La Dépêche de l'Aube n°614 du 28 Juin 2001.......La Dépêche de l'Aube n°614 du 28 Juin 2001

La dépêche de l'Aube n°614 du Jeudi 28 juin 2001

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Pôle de santé de Romilly

Ensemble pour éviter le pire

 

Journée de mobilisation, mardi dernier, en faveur du maintien de la chirurgie à Romilly et pour défendre le pôle de santé.
Les romillonnnes et les romillons, ainsi que les habitants des localités environnantes, ont donc répondu à l’appel du Comité de défense, constitué le 14 mai dernier à l’initiative du Conseiller général communiste Joë Triché, et qui regroupe, outre des personnes particulièrement attentives aux problèmes de santé dans notre secteur, la FNATH, la CNL, les unions locales CGT et CFDT, le PCF, le MDC et le Parti socialiste.
Le pire est toujours possible
Les difficultés financières rencontrées par la polyclinique Pasteur, liées à des problèmes structurels de gestion auxquels s’est ajouté une dette importante envers le Dr Vauzanges, ont suscité l’inquiétude de la population romillonne, traditionnellement très attachée à la défense d’un service de santé de proximité. En effet, même avec le délai d’une année accordée par le tribunal de commerce pour trouver une solution aux problèmes de cette structure privée, rien ne permet de dire aujourd’hui qu’elle est définitivement «sortie du rouge», faisant ainsi planer un certain nombre d’incertitudes sur l’offre de soins dispensés à Romilly. C’est, en particulier, les problèmes liés à la pérennité du service de chirurgie, avec ses lits et son plateau technique, sur site qui préoccupe actuellement le Comité de défense. Et malheureusement, sans garanties précises à l’heure actuelle, tant de la part du Dr Janer, éventuel repreneur de la polyclinique, que des pouvoirs publics, son maintien est loin d’être définitivement acquis. Autre sujet d’inquiétude, la mise aux normes de l’hôpital public avec la création des quarante postes nécessaires pour assurer la sécurité et la qualité des soins. Problème sur lequel va se greffer, à brève échéance, celui des recrutements indispensables dans le cadre du passage aux 35 heures.
Un travail important de sensibilisation

Depuis sa création, le Comité de défense est loin d’être resté les pieds «dans le même sabot». Réunions hebdomadaires des animateurs du collectif, assemblées, campagne de sensibilisation sur les marchés et devant les centres commerciaux par le biais d’une pétition qui a aujourd’hui recueilli près de 5.000 signatures, intervention auprès des conseils municipaux du secteur pour, qu’à l’image de ceux de Romilly et de


Maizières, et comme l’a fait le Conseil général à l’initiative de Joë Triché, des voeux ou des délibérations soient pris et adressés à l’Agence régionale de l’hospitalisation. Enfin, le collectif de défense vient de s’adresser à M. Broudic, directeur régional de l’hospitalisation, pour lui demander audience sur ce dossier et évoquer avec lui les solutions à mettre en oeuvre pour conserver dans son intégralité, voire améliorer l’offre de santé à Romilly et dans son secteur.
La santé chancelante en Champagne-Ardenne

La Champagne-Ardenne est une des régions de France «les moins bien pourvues» en termes de santé, remarque l’INSEE dans ses statistiques 2000-2001, avec des disparités criantes entre l’Aube, les Ardennes et la Haute-Marne «qui disposent à eux trois de moins de praticiens que le seul département de la Marne». Ce constat, devrait à lui seul, être de nature à provoquer une réaction et des exigences de la population pour défendre «leur» santé dont il faut bien déplorer que les moyens qui lui sont alloués tendent actuellement à la diminution. Intégrer des critères financiers et de maîtrise des coûts dans la gestion de la santé publique occasionne des situations qui vont à l’encontre des besoins importants à satisfaire en la matière ; ne serait-ce, par exemple, qu’en termes de remise à niveau et de développement de notre région Champagne-Ardenne sur ces questions. La mobilisation de mardi à Romilly démontre combien nos concitoyens sont attachés à un service de santé de proximité et de qualité et que les attentes qu’ils expriment à l’égard des pouvoirs publics doivent trouver des réponses satisfaisantes pour l’intérêt commun. On pourra regretter que le maire de Romilly, M. Cartelet, par ailleurs président es-qualité du Conseil d’administration de l’hôpital, n’aie pas été plus incisif dans la gestion d’un tel dossier, sur lequel il devait pourtant avoir des éléments d’informations précis. Rappelons qu’il y a à peine quelques mois, échéance électorale oblige, il abreuvait les romillonnes et les romillons de déclarations lénifiantes en stigmatisant les «oiseaux de mauvais augure». Force est de constater, qu’en l’occurence, ce sont ces derniers qui ont su anticiper les problèmes actuels et qui oeuvrent pour y trouver des solutions

La sécu a besoin de vraies réformes

Pas de chantage !

