La Dépêche de l'Aube n°623 du 30 Août 2001.......La Dépêche de l'Aube n°623 du 30 Août 2001

La dépêche de l'Aube n°623 du Jeudi 30 août 2001

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Université d’été du PCF à Aubagne
Une autre politique à gauche

L’université d’été du PCF, qui s’est tenue le week-end dernier à Aubagne, a été l’occasion pour Robert Hue d’annoncer quelle sera la posture politique des communistes dans les prochaines semaines face aux grands dossiers économiques, sociaux et environnementaux.
Cette initiative à également permis de présenter aux militants communistes présents la mouture du nouveau projet communiste, actuellement en cours d’élaboration. En fait, deux chantiers intimement liés ; l’un et l’autre visant à dépasser les limites actuelles de la politique gouvernementale, trop enfermée dans les critères capitalistes. Les événements de ces derniers mois, de ces derniers jours, ne démentent ni simplement n’atténuent le besoin urgent d’ouvrir la perspective de ce que Robert Hue a appelé «une autre politique à gauche». C’est même tout le contraire : la multiplication des plans de licenciements, la force des exigences exprimées à Gênes par les manifestants anti-globalisation - et de nombreux militants et responsables communistes étaient parmi eux - soulignent l’impasse dans laquelle conduisent, à coup sûr, les politiques libérales et l’impuissance de plus en plus flagrante des réponses social-démocrates pour en dégager la société.
Une question politique de fond

Les différentes interventions des militants communistes, ce week-end, ont bien éclairé sur la nécessité de ne pas laisser le gouvernement s’enliser encore un peu plus

dans des choix politiques «fabiusiens». Les parlementaires communistes, députés et sénateurs, seront particulièrement attentifs et offensifs lors de l’examen du budget à l’Assemblée Nationale. Pas moins, on peut en être sûr, que lors de la discussion du volet antilicenciements de la loi de modernisation sociale. Rester dans le carcan maastrichien fixé par la Banque centrale européenne consisterait à réduire encore les dépenses publiques. On voit ce que cela donne, par exemple, dans la santé où le manque de crédits pour la formation des infirmières oblige l’état à faire venir des infirmières espagnoles ; et laisser de côté les revendications salariales et celle d’une augmentation des minima sociaux et des retraites contribuerait à un renforcement des inégalités et des exclusions.
Dans une période où la croissance se trouve fragilisée notamment par un retournement de la conjoncture économique internationale, voilà bien une question de fond. Elle nous oppose aux libéraux, mais aussi à ceux, dans la majorité et le gouvernement, qui plaident dans le même sens. Chacun doit bien savoir que dans les semaines et les mois à venir, à commencer par le grand rendez-vous de la fête de l’Humanité, les communistes seront, particulièrement sur cette question, au premier plan de l’offensive sociale et politique.

Jean-Pierre Cornevin


Josette Dollat, Jean-Pierre Cornevin et Anna Zajac ont fait le déplacement à Aubagne pour participer aux travaux de l’université d’été.

Université d’été du PCF - Les impressions de Josette Dollat
«J’attends beaucoup du projet communiste»

Déléguée syndicale chez Aubelin et militante communiste à Bar s/Seine, Josette Dollat a répondu avec enthousiasme à la proposition de participer à l’université d’été du PCF. Elle a bien voulu nous livrer ses impressions. «Ces trois jours m’ont apporté beaucoup de choses. Déjà, j’espère beaucoup du projet communiste qui est en cours d’élaboration. J’ai participé à l’atelier concernant «Droit au travail, supprimer le chômage» et moi qui, dans à peine un mois, serai dans ce cas, j’ai retenu nombres de choses. Temps fort aussi de ces trois jours, la présentation du film-enquête réalisé par Campana(1). Je m’y suis complètement retrouvée car c’est des situations comme ça que j’ai vécues jusqu’à maintenant. Mais j’ai senti que notre parti était compris en ce sens que toutes les personnes concernées demandent l’humanisation de la société, du travail pour tous avec des salaires décents, l’accès à la culture.
Et puis, concernant mon cas personnel et celui des salariés d’Aubelin, j’ai pu revoir Odette Terrade, sénatrice du Val-de-Marne, avec laquelle je vais rester en contact afin qu’elle puisse intervenir de nouveau auprès du ministre Pierret au sujet du versement du préjudice moral stipulé dans le protocole d’accord du 25 mai dernier et pour lequel une nouvelle audience aura lieu au tribunal de commerce courant septembre. Et puis, pour moi qui suis nouvelle adhérente, j’ai constaté qu’il y avait des jeunes au PCF et cela me réconforte. Enfin, pour finir, l’atmosphère conviviale et festive m’a beaucoup apporté ; visite des calanques, mer, piscine m’ont permis de faire un petit break au milieu de tous les ennuis et tracas qui se sont accumulés ces six derniers mois.»

