La Dépêche de l'Aube n°620 du 9 Août 2001.......La Dépêche de l'Aube n°620 du 9 Août 2001

La dépêche de l'Aube n°620 du Jeudi 9 août 2001

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Fête de l'Huma 14/15/16 ....Septembre....

....CONCERTS..

Manu Chao Compay Segundo
Patrick Bruel
Morry-Nuttéa,
Eiffel,
La Grande Sophie,
Ska-P ...


Fest-noz géant


Nuit techno avec Dener, Hérétiks, DJ Ange,
Grand Popo Football Club, Demon, Kid Loco,
Charles Schilligs, Végéta...


Débats, culture, sports..

Edito Edito Edito Edito Edito Edito Edito Edito

Cette année encore la fête de l'Humanité va constituer le temps fort de la rentrée sociale et politique.
A quelques mois des élections présidentielles et législatives et peu de temps avant le congrès extraordinaire du PCF, c'est peu dire que les débats de la fête s'annoncent passionnants. Nous vous invitons vivement à y participer. D'autant que ce grand déballage d'idées, de réflexions, d'imagination se déroule dans la détente, la convivialité et la fraternité.
En ce début d'été, beaucoup de nuages s'annoncent sur le paysage économique. Nouvelle remontée du chômage, ralentissement de la croissance alors qu'une nouvelle vague de licenciements dans de grandes multinationales est en préparation.
Le ralentissement de la croissance n'est pas le fait du hasard. En refusant de relever de façon conséquente le pouvoir d'achat de ceux qui n'ont que leur travail ou leur retraite pour vivre, le ministre de l'économie s'exposait à un tel risque. Cela ne fait que donner raison à Robert Hue qui a alerté sur le risque d'un refroidissement de l'économie si on ne répondait pas aux besoins sociaux. Malheureusement, au lieu d'écouter ces alertes, le premier ministre et le ministre de l'économie ont choisi de ne pas relever le pouvoir d'achat au bénéfice d'une baisse uniforme d'impôt qui profite aux plus riches. C'est en augmentant le pouvoir d'achat des salaires, des retraites , des prestations sociales et familiales, en développant les services publics utiles, qu'on se donnerait les moyens de la relance.
Favoriser plus la finance que le travail et l'emploi, s'est s'inscrire dans une démarche libérale qui, on le sait, est là pour servir l'intérêt du capital au détriment de celui du peuple.
Au moment où va commencer la préparation du budget de l'état pour 2002, les choix sociaux et économiques du gouvernement doivent être remis sur la table et faire l'objet d'un grand débat public. C'est au nom de l'efficacité économique qu'il est indispensable d'ancrer les choix dans une visée anti-libérale. Cela suppose des dispositions fortes pour améliorer le pouvoir d'achat, une fiscalité nouvelle qui allège les impôts des familles les plus modestes et augmente par contre ceux qui font de la spéculation financière et qui refusent de réinvestir leurs profits dans l'emploi, la formation, le développement local.
Au moment où les forces de droite font connaître leur programme de recul social, où au Sénat elles font tout pour bloquer le vote de la loi de modernisation sociale comprenant les amendements communistes pour bloquer les licenciements boursiers, il est urgent que le premier ministre infléchisse vraiment le cap à gauche. Il faut répondre aux attentes des gens. C'est le moyen de donner un nouvel élan progressiste au pays.
Les communistes entendent bien continuer à s'investir. dans ce combat politique. Prochaine étape : la fête de l'Humanité.


