La dépêche de l'Aube n°800 du Vendredi 21 janvier 2005

Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur XRECHERCHE
Pour rechercher des informations dans le site de La Dépêche de l'Aube et ses archives.
Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur ATOMZ

Session du Conseil général Textile : En 20 ans, 20 000 suppressions d’emplois et la droite s’obstine dans sa politique !
Session du Conseil général Textile : En 20 ans, 20 000 suppressions d’emplois et la droite s’obstine dans sa politique !

Après avoir exprimé leur solidarité avec les victimes du raz de marée de l’Asie du sud est, les élus communistes ont vivement attiré l’attention du Conseil général sur les conséquences de la disparition des quotas d’importations du textile pour l’emploi dans notre département.
Joë Triché a rappelé que cette décision prise par la commission et le Conseil des ministres de l'Union européenne, donc avec l'accord du gouvernement français risque d'être très lourde de conséquence pour l'avenir d'une industrie textile en France et en Europe. "Des délocalisations massives se préparent en direction cette fois de la Chine et de l'Inde qui vont mettre en danger les 6000 emplois restant dans notre département dans cette industrie "
Il est évident que face à cette situation, l'attentisme ne peut être de mise. Une grande mobilisation est donc nécessaire à tous les niveaux, celui de l'Etat et de l'Europe bien sûr mais aussi de la part d'une collectivité comme le Conseil général. Pointant du doigt «le pôle de compétitivité" cher au président du Conseil général, qui n’est rien d’autre que de nouveaux cadeaux aux entreprises, Joë Triché a déclaré qu'il y avait d’autre réponse au problème. "le Conseil général doit prendre la tête d'une réflexion avec toutes les parties concernées pour essayer d'anticiper sur ce que l'on peut craindre, à savoir de nouvelles délocalisations qui condamneraient toutes perspectives de maintien d'une industrie textile dans l'Aube "
6000 emplois à sauver
Joë Triché et Marie-Françoise Pautras ont demandé au Président, de mettre en place sur ce dossier, une table ronde permanente en partenariat avec la Région, les services de l'Etat, le secteur bancaire, l'IFTH, le patronat et les organisations syndicales de salariés. Ils ont également proposé que l'assemblée départementale adopte un vœu demandant au président de la commission européenne de déclarer notre département en "état de crise manifeste" (voir ci-contre).
Demande tout à fait justifiée puisque depuis vingt ans, l'Aube a perdu 20 000 emplois textile et avec la suppression des quotas d'importations, les 6 000 restants se trouvent en grand danger. La prise en compte de cette demande par la commission européenne devrait permettre à notre secteur de toujours bénéficier des fonds structurels européens qui sont appelés à disparaître à l'horizon 2006.
Bien évidemment, comme tous les fonds attribués aux entreprises, se pose la question des objectifs concrets en matière d'emploi pour lesquels ils devraient être attribués, et du contrôle démocratique de leur utilisation.
La droite a préféré poursuivre dans sa politique qui a conduit l’industrie textile là ou elle est. (voir ci-contre)
Les élus communistes rappellent la réalité vécue par les aubois.
Le vote du budget étant également à l'ordre du jour de cette session du Conseil général, les élus communistes par la voix de Joë Triché ont rappelé que dans notre département comme dans toute la France, les restos du


