La Dépêche de l'Aube n°753 du Jeudi 26 février 2004 La Dépêche de l'Aube n°753 du Jeudi 26 février 2004

La dépêche de l'Aube n°753 du Jeudi 26 février 2004

Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur XRECHERCHE
Pour rechercher des informations dans le site de La Dépêche de l'Aube et ses archives.
Effectuer des recherches dans le site de la Dépêche de l'Aube et ses archives depuis sa mise en ligne en Janvier 2001  avec le moteur ATOMZ

A gauche de notre photo, Nadine Triché présidente de la Somuco
Romilly
Plus de 150 personnes se rassemblent pour des créations de postes à l’hôpital.

Le comité de soutien pour la création des postes nécessaires à l’hôpital de Romilly initié par Joë Triché, Conseiller général et membre du Conseil d’administration de cet établissement organisait un rassemblement le 19 février.
Ainsi à l’appel de la CGT, de la CFDT, du PCF, du MRC, du PS et de la SOMUCO, Mutuelles de France, plus de 150 personnes se sont rassemblées devant l’hôpital.
Comme devait le rappeler Joë Triché, cette initiative, après les 2300 signatures recueillies sur la pétition et la prise de position de nombreux conseils municipaux, avait pour objectif de permettre à la population d’exprimer à nouveau sa détermination concernant un problème qui la concerne au premier chef. Parmi les participants, on pouvait reconnaître la présence de Pierre mathieu, Conseiller régional communiste et Yves Fournier, Conseiller régional socialiste, membre du CA de l’établissement de Romilly.
C’est à Nadine Triché, présidente de la SOMUCO que revenait l’honneur de rappeler la démarche du collectif..

Intervention de Nadine Triché

Pour cela, des postes doivent être créés en conformité aux normes établies par le ministère de la Santé, des conditions de travail améliorées pour le personnel, afin de garantir un fonctionnement sécurisé et une meilleure qualité des soins pour les patients.
C'est dans cette logique que le collectif -santé a construit ce rassemblement précédé sur l'initiative du Conseiller général Joë Triché d'un débat le 19 novembre dernier où plusieurs intervenants d'élus, syndicalistes, professionnels de la santé et mutualistes ont relaté le constat dans lequel se trouve notre système de santé et chacun de rappeler l'aggravation des inégalités dans ce domaine dû essentiellement aux mesures gouvernementales.
Comment rester insensible à la terrible situation de l'été dernier où nos personnes âgées n'ont pu trouver assistance, faute de moyens pour les prendre en charge.
Comment rester insensible à une fermeture d'une maternité de proximité sans penser à l'angoisse de la future maman.

Des situations dramatiques et irréversibles découlent de ces fermetures. Dans notre pays, de nombreux exemples existent où la population se mobilise pour défendre leur hôpital. Romilly en fait partie car nous ne voulons pas vivre de telles situations.
Le Conseil d'administration de l'hôpital, plusieurs conseils municipaux voisins, la population avec des milliers de signatures réclament les moyens financiers pour la création de ces postes indispensables à la mise aux normes de ses structures. Le gouvernement, le ministère de la santé Jean-François Mattéi doit débloquer les finances nécessaires pour cette création de postes :
- aux urgences, en maternité, en cardiologie, mais aussi aux services longs et moyens séjours, où là aussi nous entendons souvent les familles des patients dire combien le manque de personnel affecte la qualité des soins.
Avec l'allongement de l'espérance de vie, de nouveaux besoins viendront grossir les besoins déjà existants. Il est inadmissible de vieillir sans avoir la possibilité d'accès à des structures et des soins de qualités.
La logique comptable doit être abandonnée car des mesures financières immédiates sont possibles. La suppression de la taxe sur les salaires dans les hôpitaux permettrait de financer 45 000 emplois. 100 000 chômeurs de plus, c'est 2 milliards et demi d'euros de perdus pour la sécu. La taxation des revenus financiers qui représente 165 milliards d'euros exclu de la cotisation rapporterait si elle était taxée au même titre que les salaires 16 milliards d'euros. Enfin, un plan d'urgence de formation passe par la revalorisation de la profession et la suppression du numerus clausus des médecins et du nombre d'admissions dans les écoles d'infirmières, ceci pour répondre aux nombres de postes à créer.
Le collectif santé demande des réponses au ministère de la santé.
Avec la population, plus nombreux et déterminés, continuons à préserver et à améliorer notre système de santé.
C'est ensemble que nous obtiendrons ces créations de postes devait-elle insister en conclusion de cette intervention »

