La dépêche de l'Aube n°802 du Vendredi 4 févier 2005

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François Baroin, député maire de Troyes

Constitution européenne
La Fédération de l’Aube du PCF propose un débat contradictoire à F. Baroin

Francis Wurtz, député européen, président du groupe de la Gauche unie au Parlement

Monsieur le Député Maire,
Le Président de la République a décidé de soumettre l'adoption de la constitution européenne à référendum. Le parti communiste français avait fait campagne pour que cette consultation du peuple français ait bien lieu.
En effet, cette constitution, si elle était adoptée aurait des conséquences immédiates et durables sur la vie quotidienne des françaises et des français. Chacun est donc appelé à s'engager pour soi, pour ses proches, mais également pour les générations futures. Il faut donc veiller à ce que le référendum soit précédé d'un grand débat démocratique dans tout le pays.
La consultation ne sera vraiment démocratique que si le pluralisme des arguments est respecté. Contrairement à ce que l'on entend ici ou là, il ne s'agit pas de voter pour ou contre l'Europe. Il s'agit de se prononcer sur le sens de la politique appliquée aux peuples européens.
Le parti communiste français considère que le projet de constitution européenne écrit par Giscard d'Estaing vise à rendre intangibles les politiques libérales que les français rejettent dans leur majorité. D'autres estiment le contraire. Il nous semble primordial de donner à nos concitoyens les moyens de juger par eux-mêmes. Ils voteront alors en connaissance de cause.


Dans ce souci, Francis Wurtz député européen, président du groupe de la gauche unie au parlement européen a accepté l'invitation que nous lui avons faite de venir à Troyes répondre aux questions que suscite chez les auboises et les aubois le projet de constitution européenne. Afin de permettre la meilleure information possible sur l'enjeu de ce scrutin, nous vous proposons, Monsieur le Député Maire, de participer à ce débat. Si vous acceptez, nous aurons alors un débat contradictoire entre deux européens convaincus et pour autant opposés sur les orientations du projet de constitution européenne. Cela représentera incontestablement pour les auboises et les aubois un moment fort de démocratie, une occasion d'aborder les grands enjeux du référendum en répondant aux interrogations de nos concitoyens.
Ce débat public aura lieu le lundi 14 mars 2005 en fin d'après midi à l'antenne universitaire de Troyes.
Nous sommes bien entendu à votre disposition pour les modalités d'organisation de ce débat.
Dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'agréer, Monsieur le Député Maire, l'expression de ma considération distinguée.

Jean-Pierre Cornevin
Secrétaire départemental du PCF

Les enjeux du référendum sur la constitution européenne. Les clés de la victoire du NON....

Fabienne POURRE (dirigeante nationale du PCF)
Assemblée militante des communistes aubois avec Fabienne POURRE (dirigeante nationale du PCF)
Mercredi 9 février 2005 à 18 h 30 Au siège de la Fédération de l’Aube du PCF
22 ter Av. Anatole France - 10000 TROYES

Constitution européenne : question réponse

Chaque semaine, Francis Wurtz, député européen communiste, président du groupe GUE/NGL au parlement européen, répond à une question de la Dépêche de l’Aube

La Dépêche de l’Aube : Le texte soumis à référendum aura-t-il force de loi s'il est ratifié par l'ensemble des pays ; supplantera-t-il la Constitution française, par exemple ?
Francis Wurtz : Bien sûr, ce texte, comme tout traité, une fois ratifié par l'ensemble des pays qui l'ont signé, aurait force de loi ! L'article I-6 précise d'ailleurs que la "Constitution et le droit adopté par les institutions de l'Union, dans l'exercice des compétences qui sont attribuées à celle-ci, priment le droit des Etats membres".
Au demeurant, d'ores et déjà, la législation européenne prime les lois nationales. Quant à la Constitution française, elle devra être modifiée sur quelques points concernant des transferts de compétences vers le niveau


européen, pour rendre les deux textes fondamentaux compatibles en droit.
Plus précisément, il s'agit de changements institutionnels prévus en matière d'immigration et de droit d'asile ainsi que dans le domaine de la justice civile et de la lutte contre la criminalité transfrontalière. Sur toutes ces questions, il est prévu de décider en Conseil des ministres européens non plus à l'unanimité mais à la "majorité qualifiée". En outre, le Parlement européen "co-décidera" avec le Conseil sur tous ces points.
A mes yeux, de tels changements ne sont ni bons ni mauvais en eux-mêmes. Tout dépend de la nature du projet européen dans lequel ils s'inscrivent et des garanties d'un réel contrôle démocratique sur les décisions. C'est là que le bât blesse avec ce projet de traité constitutionnel