cœur ne désemplissent pas. En 2003, dans l'Aube, ils ont servi près de 15 500 repas bébés, ce qui en dit long sur l'état de pau-vreté d'une partie de la population auboise. Dans les collèges, des milliers d'élèves se trouvent écartés de la restauration scolaire parce que le prix demandé aux parents est trop élevé au regard de leurs ressources. Le salaire moyen est très inférieur au salaire moyen national. La précarisation de l'emploi se développe avec comme traduction, l'apparition d'une nouvelle catégorie de salariés que l'on surnomme "les travailleurs pauvres". Mais de cette réalité, il n'en est jamais question dans l’ enceinte du Conseil général. "Heureusement qu'il y a nos interventions pour le rappeler» a clamé le Conseiller général communiste.
Le social est la première des compétences des Conseils généraux à ce titre, ils ont obligation de part la loi de mettre en œuvre un certain nombre de dispositif.
Des marges de manœuvres financières existent qui devrait permettre au Conseil général de l'Aube de mieux tenir compte de cette réalité vécue par des milliers de familles auboises.
A ce sujet les élus communistes ont rappelé à PH Adnot : "vous nous expliquez régulièrement qu'il faut d'abord faire de l'économie pour ensuite faire du social. Cela nous fait penser au discours du patronat qui explique aux salariés que les profits d'aujourd'hui feront les emplois de demain. Nous connaissons le résultat. Aujourd'hui, c'est tout le contraire qui se passe. Au nom de l'économie, c'est bien le gouvernement Raffarin, on pourrait même dire " le Triumvirat CRS" Chirac Raffarin Seillière qui casse l'essentiel des acquis sociaux et de solidarité de notre pays."
Effectivement, le très important excédent financier attendu en section de fonctionnement, 35,7 millions d'euros soit déjà 1,7 millions d'euros de plus qu'au moment du débat d'orientations budgétaires permettrait d'envisager la mise en œuvre de quelques dispositions en faveur des familles toujours ignorées :
- la mise en place d'une politique tarifaire pour la restauration scolaire des collégiens calculée à partir d'un quotient familial afin de permettre aux parents de payer en fonction de leurs revenus.
- une aide financière spécifique pour les collèges classés en zone d'éducation prioritaire.
- la mise à l'étude d'une expérimentation d'un cartable numérique pour chaque collégien notamment en ZEP.
- la revalorisation significative de l'enveloppe accordée aux associations sportives et culturelles car elle n'a pas bougé depuis maintenant quelques années alors que depuis 2000 l'inflation aura été de 9,5% d'après l'INSEE.
-l'amélioration des conditions d'attribution de l'APA.
En guise de réponse, le président du Conseil général a coupé la parole à Joë Triché au prétexte qu'il avait dépassé ses 4 minutes de temps de parole. Et pendant ce temps là, la misère avance…


LDA

Vœu déposé par les Conseillers généraux communistes

Depuis une vingtaine d'années, l'industrie textile auboise a perdu 20 000 emplois sur les 26 000 qu'elle comptait.
Avec la disparition des quotas d'importation depuis le premier janvier de cette année, les 6 000 emplois qu'elle compte encore, se trouvent en très grand danger. Plusieurs études indiquent en effet, qu'un million d'emplois pourrait disparaître en Europe.
Cette menace ne peut pas rester sans réaction de la part des Etats, des collectivités territoriales mais aussi de la commission Européenne.
Elle nécessite :
-que le textile et plus particulièrement le département de l'Aube soient déclarés en "état de crise manifeste" par la commission européenne.
-que des mesures protectrices adaptées et provisoires soient étudiées à l'échelle de l'Europe en concertation avec les acteurs sociaux et les élus concernés afin de


pouvoir se donner le temps et les moyens d'anticiper sur ce que l'on peut craindre : la disparition de dizaines de milliers d'emplois.
-Que les fonds structurels européens soient maintenus pour notre département afin de financer des projets visant à maintenir et à développer l'emploi ainsi que la formation des salariés.
Afin de ne pas se prononcer sur ce texte, la majorité de droite du Conseil général a préféré voter un voeu dans lequel elle demande l’application d’une TVA sociale. En clair, il s’agit de nouvelles diminutions de charges sociales pour les patrons et de reporter l’équivalent de cette baisse sur la TVA, donc les consommateurs. Les patrons vont donc pouvoir continuer de délocaliser et en plus faire payer la note aux consommateurs.
La droite et le PS ont voté ce voeu, les deux élus communistes et l’élu Vert ont voté contre.