Alors à bientôt.
Jean-Pierre Cornevin, secrétaire de la fédération de l’Aube du PCF

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Pour se rendre à la Fête

Pour se rendre à la fête...
Comme chaque année, la fédération de l’Aube organise des départs en car pour permettre à un maximum d’auboises et d’aubois de se rendre à la fête

En car : 65 FLe dimanche 16 septembre : départ de Bar s/S à 5h30,
Bar s/Aube à 6h00,
de Troyes à 7h00
et de Romilly à 7h45.
Si vous disposez de places en voitures particulières, notamment le vendredi et le samedi, informez-nous.
Tarifs spécial «jeunes» - 25 ans : 100 F vignette
+ transport A/R + 1 pot d’accueil au stand
150 F vignette + transport A/R + 1 repas au stand

Inscriptions & réservations : 03.25.73.43.40

Grande scène Les têtes d'affiche

Patrick Bruel Compay Segundo Manu Tchao et aussi...

Patrick Bruel
dimanche 16 h 40
Rares ceux à qui l’on a mis des étiquettes et qui réussissent à les enlever. Celui qui rendait folles des centaines de miliers d’adolescentes et qui s’est éclipsé, dépassé par les évènements, est revenu en force et a obtenu un succès que ne lui prédisait plus aucun critique. Une victoire remportée doublement auprès d’un public que Patrick Bruel voulait plus mûr, correspondant à ce qu’il était devenu. Son album «Juste avant» est un véritable triomphe ; il a tourné en l’an 2000 à guichets fermés 3
Compay Segundo
dimanche 14 h 20
C’est le doyen de la Fête. Il a fêté ses 93 ans cette année, et c’est pourtant le plus jeune d’esprit. Le talent de ce chanteur cubain marque notre époque et la célébrité acquise avec le «Buena Vista Social Club» [l’album et le film de Wim Wenders] n’est que justice
Manu Chao
samedi 21 h 40
Il était présent au sommet de Gênes contre lequel il s’est mobilisé. Vagabondant entre l’Amérique latine et l’Europe, Manu Chao se veut «citoyen du présent». Après le succès phénoménal de «Clandestino», son nouvel album «Proxima estaçion : esperanza» confirme que le petit clandestin est devenu un grand Monsieur

Morry-Nuttéa
Et aussi..
Morry-Nuttéa(samedi 15 h),
Eiffel(samedi 16 h 40),
Ska-P (samedi 20 h) ...

La Grande Sophie
(samedi 18 h 20),

 

 

Soirée techno
Samedi de 23 h à l’aube
Hall 4
musique électronique avec DJ Ange, Charles Schillings, Grand Popo Football Club, Demon, Kid Loca, Rubin Steiner, Vegeta, Héréticks

Théatre Sport Cinéma... et aussi .........

Les rendez-vous des citoyens
des débats à la fête
logement social gratuit ?
Théatre :
•Le Grand théatre : Cie Ariane Ascaride
vendredi soir
•Plaza de Mayo : Cie Minotaure
•Les contes de la Neige Noire : Tokaya Théatre
•La Chambre bleue : danse Cie Jacky Auvray
samedi
•20 ans et alors : Cie Mauvaise graine
•Mirad, un garçon de Bosnie: de Ad de Bont
•Improbable rencontre : d’Henri Kochman dimanche
Sports :
•Une patinoire ouverte au public
•Hockey sur glace : tournoi féminin
•Pratiques jeunes à l’athlétisme
•Tournoi d’échecs au coin du fou
•les 10 kms de l’Huma :
dimanche à partir de 8 h 45
•la randonnée cyclotouriste :
samedi à partir de 8 h
Cinéma :
• Carte blanche au Festival international du court métrage de Clermont - Ferrand:
• Carte blanche à la SFR avec 8 courts métrages de 5mn présentés en avant - première au Festival de Cannes.
• Mémoire du siècle : sélection de fims liés à la mémoire militante, communiste et ouvrière et ses relations au cinéma.
Et aussi...
• Le polar à l’honneur au Village du Livre. •Peintures & sculptures modernes au Stand de l’Humanité.

 

Le site de la Fête
Le site de la Fête de l'humanité

Le rendez-vous des citoyens
des débats à la fête ...

