La Dépêche de l'Aube n°619 du 2 Août 2001.......La Dépêche de l'Aube n°619 du 2 Août 2001

La dépêche de l'Aube n°619 du Jeudi 2 août 2001

Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur XRECHERCHE
Pour rechercher des informations dans le site de La Dépêche de l'Aube et ses archives.
Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur ATOMZ

Expulsion de Gisèle Fondio
Mobilisation citoyenne pour empêcher une injustice


Une centaine de manifestants, vendredi dernier, devant la préfecture pour protester contre l’expulsion de Gisèle Fondio.

Première action d’envergure, un rassemblement s’est tenu, vendredi 27 juillet, devant la préfecture de l’Aube pour demander au préfet de surseoir à l’expulsion de Gisèle Fondio et de ses deux filles vers la Côte d’Ivoire.
Complicité d’humanité ?
Plus d’une centaine de personnes devant la préfecture de l’Aube, ce 27 juillet, veille des chassés-croisés d’été : la stratégie adoptée par les services de l’état d’expulser Gisèle Fondio «en catimini» a fait long feu devant la campagne de sensibilisation et d’alerte initiée par le collectif de défense(1) de la jeune ivoirienne. Reçue par M. Fontaine, directeur des libertés publiques à la préfecture, une délégation du collectif, à laquelle participait Anna Zajac, a réaffirmé son intention de tout faire pour obtenir la suspension de la décision de renvoi du territoire et la levée de l’interdiction ju-diciaire de séjour à l’encontre de Gisèle Fondio. La menace d’être poursuivis en correctionnelle pour complicité - puisque la jeune Ivoirienne ne s’est pas présentée -, qui pèse sur les membres du collectif, n’a pas entamé leur détermination à poursuivre une action de solidarité qu’ils estiment juste. Et les nombreux messages de soutien, par fax, internet ou par téléphone, qui leur parviennent attestent de la légitimité de leur combat et de l’indignation suscitée par cette décision.
Une impasse qui ne grandit pas notre pays
Partie prenante dès le début du collectif de défense qui s’est formé autour de Gisèle Fondio, la fédération de l’Aube du Parti communiste a pris une part active, dès la semaine dernière, à la mobilisation et la préparation des actions engagées. Pour sa part, Joë Triché, conseiller général et président de l’Association départementale des élus communistes et républicains, s’est adressé par courrier au préfet de l’Aube pour lui demander de surseoir à l’expulsion, se déclarant profondément choqué par cette décision brutale. Pierre Mathieu, vice-président du Conseil national du PCF, contacté sur son lieu de villégiature, à lui aussi immédiatement réagi en s’adressant au représentant de l’état : «Vous connaissez .

mon soutien militant à Gisèle Fondio qui s’appuie sur une connaissance précise d’un dossier qui montre, en bien des points, une responsabilité des autorités françaises dans la situation", a écrit l’élu communiste, poursuivant :" un peu d’humanité dans le traitement des personnes ne serait que justice et permettrait à tous de sortir d’une impasse qui ne grandit pas notre pays" D’autres démarches sont également entreprises au niveau des parlementaires et des sénateurs communistes, du groupe au Conseil européen et auprès du cabinet de Marie-Georges Buffet.
Une pétition aux ministères de l’Intérieur et de la Justice S’appuyant sur les déclarations des services de l’état,(1) le collectif a décidé d’intervenir directement auprès des ministères de l’Intérieur et de la Justice en demandant à toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans ce mouvement de solidarité d’adresser par fax une pétition

Préfecture de l’Aube : Tél : 03.25.42.35.00
Fax : 03.25.42.37.01
Ministère de l’Intérieur : Tél : 01.49.27.49.27
Fax : 01.40.07.60.60
Ministère de la Justice : Fax 01.44.77.60.00
Télécharger la pétition à faxer aux Ministères de l'intérieur et de la justice
Cela, bien sûr, sans préjuger des démarches administratives et juridiques en cours pour sortir de cette situation intolérable. Si, certes, la situation de Mlle Fondio, qui s’est retrouvée «sans papier» est imputable directement à la mise en application des lois «Pasqua» qui ont modifié l’ordonnance de 1945 sur les droits des étrangers, il semble cependant qu’un minimum de bon sens, d’humanité et de compréhension de la part des autorités de l’état pourrait permettre de sortir de ce triste épisode. Et là encore, une forte mobilisation populaire autour de Gisèle Fondio sera la garantie que sa situation évolue favorablement et que le bon sens l’emportera enfin .

Alain Keslick

(1) Le collectif : CFDT, CGT, Black-Blanc-Beur, MRAP, Ligue des Droits de l’Homme, Ras l’front, UNSA, PCF, PS, Les Verts, Lutte Ouvrière, CNT, CLCV, Mission Pastorale des Immigrants.

