, d’où ralentissement et impossibilité pour les piétons (il en reste !) de traverser. Le roulement incessant des voitures, avenue Wilson, a déjà amené les riverains à tenter de se protéger par de hauts murs et des façades aveugles et l’on circulera bientôt entre deux murs de béton.

Il serait souhaitable que le futur plan trouve des formules pour inciter les automobilistes à emprunter d’autres voies (sens giratoire, feux tricolores, autres rues en sens unique, ouverture de la rue Leclerc vers le futur pont d’Echenilly, etc.).
Cependant, la question essentielle n’a même pas été effleurée par la CAT
Ce qui est en cause, c’est l’importance du flux de circulation et comment le réduire. Troyes et son agglomération possèdent un réseau urbain de bus insuffisant et inadapté. Les élus n’ont-ils jamais eu recours à un car pour aller de Saint-André à Pont-Sainte-Marie par exemple ou, plus simplement au coeur de Troyes ? En période d’été, la fréquence de passage est de 32 minutes (20 en temps ordinaire). Or ces trajets, des milliers de personnes les empruntent chaque jour. La seule solution qui leur est offerte est... leur propre véhicule. Quand va-t-on prévoir, pour l’ensemble de l’agglomération, des transports en commun modernes qui correspondent à la vie d’une grande cité au 21ème siècle ? Ce serait un moyen sûr d’améliorer le cadre de vie et de lutter contre la pollution. D’autres villes de même ou de moindre importance se sont dotées de bus fréquents, de navettes, de trains, de trolleys, etc. Est-ce une fatalité pour Troyes d’être toujours en retard d’un demi-siècle ? Cinquante années qui correspondent à peu près à la domination de la droite. Quelle coïncidence !


Geneviève Delabruyère

Troyes
- Carte scolaire Fermeture de l’école Danton

Le Conseil départemental de l'éducation nationale vient d'arrêter la carte scolaire du département pour la rentrée prochaine.
Les communes, les enseignants, les parents et les élèves découvrent début juillet le sort réservé à leur école. L'annonce de la fermeture de l'école Danton à Troyes tombe comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Les décisions prises lors du dernier conseil d'école en juin sont purement et simplement balayées, jetées avec mépris à la poubelle. L'école est finie, les mômes, leurs parents sont partis, "vivent les vacances !" ; les coups foireux peuvent pleuvoir tranquillement.
Des réponses en langue de bois
Les parents d'élèves, alertés depuis plusieurs mois par les rumeurs de fermeture de l'école Danton, ont naturellement interrogé monsieur Marchal, Inspecteur d'académie, et monsieur Baroin, maire de Troyes. Les réponses, quand il y en a eu, sont restées très vagues, style langue de bois. Cependant, suite à l'insistance, la persévérance, l'action des parents, les questions relatives à la sécurité, à la qualité de l'accueil des enfants ont été enfin abordées :
Pourquoi "entasser" tous les enfants à l'école De Letin déjà trop petite pour accueillir ses propres effectifs alors qu'il y a de la place à l'école Danton ?
Pourquoi ne pas garder des salles de classe à l'école Danton puisque la cantine reste ouverte et que de toute façon les enfants feront le trajet entre les deux écoles ?

Pourquoi ne pas partager les activités scolaires sur Danton et De Letin, même s'il y a fusion puisque les écoles sont situées à cinq minutes l'une de l'autre ?
Se mobiliser pour défendre l’intérêt des enfants et des parents
Après le dernier conseil d'école en juin, les parents sont partis rassurés suite au consensus obtenu entre la mairie et l'inspection académique : regroupement des deux écoles mais maintien des activités sur les deux sites. Mais voilà, début juillet, le couperet tombe, l'école Danton est fermée et les locaux récupérés par l'Inspection académique. Le conseil départemental de l'éducation nationale motive sa décision au regard de la seule baisse des effectifs ignorant totalement les conséquences pour la qualité de l'accueil et de la sécurité des enfants. En clair, l'Inspecteur d'académie vire les enfants pour installer ses services et ce en accord avec le maire de Troyes (la ville est propriétaire des locaux). Je suis scandalisée par cette décision, par les mensonges et le mépris des administrations à l'égard des parents et de leurs enfants. Il est vrai que la période électorale est terminée et que les vacances sont favorables pour faire passer les coups tordus comme celui-là. Mais ce genre de décision n'est pas définitive, la mobilisation de parents, d'enseignants, d'élus a déjà, dans le département, permis de réformer ou d'annuler des mauvais choix.

Anna Zajac

Festival en Othe et en Armance
Du dimanche 14 au samedi 27 juillet

Le fameux festival rural et festif aura lieu cette année encore en Pays d’Othe et en Armance. Voici quelques précisions utiles :
Lieux : 3 méga-pôles (!) : Aix-en-Othe pour le théâtre, Tonnerre pour les concerts, Saint-Florentin pour la chanson. Mais beaucoup de villes et villages seront parcourues et enmusiquées comme par le passé.
Thèmes 2002 : «Toutes les couleurs de la création». Cela veut dire chanson, théâtre, danse, cirque, art plastique.
Artistes : Ceux qui le deviennent et ceux qui le sont : Juliette, Orchestre national de Barbès, Blankass, Nonnes Troppo, Francesca Solleville, les Octaves, etc. Un spectacle en l’honneur de Léo Ferré, «Salut Léo» sera donné le 21 juillet à Saint-Florentin.
Côté classique, on chantera l’Enlèvement au sérail de Mozart. Ce n’est pas rien. Des artistes de l’Europe de l’est se déplaceront dans tout le festival.
Tarifs : le Pass pour tous les spectacles est à 75 euros. L’abonnement pour cinq spectacles est à 53 euros. Il y a de nombreuses réductions. On réserve dans de nombreux endroits, à Troyes (FNAC et Intermarché de Saint-Julien), à Aix-en-Othe, Tonnerre, etc. (à suivre)


Jean Lefèvre