La Dépêche de l'Aube n°751 du Jeudi 12 février 2004 La Dépêche de l'Aube n°751 du Jeudi 12 février 2004

La dépêche de l'Aube n°751 du Jeudi 12 février 2004

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Cantonales / Régionales Dans l’Aube comme partout en France sanctionnons la droite
baroin
Baroin
adnot
Adnot
raffarin
Raffarin

Pour la seconde année consécutive, notre département enregtistre une croissance du chômage supérieure à la moyenne nationale.
Ainsi, l'Aube compte 2 000 chômeurs de plus qu'il y a trois ans. Et si l'on en croit une récente enquête de "l'Express" sur les 7 000 emplois restant encore dans le textile, la moitié pourrait disparaître.
Les femmes sont les premières à subir les conséquences de cette détérioration accrue de l'emploi. Le nombre de femmes à la recherche d'un emploi a progressé de 7,3%. Il n'est donc pas surprenant dans ces conditions que la question de l'emploi soit redevenu la première des préoccupations des Français. Mais avec cette progression du chômage, c'est la pauvreté qui frappe de plus en plus de monde dans le département. Les restos du coeur ne désemplissent pas et comme le notaient récemment les associations caritatives auboises, elle constatent une augmentation alarmante du nombre de personnes ayant besoin d'aide alimentaire pour survivre.
Pour les communistes, chômage et pauvreté ne sont pas des maux incurables mais bien la conséquence des


choix politiques du gouvernement Raffarin et de son soutien l'UMP.
Or, force est de constater que cette politique anti-sociale est relayée avec zèle par la droite auboise et ses dirigeants que sont Ph. Adnot, sénateur et F. Baroin, député UMP. Parfois, ils vont même au-devant en proposant que l'Aube serve de banc d'essai.
Avec un tel bilan, pas étonnant que les 2/3 des électrices et des électeurs s’apprètent à utiliser leur bulletin de vote pour sanctionner cette politique de régression pour les familles. Combattre cette droite, c'est ce que font déjà les élus communistes dans les assemblées où ils siègent.
Les élections cantonales et régionales des 21 et 28 mars permettront de mettre un coup d'arrêt à cette politique. Chirac et Raffarin craignent ces scrutins. Ne les décevons pas. Utilisons le bulletin de vote qui portera le nom des candidats présentés par le PCF pour exprimer clairement et fermement notre refus de cette politique.

Joë Triché.

Pierre Mathieu au centre de notre photo lors d’un rassemblement devant la préfecture
Enjeu des régionales
Démarche et propositions du PCF

