La dépêche de l'Aube n°851 du Vendredi 13 janvier 2006

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Lors du dernier conseil national, Marie George Buffet a déclaré : «Je ne veux pas d'une "candidature communiste témoignage" qui laissera ensuite les mains libres au Parti socialiste d'imposer encore une simple alternance. Nous voulons une candidature qui, par le contenu de ce qu'elle porte, par sa capacité à rassembler les hommes et les femmes qui veulent vraiment une alternative à gauche, compte demain pour changer la vie des gens. Qu'elle compte au niveau du pouvoir, des institutions. Et nous devons expliquer de façon offensive pourquoi nous pensons que cette candidature de rassemblement doit être une candidature communiste.»

33ème congrès du PCF
Le PCF va consulter ses adhérents sur la stratégie de rassemblement
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Lors du dernier conseil national, Marie George Buffet a déclaré : «Je ne veux pas d'une "candidature communiste témoignage" qui laissera ensuite les mains libres au Parti socialiste d'imposer encore une simple alternance. Nous voulons une candidature qui, par le contenu de ce qu'elle porte, par sa capacité à rassembler les hommes et les femmes qui veulent vraiment une alternative à gauche, compte demain pour changer la vie des gens. Qu'elle compte au niveau du pouvoir, des institutions. Et nous devons expliquer de façon offensive pourquoi nous pensons que cette candidature de rassemblement doit être une candidature communiste.»

Le Conseil national du Parti communiste souhaite que les adhérents puissent choisir dans la clarté la politique de leur parti.
Ils auront à se prononcer les 3 et 4 février afin de choisir le texte qui leur servira de base commune pour leur congrès de mars prochain.
Réunis le 6 janvier dernier, le Conseil national du PCF a confirmé ses options stratégiques. Le texte de "base commune" présenté aux militants ne sera que peu remanié par rapport à celui adopté en décembre. Et surtout, la partie consacrée à la stratégie et aux échéances de 2007 sera conservée comme telle, afin que les choix du Parti communiste pour les élections soient débattus dans la clarté, selon le souhait de Marie-George Buffet.
Comment porter l'union ?
Le point fort du texte sur la stratégie adopté par le conseil national propose que ceux "qui auront choisi de travailler à une union populaire autour d'un projet de profonde transformation sociale antilibérale le portent ensemble devant le suffrage universel ". Il ajoute qu'ils "devront construire ensemble, pour l'élection présidentielle et dans chaque circonscription législative des candidatures reflétant dans tout le pays la nature et la diversité sociale et politique de leur rassemblement". Enfin, il "met en débat sa conviction qu'une candidature communiste à l'élection présidentielle sera la plus efficace pour porter cette union".
Six textes en débat
Les communistes devront choisir les 3 et 4 février entre la "base commune" proposée par le Conseil national et cinq textes alternatifs. Trois d'entre eux se présentent comme une critique d'ensemble de la politique du Parti communiste. L'un est proposé par le député de la Somme Maxime Gremetz, l'autre par les partisans du maire de Vénissieux André Gerin et du dirigeant du Pas-de-Calais Jean-Claude Danglot, le troisième est présenté par des militants du 15e arrondissement de Paris. Ces trois textes ont en commun de reprocher à la direction du PCF des abandons et une dérive réformiste. Les deux autres textes alternatifs, proposés


par Nicolas Marchand et Yves Dimicoli, portent l'un sur la visée communiste et l'autre sur la stratégie du PCF. Ils proposent que le PCF prenne "lui-même en main l'élaboration d'un projet de profondes transformations sociales antilibérales" et "d'examiner les conditions dans lesquelles les forces et personnalités associées à l'élaboration et au contenu d'un tel projet, le seraient à la conception et à l'animation de la campagne" électorale. Ils souhaitaient que leur texte soit intégré sous forme de "fenêtre"à la base commune proposée par le Conseil national, comme une variante possible.
Avec cette consultation, le PCF ouvre une année très importante pour l'avenir. C'est en effet en 2006 que les communistes doivent faire bouger les choses afin que s'opère le grand rassemblement tant espéré par le peuple de gauche. Celui qui scellera en 2007 la victoire d'un programme politique qui changera vraiment la vie de notre peuple.
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LDA

En bref
33ème congrès du PCF. Ce qu'il faut savoir :

-Il aura lieu au Bourget du 23 au 26 mars 2006
-Le Conseil national a adopté 'la base commune' qui servira de support au débat. Elle est composée de cinq textes portant sur : La stratégie du parti - Le programme - La visée communiste - Europe, monde, mondialisation - Le parti communiste. Une modification des statuts sera également soumise à la discussion.
-L'ensemble des textes - base commune adoptée par le CN et les textes alternatifs parviennent actuellement chez les communistes par le biais de La lettre Transparence.
-Des assemblées de section sont organisées pour débattre des propositions de base commune.
-Le vote aura lieu les 3 et 4 février selon des modalités qui seront publiées dans notre journal.