Région budget 2005
Les élus communistes soucieux des intérêts des champardennais

Les élus communistes entendus» tels sont les titres des articles de la presse départementale qui traitait de la future session du Conseil régional.
Celle-ci s'est déroulée les 31 janvier et 1er février et avait pour ordre du jour le vote du budget 2005. Les élus communistes avec l'ensemble des élus qui composent la nouvelle majorité du Conseil régional de Champagne-Ardenne ont approuvé ce premier budget élaboré par la gauche de cette assemblée.
Pour les élus communistes il n’était pas question d’anticiper la facture Raffarin de la décentralisation
En Champagne Ardenne comme dans d'autres régions, la tentation fut grande de présenter dès cette année la facture de la décentralisation Raffarin. Mais dès les premiers débats sur l'élaboration du budget 2005, les élus communistes s'y sont opposés. En effet, les coûts des différents transferts de charges de l'Etat vers les collectivités ne sont pas encore connus, certains d'ailleurs n'interviendront qu'en 2006. C'est pourquoi ils ont plaidé pour une non-anticipation des futurs coûts de cette décentralisation. Et puis, il y a aussi et surtout à obtenir du gouvernement Raffarin qu'il respecte son engagement inscrit dans la constitution française suite à une modification de celle-ci, indiquant que les transferts de charges seront compensés à l'euro près. Pour les élus communistes, cet engagement doit être tenu.
Bien sûr ils ne sont pas dupes car beaucoup d'éléments laissent supposer le contraire car l'objectif de la décentralisation concoctée par la droite est bien de transférer des charges aux collectivités en les faisant supporter le plus possible aux contribuables. Ainsi sur cette question, les élus communistes ont obtenu satisfaction puisque contrairement à d'autres régions, en Champagne-Ardenne la hausse des impôts a été limitée, le produit des impôts augmentant de 8%.
Elle servira notamment à financer des engagements pris avant les dernières élections régionales par la majorité de droite de l’époque.
Une augmentation différenciée entre les ménages et les entreprises
Ce fut le deuxième axe des propositions des Conseillers régionaux communistes présentées à la majorité de


gauche du Conseil régional. Et là aussi, on peut dire qu'ils ont été entendus. En effet, le taux de la taxe foncière bâtie augmentera de 6% soit 5 euros par ménage pour l'année, alors que celui de la taxe professionnelle progressera de 9% ce qui n'a pas manqué de susciter la grogne du patronat. Un patronat oubliant que 50% de la taxe professionnelle qu'il devrait payer est pris en charge par l'Etat donc par les contribuables. Ajoutons encore que le taux de TP pratiqué en Champagne-Ardenne est l’un des plus bas de France.
Une réforme du financement des collectivités est nécessaire et urgente
Elle doit se fixer un double objectif : accroître les moyens financiers des collectivités locales sans trop alourdir la pression fiscale des ménages. A ce sujet, le PCF et ses élus sont favorables à des mesures de dégrèvement pour la taxe foncière bâtie comme cela se pratique déjà pour la taxe d'habitation. Concernant la taxe professionnelle, elle doit être reformée et non supprimée comme le veulent Chirac et la droite. Il est normal en effet que les entreprises participent au même titre que les ménages au financement des équipements des collectivités locales qui d'ailleurs sont utiles par leurs salariés. D'autre part, les activités financières des entreprises qui échappent toujours à l'impôt local doivent être taxées afin de permettre d'accroître les ressources des communes. L'Etat doit lui aussi leur accorder plus de moyens financiers en augmentant les dotations qu'il leur attribue Il est nécessaire aussi de baisser les taux d’intérêts bancaires pour les collectivités. Ces dispositions demandées par le PCF et ses élus sont tout à fait justifiées et nécessaires puisque 70% des investissements civils sont réalisés par les collectivités locales alors qu'elles ne perçoivent que 10% seulement de l'impôt global. Sur la question de la réforme de la fiscalité locale, les sénateurs communistes vont prochainement déposer une proposition de loi allant dans ce sens. Espérons que le gouvernement ne se dérobera pas et qu'il la mettra en discussion.


Joë Triché

Humeurs

INVASION
Le F.N veille sur la France. Il nous alerte. La sonnette ici s'appelle Mallarmey, conseiller municipal. IL écrit dans Press'Troyes pour pleurer d'abord sur le sort d'une "partie du monde asiatique". Bon cœur, va ! Mais cette catastrophe enchaîne-t-il, n'est rien en comparaison de celle qui peut arriver ici, chez nous, en France. Cette catastrophe serait l'entrée de la Turquie en Europe. Mallarmey a bien étudié la question car il sait que la Turquie est en Asie à 97 %. Je suppose que les 3 % qui restent seraient comme le doigt mis dans l'engrenage européen. ! Heu, Mallarmey ne s'amuse pas à ces plaisanteries-là. L'élu du F.N. a les yeux fixés sur l'histoire du monde. C'est un type sérieux. Il sait que, si en France, "l''occupation allemande n'a pas été inhumaine" l'occupation turque serait autrement terrifiante, car ajoute -t-il savamment "l'Empire ottoman a envahi l'Europe au 14e et au 17e siècles". N'est-ce pas là une preuve de la cruauté de ces barbares. ? "Ne facilitons pas une invasion légale grâce aux fonctionnaires de Bruxelles", conclut-il, en rajoutant une couche excrémentielle sur sa beurrée : "pensons aux milliers d'Arméniens décimés par les Turcs "
On est étonné par la haine de ces homo erectus là. Je les vois déjà montrer du doigt la Hongrie qui nous envoya Attila, l'Espagne qui nous aspergea de Sarrasins, l'Angleterre qui nous fit cadeau de Guillaume le Bâtard et je ne parle pas des Teutons, des Vikings, des Wisigoths et des Romains, grands inséminateurs de haines séculaires. Quant à nous, Français, braves gens, veulent-ils nous faire croire, que nous ne fûmes partout que les défenseurs de la foi et de la civilisation des lumières, pour preuve Le Pen, ardent créateur de jus dans les dynamos en Algérie.

