La dépêche de l'Aube n°856 du Vendredi 17 février 2006

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Comme sur notre photo du 24 mai 2005 à la Bourse du travail de Troyes, la gauche saura t’elle se rassembler. Cette fois pour battre la droite, en finir avec le libéralisme et proposer une politique qui réponde aux attentes populaires

Après la réunion nationale de la gauche
La fédération de l'Aube du PCF invite la gauche auboise à se réunir

La réunion des dix formations de gauche le 8 février dernier a décidé d'une mobilisation unitaire contre le CPE, de la mise en place d'une structure de liaison pour riposter à la droite et d'organiser un débat citoyen sur l'alternative en 2007.
Sans plus attendre, la direction de la fédération de l'Aube du PCF a décidé de s'adresser à l'ensemble des partis et organisations de gauche qui adhèrent à ce processus et qui sont représentées localement afin qu'ils se réunissent prochainement pour examiner qu'elle suite concrète ils entendent donner a cette réunion dans le département de l'Aube.
A ce titre les communistes souhaitent associer le Collectif Aubois Pour une Alternative au Libéralisme (CAPAL) qui rassemble un certains nombres de militants de différents partis et associations ainsi que de nombreux citoyens intéressé par le débat sur le contenu d'une véritable politique alternative à gauche.
Pour le PCF, cette rencontre a constitué un pas en avant important. Elle a été utile pour favoriser une riposte plus large, plus rassemblée, plus combative à toutes les attaques de la droite et contribuer à poser en grand avec les citoyennes et les citoyens la question de l'alternative politique. C'était le but que se fixaient les communistes et on peut dire que cette réunion y contribue.
La question d'un contrat de gouvernement, un temps évoqué par le PS, n'a été soulevée par personne lors de la rencontre. C'est indicatif de l'évolution du débat à gauche. Cette proposition initiale qui revenait à faire du contenu d'une politique alternative une question seconde par rapport à un engagement préalable à gouverner ensemble a été dépassée.
Par contre, ce qui tient à cœur du PCF, c'est le fait qu'il a été décidé de poser à l'échelle du peuple une


grande question pour la gauche, celle de la confrontation entre deux options : aménagement du libéralisme ou rupture. Cette question a marqué le débat du référendum et elle a des répercussions en termes de contenu, de propositions.
Comment vont s'organiser les débats ?
Plusieurs initiatives sont en cours. Il y a les forums du PCF, ceux du collectif du 29 mai. Et les dix formations de gauche décident ensemble de co-organiser au niveau départemental, des rencontres publiques où vont se confronter les propositions des uns et des autres, des rencontres ouvertes où seront invitées toutes les organisations qui le souhaitent, y compris celles du mouvement social.
Dans ces grandes rencontres, les citoyennes et les citoyens pourront faire valoir leurs exigences, donner leur opinion sur des propositions. C'est un pas en avant important. Les thèmes n'ont pas été listés. Marie-George Buffet a insisté sur la nécessité de traiter des moyens d'une politique alternative : moyens financiers (fiscalité, crédit, secteur public), démocratie (avec la question de la VIe République, des pouvoirs nouveaux à donner aux travailleurs) et enfin la question de l'Europe et de la mondialisation.
Ce sont des thèmes sur lesquels les différences à gauche sont profondes. Il faut donc absolument les mettre en débat à l'échelle du pays.
Sans plus attendre la fédération de l'Aube du PCF mets à la disposition des communistes et des lecteurs de La Dépêche de l'Aube la pétition nationale adoptée par l'ensemble des organisations participantes à la réunion nationale.

LDA

PÉTITION POPULAIRE POUR LE RETRAIT DU CPE ET CONTRE LA PRÉCARISATION DU TRAVAIL

PCF, PS, le PRG, les Verts, Alternative citoyenne, Alternatifs, Gauche républicaine, MRC, Mars et Régions et peuples solidaires, CAPAL (Collectif Aubois Pour une Alternative au Libéralisme)