Le président du Medef, Seillière, ressort son couplet favori avec le chantage au départ: "Je pars… sauf si syndicats, professions de santé, gouvernement capitulent devant mes conditions". Or, les exigences du Medef ne visent qu'une chose : renforcer l'austérité pour accroître les profits - déjà colossaux - des grands groupes. Le problème n'est donc pas de savoir si le Medef reste ou non dans les caisses de sécurité sociale, mais bien de sortir la Sécurité Sociale et le système de soins du carcan d'autoritarisme et d'austérité budgétaire où ils sont enfermés depuis les ordonnances Juppé toujours en vigueur de 1995-1996. Le gouvernement se dit prêt à engager de réelles discussions sur ces questions. C'est une bonne chose. Il y a grand besoin d'une remise à plat des règles de fonctionnement de la Sécurité Sociale. Sans attendre, le Parti communiste propose quatre mesures qui peuvent être prises dans les semaines qui viennent :
rétablir l'élection des administrateurs au suffrage universel, puisque le mandat des administrateurs de la Sécurité Sociale expire cet été 2001.


C'est la meilleure réponse au départ du Medef, celle qui leur donnera la légitimité nécessaire pour discuter de l'avenir de la Sécurité sociale, avec des pouvoirs accrus, face à la tutelle de l'État ;
la loi de financement de la Sécurité Sociale de cet automne doit être le résultat d'une concertation prenant en compte les besoins de tous les intéressés, en tenant particulièrement compte des propositions faites par les syndicats de salariés et de professionnels de santé qui multiplient les propositions pour améliorer le système de santé (amélioration des remboursements et des rémunérations, de la qualité des soins) ;
pour l'hôpital, afin d'éviter l'explosion, les communistes proposent que l'État supprime dès cette année la taxe sur les salaires, qui ponctionne dixmilliards de francs par an dans les caisses des hôpitaux ;
supprimer les exonérations de cotisations patronales, selon la promesse faite en 1997. Réformer le système, c'est remettre en cause la légitimité de ces cadeaux sans contrôle faits au patronat

Demie journée d’étude sur :
-La loi de modernisation sociale (volet licenciements)
- La loi «Hue»
-Proposition de loi communiste sur l’industrie textile .

Les licenciements collectifs – a fortiori les licenciements «boursiers» constituent l’un des moyens durs de la régulation capitaliste. Leur encadrement, que ce soit par la loi ou par accord ou convention, la plus stricte limitation de leur nombre comme la réparation de leurs conséquences sont depuis des décennies au cœur des luttes ouvrières et du monde du travail. Nul ne peut penser qu’une loi, fût elle la meilleure, règlera au fond et définitivement une telle question consubstantielle au capitalisme. Les dispositions désormais inscrites dans le projet de loi de modernisation sociale constituent une réelle avancée sur un long chemin Mesurons en à la fois le potentiel et les limites. Au même titre, les premiers décrets de la loi Hue sur le contrôle des fonds publics accordés aux entreprises, allant jusqu’au remboursement en cas de licenciement, sont parus, ce qui va également constituer un point d’appui pour les salariés confrontés aux plans sociaux. Comme bien d’autres dispositions du Code du travail, beaucoup dépendra des mobilisations autour de ces droits nouveaux. Les communistes, que ce soit dans leurs fonctions électives, syndicales, militantes, vont avoir un rôle primordial pour que ces nouvelles lois produisent leur plein effet.

décrets de la loi Hue sur le contrôle des fonds publics accordés aux entreprises, allant jusqu’au remboursement en cas de licenciement, sont parus, ce qui va également constituer un point d’appui pour les salariés confrontés aux plans sociaux. Comme bien d’autres dispositions du Code du travail, beaucoup dépendra des mobilisations autour de ces droits nouveaux. Les communistes, que ce soit dans leurs fonctions électives, syndicales, militantes, vont avoir un rôle primordial pour que ces nouvelles lois produisent leur plein effet.