Pierre Mathieu, chef de file des candidats communistes répond à nos questions

La dépêche de l'Aube (LDA) : L'U.M.P. vient de lancer sa campagne. Elle veut limiter le débat au plan local et se targue d'un bilan exceptionnel. Quelle appréciation les communistes portent-ils ?
Pierre Mathieu (PM) : Depuis son retour au pouvoir, la droite prend des décisions extrêmement graves pour les salariés, les chômeurs, les services publics, les retraites, la protection sociale avec les conséquences que chacun peut constater sur son pouvoir d'achat, sur l'emploi. Cette politique, qui répond aux vœux du MEDEF est votée et mise en œuvre par l'UMP et l'UDF à tous les niveaux du pays. Ici ses leaders s'appellent Jean Claude Etienne, François Baroin, Gérard Menuel, Marc Sebeyran… Un des enjeux principaux des élections régionales est de se servir de son bulletin de vote pour dire non à cette régression sociale généralisée. C'est évidemment un enjeu national. Il ne faut pas rater l'occasion, car il n’y en aura pas d'autres avant les prochaines présidentielles. Quand je vois la dureté des conditions de travail des salariés, l'augmentation du chômage, les déficits que nous avons en matière de santé et de formation, d'emplois qualifiés pour les jeunes, je trouve indécentes les fanfaronnades du Président de la Région d'être le meilleur en France. Le meilleur pour qui ?
LDA : Les communistes ont décidé d'être partie prenante dès le premier tour d'une liste de rassemblement des forces de gauche. Quelle est la motivation de ce choix?
PM : Celle d'être le plus utile aux citoyens au regard de leurs attentes. Pour se déterminer les communistes ont pris en compte plusieurs éléments. Celui de faire reculer une droite hégémonique en Champagne -Ardenne et d'une extrême droite qui atteint des scores inquiétants, celui de la modification du mode de scrutin qui élimine purement et simplement les formations ne passant pas la barre des 5% au premier tour, celui de l'importance pour la population de continuer à pouvoir disposer d'élus communistes à la région. Tous ces éléments auraient d'ailleurs du conduire à ce que la gauche dans toute sa diversité et dans l'apport spécifique de chacune de ses composantes s'inscrive dans une dynamique de conquête. Pour ma part je regrette que d'emblée les Verts ou la LCR aient décidé de faire cavalier seul au risque d'ailleurs que se reproduise, au niveau régional le cauchemar du 21 avril 2002.
LDA : Comment envisagez-vous votre participation à cette liste ?
PM : En étant tout simplement nous même, c'est-à-dire pleinement communiste. Il ne saurait être question pour nous d'abandonner notre identité. Nous voulons au contraire en faire profiter l'ensemble de la gauche qui pour reconquérir le terrain qu'elle a perdu a besoin d'apporter des réponses qui soient à la hauteur des attentes de salariés et des personnes qui ont le plus besoin d'améliorations de leur vie. Les communistes entendent être utile à cela ainsi qu'a la construction de nouveaux rapports avec les citoyens. Ces questions essentielles, comme celle de la construction d'une alternative à la politique actuelle ne sauraient être mise entre parenthèse durant la campagne électorale.
LDA : En quelques mots sur quoi entendez-vous insister ?
PM : Sur l'essentiel. La droite veut des régions à la botte du gouvernement pour appliquer, amplifier sa politique. Pour nous les régions doivent être des points de résistance et elles doivent s'engager dans le domaine des compétences qui sont les leurs à répondre aux besoins des citoyens et s'inscrire dans une autre logique que celle de l'ultra libéralisme. La défense des emplois,


de notre tissu industriel, l'augmentation tant quantitative que qualitative des moyens consacrés à tous les aspects de la formation doit être une priorité absolue.
L'engagement de la Région, à travers des collectifs qu'elle mettrait en place pour le renforcement, la modernisation, la démocratisation de la gestion des services publics afin qu'ils contribuent d'avantage au progrès social, à l'emploi stable et à un développement économique respectueux des hommes et de l'environnement nous apparaît une question essentielle. La région doit aussi œuvrer concrètement à promouvoir une sécurité d'emploi et de formation.
Il y a enfin beaucoup à faire pour réduire les inégalités et pour que la région soit gérée dans la transparence et démocratiquement en créant par exemple des espaces citoyens permettant la participation et mettant la gestion de l'institution sous le contrôle permanent des citoyens et citoyennes.
LDA : Et concernant l'Aube ?
PM : Nous aurons l'occasion d'y revenir. J'insisterai aujourd'hui sur la nécessité de terminer rapidement l'électrification de Paris-Troyes, d'engager sans attendre le processus d'électrification de Troyes - Culmont Chalindrey. Je constate que pour le transport des voyageurs par la voie ferroviaire l'Aube demeure enclavée. De nouvelles liaisons entre Troyes Laroche, Troyes Reims et Chalons m'apparaissent indispensables. Il faut permettre aux salariés de Champagne-Ardenne travaillant en Ile de France de bénéficier de la tarification de la "carte orange ". Dans le domaine routier les chantiers ne manquent pas. Terminer le contournement de Troyes et réaliser enfin, celui de Romilly sur Seine s'imposent rapidement tout comme le besoin de revoir le dispositif du développement économique qui ne peut seulement se concentrer sur les plus grandes villes régionales. Des friches industrielles, à l'exemple de celle de Dupré-Sorotex à Romilly, ont besoins de moyens régionaux comme de nombreux autres projets. Je pense par exemple pour rester dans le même secteur géographique, à construction d'un nouveau stade aux "Hauts-Buissons" pour les élèves des deux lycées et du collège de la ville.