Contre la politique de précarisation de l’emploi menée par le gouvernement, contre le CPE, pour exiger le retrait de cette réforme antisociale, signez cette pétition.
Portée par des centaines de milliers de citoyen(e)s, elle obligera le Parlement à en débattre à nouveau.
Nous exigeons du gouvernement le retrait du « contrat première embauche » qui, s’il était mis en œuvre :
- Aggrave à la précarisation de l’emploi des jeunes : avec ce contrat, les jeunes embauchés seraient soumis à une période d’essai de deux ans, pendant laquelle ils pourraient être licenciés immédiatement et sans motif. Avec ce CPE, impossible de se projetter dans l’avenir, de se construire une vie autonome, notamment accéder au logement...
- N’apportera aucune garantie de formation pour les jeunes.
- Ne créera aucun emploi supplémentaire, par contre, tout jeune qui aurait du avoir un CDI se retrouvera avec un CPE.
Ce contrat, après le CNE, est une nouvelle étape de la politique de la droite et du MEDEF qui remet en cause le droit au travail.
Nom Prénom Email Signature
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
A renvoyer à la Fédération de l’Aube du PCF - 22, anatole-France - 10000 TROYES

3ème grand loto de La Dépêche de l'Aube
Dimanche 19 février 14 H

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Les communistes aubois, les amis de La Dépêche de l'Aube sont invités à participer nombreux au 3ème loto de La Dépêche de l'Aube
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Humeurs...

HIER,C’EST L’AVENIR
On dit trop de mal de notre gouvernement. Grâce à l'UMP, l'espoir est de nouveau permis pour les régions sinistrées dans les années 60 par les fermetures des mines de fer et de charbon.
La loi permet maintenant le travail de nuit pour les enfants de 15 ans. Depuis quelque temps déjà, le travail de nuit des femmes est rétabli ; les dérogations de plus en plus fréquentes dans le secteur commercial laissent entrevoir la fin prochaine du repos dominical ; la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans n'est plus la règle absolue. Le CPE (Cadeau Pour les Entreprises) est sans doute une réponse au malaise que la jeunesse des banlieues a exprimé récemment. Et ce n'est pas fini…
Il y a un siècle et demi, toutes ces entraves au travail que sont les retraites, les vacances, les horaires légaux, etc. n'existaient pas. Le chômage permanent n'existait pas non plus. Le gouvernement est donc logique. Pour réussir à " remettre la France au travail ", il faut effacer les effets néfastes du progrès.
L'étape suivante, ce sera la remise en état des exploitations minières. Et bientôt, les enfants auront à nouveau le droit de pousser des wagonnets au fond des galeries. La Lorraine retrouve l'espoir. Les capitalistes indiens ne s'y sont pas trompés et leur OPA sur la sidérurgie française n'a qu'un but : que des enfants de Calcutta ou de Bombay envahissent nos mines. Alors qu'on essaie de leur offrir généreusement le Clemenceau, on comprend la colère de nos ministres.

GUY CURE

Ecoutez-voir...

..Comment s’attaquer à la dette publique ?
La dette publique dont on nous rabat journellement les oreilles c’est la différence entre les recettes et les dépenses de l’Etat. Pour notre pays, elle représenterait 1 000 milliards d’euros. Agitée comme un véritable épouvantail, elle est devenue le prétexte à tous les mauvais coups du gouvernement Villepin. Baisse des dépenses de santé, d’éducation, remise en cause du droit à la retraite, suppression d’emplois dans la fonction publique et les services publics, développement de l’emploi précaire, transferts de charges sans les moyens financiers correspondants aux collectivités locales sont autant d’attaques de l’UMP pour répondre aux critères de Maastricht qui imposent une dette publique ne dépassant pas 3% du produit intérieur brut. Mais comment ce gouvernement peut-il à ce point justifier cette politique de casse et de bradage de l’intérêt national alors que dans le même temps, dans un pays soi-disant surendetté, il multiplie les cadeaux fiscaux aux plus aisés ; plus de 6 milliards d’euros dans le budget de l’Etat en 2006.
En s’en prenant toujours à ceux qui ont le moins la situation ne peut que s’aggraver. C’est ce qui se passe depuis plus de vingt ans. Par contre, on peut réduire cette dette en augmentant les recettes de l’Etat avec l’arrêt de la baisse des impôts aux riches, l’arrêt des exonérations de charges à des entreprises qui licencient et délocalisent, avec le développement de l’emploi et l’augmentation des salaires, des pensions et des retraites. Plus d’emplois et de formation, de meilleurs salaires, plus de justice sociale et fiscale c’est bon pour le pays alors que l’inverse l’enfonce dans les difficultés.

Passy Conth.