(1) Film qui sera présenté aux militants communistes dans le cadre de la préparation du Congrès extraordinaire.

 

 

Rentrée des classes

L’addition est salée : + 4,3%

Les frais de rentrée scolaire subissent cette année une augmentation de 4,3% en moyenne
Ces chiffres ressortent de l’enquête rendue publique par la Confédération syndicale des familles (CSF). Une autre association, Familles de France, confirme de son côté cette hausse. Il faut compter en moyenne 578 F pour un enfant en cours préparatoire [+3,2% par rapport à la rentrée 2000], 976 F pour le cours moyen [+2,4%], 1.963 F pour la sixième [+6%], 2.066 F pour la quatrième [+11,2%], 3.508 F pour la seconde générale [+1,7%] et même 4.722 F pour un élève de seconde technologie industrielle. Ces statistiques sont produites par CSF à partir d’un panier moyen de fournitures scolaires.
A l’évidence, le principe de gratuité de l’école est de plus en plus aléatoire. Et l’allocation de rentrée scolaire, fixée à 1.600 F en 2001, est d’ores et déjà inadaptée aux besoins des collégiens et des lycéens. D’où la nécessité de moduler cette allocation pour tenir compte de la situation des élèves. Les conséquences de cette


hausse sont rudes pour les familles ; les dépenses scolaires représentent de 37% à 135% de leur budget pour le mois de septembre, en fonction de leurs revenus, du nombre d’enfants, de leur âge et du type de scolarité.
Ces hauses marquent un tournant par rapport au relatif statu quo des coûts des rentrées précédentes. On invoque le prix du papier, le coût anticipé de l’euro. Le fait est que les géants de la distribution lorgnent le marché de la rentrée des classes, qui est le second marché, en chiffre d’affaires, derrière celui de Noël ! On notera, au passage, que ces dépenses sont sensiblement moins élevées dans les municipalités communistes, lesquelles prennent le plus souvent en charge une bonne part des fournitures. Ainsi, pour une même classe, les parents d’un élève de Bruges (33) débourseront à la demande de l’école 830 F, tandis que ceux d’Achères (78) ne dépenseront que 142 F pour un cartable et la trousse, la ville fournissant le reste .

Le moral des français continue de s’assombrir

Le moral des ménages a accusé en juillet un nouveau repli, annonce l’Insee. L’indicateur résumé d’opinion des ménages, en baisse régulière depuis le début d’année, s’établit à - 9 le mois dernier contre - 8 en juin. Après avoir été de + 6 en janvier, puis tombé à zéro en mars, cet indice ressort négativement depuis quatre mois consécutifs. Cette nouvelle baisse du moral traduit une dégradation généralisée de presque tous les soldes d’opinion entrant en ligne de compte. Ainsi, les soldes d’opinion relatifs au niveau de vie passé et à venir des ménages ont de nouveau reculé le mois dernier, de même que ceux relatifs à l’évolution passée et future de leur situation financière.
Mais ce déclin généralisé concerne aussi - et peut-être surtout - le solde d’opinion relatif aux perspectives d’évolution du chômage: après une légère amélioration au mois de juin, il se détériore de nouveau en juillet, mais cette fois beaucoup plus fortement que précédemment. Les récents chiffres du ministère de l’Emploi montrant que la décrue du chômage s’est arrêtée depuis deux mois ne sont certainement pas étrangers à ce regain d’inquiétude. Le nombre des demandeurs d’emploi a, en effet, augmenté en juin, pour le deuxième mois consécutif de 0,4%. Le taux de chômage en France est ainsi remonté à 8,8%