 

Romilly -pôle de santé

La solution publique ne doit pas être écartée

Jeudi 12 juillet, une délégation représentative du Comité de défense pour le maintien de la chirurgie et du pôle de santé à Romilly a été reçue pendant près de deux heures par M. Broudic, directeur de l'Agence régionale de l'hospitalisation.
Elle était porteuse d'une pétition signée par 5.000 personnes ne voulant pas voir s'installer un désert sanitaire entre Provins et Troyes. Au terme de cet entretien, on ne peut pas affirmer que ce danger n'existe toujours pas. Personne ne peut prétendre, en effet, que l'appui apporté par la clinique des Ursulines permettra à la polyclinique Pasteur de retrouver l'équilibre financier dans le cadre d'un retour de la confiance des patients envers cet établissement. Au cours de la discussion avec M. Broudic, la question de l'échec de la solution Janer a, bien sûr, été évoquée. Cette éventualité n'est pas écartée
car, comme l'ont exprimé plusieurs membres de la délégation, c'est surtout l'intérêt financier qui guidera le choix définitif du Pdg des Ursulines. Partant de là, combien de lits de chirurgie va-t-il rester ? Et avec combien de personnels ? Alors pourquoi ne pas envisager une solution publique ? La question fut posée au directeur de l'ARH. Comme le demande la pétition du comité, " toutes les solutions, y compris

publiques, doivent être recherchées ". Par exemple, il fut préconisé un retour des lits de chirurgie à l'hôpital de Romilly avec intégration du personnel de la polyclinique Pasteur dans le service public de santé et la mise en place d'une coopération avec l'hôpital des Hauts - Clos pour les interventions chirurgicales. Dans le débat, il fut admis que cette solution n'était pas impossible. Actuellement l'hôpital de Vouziers, dans les Ardennes, met sur pied un telle coopération. Plusieurs membres de la délégation ont ainsi regretté que toutes les solutions possibles ne fassent pas l'objet, pour l'instant, d'une étude de faisabilité. Pour M. Broudic, cette éventualité ne pourra être examinée que s'il y a échec de celle proposée par M. Janer.
Concernant le rapprochement hôpital - clinique, de sérieux doutes sur la possibilité de réaliser ce projet étaient apparus depuis plusieurs mois et la décision de le suspendre a été prise le 4 avril dernier. Au terme de cet entretien avec le directeur de l'ARH, les membres de la délégation ont tenu à réaffirmer qu'ils restaient vigilants et prendraient d'autres initiatives pour obtenir le maintien à Romilly du pôle de santé avec la médecine, la maternité, les urgences, la chirurgie avec tous ses lits et son personnel, ainsi que la création des postes à l'hôpital public .

Mon Logis veut restaurer son image de marque ?
Mon Logis voit rouge

Au cours d’une conférence de presse tenue début juillet, la direction Mon Logis, par la voix de MM. Cochard et Levielle, respectivement directeur et président, a annoncé ne plus se laisser attaquer sans réagir
. Le PCF de l’Aube est devenu la cible de cette riposte
En effet, il serait à l’origine des déboires de cette société et responsable de la dégradation deson image de marque ! Ainsi, les dirigeants de Mon Logis ne pouvaient pas mieux rendre hommage au Parti communiste et à ses militants pour leur rôle, joué aux côtés d’autres, dans la défense et l’aide concrète apportées aux locataires. Contrairement à ce qu’ils affirment, sans aucun doute pour tenter de faire diversion, ce n’est pas le Parti communiste qui a des problèmes avec Mon Logis, mais bien les locataires ainsi que les salariés de cette société avec leur intersyndicale. C’est donc tout naturellement que l’on retrouve les communistes aux côtés de celles et de ceux qui ont des droits à défendre : la situation est aussi simple que cela.
MM. Cochard et Levielle ne devraient pas inverser les rôles et oublier leurs responsabilités
Qui, par exemple, dans les années 90 a rendu public le rapport de l’AMPEC, organisme de gestion pour les sociétés privées de logement, rapport qui mettait sérieusement en cause la gestion de Mon Logis ? La rédactrice en chef de l’Est-éclair. Qui bafoue les droits