Yves Dimicoli,
économiste, membre du collège exécutif du PCF, animera cette rencontre qui aura lieu le :
Jeudi 5 juillet 2001 de 14 h à 17 h
Au siège de la fédération de l’Aube du PCF
16-18, rue du Palais de Justice à Troyes
Confirmez votre participation en appelant la fédération de l’Aube du PCF : 03 25 73 43 40

 

Humeur

Une mort annoncée

Une mort annoncée La Foire de Champagne est malade. La Foire de Champagne va mourir. Normal, ça fait neuf siècles qu'on la supporte. Elle est née du formidable essor des villes et communes au Moyen-Age, dans le brouhaha des croisades, les insurrections bourgeoises antiféodales. Elle a jailli avec la terre conquise sur la forêt pour nourrir le blé qui rendait dix grains pour un (les pauvres paysans ne connaissaient pas encore les nitrates) et la vigne au nord (eh oui ! Laon et Caen capitales du vin, ça vous en bouche un coin !). Le cheval de labour devient roi qui tire la charrue à versoir, la forge fait naître les châteaux-forts, les cathédrales et la cotte de maille. Le forgeron est un prince (le forgeron = le faber = lefèvre , ça vous rive votre clou !). La France connaît vingt millions d'âmes dont la plupart paient la gabelle, l' impôt honni sur le sel, vu que les rois de cette époque ne connaissaient pas l'essence. Les Foires de Champagne (Provins, Bar-sur-Aube, Troyes) furent un formidable moteur économique où on échangeait les marchandises et l'argent. Aujourd'hui, la Foire de Champagne bat de l'aile. Installée sur les prestigieuses pépinières Baltet, elle devait faire renaître le lustre d'antan. Mais chaque année, elle est tombée en désuétude comme l'industrie textile et l'emploi. Cette année, même le Québec était absent ! La gestion a toujours été secrète et chasse gardée des présidents Labbé et Morin. L'opposition était interdite de comptes. Les réclamer soulevait l'indignation de Pierre Labbé et de sa légion d'honneur. En 1983, après les élections municipales, Robert Galley, ironique et superbe, avait avoué une petite partie de la dette. «Je remercie l'opposition pour l'indulgence de sa campagne !» C'est dire l'ancienneté du désastre et la nécessité de fomenter de nouvelles communes.

Jean Lefevre

Fête de l'Humanité : une interview de Patrick Le Hyaric

La fête des solidarités et des droits nouveaux

Interview
L'Humanité a vécu une année difficile, elle a même manqué de disparaître. Après cette année, cette fête édition 2001 doit avoir une saveur singulière ?
Patrick Le Hyaric : Tout d'abord, je veux rappeler qu'en six mois nous nous sommes dépensés sans compter pour sortir le journal de l'impasse. Mais je dois dire qu'il n'est pas encore sauvé. Il est dans une situation de stabilisation financière très provisoire. Je ne cache pas que nous avons encore beaucoup d'efforts à faire pour assurer la survie et la pérennité de l'Humanité. De ce point de vue, je me félicite de l'engagement des sociétés constitutives des nouvelles structures du journal, particulièrement la Société des lecteurs et les Amis de l'Humanité, dans cet effort. Nous donnons maintenant un prolongement au travail engagé dans trois directions : poursuite du repositionnement éditorial de telle sorte que l'Humanité soit bien le journal de référence de tous ceux qui agissent pour des alternatives au capitalisme mondialisé ; dispositions énergiques pour un nouveau développement de la diffusion ; engagement pour nous donner une nouvelle ambition pour la Fête. La Fête va être le reflet de ce que porte l'Humanité quotidiennement. La campagne pour la diffusion du bon de soutien donnant droit à l'entrée de la Fête est maintenant engagée. Elle doit contribuer au nouvel élan que nous voulons donner au titre et à sa fête. De toute la France des dizaines de milliers de jeunes, de familles populaires, peuvent acheter ce bon de soutien et venir passer un week-end agréable avec des rencontres conviviales, des débats, des concerts, des expositions. La Fête est tout à la fois un immense forum citoyen et un lieu de détente, de fraternité, de convivialité.
Cette année, la fête se déroule quelques semaines avant le congrès extraordinaire du Parti communiste et quelque mois avant les élections présidentielle et législatives. Est-ce que cela donne un sens particulier à l'édition 2001 ?
Patrick Le Hyaric : Tout à fait. à un mois et demi du congrès du Parti communiste, la Fête va être un formidable lieu de débats sur la modernité du communisme et pour l'élaboration d'un projet communiste de notre temps. Elle se déroulera aussi deux mois après le succès que les députés communistes, en lien avec le mouvement social, viennent d'obtenir au Parlement en renforçant la législation contre les licenciements boursiers et donnant des pouvoirs nouveaux aux salariés. La Fête va être un moyen de prolonger la manifestation de Calais, celle du 9 juin à Paris et les mouvements des salariés contre les licenciements. Elle sera un moyen de se rassembler pour obtenir maintenant l'application urgente des dispositions nouvelles contre les licenciements pour convenance financière. Pour que ces lois s'appliquent aux plans sociaux en cours à Danone, à Marks & Spencer, à AOM, à Alstom, à Bata et ailleurs. Ce sera un moment de réflexion où pourra encore s'enrichir, à partir de l'expérience que nous venons de vivre, la démarche stratégique du Parti communiste qui consiste à être mieux partie prenante des mouvements sociaux et citoyens, et actif dans les institutions pour ancrer vraiment les choix politiques à gauche. L'édition .2001 se déroule aussi dans un contexte où le