Bolivie

La victoire des pauvres
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Comme H. CHAVEZ au Vénézuela, E. MORALES incarne pour le peuple l’espoir d’une vie meilleure.

L'élection comme président d'un Indien pour la première fois dans un pays d'Amérique du Nord et du Sud rappelle une de ces hontes qui s'attachent aux colonisations : la marginalisation et l'exclusion des pouvoirs des peuples indigènes dont l'esclavage avait commencé dans les mines d'argent de Potosi.
Le succès d'Evo Morales témoigne du réveil politique de ces populations, visible également ces dernières années au Mexique avec les Zapatistes ou au Guatemala. Il ne s'agit cependant pas d'une revanche ethnique, mais de la victoire des pauvres de Bolivie, de ceux que les compagnies multinationales et les élites locales ont exploités et écrasés depuis si longtemps.
Evo Morales, qui s'était affirmé comme le porte parole des Indiens cultivateurs de coca, qui permet de survivre, hélas, mieux que le maïs, a fait de la nationalisation du gaz bolivien - le pays possède les deuxièmes réserves de son continent après le Venezuela - le cœur de son programme. Les ravages semés là-bas aussi par la mondialisation capitaliste, la perte de pouvoir d'achat, la misère d'un des pays les plus pauvres du continent ont fait naître un mouvement politique qui a surmonté les divisions et les manœuvres des possédants.
Cette victoire d'un candidat de gauche n'est pas un accident en Amérique du Sud. Au Venezuela, au Brésil, en Argentine, en Uruguay, en Équateur, les forces progressistes l'ont emporté malgré le gendarme états-


unien qui continue à considérer la région comme son arrière-cour. Mais aujourd'hui même, si l'envie ne lui en manque pas, la Maison-Blanche ne peut plus faire débarquer aussi facilement ses marines quand les multinationales en éprouvent le souhait, piloter des coups d'état militaires depuis le bureau ovale et faire massacrer quelques dizaines, voire quelques centaines de milliers de personnes impunément. Cependant, George W. Bush convoite toujours les hydrocarbures, ici comme au Moyen-Orient, et il n'a renoncé à aucun coup fourré en dépit des scandales qui accompagnent sa présidence et de l'hostilité de son peuple à sa politique guerrière.
L'élection d'Evo Morales, comme les autres succès électoraux de la gauche latino-américaine, adviennent à la fin d'un long cycle de guerres civiles et de dictatures. Elles témoignent aussi d'un rapport des forces mondial qui ne se limite pas à l'escalade entre une superpuissance unique et des terroristes fanatiques.
Il faut espérer pour le peuple bolivien qu'Evo Morales réussisse. La France doit s'engager afin que la Bolivie ne soit pas étranglée par les rétorsions de Washington ou des lobbys pétroliers, et que les rêves d'indépendance ne soient pas fracassés. L'aventure bolivienne, bien solitaire à l'époque de Che Guevara, aura alors trouvé un bel épilogue.


LDA

La Fédération de l'Aube du PCF
Les élu-es communistes du département auront le plaisir de vous présenter leurs vœux
à l'occasion d’une réception amicale Vendredi 20 janvier 2006 à 18 h 30
Au siège de la fédération du PCF
22, avenue A. France - Troyes
Merci de confirmer votre participation au : 03 25 73 43 40
email : ladepechedelaube@wanadoo.fr
Humeurs...