Humeur

Divertissement

50 personnes à la nuit de la chauve-souris dans le Parc. 3.000 à la fête du Cochon à Vauchassis, c’est clair les gens préfèrent le cochon. Dans la chauve-souris, il n’y a que 42 grammes à manger. L’Aubois ne pense qu’à bouffer, mais en s’amusant. Pas de ripaille solitaire, bien qu’il y ait les plaisirs du même nom. Que va-t-il faire d’autre au stade de l’Aube, sinon bouffer du ballon, en, procession, essaim, bande, théorie et pardon ? Les 15.000 spectateurs mangent des yeux leurs vedettes du foot qui n’ont pour souci que de refuser un ballon que ceux du camp adverse tentent de leur refiler. Vu des étoiles, tous ces divertissements sont d’une vanité et d’une vacuité extraordinaires. Il y a ceux qui s’amusent à arracher les maïs pollueur. D’autres qui creusent à Bure, à la barre à mine, des puits de 500 mètres pour y enfouir des déchets dans vingt ans. Je me contente de trous de 0 mètre 60 et j’y mets des pommiers non transgéniques. Je me dépêche pendant qu’on en trouve encore.
Les israëliens semblent plus sérieux, côté divertissement. Le score est là pour rappeler qu’ils ont l’équipe qui gagne. Largement. Les palestiniens, philosophes, répliquent avec humour. Ils ont inventé un jeu qui consiste à tenter de dévier les balles et les obus avec des pierres. Ils appellent ça «l’Intifada». Pas si fada que ça, vu la sympathie qu’ils font naître dans le monde entier pour leur adresse, et surtout leur témérité.

Jean Lefèvre

 


Mumia Abu-Jamal

Sortir enfin de l’enfer ?

La semaine dernière avait lieu à Philadelphie une audience cruciale pour Mumia Abu-Jamal, militant noir américain isolé depuis vingt ans dans le couloir de la mort.


Mobilisation de la communauté internationale
Dans quelques jours, les autorités judiciaires américaines décideront de l’éventualité d’un nouveau procès. Vingt ans : le bel âge dit-on. Pour Mumia Abu-Jamal les bougies ont le goût âpre des couloirs de la mort américains. Le 3 juillet dernier, il entamait sa vingtième année dans la prison SCI Greene, au fin fond de la Pennsylvanie. En 1982, le journaliste noir américain, dénonciateur du racisme et des violences policières, était condamné à la peine de mort lors d’un procès truqué l’accusant du meurtre d’un policier. Depuis vingt ans, l’homme crie son innocence ; partout dans le monde, des voix l’ont entendu et, à deux reprises, en 1995 et 1999, la mobilisation internationale a empêché in extremis son assassinat «légal».
La «Voix des sans voix»
Vendredi 17 août, une audience de la cour de justice de Philadelphie a eut lieu ... sans Mumia. Prétexte invoqué : le manque de place au pénitencier de Philadelphie ! Pourtant, cette procédure judiciaire est capitale pour celui que l’on a baptisé «La Voix des sans voix». Tout à fait inhabituelle et inattendue, elle représente un nouveau recours juridique devant une cour d’état et non plus devant un juge fédéral. C’est Mumia Abu-Jamal lui-même qui a décidé de faire appel pour proclamer son innocence. Il a décidé de remplacer ses défenseurs par une nouvelle équipe. Les nouveaux avocats ont rendu publiques, le 4 mai dernier cinq déclarations sous serment.

Chantage policier
L’accusation a toujours affirmé que quatre témoins ont vu Mumia tirer. Or, la balle qui a tué le policier était de calibre 45 alors que Mumia Abu-Jamal possédait une arme - légalement, en sa qualité de chauffeur de taxi de nuit qu’il était alors - de calibre 38. En fait, de témoins visuels, tous ceux que les avocats ont pu retrouver sont revenus sur leur témoignage extorqué, ont-ils affirmé, par le chantage policier. Plusieurs d’entre eux ont vu un homme s’enfuir en courant tout de suite après la fusillade. Toujours selon les témoins, un quatrième protagoniste se trouvait sur les lieux. Il n’a jamais été cité lors du procès de 1982.
Attente et espoir
Aà l’issue de l’audience du 17 août dernier, tout le monde reste dans l’expectative. La requête pour un nouveau procès au niveau de l’état de Pennsylvanie n’a été ni acceptée ni rejetée. Les avocats de Mumia disposent de moins de trois semaines, selon les autorités judiciaires de l’état, pour compléter leur dossier de demande de réouverture du procès. Un rejet de la requête de Mumia équivaudrait quasiment à un arrêté d’exécution. Le jour de l’audience de nombreux manifestants sont venus exprimer leur solidarité au condamné à mort. Parmi eux, une délégation française du Collectif unitaire national de soutien à Mumia Abu-Jamal(1) composée notamment de Bernard Birsinger, maire de Bobigny, qui a fait de Mumia un citoyen d’honneur de sa commune. Au même moment, s’est tenu à Paris un rassemblement place de l’Opéra, tout comme dans d’autres capitales

(1) Comité Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal 43, Bd Magenta 75010-PARIS Tél : 01.53.38.99.99 / Fax : 01.40.40.90.98.