Malicette

La TVA «sociale» sera avant tout «anti sociale»

Ces derniers jours, François Baroin puis Hervé Gaymard, Ministre de l’Economie et des Finances, ont avancé l’idée de l’instauration d’une TVA «sociale» pour permettre à l’industrie française du textile et de l’habillement de résister à la disparition des quotas d’importation sur le territoire de l’Union européenne.
L’objectif étant de substituer cette TVA aux prélèvements sociaux auxquels sont astreintes les entreprises. Le PCF et ses élus s’opposent à la proposition de création de ce nouvel impôt. Cette taxe sera injuste et inefficace.
Comme toute taxe à la consommation, cette TVA «sociale» sera surtout «anti sociale» car elle frappera en premier les ménages les plus pauvres qui sont fortement clients de prêt-à-porter bon marché importé. Tout cela, dans un contexte économique, où les prix des produits de consommation courante ne cessent d’augmenter et les salaires de stagner.
Cette TVA «sociale» sera inefficace économiquement pour combattre les délocalisations et les fermetures d’entreprises du secteur du textile et de l’habillement. En effet, les salaires bruts dans le textile en Chine sont vingt cinq fois inférieurs aux salaires français. Alors, à qui fera-t-on croire que même avec des charges sociales à zéro, la France, l’Europe

pourraient être compétitives en matière de dumping social face à la Chine ou à l’ Inde ? Nos atouts résident dans la qualification et la formation des travailleurs, la recherche-développement, la qualité du travail et des outils de production. Seul une taxe sur les profits des entreprises en Europe serait une mesure réellement efficace pour défendre l’emploi en Europe. Le produit de cette taxe pourrait aider les entreprises du textile qui investissent dans la recherche, la formation et l’emploi en Europe.
Mais l’agitation démagogique de François Baroin, du Ministre Hervé Gaymard autour de la TVA «sociale» ne peut que conduire à s’interroger sur la raison qui fait que le gouvernement français se refuse à utiliser l’argent prévu dans le cadre des fonds structurels européens en cas «d’état de crise manifeste» d’un secteur économique sur un territoire.
C’est pourquoi, le PCf et ses élus demandent solennellement à Monsieur Raffarin de faire appel à cette procédure «d’état de crise manifeste» pour pouvoir mobiliser les fonds structurels européens adéquats et ainsi répondre à l’urgence sociale et industrielle.

PCF Fédération de l’Aube

Textile : fin de quotats
Les élus communistes sollicitent une rencontre de travail à Jean-Paul Bachy

Dans un courrier adressé le 26 janvier à Jean-Paul Bachy, président de la région Champagne Ardenne, les deux élus communistes expriment toutes craintes quant à l’avenir des 6 000 emplois restant encore dans le textile aubois. La suppression des quotas d’importations par la communauté et le Conseil des ministres européens donc avec l’aval du gouvernement français les met en grand danger.
Dans ce courrier, ils indiquent que «des pistes nouvelles méritent d’être explorées et que notre région, dans le cadre de ses compétences et de son action politique, peut et doit jouer un rôle pour que les décisions du libéralisme sans frein ne rayent pas définitivement de la carte les entreprises et les emplois qui restent, de ce qui fut, il y a encore peu de temps, le premier employeur du département.
Pour vous faire part de nos propositions, nous sollicitons une rencontre avec vous sur ce sujet. Nous attirons votre attention sur la gravité de la situation et sur l’urgence des mesures à prendre à tous les niveaux, avant que l’irréparable ne se produise. Conformément aux engagements qui ont été pris durant la campagne électorale des régionales, et suite au voeu récemment adopté à l’initiative des élus communistes par la nouvelle majorité, nous réaffirmons notre attachement à la mise en place d’une commission d’évaluation et de contrôle de l’utilisation des fonds publics attribués aux entreprises et souhaitons, là aussi, vous faire part de propositions à partir de nos expériences.
Enfin, nous pensons que la Région doit prendre l’initiative de dispositifs de réflexion, de travail et d’actions sur ces questions en y associant tous les acteurs; elle doit se donner les moyens d’expérimenter des voies nouvelles afin que la formation, l’emploi soient toujours mieux au coeur des dispositifs régionaux. Il faut aussi agir pour créer les conditions d’une plus grande implication des banques et du crédit ainsi que d’une utilisation plus efficace des diversfinancements dédiés aux politiques de l’emploi».