•Image et création : quels enjeux économiques et culturels ? Espace multimédia
•Transports et environnement avec Jean-Claude Gayssot
Espace transports - aéronautique
dimanche 11h
•Démocratie sociale : peut-on réconcilier la démocratie et le social ? avec Bernard Thibault, Stéphane Rozes, Pierre Rosanvalon.
Espace forum social samedi 17h

• Quelles alternatives pour l’Afrique face à la mondialisation capitaliste ?
Village du Monde
samedi 17h
• Le sens et l’ambition du projet culturel des communistes pour la France avec Michel Duffour, Henriette Zoughebi.
Espace théatre samedi 13h30
•Les partis de gauche et la guerre d’Algérie avec Roland Leroy, Claude Estier, Madeleine Ribérioux. Les Amis de ‘Humanité samedi 15h
•La politique culturelle des régions
Espace collectivités dimanche 10h
• Le sport dans la ville avec Francis Parny, Bill Owens, Jamel Sandjak.
Espace collectivités
samedi 10h

Logement social
gratuit ?


Le 12 avril dernier, dans l’Humanité, un texte signé par six personnalités et intitulé «Pour la gratuité du logement social» lançait le débat. Depuis la question mobilise les «pro» et les «anti», et les autres, peut-être les plus nombreux.
Les Amis de l’Humanité organisent un débat, samedi à 17 h, autour de cette question.
Cette rencontre sera l’occasion de donner à voir que l’affrontement qui a lieu autour de la «gratuité» marque de multiples manières d’être concernés par une question qui se rattache à la fois à l’idée que le monde n’est peut-être pas voué à être une marchandise et qu’une dynamique politique pourrait s’engager dès llors qu’il s’agirait de passer d’un droit proclamé - le droit au logement - à ce qui serait susceptible de faire «civilisation». La question de la gratuité n’est pas seulement posée pour le logement social. Elle est présente dès lors qu’est évoqué le prêt de livres en bibliothèques, la diffusion des oeuvres musicales au format MP3 ou les médicaments contre le sida... «Nous croyons que le marché capitaliste ne ferme pas l’histoire des hommes» notaient les auteurs que ce que certains nomment désormais «l’Appel du 12 avril» ; reste à savoir comment le dépasser.
Bernard Birsinger, député-maire de Bobigny et Jean-Louis Sagot-Duvauroux, philosophe, cosignataires du texte, ainsi que Claude Massu, vice-président de la fédération nationale des offices publics d’HLM, participeront à ce débat

 

A l'auberge champenoise

L'Aube fait sa fête

Ambiance,
CONVIVIALITE,
BAR à champagne,
RESTAURANT,

 

La poêlée Auboise

Elle sera encore à l’honneur cette année. Point de sophistication ni de mystères, c’est un plat authentique et original à base d’andouillettes de Troyes, de fromage de Chaource et de pommes de terres poêlées et nappées d’une onctueuse sauce à la crème fraîche
. Ce qui fait la différence, c’est que nos produits régionaux sont de qualité, de notre département l’Aube, et confectionnés par des chefs qui ont l’amour du terroir.

Pour 50 F
La soupe Champenoise vous sera offerte en apéritif avant la poêlée Auboise

Une priorité pour Robert Hue :

«faire grandir l’influence communiste» ?