......KULTUR NEIN !
Goebbels disait : " Quand j'entends parler culture, je sors mon revolver. "
Les nazis avaient une sainte horreur de la culture et des intellectuels. C'est aussi une constante dans les esprits contaminés par toute pensée d'extrême droite, amoureuse des lignes jaunes, des esprits purifiés et des caniveaux récurés. M. Subtil qui porte un nom d'emprunt a tout de suite vu dans le budget de la ville, présenté au dernier Conseil Municipal, qu'une ligne budgétaire clochait, la ligne du fonctionnement de la culture en hausse de 11 %. Il s'est écrié : " La Ville doit privilégier la sécurité par rapport à la culture ".
Ben oui, le commissaire et pas le libraire, la geôle et pas l'école, le revolver et pas le livre.

MALICETTE.

L’immigration selon Sarkozy...
Préjugés racistes.

Nicolas Sarkozy présente cette semaine son projet immigration.
Il y est question "d'immigration choisie", de "contrat d'accueil et d'intégration", mais ces mots n'habillent qu'une politique discrétionnaire où les pays les plus riches comme le nôtre s'autorisent à faire leur marché aux immigrés. Une fois dissipé le bruit des mots, que reste-t-il du long discours de Sarkozy, sinon une litanie de préjugés racistes, au terme de laquelle les immigrés sont assimilés à des truqueurs, des clandestins professionnels, des fauteurs de troubles en banlieue?
Le ministre de l'Intérieur assène ses vérités sans en étayer aucune, ignore les racines de la misère sans jamais proposer de s'attaquer au défi de la construction de nouvelles relations internationales, de nouveaux équilibres, d'un nouveau type de développement.
Dans ces conditions les digues répressives qu'il entend dresser autour de notre pays apparaissent aussi inhumaines que vaines. Même énoncée sur le mode péremptoire dont il a fait sa marque de fabrique, la politique du patron de l'UMP est dénuée de toute ambition, de toute vision face à l'ampleur des enjeux contemporains des migrations dans le monde.
Au final, une seule et même logique préside à la démarche gouvernementale : faire des salariés, les immigrés comme les autres, des salariés affaiblis face à leurs employeurs, malléables, opposables autant que possible entre eux. Jeunes, précaires, immigrés… c'est toujours le même combat.

Quelques mesures du plan Sarkozy sur l'immigration :
- regroupement familial : l'étranger devra prouver qu'il peut faire vivre sa famille hors diverses allocations sociales
- dix ans de séjour n'ouvrent pas automatiquement au droit de séjour
- le mariage avec un(e) Français(e) n'ouvre plus le droit au séjour : il faut trois ans de vie commune et savoir le français

SOIREE D’HISTOIRE

Vendredi, nous avions invité Denis Coton à présenter sa biographie de René Plard.
Un travail énorme, 600 pages d'analyses sur cet ancien député-maire de Troyes à la personnalité contrastée.
Une trentaine de camarades et d'amis étaient présents pour connaître ce que furent les luttes politiques entre les 2 guerres et si René Plard a laissé sa trace dans les mémoires troyennes comme élu, comme militant et comme contestataire, c'est également vrai d'autres personnalités non moins incontournables, tels Adrien Gennevois, Raymond Guyot, Lucien Planson, Marcel Cuny, Navoizat, Zimberlin, etc.
Denis Coton a développé avec érudition les côtés intéressants du personnage Plard, brillant avocat au service du peuple, défendant les nécessiteux, combattant les injustices, militant pour la paix, préférant l'unité des mouvements de gauche dont les frontières étaient à l'époque assez floues : syndicats, partis, associations, la multiplicité des casquettes était la règle.
La fin du " règne " Plard fut moins brillante. Les conditions politiques avaient changé. La grande crise de 29-33 voyait la montée du fascisme et la gauche devait resserrer les rangs. Le PCF rejeta la tactique " classe contre classe " qui l'isolait et milita pour le Front


Populaire. Plard devint d'un anticommunisme outrancier. Il milita contre l'intervention en Espagne et pour les accords de Munich. La maladie l'éloigna de la scène politique à partir de 1940.
Ce personnage contrasté fut en tout cas fort bien brossé par un auteur à la mémoire infaillible qui sut répondre aux nombreuses questions de l'auditoire.