PCF, Verts, PRG et MRC appellent à voter pour la réélection de Marie-Françoise PAUTRAS (photo Libération-Champagne)
Election cantonale : La Chapelle Saint-Luc
Toute la gauche appelle à réélire Marie-Françoise Pautras

Tous les responsables des partis de gauche étaient réunis la semaine dernière au siège de la fédération de l’Aube du PCF pour apporter leur soutien à la réélection de Marie-Françoise Pautras.
Seule femme de gauche au sein d'une assemblée départementale ou l'écrasante majorité de la droite (26 conseillers généraux sur 33) laisse peu de marges de manœuvre, MF Pautras n'a eu de cesse durant tous son mandat de rassembler les gens pour lutter contre toutes les formes d'injustices.
Face à une droite départementale qui relaie sans vergogne, la politique de casse sociale du gouvernement Raffarin, MF Pautras à incarner par ses nombreuses actions, à la fois la résistance aux mauvais coups et la volonté d'améliorer les conditions de vie de la population par des propositions concrètes.
C'est donc un appel fort et clair qu'ont lancé les participants en direction des électrices et des électeurs du canton de la Chapelle St Luc / Les Noës.
Jaïm Myara secrétaire départemental du PS a souligné que "le travail réalisé par MF Pautras sur son canton montre que nous avons très bien fait de lui confier nos couleurs. C'est une femme de conviction et de terrain" Claude Maitrot premier secrétaire du MRC à considérer que l'élu communiste «pratique la politique au sens noble du terme» Hervé Aubriet, et Marie Hélène Zwolski pour le PRG, ont été tout aussi élogieux sur l'action de Marie-Françoise Pautras notamment sur " sa façon de construire et de se battre avec les gens." Ils ont invité les Chapelains et les Noyats à réélire MF Pautras : "ce sont des hommes et des femmes de ce calibre-là qu'il nous faut" Marcel Renaud ancien secrétaire départemental de la CGT à résumer son action en ces termes "c'est une élue qui dit

ce qu'elle fait et qui fait ce qu'elle dit». Jean Marc Massin pour Les Verts qui habita sur ce canton ou il fut également candidat se déclara également persuadé que MF Pautras "est l'élue qu'il faut pour les habitants de ce canton, Les Verts, sont de tout cœur avec elle pour sa réélection".
Le soutien des médecins du CDAG
Comme un clin d'œil venant appuyer ce plébiscite, la presse du jour relatait l'ouverture de 18 premiers lits au tout nouveau service gériatrique de l'Hôpital de Troyes.Une heureuse nouvelle pour les personnes âgées en partie due à l'action de MF Pautras.
Etaient présents également autour de la conseillère générale, ses collègues de l'opposition du conseil municipal de la Chapelle St Luc, Bernard Champagne, René Le Goas, Jean Jouanet, mais également Jean Pierre Chérain qui portera lui aussi les couleurs de la gauche rassemblée dans le canton de Troyes VII, David Parizon, responsable régional du PS, Yves Fournier, conseiller régional, JPierre Cornevin, Joé Triché, Pierre Mathieu, Anna Zajac, élus communistes ainsi que R. Triché président de la CNL et Yves Léonet syndicaliste. D'autres n'ont pas pu venir. Mais ils ont assuré de leur soutien la candidature de MF Pautras. Ainsi le Dr Bressieux et le Dr Kloos saluent à leur manière l'action victorieuse menée par la conseillère générale contre la fermeture du centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) en appelant à voter pour elle. Même démarche de soutien pour Louis Moulin ancien Maire adjoint de la Chapelle St Luc et le Dr Anne Sobole.