mouvement de contestation de l'ultra libéralisme ne faiblit pas. Au contraire, il tend par certains aspects à se globaliser. Partout des gens agissent pour un autre monde qu'ils croient possible. Des salariés et des chômeurs qui refusent les licenciements et aspirent à une société de plein emploi. Ceux qui ne supportent plus qu'on mène l'Afrique et les pays en voie de développement vers le chaos. Ceux qui refusent la politique de domination américaine. Ceux qui agissent pour une abolition universelle de la peine de mort. Ceux qui refusent la situation faite aux femmes afghanes. Ceux qui bougent pour la paix au Proche-Orient. Tous ceux qui réclament un nouvel âge pour la démocratie, ici et ailleurs. Tous ceux qui se mobilisent pour préserver l'avenir de la planète. Tous ces mouvements peuvent converger à la Fête de l'Humanité dans l'action, la réflexion, le débat, la mise en commun dans un climat de fraternité et de fête. En ce sens, faire la fête à la Fête de l'Humanité a une signification politique.
Est-ce que le journal et sa fête vont s'inscrire dans la réflexion des communistes sur " un projet communiste du IIIème millénaire " ?
Patrick Le Hyaric : Oui. Dans le journal nous ouvrons un espace de forum sur le communisme, à partir de l'appel à contribution de Robert Hue publiée vendredi. A la fête, l'espace du Conseil national du Parti communiste, l'Agora de l'Humanité et bien d'autres endroits seront des lieux de création communiste où tous ceux qui s'intéressent au communisme du XXIème siècle pourront se retrouver et dialoguer. Le communisme est une idée et une visée neuve qu'il faut aujourd'hui coélaborer et faire vivre. On voit bien que le capitalisme, même aménagé, est incapable de résoudre les problèmes auxquels sont confrontées nos sociétés. Les gens aspirent à des partages de pouvoirs, à plus de démocratie de participation. Ils veulent intervenir, dire leur mot sur les choix dans les entreprises, dans les cités mais aussi à l'échelle du pays, de l'Europe et du monde. Oui, la première Fête de l'Humanité du millénaire va être la fête du communisme. Elle va être la fête des solidarités et des droits nouveaux pour les salariés, les peuples, les citoyens. Elle va être un lieu où vont se combiner la fraternité, la rencontre, la convivialité, la réflexion, le débat, la culture et la citoyenneté. Elle est un vaste espace de démocratie, de créations communes et d'interventions politiques. Elle est le plus beau forum citoyen. C'est aussi la fête de l'action pour construire un autre monde. Nous allons prolonger des débats et des actions sur de grandes questions qui ont traversé le contenu du journal, dont j'ai parlé plus haut. Nous voulons encore plus cette année que la Fête se construise depuis les quartiers, les localités, les villages, jusqu'à l'échelle du pays et du monde, en partenariat avec la multitude de personnalités, de forces sociales, d'acteurs culturels dont l'expression et l'activité trouvent place dans le journal tout au long de l'année. Enfin, nous proposons aux jeunes d'investir la Fête, de la construire avec nous, avec leurs associations, leurs mouvements de jeunes, mais aussi en s'engageant individuellement. Qu'ils fassent de la Fête de l'Humanité la fête de la solidarité et des droits nouveaux, leur fête


 

Pour une grande rasade de soleil avant l’automne
retrouvons nous à
La Fête de l’Huma
les 14,15 et 16 septembre

Parc de la Courneuve-Espace fêtes Spectacles : Patrick Bruel, Compay Segundo, Manu Chao, soirée salsa, nuit techno, fest-noz géant, nombreux concerts, expo, village du livre, etc.

Au stand de l’ Aube :
Auberge Champenoise son champagne, sa poêlée auboise.
Débat sur la délocalisation des entreprises - proposition de loi communiste sur l’industrie textile.

Pour acheter la vignette : 03.25.73.43.40
Pour nous écrire

Interventions au Conseil municipal de Troyes 22 juin 2001 Contrat de ville :
Les élus du FN pratiquent la discrimination.La mise en acte du racisme condamnée.