syndicaux et pratique le harcèlement moral à l’égard de certains salariés ? Qui, pendant près de dix ans, a fait payer des loyers dont le montant était illégal ? Qui a mis en oeuvre des surloyers sans tenir compte des règles élémentaires de la légalité ? Qui donc, pour ces deux affaires, a été condamné par la justice ? Qui encore ne respecte pas la loi pour la passation des marchés avec les entreprises, comme l’a révélé un récent rapport de la MILOS ? Et pourquoi le nombre de logements vacants est-il aussi important - 875 en 2000, soit 8,6% de progression par rapport à 1999 ? Au lieu de rechercher un bouc émissaire, les dirigeants de Mon Logis feraient mieux de s’interroger sur leur propre gestion. Car il suffit de rencontrer ses locataires pour entendre leur mécontentement et leurs insatisfactions.
En fait, ce qu’ils n’ont pas admis, c’est le rôle joué par les militants du PCF dans l’affaire des vide-ordures où Mon Logis a dû rembourser plusieurs millions de francs aux locataires du quartier Maugout à Saint-André-Les-Vergers et des Hauts-Buissons à Romilly. Ce qu’ils n’admettent pas, c’est le rôle joué par les élus communistes dans la dénonciation de l’application d’un surloyer illégal, à Troyes, qui pourrait aboutir, là encore, à des remboursements importants. Mon Logis veut redorer son image de marque ? Et bien que cette société respecte tout simplement la légalité, les locataires, et joue pleinement son rôle de bailleur social !

Humeur

Jean Valjean est ivoirienne

Vous connaissez Jean Valjean qui vola du pain et fut condamné aux galères. C’était il y a fort longtemps. Aujourd’hui, on ne condamne plus aux galères, on expulse les gens. Gisèle Fondio est une sorte de Jean Valjean sauf qu’elle n’a pas fauté pour elle, mais pour nourrir ses enfants. Encore que la faute soit mince. Elle a trafiqué la photocopie d’un document pour rattraper une administration qui va au pas de l’escargot quand la faim court aux pattes du lièvre.
Donc, on l’a condamnée à cinq ans d’interdiction de séjour, elle, étrangère qui a vingt ans de racines françaises(1). Ses deux filles, elles, ont racines, branches et fruits de France et même de plus près, puisque de Troyes, y nées et y scolarisées. La preuve en est qu’elles vous offrent des dessins avec dessus l’école qui fume et la «mécresse» y assise au bureau.
La condamnation date de 97, mais alors plus de 2.000 personnes ont trouvé la justice laide et ont pétitionné. Des avocats et des élus ont mouillé la chemise et les pages du Code pour faire reculer la légale injustice. Depuis, plus rien. On pouvait croire la bête endormie. Elle ne dort que d’un oeil. En janvier 2001, la justice (Cour d’appel de Reims) rappelle au préfet de l’Aube (l’état) qu’un crime affreux reste impuni. Le préfet, qui est un personnage changeant et prend différentes identités, attend d’être tout à fait installé pour commander l’exécution. On n’exécute plus en place publique de nos jours. On choisit les vacances, fin juillet, pour que la foule mal élevée des faubourgs ne manifeste pas. On pousse même l’humanité pour dire que l’expulsion aurait été retardée jusqu’à cette date «pour ne pas perturber la scolarité des enfants» ! à Abidjan, personne n’attend Gisèle et ses enfants. L’école de la rue les attend sans doute.
Les moeurs ayant changé, la foule présente devant la préfecture, malgré les grandes migrations de juillet, ne demande plus la mort en baissant le pouce, mais la vie et l’humanité en criant justice.

Jean Valjean - Lefèvre

(1)Rappelez-vous encore que les Ivoiriens eurent des ancêtres gaulois de 1880 à 1960.

Financement du PCF de l’Aube
L’A.D.F. 10 est créée!

L’association de financement du PCF de l’Aube (A.D.F. 10) est créée depuis le 1er août
. à partir de cette date, les adhérents du PCF, les élus et les citoyens devront verser à l’A.D.F. 10, par l’intermédiaire des sections qui auront en charge de collecter chèques et espèces. Tous les versements par prélèvement où chèque ouvriront droit à une déduction fiscale de 50% du montant cumulé des sommes versées en cours d’année.
Les chèques de cotisations, de souscription, etc, seront à libeller au nom de l’ «A.D.F 10» et transmis, comme jusqu’à présent, au trésoriers de cellules et de sections. Les versements en espèces ( interdits s’ils dépassent 1.000 F ) n’ouvrent pas droit à la déduction fiscale. Pour ceux qui le souhaitent, des formulaires de prélèvement bancaire -aucun frais - seront à la disposition des adhérents d’ici quelques jours. L’association départementale de financement collectera les fonds et reversera, une fois par mois à la fédération le montant des sommes collectées, charge à cette dernière de procéder à la répartition vers chaque organisation. Jusqu’au prochain congrès, les règles statutaires de cette répartition demeurent inchangées.

La Dépêche de l’Aube avait consacré un dossier complet de deux pages relatif à ce dispositif nouveau de financement dans son n°605 du 26 Avril..