Corse

Donner la parole au peuple

La relance sur la pertinence du «processus de Matignon» doit se faire sur le véritable enjeu du moment : associer réellement les corses aux choix qui conditionnent leur avenir.
Le récent assassinat du leader indépendantiste corse, François Santoni, suscite une polémique d’autant plus indécente qu’elle apparaît plus inspirée par des calculs électoralistes que par la défense des intérêts des habitants de «l’île de Beauté». Personnalité controversée au sein même des milieux indépendantistes corses, François Santoni ne cachait pas qu’il avait «du sang sur les mains». La publication de son livre «Pour solde de tout compte» et sa dénonciation des dérives maffieuses du mouvement nationaliste n’avaient, semble-t-il, pas mis fin à ses propres activités clandestines. Elles avaient attisé le climat de rivalité, de haine et de vendetta qui vient de s’exprimer avec une violence sauvage. Pour autant, cet assassinat n’est pas un règlement de compte de plus. Il s’inscrit dans le lourd bilan des pratiques politicomaffieuses qui minent depuis plusieurs décennies la démocratie et la paix civile en Corse. Et il rappelle qu’il n’y aura pas

d’issue pour la Corse si n’y est pas mené un combat acharné contre la violence. Cela fait mesurer la légèreté, pour ne pas dire l’irresponsabilité de ceux qui ont soutenu l’objectif affirmé par les responsables nationalistes, lors des journées de Corte, d’une amnistie de tous les prisonniers corses comme condition de la poursuite du processus de Matignon. L’expérience l’a montré : ni les arrangements entre les forces de droite et les nationalistes, ni les compromissions n’ont permis de sortir la Corse de l’engrenage où elle se trouve.
Ce qu’il faut construire aujourd’hui, dans le débat et la confrontation des idées, c’est une solution politique en rupture avec la culture de la violence et qui s’attaque au fond des problèmes. La reconnaissance de la singularité de la Corse doit se traduire en actes, tout comme des moyens nouveaux pour son développement économique et social. Mais pour réussir, il faut donner les moyens à ous les habitants, à toutes les forces vives de l’île, de se mobiliser et d’intervenir. Les insuffisances et les limites des accords de Matignon sont réelles. Mais les «torpiller» ne ferait que refermer le piège sur les corses eux-mêmes

 

 

Creney, Buchères...

Cérémonies du souvenir

Les cérémonies pour commémorer la Libération et les héros de la Résistance ou les victimes de la guerre ont eu lieu dans tout le département.
Les plus émouvantes sont peut-être celles qui se déroulent à Creney ou à Buchères car la barbarie nazie n'y a pas connu de bornes. à Buchères, les Allemands en retraite massacrèrent les habitants et brûlèrent les maisons, ce qui fit qualifier ce village d'Oradour aubois. Cette année, les mouvements de Résistance et les corps constitués étaient admis aux cérémonies pour la première fois. Le temps a passé et les rancoeurs se sont estompées. Moment particulièrement émouvant, la visite de chaque tombe, comme un chemin de croix des massacrés de Buchères. Cette année, les gens viennent plus nombreux à ces commémorations, ce qui est la preuve du travail accompli par les associations et les générations plus récentes. C'est le cas des Amis de la Résistance , présidé par Bruno Collin. Le concours de la Résistance organisé dans les écoles joue également un rôle favorable. à Creney, 49 résistants furent extraits de la prison Hennequin pour y être assassinés. Le martyr de ces 49 héros, jeunes combattants "de l'ombre" fait partie de ces pages inoubliables de l'histoire. Voilà des jeunes gens (ils avaient tous au-dessous de trente ans et étaient tous ou presque ouvriers ET CULTIVATEURS) qui ont eu le courage d'être volontaires pour combattre et mourir à une époque où beaucoup étaient attentistes ou collabos. On répète aussi chaque année que les nazis de 1944 étaient pour la plupart français, car un commando de SS bretons aida à l'accomplissement de la sale besogne. Cette grande cérémonie de Creney est doublée de commémorations dans les villages d'où étaient issus ces jeunes martyrs : Romilly, Saint-Just, Crancey, Baudement, village marnais où la tombe d'Hubert Jeanson, capitaine à vingt ans, est toujours fleurie(1). Les Amis de la Résistance ont fait le serment de faire connaître cette période aux jeunes des écoles, non seulement pour le devoir de mémoire nécessaire, mais surtout pour enseigner les idéaux de la Résistance, faits de civisme, de tolérance et de paix. « Il est indispensable