Intégration des rues Gaston Bachelard, Alfred Boucher et Léon Bourgeois dans le domaine public. Après des années de patience, beaucoup de détermination, et une grande mobilisation, comme l'a rappelé Anna Zajac, la colère des habitants du quartier Blanqui est enfin entendue. Le conseil municipal a voté le principe du classement de ces rues dans le domaine public. La reconstruction de ces rues doit être confirmée prochainement.


Contrat de ville :
Les élus du FN pratiquent la discrimination. Les trois élus du FN n'aiment pas du tout les actions menées par les associations qui travaillent au quotidien avec des jeunes sur les questions de la culture urbaine, de la musique Hip-Hop, celles qui reçoivent des femmes et des hommes pour de l'alphabétisation, de l'apprentissage de la langue française. Ils ont donc voté contre l'attribution d'une subvention aux projets soutenus respectivement par Zoulou Dance, Association Femmes Accueil et l'association Féminin pluriel. Anna Zajac a réagi en précisant que les initiatives favorisant la mixité de la population, la rencontre des cultures, l'échange de connaissances participent à la lutte contre les peurs, les intolérances, les violences.

La mise en acte du racisme condamnée.
La cour d'appel d'Aix-en-Provence vient de confirmer le jugement rendu par le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence (le 8 novembre 2000) à l'encontre de Catherine Mégret, maire de Vitrolles et son premier adjoint Hubert Fayard. Ils ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis 100.000 F d'amende et deux ans d'inigibilité pour délit de discrimination et délit de provocation à la discrimination, à la haine et à la violence pour avoir préparé et fait adopter en janvier 1998 par le Conseil municipal de Vitrolles une délibération instaurant une allocation municipale de naissance réservée aux seuls ressortissants français ou d'un Etat membre de l'Union Européenne

Autonomie de la jeunesse
Cela ne peut attendre!

Le gouvernement vient d'annoncer une série de mesures concernant les familles. En particulier, l'allongement du congé parental du père, porté à quinze jours et des moyens nouveaux pour les crèches (1 milliard de plus pour 25 à 30.000 places supplémentaires). Ces dispositions sont importantes et positives. Mais, peut-on seulement se contenter d'ouvrir une réflexion sur les moyens de favoriser l'autonomie des jeunes adultes ? Les communistes ne le pensent pas qui ont déposé à l'Assemblée nationale une proposition de loi pour l'autonomie des jeunes, après l'engagement de la déclaration du sommet de la gauche plurielle du 7 novembre 2000. La mise en place d'une telle allocation d'autonomie de la jeunesse devrait intervenir d'ici fin 2001. Les propos tenus par le premier ministre sont-ils une manière détournée de gagner du temps et de céder sur les objectifs initiaux, alors qu'il y a urgence pour les jeunes sans emploi de moins de vingt-cinq ans qui ne peuvent prétendre au RMI et dont les parents ne perçoivent plus d'allocations familiales ? "Le coût très


lourd pour les finances publiques" (50 milliards de francs) invoqué par le Premier ministre (et le ministre des Finances) n'est pas une réponse satisfaisante en soi.
La gauche est devant un choix politique très attendu le rapport Charvet du Commissariat au Plan, les propositions du Conseil Economique et Social, les différentes propositions mises en avant par les organisations syndicales, les mutuelles et les partis de la gauche plurielle convergent vers cette même exigence. La balle est clairement dans le camp du gouvernement, pour répondre positivement à une mesure nécessaire et populaire: la création d'un dispositif innovant et ambitieux permettant à toute une génération, celle des 18-25 ans, la sécurisation dans l'emploi et la formation. Pour le Parti communiste, l'autonomie ne peut attendre : dès maintenant, le gouvernement doit prendre des mesures allant dans ce sens, telles l'indemnisation du chômage des jeunes de moins de vingt-cinq ans, sous la forme d'une allocation de recherche au premier emploi ou un accroissement et un renforcement des aides étudiantes

Romilly-sur-Seine
Les chômeurs, pris comme boucs-émissaires par le patronat local !