LDA

Elections régionales et cantonales
Meeting avec Patrick LE HYARICK
Directeur de l’humanité membre de la direction nationale du PCF
Mercredi 3 Mars à la Maison pour Tous STE-SAVINE à 18 h 30
Retenez votre soirée
Présentation de l’ensemble des candidats communistes aux élections régionales et cantonales
Pour votre déplacement, n’hésitez pas à contacter :
Romilly : 03 25 24 01 27 ou 06 80 10 17 45
Bar/Aube : 03 25 27 16 15
Bar/Seine : 03 25 259 87 54
Brienne : 03 25 92 80 36
Troyes : 03 25 73 43 40

Humeurs

..Résistance
On lit dans le compte-rendu de la réunion de l'ANACR (1) à Pont-Sainte-Marie que l'année 2005 verra la célébration d'évènements importants comme l'Armistice !
Comme aucun Résistant d'aucune tendance n'a pu confondre armistice et capitulation de l'Allemagne, il faut bien que l'idée trotte toujours dans certaines têtes. D'ailleurs, tous les ans, un maire se laisse aller et sort l 'énormité. On voit par ce détail significatif que le combat des Résistants n'est pas terminé et que "pour que perdure l'esprit de la Résistance", comme le dit Gilbert Couillard, il faudra encore bien des efforts.
Le combat continue pourrait-on dire car on subit dans les médias de drôles de leçons. C'est ainsi qu'on apprend sur Arte que le groupe Manouchian que le Parti Communiste a toujours brandi comme un symbole de la Résistance, et comme la preuve de son internationalisme et de son antiracisme, aurait été liquidé sur ordre du parti lui-même. Il faut beaucoup de naïveté ou d'anticommuniste pour gober une telle insanité. Mais le film passe sur Arte, la chaîne des intellectuels. Il en restera des traces. Les Résistants de toutes obédiences ne devraient pas tarder à protester.
Il y a pour certains une nécessité de mentir sur la Résistance et de falsifier certains hauts-faits comme la capitulation sans condition de l'Allemagne ou le sacrifice héroïque des résistants communistes du groupe Manouchian. Ils cherchent à faire accepter le fait qu'ils étaient du côté de la collaboration

Malicette

(1) Association Nationale des Anciens Combattant de la Résistance.
Ecoutez-voir

...Chemise Moire
B.Subtil a fait distribuer sa propagande sous un habillage plastique noir. Les gens qui attendent leur feuille de déclaration d'impôts, elles mêmes de couleur sombres,(1) sont fort surpris d'y trouver l'endoctrinement frontiste.
Les chemises noires étaient portées autrefois par les commandos fascistes. Le choix ne doit pas être innocent.
(1) Bleu foncé cette année.
...FLICS
Il faut surveiller les associations a dit B.Subtil sur RCF. Et d'expliquer qu'il faut surveiller leurs comptes, leurs activités et le nombre de leurs adhérents. Il y en a qui trichent explique-t-il. C'est la morale du mirador.
...Trois colonnes à la une

L'Est-Eclair met en Une et sur 3 colonnes les bombages et déprédations survenus à la future maternelle d'Ervy-le-Châtel. Effectivement la nouvelle est choquante pour un maire, sa municipalité, les enseignants et les habitants. Bien entendu, ces petits voyous doivent être châtiés. S'il s'agit d'une équipe qui joue la provocation politique, c'est encore pire. Mais, je me demande ce qui peut pousser un journal même libéral, à donner tant de publicité à ce vandalisme.
Qui joue la provocation ?

Malicette

Le Maire de St-André fait les poches des Dryats !

2,4 millions d’euros, soit 16 MF, c’est la somme que la municipalité de droite a ponctionnée dans les poches des dryates et des dryats depuis son arrivée en 2001 par le biais de l’augmentation des impôts locaux.
Un coup dur porté au pouvoir d'achat des familles, pour un résultat qui contrairement au dire du maire ne permet pas d'offrir aux administrés des services de qualité. Un seul exemple illustre à lui seul la situation : la politique en direction de la jeunesse est aujourd'hui inexistante et les moyens de prévention quasiment divisés par deux (plus qu'un éducateur de quartier)
Il semble que les difficultés des gens soient bien le dernier souci du Maire de St-André-les-Vergers. Pour celles et ceux qui en doute encore, le long aparté qu'il s'est autorisé à la cérémonie des vœux pour souhaiter plein succès à la politique du gouvernement Raffarin est éloquent en la matière. Semaine après semaine, ce gouvernement s'en prend aux droits essentiels, il s'attaque aux services publics, il fragilise la situation du