L’attitude des députés communistes - et, plus généralement, du parti communiste - lors du débat sur la loi de modernisation sociale a été commentée comme le signe d’un «changement de posture» après les élections municipales. Qu’en est-il vraiment ?
Je ne récuse pas l’expression. Et il est vrai que le résultat des élections municipales a contribué pour une part non négligeable à ce changement. Ce résultat a sérieusement interpellé les communistes et nous n’avons nullement cherché à le dissimuler. Mais en vérité il est mauvais pour toute la gauche, et le parti socialiste aurait tort d’oublier, sous prétexte de quelques succès significatifs, et très médiatisés, qu’il a, lui aussi, subi un sérieux revers.
Quant à nous, nous nous efforçons d’entendre le message qui nous a été adressé - tout particulièrement par les plus défavorisés et par le monde du travail - et d’y faire réponse. Et puis, dès après le scrutin de mars dernier, il y a eu la déferlante des plans de licenciements et l’émotion considérable qu’ils ont suscitée dans l’opinion publique. Il fallait donc enrichir le code du travail de mesures nouvelles et ambitieuses, afin de donner aux salariés et à leurs organisations des moyens concrets de résister à la toute puissance des directions d’entreprises et des actionnaires. Ce fut la «boussole» des députés de notre groupe lors du débat parlementaire. Et la mobilisation des salariés a soutenu, conforté leur détermination.
On vous reproche parfois une position de «grand écart» : un pied dans le mouvement social, un pied dans le gouvernement. Les communistes vont-ils, sur d’autres dossiers, adopter la même attitude que sur la loi de «modernisation sociale» au risque de faire éclater la majorité comme certains le prétendent ?
Le plus grand risque - à vrai dire le seul - serait de rester sourd aux attentes des françaises et des français ; d’ignorer leur mécontentement et de ne pas apporter de réponses à la hauteur de leurs exigences. Ce serait faire un formidable cadeau à la droite. Nous, nous voulons tout faire pour éviter qu’elle revienne aux commandes. Ce n’est pas seulement en brandissant le bilan du gouvernement qu’on y parviendra. D’autant que, s’il n’est pas négligeable - et sans nous ça ne serait pas le cas - il comporte de très graves lacunes. Ainsi en matière de pouvoir d’achat des salariés, des retraites et


des minima sociaux ; ainsi en termes d’emploi, avec l’envolée de la précarité ; ainsi dans le domaine des inégalités, qui continuent de croître. Sur ces questions, et la liste n’est pas exhaustive, j’ai parfois l’impression que, pour le gouvernement, «il est urgent d’attendre». Et je ne comprends pas pourquoi : ses choix obéissent trop aux injonctions régressives de la Banque centrale européenne, et ils sont loin d’être insensibles aux exigences du libéralisme qui s’expriment jusqu’en son sein.
Dans ses conditions, le gouvernement est de plus en plus réticent à faire une politique réellement ancrée à gauche. Or, c’est de cela que notre pays et notre peuple ont besoin. C’est sur le contenu d’une telle politique que les communistes veulent intervenir, partout et en toutes circonstances, et donc à l’Assemblée Nationale. Pas en caution de gauche de la sociale démocratie, en supplétifs du parti socialiste, mais en force politique autonome, libre de ses analyses et propositions, indépendante dans l’accomplissement de ses choix.
Il y a donc compétition entre les différentes composantes de la majorité ?
La gauche plurielle existe depuis 1997. Nous y avons naturellement pris notre place, mais elle n’est pas pour autant «l’horizon indépassable» des communistes, et elle ne «ligote» pas, par conséquent, l’activité des parlementaires communistes. Elle n’est pas plus, d’ailleurs, «l’horizon indépassable» des françaises et des français. Elle n’a de sens, pour eux, que si le gouvernement conduit une politique répondant effectivement à leurs besoins. Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux en doutent, non sans raison comme je l’ai indiqué précédemment.
Il faut donc, sur la nature et l’ampleur des réformes à entreprendre, une véritable confrontation à laquelle les citoyennes et les citoyens doivent pouvoir prendre part. Et, de ce point de vue, le parti communiste est porteur de propositions radicalement différentes de celles des autres formations de la majorité. Des propositions qui ne font pas de concessions au libéralisme et aux exigences du capitalisme mondialisé ; qui s’efforcent d’être en phase avec la diversité des aspirations des françaises et des français. Nous ne prétendons pas les imposer, mais nous voulons tout entreprendre pour les faire connaître et partager. Nous voulons par conséquent, c’est bien clair, faire grandir l’influence communiste. C’est notre priorité

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