L’Upren, organe patronal de Romilly-Nogent, déplorait récemment dans la presse(1) «ses difficultés à trouver des personnels qualifiés». L’occasion était trop belle de charger à la hussarde contre les chômeurs ! Régulièrement, le patronat réentonne son vieux poncif démagogique et culpabilisant à l’égard des chômeurs. Selon lui l’ «embellie» dans le bassin d’emploi de Romilly serait ternie par des difficultés à recruter qui conduiraient les entreprises à «annuler leurs investissements» et à «s’interroger sur les capacités à honorer les commandes». Pour ceux qui n’auraient pas bien compris à qui était destinée la flèche de Parthes patronale, la représentante de la Direction départementale du travail a mis les points sur les «zi» et vertement tancé les responsables : «il faut que les chômeurs retrouvent le sens du travail. ça commence par se lever le matin» !!! Quant au vice-président de l’union patronale locale, Gérard Docquet-Chassaing, pour lui, la «perception française» de l’économie, selon laquelle «le travail est accessoire et le temps libre nécessaire» n’est pas la bonne. Nos patrons locaux ont donc le verbe moraliste et réprobateur à l’égard des chômeurs. Mais quelle est leur politique à l’égard de leurs salariés ?
Responsabiliser économiquement et socialement les entreprises
Plutôt que de désigner les chômeurs à la vindicte collective, il serait bon de poser avec force la question de la responsabilité économique et sociale des entreprises au même titre que celle de leur responsabilité environnementale et de santé , cela dans le contexte actuel des suppressions massives d’emplois qu’elles opèrent et au cancer financier qu’elles alimentent. L’ampleur des gâchis en vies, en efficacité sociale, en compétences et en ressources humaines, là où la recherche de la rentabilité financière pousse à la précarisation accrue et systématisée des salariés, n’est plus acceptable. La volonté actuelle de maîtrise des coûts, qui se transforme en obsession contre un seul type de coût, le coût salarial et social, obsession d’ailleurs renforcée par les incitations publiques à la baisse des


charges sociales, conduit à considérer les hommes comme des marchandises et à les jeter, après usage, comme telles. De 1997 à 1999, d’après la Banque de France, les immobilisations financières des entreprises [toutes tailles confondues] ont augmenté de 78% pour atteindre un chiffre entre 18.000 et 24.000 milliards de francs, à comparer aux quelques 10.000 milliards de francs pour les immobilisations matérielles liées à la production. Ces chiffres démontrent l’envolée de l’accumulation financière au détriment de l’emploi productif. Mais que faire ?
Le domaine de la lutte politique

Prétendre que les décisions de gestion des entreprises ne sont pas du domaine de l’intervention politique conduit, au pire au laisser-faire et, au «moins pire», à «l’encadrement» de type social-démocrate ou social-libéral. L’intervention politique dans ce domaine est légitime et justifiée. En premier chef parce qu’il s’agit de la vie des gens, des travailleurs et de leurs familles, avec leurs emplois et leurs salaires, les problèmes de formation, etc. Et puis il y a l’intérêt général et une autre vision de celui-ci qui ne vise pas seulement le profit capitaliste mais une redistribution équitable de la richesse produite. Enfin c’est de «notre argent» dont il s’agit ; les aides publiques et sociales aux entreprises, mais aussi les prêts des banques à partir des dépôts des salariés, des retraités, des chômeurs et des précaires, de nos enfants mêmes. Et cela est vrai depuis la banque de notre quartier «au coin de la rue» jusqu’au FMI et à la Banque mondiale, en passant par la Banque centrale européenne. Il est donc urgent de permettre l’intervention directe des salariés dans la gestion des entreprises pour en changer le cap et, qu’autour des entreprises, soit favorisée de manière concomitante l’intervention d’autres acteurs essentiels sans lesquels les rapports de force resteraient dominés par le patronat : les élus, les associations de chômeurs, les formateurs, etc. Et c’est de cette manière que nous clouerons le bec aux cyniques rodomontades patronales.

 

Alain Keslick

(1) Voir la presse du14/06/2001

Mondialisation capitaliste
Des pays pauvres toujours plus nombreux

Le nombre de nations vivant dans le dénuement le plus total, selon les critères de l'ONU, a quasiment doublé en trente ans. La troisième conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA), qui vient de s'achever à Bruxelles, a montré que tous ces pays ont fourni des efforts considérables pour se conformer aux exigences des pays riches dans le cadre des programmes du Fonds monétaire international. Ils ont dérégulé leur économie, privatisé leurs services publics. Ils ont largement ouvert leurs marchés, remboursé plus de trois fois leur dette sans pouvoir s'en dégager.
Lors du Sommet social de 1995, les chefs d'états des pays du Nord s'étaient engagés à éradiquer la pauvreté en vingt ans.
Certes, quelques mesures ont été prises ou annoncées. Mais elles n'ont qu'un caractère marginal. Pour ces pays, la remise de la dette est une condition essentielle. Une annulation de celle-ci créerait naturellement des flux financiers par compensation. Il y a dix ans, personne n'était prêt à renégocier la dette. Aujourd'hui, c'est à l'ordre du jour. Malheureusement dans des conditions très limitées - tous les PMA n'en profitent pas - et selon des procédures très lentes. L'Union européenne vient d'annoncer l'annulation des dettes subsistant encore dans le cadre de la Convention de Lomé. Les efforts sont là, mais ils sont loin de répondre à la dimension du problème. La mondialisation capitaliste est, dans le même temps, présentée comme le remède miracle: Jacques Chirac, à l'instar de ses homologues européens, propose un nouveau "cycle global" de libéralisation dans le cadre de l'OMC qui devrait, affirme-t-il, s'accompagner d'une "amélioration de la régulation du commerce international",