LES MEILLEURS
On aime Chirac. C'est notre président. Il n'a qu'un souci, sa cote. Un vrai yoyo. Aussi passe-t-il son temps à colmater les brèches et à tempérer le flux vibratoire des sondages. Certains vous diront que ce n'est pas du temps perdu, en effet dès qu'il se sent bien, dès que son baromètre est à la hausse, il prend des mesures déplorables. Alors on le préfère malade. C'est là qu'il se met à rêver d'un monde meilleur. Il félicite "les fonctionnaires, gens exemplaires qui veulent le bien de la République". Il propose "d'accompagner chaque salarié, tout au long de sa carrière, et de l'aider à progresser, dans l'entreprise mais aussi pendant les périodes de chômage". Il aime la parité, le plein emploi et déteste les fachos.
Mais rappelez-vous, quand il pétait la santé, il disait : "Le Pen n'est pas aussi méchant qu'on le dit." (1985) Ou, "Je suis fier de l'œuvre coloniale de la France". (1988) Ou encore : "S'il y avait moins d'immigrés, il y aurait moins de chômage".(1994) Il méprisait les femmes, tendant son verre "à nos femmes, à nos chevaux et à ceux qui les montent." Son type est toujours "la Corrézienne de l'ancien temps, dure à la tâche et qui reste à la cuisine."
Quand on a un peu de mémoire, il n'est pas facile d'aimer ses présidents. J'apprends que Mitterrand est aujourd'hui le préféré des Français. Après le Programme Commun, il devint cependant pour les ouvriers, une sorte de briseur de rêves, le compagnon d'Y-m'a-eu !
Pour être heureux, ne pensons à rien. Dans 20 ans, tout le monde aura oublié le parking -préfecture à 19 millions et à 42 000 euros la place, les études surveillées payantes, le tout-parking onéreux, le tout sécuritaire du Centre ville (caméras, policiers), le démaillage du tissu industriel, et François Baroin sera devenu le meilleur maire de Troyes.

Malicette

2005 ça n'a pas été galère pour tout le monde Augmentation des profits en France et aux Etats-Unis...

- Aux Etats-Unis, les profits ont progressé de 24% depuis fin 2004, la part des profits dans le Pib est à son plus haut niveau depuis 1968
- En France, les profits des grands groupes du CAC 40 ont progressé de 32% sur le seul 1er semestre 2005, atteignant 40 milliards d'euros contre 60 milliards d'euros pour l'ensemble de l'année 2004 et 35 milliards d'euros pour toute l'année 2003.
- En France, la productivité apparente du travail a crû de 5,9% en 2004 puis de 4,1% en 2005 dans l'industrie manufacturière. Cela signifie que, pour créer le même nombre d'unités de produits, on utilise beaucoup moins d'heures de travail en emplois directs et en moyens matériels de production.
- En France, le CAC 40 a progressé de 23% depuis le début de l'année 2005, il vient de retrouver les niveaux de la mi-2001, avant la chute des marchés boursiers.
- En France, de 1998 à 2004, les prix des logements anciens ont augmenté de 86%.
- En Europe, depuis le début de l'année, les opérations de fusions-acquisitions ont progressé de 75%, atteignant près de 700 milliards d'euros.

Financement de la protection sociale
Les propositions communistes

Il y a un besoin impératif de réformer le financement de la protection sociale pour faire face à la montée de nouveaux besoins.
Le chef de l'État vient de relancer le débat à ce propos. Apparemment, sa proposition semble intéressante; mais à mesure qu'elle est précisée, elle s'affiche de plus en plus comme visant la baisse du coût du travail et des charges sociales dans la droite ligne des mesures prises par la droite.
La cause fondamentale des problèmes financiers de la Sécu, ce sont des politiques économiques et des types de gestion des entreprises qui, depuis de longues années, organisent la baisse des salaires dans la valeur ajoutée. On ne peut couper la réforme du financement de la Sécu d'un changement complet de ces politiques.
80 millions d’euros échappent à tout prélèvement social
Reconnaître que l'emploi est au centre du financement de la protection sociale est une chose, mais la politique suivie jusqu'ici est contradictoire avec cette affirmation.
On ne peut développer l'emploi en quantité et en qualité en baissant le coût du travail. On parle de remplacer l'assiette salaires par une assiette valeur ajoutée.
La contribution patronale à la Sécu assise sur les salaires avantage les entreprises capitalistiques, les