plus grand nombre et Alain Balland applaudit.
Intolérance et médiocrité
Lorsque le conseiller municipal communiste, lui fait remarquer qu'il préfèrerait que le maire de sa commune s'élève contre cette politique de casse sociale plutôt que de l'encourager, des propos anti-communiste et d'intolérance fusent. Voilà un manque de respect total vis à vis des électrices et des électeurs communistes de la commune et au delà, pour celle et ceux qui bien que n'étant pas électeurs communistes sont reconnaissant du rôle majeur tenu par ce parti dans les conquêtes sociales de notre pays.
Remarquer, lorsque l'on soutien si ardemment un gouvernement qui remet en cause les acquis issus de la résistance : la sécurité sociale, la solidarité entre les générations, l'égalité des citoyens quel que soit leur lieu d'habitation, il n'y a qu'un pas pour sombrer dans la médiocrité.

JPC

Education
Des luttes dans l’air

Alors que l’on redoute pour l’an prochain la suppression d’options, voire de filières entières, les syndicats se mobilisent et appellent à une grève nationale le 12 mars.
Ça commence à se voir. Les 4500 postes fermés aux concours externes, la disparition d'aides éducateurs, le déficit en personnel ATOS… Et les 4300 ETP - équivalents temps plein, jargon désignant ce qui correspond au final à un poste d'enseignant - qui manqueront à l'appel de la rentrée prochaine dans les collèges et les lycées. Ça commence à se voir et à s'entendre. Après un rassemblement à Paris, à l'appel des syndicats de l'Île-de-France le 11, un autre s'est tenu au Havre le 14, à Marseille le 17, entre autres.
L'intersyndicale de l'éducation, qui réunit la FERC-CGT, la FSU, l'UNSA éducation et le SGEN CFDT, a quant à elle posé les jalons d'une action nationale le 12 mars prochain. Une étape dans la bataille, précisent les organisations qui parlent désormais de grève et espèrent rassembler, outre ceux du primaire et du secondaire, les personnels du supérieur et de la recherche. Jusqu'aux étudiants qui devraient se joindre aux défilés, l'UNEF soutenant l'appel commun.
Bref, il plane dans l'air scolaire comme un parfum de printemps 2003, qui prend forme alors même que le contre-coup du dernier mouvement n'est pas encore passé.
Dans certains départements, les feuilles de salaire des grévistes étaient encore ponctionnées ce mois-ci. Et dans tous les esprits, le goût de la défaite se mêle à celui d'une mobilisation pourtant conséquente. Ici ou là, on parle même de traumatisme. Pourtant, les quatre fédérations syndicales ont décidé d'appeler à reprendre la lutte.

"Il serait incompréhensible que nous ne prenions pas nos responsabilités pour dénoncer ce qui se passe" vient de déclarer le secrétaire général du SGEN-CFDT.
Pour le secrétaire général de la FSU, "il n'en va pas uniquement d'une question de moyens, mais de tout un projet qui se dessine et à travers lequel se profile l'abandon pur et simple de l'école".
Alors que les derniers conseils techniques paritaires finissent de se réunir dans les académies, les chiffres annoncés en janvier avec la carte scolaire prennent peu à peu figure. Et présentent "des signes tangibles de suppression d'option, de fermeture de sections, voire de filières entières, notamment dans l'enseignement professionnel" note le co-secrétaire général du SNES.
Principalement touchés: les élèves les plus en difficultés. En effet, des SEGPA (sections des enseignements généraux et professionnels adaptés), des classes de première d'adaptation mais aussi des modules destinés aux dédoublements de classes, aux travaux pratiques encadrés ou encore à l'aide individualisée devraient disparaître dès l'an prochain.
Enfin, quoique bénéficiaire de 1500 postes supplémentaires, le premier degré ne s'en sort pas non plus à très bon compte. Avec une hausse des effectifs atteignant les 54 000, maternelles et primaires s'attendent à vivre une rentrée difficile.
Et s'y préparent: la semaine dernière, en Ardèche, 50% des instituteurs et professeurs des écoles étaient en grève; à Paris, rassemblement devant le rectorat et occupation des locaux de plusieurs dizaines d'écoles, contre la suppression redoutée de 70 classes, singulièrement dans les écoles classées ZEP de la capitale.