alors que les pays du Sud réclament, au contraire, un moratoire de la dérégulation internationale. La mobilisation des fonds privés ne doit être que complémentaire de la croissance de l'aide publique, notamment par l'imposition d'une taxe sur les transactions financières internationales dont le produit devrait être destiné à des fins de développement. Les marchés du Nord doivent s'ouvrir de manière préférentielle aux PMA. L'annonce faite par l'UE d'ouvrir ses marchés à tous les biens produits par les PMA, "sauf les armes" est encourageante.
On peut cependant avoir l'accès au marché, mais si on n'est pas capable de produire, d'avoir des produits à exporter, manifestement cela ne sert à rien.

Lors de la préparation de cette conférence, les dirigeants des PMA ont insisté fortement sur la nécessité de recentrer des efforts internationaux sur les infrastructures de développement. Les pays membres de l'OCDE ne doivent plus lier la contribution au développement pour les PMA à des achats dans les pays donateurs. L'ouverture des marchés profite aujourd'hui essentiellement aux multinationales du Nord qui ont réalisé quelques rares investissements ou sous-traité des activités dans les pays pauvres. Elles exploitent ainsi une main d'œuvre très bon marché sur certains secteurs ciblés qui ne correspondent que très rarement aux réels besoins de développement de ces pays. Des moyens sont à mettre à la disposition des Etats les plus pauvres afin qu'ils puissent entamer un développement endogène, fondé sur la création d'emplois, sur la formation et l'éducation

Section du PCF de Romilly
Réunion conviviale des communistes & de leurs amis Vendredi 6 juillet à 18 h

Vendredi 6 juillet à 18 h Espace Gaston Monmousseau
Avant la période des vacances d’été, la section de Romilly organise une réunion conviviale.
Un barbecue clôturera cette initiative ouverte à toutes celles et ceux, non adhérents, qui se retrouvent dans les initiatives et les actions du PCF à Romilly (Participation par personne : 50 F).
Pierre Mathieu, vice-président du Conseil national du PCF et Jean-Pierre Cornevin, secrétaire départemental du PCF, participeront à cette soirée conviviale.
Inscriptions : 6, place de l’Hôtel de Ville 03.25.24.01.27

Mon Logis Affaire des surloyers
La direction fidèle à elle-même

La conférence de presse qu’ont donné les élus communistes afin d’informer largement la population auboise sur une nouvelle affaire Mon Logis a fait tilt (voir La Depêche de l’Aube du 7 juin) La condamnation de Mon Logis par la cour d’appel de Reims en février 1998 pour application illégale du surloyer demandait de la part de cette société quelques dispositions ; notamment celles d’informer l’ensemble des locataires concernés de l’erreur puis d’entreprendre leur remboursement. Il n’en fût rien ! Aujourd’hui, les locataires lésés veulent obtenir un remboursement collectif ; comme cela fût le cas pour l’affaire des vide-ordures.
les locataires concernés réclament leur dû.
Anna Zajac, conseillère municipale de Troyes, a demandé à la direction générale de Mon Logis qu’une délégation de locataires du 90, avenue Chomedey de Maisonneuve soit reçue. Le directeur de Mon Logis a refusé cette rencontre. L’affaire porte pourtant sur des sommes importantes. Les demandes de remboursement s’échelonnent entre 30.000 et 60 000 F. Une délégation de dix locataires accompagnés par Anna Zajac et Jean Pierre Cornevin, s’est rendue à l’agence Mon Logis de la rue de Preize, afin d’y déposer les vingt premières «demandes-types» de remboursement. Reçus par le chef d’agence, ils ont demandé à être entendus par


un représentant de la direction générale afin de connaître les modalités de remboursement que Mon Logis entend mettre en œuvre. Appelée par son agence, la direction générale a; dans un premier temps, dit qu’elle déplaçait son directeur de la gestion locative. Après avoir fait attendre les personnes pendant 1h30, la direction a fait savoir par téléphone que les locataires devaient s’en tenir au courrier* de M. Cochard en date du 22 juin (voir ci-après). Un courrier qui ne répond en rien à la demande des locataires du 90, avenue Chomedey de Maisonneuve. La direction de Mon Logis vient une nouvelle fois de ne démontrer que du mépris à l’intention de ces locataires. Scandalisé par l’attitude de mépris de la direction de Mon Logis qui ne daigne même pas se déplacer pour s’expliquer, les locataires vont entreprendre une démarche auprès de M. le Préfet de l’Aube*
* Dans un courrier en date du 22 juin 2001, le directeur de Mon Logis informe les locataires qu’après les révélations dans la presse du 6 juin dernier, il a «aussitôt demandé à notre service juridique de faire une étude exhaustive de la mise en œuvre des surloyers, depuis l’origine sur la totalité de notre patrimoine».
* Le préfet vient d’informer la fédération de l’Aube du PCF qu’il soumettait ce dossier à un examen attentif par les services compétents.