Un courrier de P. Mathieu,Vice-Président du Conseil régional,au Premier Ministre

Monsieur le Premier Ministre,
L'Industrie du textile habillement, qui représente encore plus de 6000 emplois directs dans l'Aube, risque d'être définitivement rayée de la carte avec la fin de l'accord multifibres et la mise en application depuis le 1er janvier 2005 de la libéralisation totale des échanges.
Les premières informations qui nous parviennent, montrent pour les premiers jours de janvier une envolée des commandes des importateurs nationaux singulièrement au bénéfice de la Chine.
Si, dans l'urgence, rien n'est entrepris d'efficace, ce qui reste d'emplois dans ce secteur industriel de notre département, de notre Région, va fondre comme neige au soleil. Selon les économistes de la Fédération Internationale des Syndicats, c'est plus d'un million d'emplois qui sont appelés à disparaître en Europe !
Les mesures annoncées la semaine dernière lors du déplacement du Ministre de l'Economie et des Finances, Monsieur Hervé GAYMARD, à Troyes, ne sont pas de nature à répondre aux problèmes auxquels les entreprises et les salariés sont confrontés du fait

des décisions prises avec l'accord de votre Gouvernement au niveau Européen.
Par la présente, je vous demande Monsieur le Premier Ministre, que la France exige de la Communauté Européenne la mise en œuvre immédiate des clauses de sauvegarde possibles afin de préserver l'Industrie du textile et de l'habillement des phénomènes destructeurs de la concurrence sauvage qui a été mise en place sans aucun garde-fou.
Face à cette situation, l’Union Européenne doit se déclarer «en état de crise manifeste» pour organiser une maîtrise concertée des marchés, prévenir l’effondrement des prix et cesser la fuite en avant dans la concurrence coupe-gorge dont la grande distribution française fait ses choux gras. Les dispositifs de sauvegarde permettront de mettre au point avec tous les acteurs concernés des mesures susceptibles de préserver et de développer notre potentiel industriel et ses emplois. Dans l’immédiat, des moratoires suspensifs sur toutes les décisions de délocalisation dans ce secteur doivent être mis en oeuvre

Mon appel pour le NON
Steve Bonnevie Père de famille, enseignant syndicaliste, citoyen actif, communiste
Steve Bonnevie Père de famille, enseignant syndicaliste, citoyen actif, communiste

Je refuse le projet de constitution européenne car il est :
- anti-démocratique
- c'est une escroquerie
intellectuelle
-culturellement dangereux
- économiquement inefficace
- un recul social inacceptable
Antidémocratique
La future constitution impose la loi du marché, la libre concurrence. Alors les citoyens ne pourraient plus choisir une autre voie que la voie libérale ? Pourquoi une constitution imposerait-elle un choix politique et économique ? C'est faire abdiquer le politique devant l'économique.. Alors je dis NON !
C'est une escroquerie intellectuelle La voie libérale serait le remède à tous nos maux ?
Voyons un peu leur raisonnement.
Si on dérégule nos sociétés européennes, pour plus de liberté économique, en diminuant voir en abolissant tout entrave à la jouissance d'entreprendre de capitaliser, les effets seront bénéfiques pour la santé des entreprises, donc pour l'emploi. Non !
Culturellement dangereux
Livrer la culture aux avidités de la recherche du profit, C'est l'assèchement assuré de nos cultures, le nivellement par le bas. Qui le souhaite vraiment ?…Ni les artistes, écrivains, ni les éducateurs, ni les enseignants fiers de la passion de leur travail. Alors c'est NON !
Economiquement inefficace
Aucune politique économique digne de ce nom juste des vœux pieux sur la stabilité des prix art.III-177, interdiction même à la Banque centrale européenne d'accorder des découverts aux autorités et entreprises

publiques art II-180. Quand les salariés seront devenus de plus en plus pauvres, quand le nombre de travailleurs intermittents, précaires deviendra une norme, à qui cela profitera-t-il ? Certaine pas aux petites et moyennes entreprises qui ne vivent qu'avec leur clientèle locale, ce qu'on appelle le tissu économique, celui qui participe à la cohésion sociale par son en racinement local.
Est-ce une telle société que nous voulons léguer à nos enfants ? Une fois encore NON !
Un recul social inacceptable
La charte des droits fondamentaux est un trompe l'œil, le droit du travail II-75, droit de grève d'action collective art. II-88 sont tous soumis, bornés au principe de la libre concurrence, aux conditions prévues par les législations nationales
Le droit aux prestations sociales est remplacé par le droit d'accès aux prestations sociales et services sociaux art. II-94
Le principe d'égalité entre les femmes et les hommes est affirmé art.II-83 mais contredit par l'affirmation du droit à la vie déni de fait le droit à l'IVG, contredit par le droit à se marier déniant de fait le droit d'union libre et de divorcer
La future constitution secrétera des mesures antisociales comme la directive BLOKESTEIN
La directive BLOKSTEIN prévoir qu'une entreprise étrangère s'installant sur le territoire national sera régie par la législation de sont pays d'origine : c'est institutionnaliser la concurrence entre les salariés.
Quel syndicaliste mutant peut accepter l'abandon de toutes les conquêtes sociales ?