J.Lefèvre

N.B Un long article sur le " Communisme dans l'Aube " vient de paraître dans la Vie en Champagne sous la plume de Sylvain Boulouque. Il recoupe, bien entendu, les recherches de Denis Coton. Je trouve par contre que l'objectivité de l'historien est d'une froideur assez glaciale. Je remarque en outre que parmi les 9 illustrations, trois sont consacrées à René Plard, cinq autres à des conseillers municipaux troyens plardistes en 1936, aucune aux communistes cependant examinés à la loupe dans l'article.

LDA

Grand meeting régional
avec Marie George Buffet Secrétaire nationale du PCF

Mardi 7 mars 2006 19 h Maison des Syndicats Châlons-en-Champagne
Départ en car organisé en partance de Troyes et de Romilly - Réservez votre soirée

Travail de nuit à quinze ans !
La droite précarise toute la société

Non contente de tenter d'imposer par un coup de force l'adoption du contrat première embauche, la majorité UMP et le gouvernement viennent au détour du débat parlementaire d'enfoncer un nouveau coin dans la législation du travail.
Et pas n'importe lequel. Lors d'une séance de nuit, sans qu'aucune publicité médiatique ne vienne ébruiter ce forfait, la droite a tout simplement entériné un article qui réintroduit la possibilité du travail de nuit d'un mineur de quinze ans!
Cette disposition scandaleuse, totalement régressive, est une conséquence directe du nouveau dispositif envisagé sur l'apprentissage. En annonçant, au lendemain de la crise des banlieues, le retour à l'apprentissage à 14 ans, de Villepin avait provoqué un tollé. Il avait alors assuré sans convaincre que cette disposition serait "encadrée". On voit ce qu'il entend par là!
À chaque nouvelle disposition adoptée, le scandale du projet de loi honteusement baptisé " Égalité des chances " se révèle plus grand encore. Il devient plus

clair chaque jour que l'unique conception de la lutte contre le chômage des jeunes prônée dans les actes par le gouvernement est celle d'une précarisation généralisée, d'une mise à disposition des patrons, qui nous ramène plusieurs décennies en arrière. L'affaire du travail de nuit des apprentis de quinze ans est emblématique. Elle annonce d'autres reculs. Elle est une raison supplémentaire de se dresser contre le projet du CPE et la banalisation de la précarité qu'elle entend imposer à toute une génération et, au-delà, à toute une société.
Pour ses mauvais coups, cette majorité, qui prétend en permanence travailler au grand jour, a une nouvelle fois choisi de procéder dans l'ombre, sans débat, au mépris de toute information loyale due au pays comme à sa représentation parlementaire. Sans parler des syndicats, qui, visiblement, n'existent pas aux yeux de ce pouvoir arrogant ou des éducateurs, tenus une fois de plus dans l'ignorance de la réalité des projets mis en œuvre

Estissac dimanche 19 mars

Comme nous vous l'avions dit, les Anciens Résistants de l'ANACR organisent une journée du souvenir en l'honneur de Betty Dié.
Qui était Betty Dié ?
Cet ancien maire d'Estissac fut une héroïne de la Résistance et à ce titre décorée de la croix de "Chevalier de la Légion d'Honneur".
Née à Lasson dans l'Yonne en 1919, elle milita très jeune puis entra dans la Résistance avec son mari, Robert Dié, instituteur à Francoeur. Le couple, recherché par la Gestapo et la Milice dut choisir la clandestinité, malgré 2 enfants en bas âge.
Robert fut nommé cadre FTPF, adjoint de Georges Gagnière et responsable du maquis de Chailley-sud en forêt d'Othe, maquis important puisqu'il compta jusqu'à 350 combattants. En mission à Epernay, il fut abattu par un milicien.

Betty malgré son immense chagrin, continua sa lutte libératrice au maquis de Saint-Mards où son courage et ses dons d'organisation furent remarquables.
À la Libération, Betty Dié continua de militer dans les rangs du PCF et des associations de solidarité (femmes Françaises, Combattants de la Résistance).
Elle fut élue maire d'Estissac jusqu'au 30 décembre 1971 où un terrible accident de la route lui ôta la vie.
La journée qui lui sera consacrée permettra au public, de visionner un film sur la vie de Betty (film réalisé par son fils Robert Dié), d'assister à un spectacle de textes et de chansons par le Théâtre Populaire de Champagne, de visiter une exposition sur les Résistants d'Estissac.
Une belle journée du souvenir en perspective.

J. L