sociétés financières au détriment des industries de main-d'œuvre. Passer à l'assiette valeur ajoutée aurait pour effet de modifier la répartition de l'effort en faveur de ces dernières.
Mais cette assiette valeur ajoutée est beaucoup plus fluctuante, fraudable, manipulable par toutes les techniques de gestion comptable. Et elle ne prend pas en compte les produits financiers des entreprises, 80 milliards d'euros qui échappent à tout prélèvement social : les communistes proposent de les taxer au niveau des cotisations payées par les salariés, ce qui rapporterait 8 milliards d'euros.
D'autre part, et surtout, l'assiette valeur ajoutée ne dit rien du partage entre salaires et profits. Or le problème de fond, c'est de relever la part de la valeur ajoutée consacrée aux salaires, dépenses de formation, prélèvements sociaux et publics. Elle a perdu 10 points depuis 1983. Relever cette part des salaires, c'est la base même du financement de la protection sociale. Pour y parvenir, le PCF propose d'instaurer la modulation des cotisations patronales selon le rapport masse salariale/valeur ajoutée. L'objectif étant bien d'accroître les rentrées de cotisations sociales, à partir du développement de l'emploi, des salaires

LDA

Immigration jetable
Un projet de loi raciste

Cinq associations de défense des immigrés viennent de rendre public sur internet un document de travail daté du 18 décembre concernant le projet de loi sur l'immigration annoncé fin 2005 par le Premier ministre et par le ministre de l'Intérieur.
Dans ce projet, le gouvernement prévoit de relever les conditions du regroupement familial (ressources, logement, avis du maire sur l'intégration républicaine de la famille, connaissance du français) et durcit les conditions de délivrance de la carte vie privée et familiale pour les mineurs à la majorité.
La notion de plein droit pour les malades étrangers disparaît, les critères médicaux sont restreints à des soins urgents et vitaux. Le texte supprime également le droit à une autorisation de séjour pour les sans-papiers présents depuis au moins dix ans en France.
Il s'agit bien d'une nouvelle étape dans la guerre aux étrangers menée par le gouvernement, qui laisse craindre la disparition du droit au séjour pour les familles, les conjoints, les enfants, de toutes celles et ceux qui construisent leur vie en France.
Parallèlement, le projet offre une voie royale aux cerveaux étrangers grâce à une carte de séjour délivrée "à l'étranger susceptible de participer du fait de ses capacités et de ses talents de façon significative et durable au développement de l'économie française ou au rayonnement de la France dans le monde ".
Les associations (Cimade, Comede, Fasti, Gisti et 9ème collectif des sans-papiers), l'association Act Up, la Ligue des droits de l'homme (LDH) et le MRAP n'ont pas de mots assez forts pour dénoncer ce "projet gouvernemental pour une immigration jetable" qui conduit "à une négation radicale des droits fondamentaux de la personne".
Ce projet est un vrai déni d'humanité.
L'immigré parfait et maintenu tout le temps en situation provisoire n'aura pas de famille, pas de sexe, ne devra pas être malade. Il n'aura d'autre fonction que celle de travailler là où on aura besoin de lui et le temps qu'on aura besoin de lui. L'immigré type est un objet, pas un sujet. Il serait illusoire bien sûr de croire qu'il puisse se syndiquer, défendre ses droits, simplement protester contre des conditions de travail et de vie. Le projet de loi installe entre le travail et la citoyenneté, même limitée, une coupure totale. Les immigrés participeront à la création des richesses. Ils n'auront aucun droit à discuter de leur répartition et de leur utilisation, que ce soit dans l'espace public ou dans l'espace des entreprises.
Il ne s'agit donc pas seulement de courir après Le Pen pour des raisons électoralistes, en faisant de l'étranger, de l'autre un facteur de désordre que l'on doit réguler, voire une menace potentielle que l'on doit encadrer. C'est un projet politique et économique. De la même manière que ce gouvernement entend soumettre les horaires de travail, par exemple, aux besoins des entreprises, avec les moyens d'une totale flexibilité, il entend désormais disposer d'une immigration flexible, à flux tendu. Le gouvernement voudrait faire croire que ce dispositif servirait une immigration harmonieuse et qualifiée dans une société apaisée, délivrée de tous problèmes d'intégration. Il n'en est rien évidemment. Il s'agit au contraire d'une machine de guerre sociale


JPC

Chantiers de l’Atlantique bradés

les profits avant l'emploi et l'intérêt de la France

Chantiers de l’Atlantique bradés les profits avant l'emploi et l'intérêt de la France