Steve Bonnevie

Chirac et Seillière ont besoin du oui au référendum pour accélérer la casse sociale.
Jean-Pierre Cornevin Secrétaire départemental du PCF

Chaque mesure annoncée par le gouvernement est systématiquement un nouveau coup porté contre les salaires et le droit du travail, et un soutien décuplé aux profits et au financement de la guerre économique mené par les grandes entreprises françaises sur les champs de manœuvre de la mondialisation capitaliste.
La France rend les armes face aux exigences de dumping économique et social. Les salariés sont lâchés. Leurs protections sociales, leurs garanties d'emplois, les 35 heures avec. Mesure emblématique annoncée par le Chef de l'Etat pour que "le coût du travail reste compétitif" : la suppression d'ici trois ans de toute cotisation sociale payée par l'entreprise pour les salariés payés au SMIC. Les patrons peuvent se frotter les mains. C'est l'explosion de travailleurs pauvres qui s'annonce Cette politique de soutien aux profits aura un coût : l'addition ne pourra se solder que par des hausses d'impôts, notamment locaux, ou par la dégradation accélérée des services publics de tous ordres. L'un des

objectifs de cette droite au pouvoir est d'ailleurs d'élargir sans cesse la part de l'espace public livré aux appétits du marché et aux logiques de libre concurrence dont le projet de constitution européenne entend faire un dogme. La prochaine étape sur la feuille de route qu'a dressé le MEDEF à Chirac c'est la victoire du oui au référendum. Ils comptent sur cette victoire pour conforter leur entreprise de casse sociale et accélérer le remodelage libéral de la France. Mais sur la route, communiste en tête, se dresse la résistance de toutes celles et ceux qui croient en une autre politique, en une autre Europe qui échapperait à cette logique destructrice qui place en son centre le profit au détriment du progrès social. Cette résistance commence sous les pas des manifestants et doit se poursuivre dans les urnes en disant NON à la constitution européenne que soutient les Chirac, Sarkozy, Seillière, Berlusconi et consort.


JPC

Ecoutez-voir

....Les poux
Le Conseiller général de Ramerupt se fâche. Contre qui ? Contre quoi ? Contre les poux qui envahissent les têtes des enfants de Lhuitre. On le sait, ces bestioles sont tenaces, mais il existe des procédures efficaces. On espère que la colère du conseiller les fera partir plus vite. C'est un homme qui a son caractère, comme chacun de nous. Un petit coup de sang n'a jamais fait de mal à personne. On n'avait pas entendu le Conseiller râler contre les misères qui atteignent le monde rural, les fermetures de bureaux de postes et d'écoles. Le brave homme se rattrape.

.....Les mots.
On peut trouver le sens d'un texte avec une simple calculette. En effet, le retour de certains mots dans ce texte signifie que l'auteur aime les utiliser, qu'il en a même intérêt. Ainsi dans le traité constitutionnel qu'on nous propose d'adopter pour l'Europe le mot "banque" est utilisé 176 fois, le mot "concurrence" 29 fois, le mot "capitaux", 23 fois, le mot "marchandises" 11 fois, le mot "marché" 88 fois, comme s'il s'agissait d'un traité commercial.
Mais, me direz-vous, il doit en être de même dans la Constitution française. Elle doit bien traiter des affaires, du commerce ! Dans la Constitution française, ces mots ne sont jamais employés.


Malicette


......Incivilités
Malicette rappelle que les élus communistes ne serrent pas la main aux élus du F.N Bravo. Serrer la main à un membre du FN peut être considéré comme une incivilité.

L'ORCCA INVITE L'ART AFRICAIN CHAMPS LIBRES

L'Office culturel régional propose cette année un dialogue autour de l'Afrique en invitant des artistes à exposer, créer ou échanger des expériences artistiques.
Sculpteurs, photographes, peintres et autres plasticiens viennent du Mali, du Sénégal, du Soudan, du Bénin, du Togo, ou tout simplement de Paris, où naquit un nouvel "art nègre" au début du siècle. Les peintres africains d'alors s'appelaient Picasso, Vlaminck ou Matisse !
Dans l'Aube, l'ORCCA invite donc à revisiter le Musée d'Art Moderne qui mettra sa riche collection d'art traditionnel en valeur tout en initiant des animations périphériques. On pourra redécouvrir cet étonnant "lutteur Noubas" d'Ousmane Sow acheté par le Musée et qui nous enchanta.

Un autre lieu d'exposition et d'animation se tiendra à Marnay sur Seine à l'Association CAMAC (1). Myriam Bâ en est l'invitée. Elle présentera son travail réalisé à Cotonou où elle fut en résidence.
Enfin une fort attachante exposition sur "Nelson Mandela, l'œil et le mot" parcourra la région du 21 février au 10 juin. Elle est disponible en appelant J.C Coulon à l'ORCCA 03 25 55 77 14


Jean Lefèvre


(1) 1 Grande rue

TROYES
Cantines + études = 70 euros par mois et par enfant Quelque soit le budget familial... Quelle injustice !