Des moyens pour la santé
Nous apprenions récemment par la presse que notre département de l’Aube se retrouve à la traîne en ce qui concerne le dépistage du cancer du sein. Ceci cinq ans après la conférence régionale de 1996 qui avait parlé de priorité absolue en matière de dépistage de cette forme de cancer féminin.

 

Or, nous avons que le dépistage précoce est une des plus sûres chances de gagner sur la maladie. S’engager dans un dépistage de masse est donc d’une absolue nécessité. Cela doit se généraliser dans tous les départements, relayé par des campagnes de sensibilisation et d’explications appropriées. Dans ce domaine, il faut se donner également les moyens d’une plus grande prévention.

 


Tout le monde y a intérêt

Sur le plan de notre santé, bien évidemment, mais aussi en gains économiques. Ainsi la prévention dans les milieux professionnels à risques liés aux matières cancérigènes est-elle à mettre en avant. Des efforts importants sont à faire dans ce domaine. Nous savons que les salariés exposés aux poussières d’amiante ou aux éthers de glycol, etc. sont beaucoup plus exposés que d’autres et ont une espérance de vie écourtée. Cest pourquoi ces grandes questions de santé doivent être efin discutées avec la volonté d’aboutir à des solutions. Après les états généraux de la santé, qui ont été une volonté d’ouverture en la matière, il faut aller plus loin. La fédération des Mutuelles de France, par la voix de son président Daniel Le Scornet, propose en 2001 un «Grenelle de la santé et de la protection sociale». Les grands dossiers sanitaires et sociaux sont pour nous une priorité. Tous les acteurs concernés doivent pouvoir intervenir dans ce domaine et pas seulement les professionnels. L’important est d’ouvrir un grand débat. Pour la FMF, il faut inventer une conception de la sécurité sociale fondée principalement sur l’action, sur le risque, sur la prévention qui reste malgré tout fidèle à l’esprit de 1945, et ne pas laisser au Médef l’initiative de la reconfigurer selon ses propres intérêts



C.M.U. :
pensez au renouvellement Plus vite vous renvoyez vos dossiers, plus vite vos droits seront réexaminés

Vous êtes concernés si vous êtes inscrits à la CMU depuis décembre 1999 et si vous avez reçu, en octobre 2000, une attestation prolongeant vos droits.
Attention : fin juin 2001, cette attestation ne sera plus valable pour obtenir la prise en charge à 100% de vos frais de santé. Une néglicence dans votre réinscription risque de priver toute votre famille d’une prise en charge complète de ses soins de santé à un moment donné. Chez le médecin, chez le dentiste, chez le pharmacien, vous risquez d’être obligé de payer pour vos soins au lieu de bénéficier de la gratuité. Un conseil : n’attendez pas le dernier moment pour demander le renouvellement de vos droits et choisir l’organisme gestionnaire de votre CMU complémentaire. Plus vite vous renvoyez vos dossiers, plus vite vos droits seront réétudiés.
Renouvellement : mode d’emploi
Les assurés inscrits automatiquement à la CMU en décembre 1999 et dont les droits s’arrêtent le 30 juin 2001 reçoivent, avant cette date, un dossier de demande de renouvellement de leurs droits ainsi que la liste des organismes complémentaires de leur département, pour choisir l’organisme gestionnaire de leur CMU complémentaire. Comment remplir le dossier de renouvellement ?
La fiche d’identification pré-remplie :
Vous devez la remplir si des changements dans votre situation familiale sont intervenus. Sinon, datez et signez l’imprimé tout simplement.
La déclaration de ressources :
Si vous bénéficiez du RMI, joignez uniquement un justificatif de droits au RMI. Dans tous les autres cas, remplissez cette déclaration à l’aide de la notice au verso.
L’imprimé de choix de l’organisme complémentaire
Indiquez l’organisme que vous choisissez sur la liste. Les démarches sont simples et réduites au minimum : les personnes concernées n’ont qu’à vérifier le dossier pré-rempli, le compléter éventuellement et le retourner sous quinze jours à leur Caisse d’Assurance maladie. Plus besoin de se déplacer, tout peut se faire par courrier