Le premier bureau de l’A.D.F. 10 a été ratifié lors de notre dernier comité fédéral, il est composé de :

Philippe Vagner, président

Jocelyne Pochinot, trésorière

André Raffy, secrétaire

 

Fin août, une réunion se tiendra avec les secrétaires et trésoriers de sections, la collectif «transparence» et les membres du bureau de l’association afin de mettre au point les modalités concrètes de mise en application de ces nouvelles dispositions

 

 

 

De notre envoyé spécial

La Champagne-Ardenne au festival d’Avignon

Beau temps. Avignon, entre tramontane et mistral, n’aime que le soleil et les cigales.


La Région nous loge comme des rois, nous les princes de la presse. Ce n’est pas le cas des petites compagnies du «Off», entendez celles qui n’ont pas droit de cité des papes mais qui le prennent. Comme elles peuvent. Il y a 600 spectacles à caser. Ils se casent à prix d’or. L’Avignonnais étant à la fois hospitalier et grippe-sou, il loue pour la durée du festival des chambres, des maisons, des granges, des courées entre 50 et 300.000 F. Il faut ensuite aménager le lieu nu pour les spectacles. Quelques troupes se fédèrent et cotisent pour tenter de récupérer leur investissement. Elles font assaut d’inventivité pour la publicité. Quand leurs villes d’origine ne les aident pas, c’est encore elles qui font imprimer ces cartes originales que le festivalier empile par centaines dans ces bagages.
Nous avons donc rencontré, bien de chez nous, la Cie Humbert se logeant elle-même, comme expliqué plus haut, à ses frais, et donnant son fameux «Louise Michel» (ou sa fameuse, comme on veut, car la vierge rouge des Humbert a réveillé en nous des révoltes inassouvies). Nous avons aussi rencontré la Pierre Noire, logée à la gare (aide de 50.000 F de la ville de Troyes) pour y donner «Transfert-Express».
Mais ce sont les compagnies sélectionnées par la Région qu’il nous était donné d’applaudir à la caserne des pompiers ; lieu aménagé pour elles par une équipe technique de qualité. Sélection veut sans doute dire qu’on laissera à la maison des spectacles de qualité et que des jalousies pourraient naître. Mais, pour être juste, le choix est giratoire (pas d’allusion à la girouette, je vous prie) et chaque année apporte son lot de talent et de travail.
Une seule compagnie était, si j’ose dire, hors lot, puisque inscrite dans le «In». Il s’agissait de la Tribu Iota, «méconnue des anthropologues», donnant un spectacle de fin d’études de la 12ème promotion de l’Ecole .

supérieure des arts du cirque de Châlons-en-Champagne. Nous reparlerons de cet extraordinaire spectacle, de ses facéries, de ses acrobaties (le mot est une litote), de sa totalité poétique. Nous avons donc applaudi (plus ou moins frénétiquement, il faut dire) le Théatre des Oreilles de Valère Novarina -théatre expérimental de marionnettes de Charleville-Mézières-, Quai Ouest de Bernard-Marie Koltès, mise en scène par José Renault (Cie Alliage Théatre de Reims), l’Atelier Volant de Valère Novarina, mise en scène de Christine Berg (Cie Ici et Maintenant de Châlons-en-Champagne), Conversations, chorégraphie de Nadège MacLeay (La Tartaruca à Davrey [Aube]), et Débrayages de Rémy de Voos, mise en scène de Stéphane Fievet (La Salmanazar, théâtre missioné d’Epernay)
. Nous reparlerons de tous ces spectacles dans nos colonnes. Ils ne furent pas tous de notre goût, mais tous ont démontré la vitalité du théâtre en Champagne-Ardenne, le travail, la passion, l’énergie qu’y dépensent les compagnies. Je ne sais toujours pas si le théâtre peut changer les hommes, susciter des révolutions, mais, en tout cas, il ouvre l’esprit et le coeur, il donne à comprendre, à peser, à comparer. On est étonné de trouver des auteurs sociaux (Koltès, De Voos) nous qui pensions que les révolutions étaient enterrées et les engagements plus de notre temps. On y rencontre encore Novarina qui veut tuer le langage ancien, comme Dada, ce qui est aussi mettre notre société cul par-dessus tête.
Et puis on y rencontre le plaisir, cette émotion impossible à communiquer, née d’une posture, d’une réplique, d’un décor bien habité, d’un beau texte bien balancé, d’une actrice bien dans le coup, nous prenant par le coeur pour nous mener là où elle l’a décidé et là, justement, où l’on avait envie d’aller.

Jean Lefèvre

(1) Notre directeur a été pendant quelques jours l’invité de la Région en Avignon pour rendre compte du travail des compagnies théâtrales en Champagne-Ardenne

 


Patrick Bruel

Patrick Bruel,
Manu Chao,
Compay Segundo,
Guem, Eiffel,
La Grande Sophie,
Ska-P, Michaël Jones,
Morry Nuttéa...

Bon de soutien 60 Frs

haut de page