Madame M, qui habite les Char-treux est seule avec 3 enfants (15, 12 et 8 ans).
Son budget paie et allocations comprises est environ de 1800 euros. Tous les mois, les charges incompressibles (loyer, EDF, assurances) atteignent 450 euros. Il faut y ajouter les frais de vêtements (les enfants, ça grandit si vite), d’essence et réparation, les dépenses imprévisibles et le gros budget de la nourriture. Tout cela dans la limite de 45 euros par jour pour 4 personnes. Il faut savoir compter. Et se priver. Pas beaucoup de fantaisie, vacances et loisirs, on ne connaît guère.
De ce petit budget, il faut retirer les frais de cantine = 3,17 euros par repas et par enfant. «Lorsque j’étais dans la région parisienne explique Madame M, le prix de la cantine dépendait du budget de la famille. Ici, à Troyes, on paie plein pot, quelles que soient les ressources. C’est très injuste!».
En primaire ou au collège, le prix de la cantine est réduit pour le 3ème enfant. Mais il faut que tous les 3 soient dans le même cycle scolaire (ce qui est rare). Ce n’est

pas le cas de Madame M dont les enfants fréquentent lycée, collège et primaire. Il faut ajouter à cela la «réforme Baroin» qui, depuis l’année passée a supprimé les études gratuites. Pour que les enfants soient gardés le soir, il faut à présent payer 10 euros par enfant par périodes entre les vacances (7 semaines) soit 50 euros pour l’année scolaire.
Troyes, ville championne des petits salaires.
Ici, à Troyes, les ressourcesdes familles sont inférieures à la moyenne nationale. Les élus communistes ont pourtant multiplié leurs interventions pour que soit pris en compte le quotient des familles pour les cantines, les études, les colonies de vacances, etc.
François Baroin a toujours refusé. Pour appuyer leur demande, les communistes troyens ont lancé une pétition qui reçoit actuellement un large succès devant les écoles et dans les quartiers populaires. A votre tour, signez et faites signer. Le député maire de Troyes finira bien par entendre !


G. D.
Vous pouvez écrire à la Dépêche de l’Aube.

PETITION :
De la justice sociale à la cantine !
A Troyes que l'on soit député, PDG, médecin, smicard ou Rmiste, que l'on émarge à 7000 ¤ ou à 700 ¤ on paie le même prix à la cantine !...
Nous soussignés, demandons au Maire de Troyes de mettre en place une tarification modulée en fonction des ressources afin de permettre à toutes les familles d'enfants scolarisés de pouvoir faire accéder leurs enfants au service de restauration scolaire sans aller quémander au cas par cas une aide au centre municipal d'action social...
Nom Prénom Adresse Signature
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
Signez et faites signer cette pétition (Section de Troyes PCF - 22 av. A. France Troyes)
Conseil général

Améliorer les conditions d’attribution de l’APA
Marie-Françoise Pautras Conseillère générale de la Chapelle St-Luc

Au cours de la session budgétaire des 17 et 18 janvier derniers, les élus communistes ont formulé un certain nombre de propositions afin qu’il soit tenu compte des difficultés rencontrées par la population auboise.
Parmi celles-ci, une de leur demande tenait à améliorer les conditions d’attribution de l’APA (aide personnalisée à l’autonomie). Sur cette question, c’est Marie-Françoise Pautras Conseillère générale de la Chapelle St-Luc qui développa la proposition des élus communistes.
Elle rappela qu’à sa création, l’APA était versée au bénéficiaire à partir de la date du dépôt de la demande, après bien sûr examen du dossier et décision de la commission départementale. Mais dès l’arrivée du gouvernement Raffarin aux manettes, il a décidé de modifier les conditions d’accès à l’APA (décret ministériel du 28 mars 2003). Le versement de l’aide personnalisée à l’autonomie n’étant plus versé à la date du dépôt de la demande mais à la date de l’octroi de l’APA prise par la commission départementale.
Avec cette décision du gouvernement Raffarin, votée bien évidemment par nos parlementaires aubois,

Baroin, Mathis, Micaux, Adnot et Gaillard, le futur bénéficiaire de cette allocation perd deux mois de versement, c’est-à-dire le temps nécessaire à l’instruction du dossier. Dans son intervention, Marie-Françoise Pautras n’a pas manqué de rappeler que par souci d’équité et compte tenu que l’APA est une réponse à un besoin évident de la population âgée, certains départements, notamment le Val de Marne, ont mis en place une aide départementale à l’autonomie. Elle permet la prise en charge des bénéficiaires dès la date du dépôt de leur demande, annulant de cette façon le préjudice financier introduit par le décret du gouvernement Raffarin.
Marie-Françoise Pautras a donc souhaité que le Conseil général de l’Aube ait les mêmes égards envers les personnes âgées dépendantes du département. Elle a demandé qu’une étude soit rapidement engagée pour mesurer l’impact financier d’une telle disposition. Pour les élus communistes de l’assemblée départementale, c’est avant tout une question de volonté politique.