aujourd'hui de ranimer cette flamme résistance si nécessaire à notre survie. Nous sommes dans un monde de conflits ethniques et l'on voit bien que les guerres ne sont pas les solutions. Elles ne font qu'aggraver la misère et les tensions » Parole courageuse dite déjà l'an dernier par Maurice Camuset qui rappelait aussi que la Libération ne fut pas un "armistice", comme souvent répété involontairement, mais une capitulation, ce qui n'est pas du tout la même chose. Le mot armistice ne sonne-t-il pas comme "compromis"? Dans ce cas, il y aurait eu comme un accord, une entente, presque une paix des braves pendant qu'on y est, en tout cas une reconnaissance honteuse du nazisme, une insulte aux combattants de la Résistance. Notons cette année l'impression de deux plaquettes par la Commission départementale de l'information historique, commémorant la Résistance. La première indique un circuit à effectuer des plaques et monuments troyens. L'autre fait revivre la mémoire des quatre premiers fusillés en 1940 et 41 (Raymond Hosatte, 21 décembre 1940, Aimé Brenot, 22 juillet 41, Alexis Colin, 24 septembre, Georges Bourotte, 21 octobre). L'esprit qui anime les anciens résistants et leurs descendants n'est pas prêt de s'éteindre comme en témoignent les discours de plus en plus nourris d'histoire et de foi en l'avenir.

Jean Lefèvre

(1) Hubert est cultivateur à Baudement. Il travaille à la ferme avec ses parents et ses 7 frères et soeur. Tous entrent en résistance. Hubert crée un groupe dans l'hiver 42/43 et "recrute" Camuset , alias Ariel. En mai 44, Hubert s'installe dans la ferme de Varsovie ( La Chapelle-Lasson) puis dans le maquis de Rigny la Nonneuse. Hubert est arrêté à Troyes et conduit à Hennequin où il retrouve 2 de ses frères (Guy et Gabriel). Il est fusillé le 22 août avec les 15 Romillons des F.T.P.F (Francs Tireurs et Partisans).

 

Vive la Fête !

Vive la Fête !

Vive la Fête !

Vive la Fête !

Il n’est pas banal d’aller à la Fête de l’Humanité. Le grand événement politique et culturel de la rentrée n’est pas un «rite» que s’imposerait une tribu particulière de françaises et de français.
Le débat politicien stérile -autour des affaires- entre les deux têtes de l’exécutif aggrave encore sérieusement le dégoût de la politique. Cet échange passéiste ne répond pas aux questionnements de celles et ceux qui attendent des mesures concrètes. Suffira-t-il à faire taire ces salariés, ces jeunes ? La Fête de l’Huma leur donne la parole. Au moment où l’on assiste à un ralentissement inquiétant de la croissance économique, à une hausse du chômage et à des augmentations de prix à la veille de la mise en place de l’euro, les choix alternatifs que proposent les communistes sont les bienvenus.
Une rentrée offensive
La Fête de l’Huma sera un atout pour animer une rentrée offensive pour des choix budgétaires et monétaires de progrès social. Notamment sur l’emploi, la protection sociale, à la veille de la reprise des débats au Parlement où la loi de modernisation sociale est bloquée par la majorité de droite au Sénat. La Fête de l’Huma sera le lieu où vont converger les mouvements qui agissent contre les licenciements boursiers, ceux qui agissent pour des

alternatives à la modialisation capitaliste - et non sa régulation -, ceux qui expriment l’exigenced’une véritable politique de gauche et veulent construire un autre monde, débarrassé des foyers de guerre. Forums sur l’Afrique, forum social de Gênes, forum pour une refondation de progrès social de l’assurance chômage, forum des jeunes européens, etc, tous les moyens de contrecarrer réellement la domination des marchés financiers et de renforcer les pouvoirs d’intervention des salariés et des populations seront activement recherchés. Ce besoin d’intervenir qui monte fort, ce besoin de mieux maîtriser sa vie et son avenir qui est dans des millions de têtes, la Fête de l’Huma est là pour les favoriser et y contribuer. Dans notre fédération, les préparatifs vont bon train, les équipes qui se rendront animer notre stand à la Fête s’organisent et contribueront, comme chaque année, à en assurer le succès. Mais le succès se mesure aussi au nombre de vignettes diffusées qui sont autant de recettes pour le journal. 250 payées à ce jour, c’est encourageant mais il faut poursuivre l’effort et nous invitons, dans cette dernière quinzaine avant la Fête, tous les militants et les sections à assurer une diffusion la plus large possible du bon de soutien. Et vive la fête !