Liste de rassemblement à gauche.
Accord ratifié


A l'issue d'un vote qui a été organisé dans les quatre départements de Champagne-Ardenne, l'accord pour constituer la liste de rassemblement des forces de gauche dès le premier tour des régionales a été très largement ratifié. 80,17% des adhérents qui se sont exprimés ont voté pour, 17,30 % ont voté contre et 2,53 % se sont abstenus.
Dans l'Aube où la participation des adhérents au vote a été la plus forte, 90,18 % des communistes ont ratifié l'accord, 8,07% se sont prononcés contre et 1,75 % se sont abstenus. 12 candidats présentés par le PCF figureront donc sur la liste régionale conduite par Jean Paul Bachy qui comprendra le PS, le PCF, le PRG, le MRC. Dans l'aube, 3 candidats du PCF seront présents sur la liste de rassemblement. Il s'agit de Pierre Mathieu, conseiller régional sortant, Marie Françoise Pautras et Joë Triché, conseillers généraux. Ils ont été choisis par un vote des adhérents. 3 candidats communistes seront présents dans les Ardennes, 2 en Haute Marne et 4 dans la Marne.

Mercredi 3 Mars STE-SAVINE
Meeting avec Patrick LE HYARICK

Elections régionales et cantonales
Mercredi 3 Mars à la Maison pour Tous STE-SAVINE à 18 h 30 Meeting avec Patrick LE HYARICK Directeur de l’humanité membre de la direction nationale du PCF
Retenez votre soirée.

Humeurs

...Banal
Quand un homme veut contracter mariage, il choisit généralement une femme. Si la dame est consentante, on peut commander le vol-au-vent et le champagne et répéter quelques chansons. C'est ainsi que la population française et même mondiale me dit-on, s'accouple et participe au développement durable de l'espèce sapiens. Parfois le couple est stérile hélas. En effet de vieux messieurs riches s'éprennent de leur bonne ou d'une jeune cousine éloignée qu'ils veulent rapprocher de leur couche. L'union se fait avec la bienveillance des maires, préfets et procureurs car ces gens-là ont un cœur qui bat pour la paix civile et la quiétude des vieux débris.
Il en va tout autrement si le marié présente une face colorée par le soleil ou si son nom sonne exotiquement. Un vieux réflexe commande alors de refuser l'union du couple si l'homme a désigné une blanche brebis du troupeau. Il est tout de suite et banalement suspecté de fraude. Quelle idée de vouloir se marier avec une Chapelaine quand on est Ivoirien ou même Marocain ! N'est-ce pas un mariage blanc demande l'autorité ? Il existe des indices sérieux dit-elle pour que la dame ait été forcée (oh !). Il y aurait donc vice de consentement. Le maire refuse alors de marier et alerte le procureur. Le suspect est convoqué au commissariat et, s'il n'a pas des papiers corrects, la police le met au purgatoire avant d'être reconduit à la frontière sur ordre du préfet. Le purgatoire (qui peut durer 15 jours et plus) est une planche dans une pièce genre fillette (1) à la Louis XI, sur lequel on ne met plus les fakirs depuis longtemps mais les délinquants véniels ou capitaux.
"Ce sont des conditions indignes et inhumaines" ont dit les avocats qui y sont allés voir. Rien de plus banal cependant dans notre belle communauté humaine si soucieuse des Droits de l'Homme blanc.


Malicette

(1) Cage exiguë dans laquelle Louis XI jetait les prisonniers..

Des conseillers généraux communistes pour Troyes et l’agglo
Quelle claque pour la droite de Chirac, Baroin, Raffarin ! Quel appui pour les troyennes et les troyens !.

Dans quelques semaines, on va vous demander votre avis sur la politique que la droite impose à la France depuis 2 ans et qui a entraîné la remise en cause de la retraite, de la santé publique, du droit au travail, de l’indemnisation des chômeurs et demain de la Sécurité sociale.

Sur la politique de la droite dans ce département, droite qui possède tous les pouvoirs (3 députés sur 3, 2 sénateurs sur 2, majorité au Conseil régional, majorité au
Conseil général, majorité à la mairie de Troyes)
Conclusion : L'Aube est le département de France où les salaires sont les plus bas, où les impôts sont les plus lourds, où le taux de chômage est le plus élevé, où le budget consacré au bien-être des familles, l'aide aux enfants est inférieure à beaucoup de département. La conclusion logique à une telle situation, est qu'il faut y mettre un terme et que d'élire des Conseillers Généraux Communistes, par exemple, serait une bonne façon de dire stop ! Des candidats communistes en phase avec la population