Joë Triché

Calendrier culturel

Vendredi 4 février, 14 h 30 Théâtre de la Madeleine, Auschwitz et Après. Pièce de Charlotte Delbo suivie de témoignages.
Samedi 5 février 16 h Médiathèque, conférence sur l'Aube géographique par J.L Peudon.
22 février, 20 h 30 Théâtre de Champagne : Juliette GRECO

Jusqu'au 29 juin, suivre les manifestations sur le 900e anniversaire de Rachi (conférences, spectacles, publications etc.)
Du 22 au 25 février, 19 h (sauf vendredi, 21 h) Gaston Bachelard théâtre et philosophie. Théâtre de la Madeleine

Romilly sur Seine Communauté de communes
Ne rien faire en dehors des habitants

Depuis quelques mois, des élus des communes de notre secteur travaillent à la création d’une communauté de communes qui nous est présentée comme la solution miracle à tous nos problèmes.
Concernant la ville de Romilly, les élus de l’opposition ont été volontairement écartés de cette réflexion alors qu’ils représentent un électeur sur deux et plus aux dernières élections cantonales de 2004.
Pour l’instant rien ne filtre, tout se passe en dehors des citoyens. La raison en a été donnée par M. Cartelet au dernier Conseil municipal. Interrogé par les élus communistes, il indiqua : «qu’il ne fallait pas effrayer la population» et que pour cela les élus impliqués dans cette réflexion avaient convenu de ne pas en faire état publiquement. Pour ce qui nous concerne, nous ne pouvons pas accepter que ce projet de communauté de communes soit élaboré en dehors des citoyens. La méthode employée ne consiste-t-elle pas à les mettre devant le fait accompli où il n’y aurait plus rien à dire.
Pourtant toutes les questions qu’il suscite nécessiteraient qu’elles soient mises sur la table publiquement. Et il y en a beaucoup. Quels sont les objectifs concrets de cette communauté de communes ? Quelles compétences vont être transférées des communes à la communauté de communes ? Dans ce cas, les impôts locaux seront-ils baissés? Que va devenir la taxe professionnelle ?

La création d’une taxe professionnelle unique ou de zone va-t-elle se traduire par un manque de recettes pour la ville de Romilly ? Le transfert du service d’enlèvement des ordures ménagères ne va-t-il pas engendrer de nouvelles hausses importantes de la taxe qui a déjà augmenté de 40% en trois ans pour les usagers de Romilly ? Et puis, il ne faut pas oublier que la création d’une communauté de communes impliquera la création d’un nouvel impôt. Voilà autant de questions qui concernent bien les habitants des différentes localités.
Il est donc urgent d’engager le débat avec eux et dans les conseils municipaux. Malgré ces réserves, est-ce à dire que nous sommes opposés à la coopération intercommunale ? Bien sûr que non ! Mais la manière dont elle s’engage aujourd’hui avec les lois actuelles vise surtout à faire payer davantage les habitants. Elle vise aussi à dessaisir les conseils municipaux de leurs prérogatives et à éloigner les populations des lieux de décisions. Toutes ces questions méritent d’être posées dès aujourd’hui pour éviter trop de déconvenues. Par exemple, pourquoi les communes ne coopéreraient-elles pas entre elles pour réaliser des équipements qui leur sont communs en les finançant avec leur propre budget, c’est-à-dire sans impôts locaux nouveaux ?

Le groupe des élus communistes
et partenaires

Le Pen abject

Après la nouvelle ignominie de Le Pen, la section de Romilly du PCF a tenu à réagir dans un communiqué remis à la presse locale mais que cette dernière n’a pas publié.
En déclarant que : «l’occupation allemande en France n’a pas été particulièrement inhumaine», le leader de l’extrême droite n’a jamais été aussi loin dans ses propos révisionnistes et négationistes rappel ce communiqué.
«Nous partageons la colère, le dégoût et l’indignation des associations antiracistes, d’anciens combattants, de résistants, de déportés et de tous ceux qui ont souffert de cette période noire de l’occupation. 70 000 hommes et femmes, membres de notre parti ont été fusillés» précisent encore les communistes de Romilly.
Mais pourquoi en est-il arrivé à cette nouvelle provocation plus haineuse que jamais ? interrogent-ils plus précisément.
Il y a trois raisons :
«La première, est que le soixantième anniversaire de la libération des camps de concentration et d’extermination sera l’une des dernières occasions pour les survivants de témoigner de ce que fut la barbarie nazie.


La deuxième est qu’une partie de la droite à repris à son compte ses thèses antisociales et sécuritaires pour récupérer ses voix. Les partisans du capitalisme le plus sauvage ont encore besoin de leur épouvantail pour apparaître en fait comme des modérés.
La troisième raison est que nous sommes en période de préparation du référendum sur la constitution. Tous les observateurs ont noté une progression du «Non». C’est précisément pour empêcher tout débat sur ce projet de constitution, pour empêcher la progression du «Non» que dans certains milieux on agite aujourd’hui l’épouvantail pour tenter de marquer le non de l’empreinte de l’extrémisme de droite; C’est un piège et c’est parce que nous refusons le retour de la bête immonde qui peut surgir de la mal-vie généralisée en Europe, des nationalismes et des populismes que nous sommes partisans de l’Europe sociale, démocratique et pacifiste» rappelle ce communiqué de la section de Romilly du PCF