Budget de la SNCF, actions des cheminots et des usagers : du transport ferroviaire.
Pierre Mathieu, Vice-président du Conseil régional, chargé des infrastructures et des transports

Le 19 janvier, un large front syndical appelle les agents de la SNCF à une grève sur l’ensemble du pays.
Cette mobilisation s'explique par la brutalité des décisions de la politique de la droite depuis maintenant plus de 2 ans.
Le gouvernement impose une purge budgétaire à la SNCF qui a pour conséquence la fonte de l'emploi cheminot. Nous assistons à la remise en cause systématique des avancées engagées sous l'impulsion de Jean Claude Gayssot par le précédent gouvernement.
Aujourd'hui, des coups mortels sont portés à l'activité Fret de la SNCF, jetant à nouveau des milliers de camions sur les routes au mépris de la sécurité, de l'environnement et des investissements effectués par les collectivités (plateforme bois et multimodales par exemple).
Aujourd'hui il y a une volonté de transférer aux régions, de manière unilatérale et sans aucune compensation financière, des lignes nationales pour faire supporter aux contribuables le désengagement financier de l'Etat. En Champagne-Ardenne, il convient ainsi d'agir pour que la Ligne Lille/Metz reste dans le giron des Grandes Lignes de la SNCF en 2007.
Aujourd'hui, c'est le gel des crédits et le très grand retard dans la concrétisation des engagements de l'Etat pour la réalisation des volets ferroviaires des Contrats de Plan Etat Région, quand ils ne sont pas, tout simplement, remis en cause. C'est ainsi que dernièrement l'Etat a tenté d'utiliser à d'autres fins la part de ses crédits destinés à l'électrification de la ligne Paris/Bâle. Seule notre détermination et la très forte mobilisation de tous les acteurs concernés ont permis d'empêcher que l'irréparable ne soit commis. C'est la démonstration que le rassemblement et l'action peuvent marquer des points.


Aujourd'hui, c'est encore la réduction du budget du Ministère des Transports. Ces choix de politique nationale, portés par le Gouvernement et les parlementaires de droite, mettent en danger le service public, pénalisent tous les jours les usagers, contribuent à aggraver le trafic autoroutier et ne donnent pas aux régions les moyens de développer comme elles le souhaiteraient le TER dont elles ont la responsabilité.
Au plan européen, c'est la voie de la libéralisation à outrance et la loi de la mise en concurrence féroce qui prédomine. Des mesures dogmatiques qui suppriment des milliers d'emplois et qui déstructurent durablement la production du fret ferroviaire.
Le budget 2005 de la SNCF, rejeté par l'ensemble des organisations syndicales, s'inscrit dans ce cadre. Pour l'année 2005 ce sont près de 4000 emplois qui vont être supprimés. Au total, de septembre 2002 à septembre 2005, ce sont 11 765 qui auront disparu ! Notre région n'échappe pas à cette purge, 300 emplois en moins pour 2005, qui s'ajoutent aux 300 emplois déjà perdus en 2004. Des sites sont menacés de disparition comme Chalons en Champagne, d'autres sont réduits à leur plus simple expression comme Epernay ou menacés de régression comme Chalindrey. Partout il y a des reculs.
Animé de la ferme volonté de développer en région, avec la majorité régionale, une politique volontariste du Transport Express Régional (TER) j'apporte mon total soutien à l'action des cheminots du 19 janvier et aux usagers qui expriment le besoin d'une autre politique des transports publics au niveau national. Il est indispensable de résister à l'entreprise de casse du gouvernement et du MEDEF. Il est salutaire d'engager, sans attendre, le débat sur la nouvelle politique du transport ferroviaire à construire en France et en Europe et sur les moyens à lui accorder

Humeurs

CIVILITÉS
La dernière sortie de Le Pen concernant l'attitude des Allemands pendant l'Occupation a soulevé l'indignation de tous les démocrates. Outre l'insulte aux Résistants massacrés, aux Juifs anéantis, aux exécutés pour entretenir la terreur, aux populations affamées et privées de liberté, le caudillo du F. N entretient ce climat de haine et répand la honte sur le pays.
Après "le détail' , ce sont aujourd'hui "les bavures". Oradour, Buchères, Creney, Châteaubriant, le Mont Valérien, les balcons de Tulle, la clairière du Bois de Boulogne…des bavures ?
Je me pose une simple question depuis que je fréquente le monde de la politique : il est tout naturel de se saluer entre élus républicains, même adversaires. On se déplace aux vœux du Président du Conseil Général ou du maire de Troyes. On considère qu'ils représentent notre département, notre ville.
Mais que représente un élu du F.N ? Après cette nouvelle insulte à la démocratie, après cet éloge de la Gestapo, après ce négationnisme permanent doit-on serrer la main à un élu du F.N ?
Les élus communistes, depuis le début, ne pratiquent pas cette civilité.