Les Chantiers de l'Atlantique ont été vendus au groupe norvégien Asker, numéro cinq mondial.
Cette braderie de la navale par Alstom est l'aboutissement d'une logique financière et fait courir les plus grands risques aux sites de Saint-Nazaire et de Lorient.
Le jour même où le président Chirac parlait d'emploi sous les ors du Palais de l'Élysée, où il appelait à "concilier haut niveau de protection sociale et économie ouverte sur la mondialisation", Alstom annonçait donc qu'elle bradait les Chantiers sous les applaudissements du ministre de l'Économie, Thierry Breton. "C'est une décision qui va dans le bon sens", déclarait-il. Mais pour qui? Les salariés ou la Bourse?
Car il s'agit bien d'une braderie. La cession de 75% d'Alstom Marine pourrait ne rapporter aucun euro à sa maison mère. Alstom va commencer par faire un chèque de 350 millions d'euros "pour éponger les dettes", dit-on, et Aker, pour absorber les Chantiers, concède juste une somme de 50 millions d'euros tout de suite et une "promesse" de 100 millions, dans quelques années…, "si le plan de redressement porte ses fruits". "Un léger fumet de braderie", écrit Libération, qui parle encore des "délices de la finance". Car, dans le même temps où l'on casse la navale, à la Bourse, l'action Alstom explose,


gagne 8,5%! Une action qui a déjà grimpé depuis un an de 125%!
Pour Marie-George Buffet, "cette décision sacrifie les intérêts sociaux et nationaux de la France sur l'autel des profits financiers".
Des milliers d'emplois, tout un savoir-faire seraient en danger, notamment à Saint-Nazaire, où la secrétaire nationale s'était rendue en novembre. Des possibilités de coopération en France, en Europe seraient obérées. L'État était redevenu le principal actionnaire d'Alstom pour sauver le groupe d'une faillite due à la fuite en avant financière de ses directions.
"Le gouvernement est responsable de la situation actuelle, ajoute-telle. Il doit décréter un moratoire afin de permettre un examen contradictoire des raisons invoquées pour abandonner les Chantiers de l'Atlantique. Si des difficultés sont établies, il doit s'engager à réaliser, avec les banques et le groupe Alstom, un montage financier permettant le maintien et la modernisation des emplois, la diversification des productions et des recherches, les mises en formations nécessaires. Nous exigeons aussi qu'il réunisse une table ronde nationale sur l'avenir de la construction navale en France et en Europe "

 

Le développement sera durable et solidaire ou ne le sera pas

Le développement durable : un concept "très tendance"
Le terme de développement durable est aujourd'hui utilisé à tort et à travers, y compris par la droite dont la politique va à l'encontre des principes fondamentaux de ce concept. D'ailleurs les multinationales qui en font un argument marketing clament haut et fort que le développement durable ne doit pas pénaliser leur compétitivité. Evidemment si la préservation de l'environnement et la répartition solidaire des fruits de la croissance signifient que les actionnaires doivent renoncer à une part de dividendes, cela devient nettement moins intéressant pour eux… Pourtant l'exigence de maintenir notre planète dans un état au moins équivalent à celui dans lequel on la trouve pour les générations qui viendront après nous, ne doit pas être un moyen pour aboutir à la mise en place d'un monde plus juste et plus solidaire, mais un véritable objectif qui doit pris en compte dans chacune de nos actions.
Capitalisme et développement durable : deux notions inconciliables
Le Capitalisme par nature ne peut répondre à ces besoins, puisqu'il privilégie la productivité et la rentabilité immédiate au détriment de tout bon sens.


Ainsi le système capitaliste impose une exploitation sans limite des ressources naturelles, et des travailleurs en recherchant toujours le moindre coût, sans mesurer les conséquences de ces choix. A force d'attendre de se retrouver dos au mur avant de réagir, le capitalisme connait donc des crises de plus en plus violentes annonciatrices comme pour les tremblements de terre, d'une catastrophe d'une ampleur plus grande. On le voit déjà, la rareté des ressources pétrolières convoitées par les grandes puissances amènent à des guerres pour lesquelles les populations paient le prix fort. Le besoin non satisfait d'une répartition équitable de l'eau conduit à une instabilité politique de plus en plus inquiétante pour la sûreté du monde.
La résolution de ces problèmes passe par une gestion citoyenne, transparente de ces ressources et par une véritable politique de recherche publique dotée des moyens nécessaires pour préparer le renouvellement des ressources naturelles.

F. Ballanfat

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