Journée internationale des femmes

La commission féminine de la section de Romilly du Parti communiste français organise une initiative conviviale le dimanche 6 mars 2005 de 15h à 17h au siège de la section 66, rue de la Boule d’Or à Romilly.
Au programme, dans la détente et l’amitié, autour d’un goûter, il sera discuté des progrès à faire pour obtenir une vraie égalité homme-femme, tant au niveau des salaires, de la formation, des retraites...
Nous y échangerons nos espoirs, nos inquiétudes pour l’avenir de nos enfants, de nos petits-enfants. La paix étant une de nos préoccupations, nous débattrons de la situation des femmes irakiennes, palestiniennes et de tous les autres pays d’Europe, d’Afrique, d’Asie et

d’Amérique pour la fin des guerres qui touchent particulièrement le coeur des femmes «car se sont leurs enfants hélas qui vont la faire et je voudrais crier, allons debout les mères, pour un monde plus beau, protégeons nos berceaux» extrait d’une chanson pour la paix.
Nous aborderons aussi le projet de constitution européenne et l’importance du Non de la gauche pour les femmes.
Cette initiative est destinée à toutes les femmes de tous âges et elles y sont cordialement invitées. Inscriptions les mercredis après-midi entre 15h et 18h au siège de la section ou par téléphone au 03 25 24 84 40 aux heures des repas.

Dimanche 6 février LOTO de la Dépêche de l’Aube

Salle du Grand Salon rue Lamoricière à Sainte Savine (à côté de la mairie) à 14 h 00 (ouverture des portes 13 h 15)
Un voyage d'une semaine pour 2 personnes en pension complète
VTT, Télé, four à micro ondes, filets garnis,
De nombreux lots, de la bonne humeur, etc...
Des tas de bonnes surprises !!!
Les communistes aubois, les amis de La Dépêche de l'Aube sont invités à participer nombreux au 2e loto de la Dépêche de l'Aube
Réserver votre après-midi et parlez-en autour de vous
Pré inscription au 03 25 73 32 82. maxi 140 personnes

REFORME DE L'ASSURANCE MALADIE

Ce qui nous attend en 2005 :
- La mise en place d'une franchise de un euro, pour l'instant, par acte médical.
La loi prévoit que, chaque année, le montant soit fixé par l'Union Nationale des Caisses d'Assurance Maladie. Elle pourra donc augmenter, comme l'a fait le forfait hospitalier. En effet et pour mémoire, à sa création en 1983, celui-ci qui était alors de 3,05 euros a déjà augmenté de 312%, soit 5 fois plus vite que l'inflation. 13 euros actuellement, 14 euros en 2005, 15 euros en 2006 et 16 euros en 2007.
-Le changement de calcul de la CRDS, ce qui équivaut à une augmentation de 2% de ce que vous payez au titre de l'impôt sur le revenu.
-Pour les retraités qui ne sont pas oubliés et épargnés, ce sera une hausse de 0,4% de la CSG sur les pensions.
Une hausse de 0,7% sur les revenus du patrimoine et 2 % sur les jeux s'ajouteront à tout cela.
Il s'appliquera aussi pour les chefs d'entreprises une hausse mais seulement de 0,03% de la taxe additionnelle à la contribution sociale de solidarité sur les sociétés, si elles dépassent 760 000 euros de chiffres d'affaires par an.

De nombreuses mutuelles ont déjà annoncé l'augmentation de leurs tarifs.
On nous explique encore que pour maîtriser les dépenses de santé, il faut faire la chasse aux fraudeurs que nous sommes tous en puissance. En gros, le trou de la sécurité sociale, c'est avant tout notre faute, mais pas du tout celle des patrons qui ne paient pas leurs cotisations, ou qui font supporter à la sécurité sociale le coût des accidents et maladies professionnelles. Pas non plus celle du gouvernement qui refuse de revoir le financement de la sécurité sociale, ni de payer ses dus à

celle-ci. Pas non plus de l'industrie pharmaceutique qui surfacture ses médicaments ni celle de certains médecins qui ne reculent pas devant les ordonnances à rallonges.
Que dire aussi de l'économie d'un milliard d'euros promise à la sécurité sociale par les médecins spécialistes alors que 500 millions d'euro vont financer les revalorisations de leurs honoraires.
Le moins que l'on puisse dire est que ces mesures vont encore contribuer à agrandir le fossé des inégalités qui existe entre les différentes catégories de français :
Ceux qui peuvent payer une mutuelle complémentaire de plus en plus chère pour palier aux baisses de remboursements, et ceux qui sont dans l'impossibilité financière de bénéficier d'une mutuelle.
Chômeurs, Rmistes, mais pas seulement, car de plus en plus de retraités avec de toutes petites pensions, et même des couples de salariés à plein temps, à temps partiel ou précaires dont les salaires sont beaucoup trop bas pour assurer une vie décente à leurs familles, sont obligés de "rogner" sur leurs dépenses de santé.
Dents et lunettes font déjà partie, pour certains, de produits de luxe et demain peut-être la simple visite d'un médecin généraliste, et pire encore d'un spécialiste, viendra s'ajouter au "luxe"
Nous le voyons bien. C'est bien à la mise en place d'une médecine à 2 vitesses que nous assistons.
Il nous faut être offensifs, et nous servir du poids du mouvement mutualiste pour lutter contre ces orientations néfastes.
La SO MU CO par l'intermédiaire de la carte pétition proposée par les Mutuelles de France, et diffusée par VIVA, journal des mutualistes, s'inscrit pleinement dans le refus de la mesure de un euro qui, il n'est pas inutile de le rappeler, a peu de chance de ne pas être réévalué