Jean Lefèvre

Ecoutez-voir..

Statistiques
Les statistiques concernant la délinquance bougent en permanence, soit qu'on change les colonnes de place, ou le mode de calcul, ou les compétences des personnels. Cela donne lieu à des commentaires sans fin.
A Troyes , la criminalité est en hausse (2, 91 %) malgré l'augmentation des effectifs de police.
On avait remarqué depuis longtemps que l'augmentation des personnels de police allait de pair avec l'augmentation des contrôles et donc des contraventions. Il est alors logique de penser que si on supprime la police on supprime les délits.

Malicette



Clochette
A Troyes, encore, la Rue Emile Zola est à pied mais les commerçants ont demandé que le bus y passe en semaine. N'y a-t-il pas là danger d'accident pour les piétons ? Que nenni, dit Jacky Morin, appuyé par M. Juhel, directeur de la TCAT, on veille au grain, vous pensez ! Les chauffeurs ont une clochette (au cou ? au volant ? on voudrait savoir) et ils l'actionnent en cas de danger.
Un adjoint à la clochette, ça n'existait pas. La chose est réparée.

2e grand loto de la Dépêche de l'Aube
Dimanche 6 février Salle du Grand Salon rue Lamoricière à Sainte Savine (à côté de la mairie) à 14 h 00 (ouverture des portes 13 h 15)
« Un super gros lot !
« VTT, Télé, four à micro ondes, filets garnis,
« De nombreux lots, de la bonne humeur, etc...
« Des tas de bonnes surprises !!!
Les communistes aubois, les amis de La Dépêche de l'Aube sont invités à participer nombreux au 2e loto de la Dépêche de l'Aube
Réserver votre après-midi et parlez en autour de vous
Pré inscription possible au 03 25 73 32 82. maxi 140 personnes
Propos de Le Pen choquant et intolérable

Dans ses récentes déclarations, Le Pen réhabilite l'occupation nazie et le régime de Vichy et donne raison à Pétain.
Ce n'est pas un dérapage. Il y a quelques semaines, lors des commémorations de la Libéra-tion, la jeunesse a redécouvert l'histoire de la Résistance populaire et de ses principaux acteurs, des communistes aux gaullistes, auxquels le peuple a rendu hommage. On est à quelques jours de la commémoration de la libération du camp d'Auschwitz, à quatre mois de celle de la fin de la seconde guerre mondiale.
Ce n'est pas un hasard de calendrier si ce personnage, qui a déjà démontré ses capacités de tortionnaire en Algérie, insulte la mémoire de ces millions d'enfants, d'hommes, de femmes embarqués par la Gestapo pour être déportés, torturés, assassinés dans les camps du troisième Reich. Faut-il haïr à ce point l'être humain pour considérer les rafles et les crimes de la Gestapo comme des "bavures", "inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés ".
La déportation préférable aux exécutions !
Selon ce macabre expert comptable des crimes contre l'humanité, l'extermination, la torture, les exécutions sommaires des juifs et des résistants seraient proportionnelles à la superficie du territoire sur lequel

elles ont été commises. Elles ne seraient donc que des modes de gouvernement, des formalités administratives.
Et profitant des micros qui se tendent à nouveau, il a renchéri en jugeant la déportation préférable aux exécutions. C'est intolérable quand on sait que la déportation a été le prélude à l'extermination pour des millions de personnes et ont marqué dans leur chair des générations entières.
Comment laisser insulter celles et ceux qui ont subi la déportation dans les camps nazis, celles et ceux de Châteaubriant, de Souge, du Mont-Valérien, de la Cascade du bois de Boulogne et bien d'autres encore. Le chef de l'extrême droite crache son venin fascisant au moment où une partie de la droite a repris des morceaux entiers de ses thèses antisociales ou sécuritaires. La droite visait ainsi à récupérer ses voix. Cela a en partie marché. Mais les partisans du capitalisme le plus sauvage ont encore besoin de leur épouvantail pour jouer aux modérés.
Ces propos sont "choquants et intolérables", a estimé Marie-George Buffet, M. Le Pen tient un discours révisionniste qui prouve bien que ce parti n'a pas changé".

LDA