Les Noës-La Chapelle-st-Luc

Réélire Marie-Françoise Pautras !
C’est bon pour les habitants du canton

L’activité de Marie-Françoise dépasse bien longuement les limites de son canton et c’est l’ensemble de l’agglomération troyenne qui bénéficie de ses prises de position en matière de santé, d’aide aux personnes âgées, protection contre le sida, de défense de l’école, etc.
Et c’est de partout que l’on s’adresse à elle lorsque l’injustice frappe les plus faibles. Jamais en vain !
Mais c’est à son canton qu’elle apporte le plus d’attention, les problèmes y sont tellement nombreux. -les deux ZUP (Noës et Chapelle) concentrent des milliers de familles qui rencontrent de multiples difficultés : chômage et tout particulièrement chez les jeunes, manque de formation, bas salaires, sécurité,
pas d’appui suffisant pour les classes où les élèves sont en difficulté, pas d’aide pour l’envoi d’enfants en classe de neige ou de découverte, ni pour la restauration à petit prix dans les collèges, pas de tarifs spéciaux pour les jeunes qui se rendent en bus aux différents lycées troyens, enfin les problèmes sont multiples et les interventions de Marie-Françoise Pautras indispensables. C’est une élue utile, efficace et les habitants du canton ont toutes les raisons de se mobiliser pour la conserver. Ajoutons qu’elle fait contre poids à deux municipalités de droite et qu’il n’est jamais bon que les élus d’un secteur soient d’une même couleur politique !

L’élection de Marie-Françoise Pautras, il y a 6 ans avait causé la surprise. Depuis plusieurs années en effet, le seul choix offert aux électeurs du canton était au second tour, entre la droite... et l’extrême droite. Pour rompre avec ce dilemme, Marie-Françoise Pautras fut la seule candidate à gauche présentée par le Parti Communiste et soutenue par le Parti Socialiste et l’ensemble des forces démocratiques. Le succès fut au rendez-vous, la droite et l’extrême droite renvoyées à leur chagrin. Cette fois encore, Marie-Françoise Pautras sera la candidate unique de la gauche. Le Parti Socialiste, les Verts, le PRG, le MRC et de nombreuses personnalités lui apportent leur soutien. Comme la formule pour battre la droite a fait ses preuves, les forces de gauche se sont mises d’accord pour présenter un candidat unique, socialiste, dans le 7è canton (Chartreux), là où la droite et l’extrême droite se retrouvaient également seules au 2è tour lors d’élections précédentes.
C’est une véritable dynamique de victoire qui se crée à la Chapelle-les Noës. Les nombreux contacts établis au porte à porte, dans les réunions de quartiers en témoignent. Et le comité de soutien s’élargit de jour en jour. Mais il faut faire plus encore ces prochaines semaines car la droite n’a pas perdu espoir de prendre sa revanche !

Yves Léonet
Troyes 3è canton

Yves Léonet élu communiste,
salarié de chez Kléber

Ce 3è canton est encore un secteur typiquement troyen, composé de quartiers où réside un grand nombre de familles de salariés.
De ces familles qui subissent les mauvais coups du gouvernement Raffarin et chez qui souvent frappent le chômage, les bas salaires, les lourdes charges, les hausses de loyers, etc, etc.
La présence depuis 6 ans d'un conseiller général de droite ne leur a été d'aucun effort. Au contraire, il a renforcé l'écrasante majorité du Conseil général.
Yves Léonet est lui aussi, comme la plupart des familles de ce canton, un salarié. Il travaille chez Kléber où il est un dirigeant syndical apprécié pour ses compétences, son sens de la justice, sa force de conviction, de rassemblement. Mais ses grandes qualités de citoyen de défenseur, d'organisateur de la classe publique l'ont amené à accepter d'importantes responsabilités en

dehors de l'entreprise.
Depuis les dernières élections municipales, il est élu conseiller municipal communiste de Ste-Savine aux côtés de Régis Labbé (adjoint au maire) et de Dominique Leblanc. C'est dire que l'activité d'élu lui est devenue familière et que les habitants du 3è canton auraient pour les défendre compétence, lucidité, dévouement. Car les problèmes de ces quartiers -qui dépendent des attributions du Conseil général sont nombreux et Yves Léonet promet de les faire avancer- Tout au long de la campagne, avec la population qu'il va rencontrer, il va dresser la liste des besoins, des revendications, des projets de chacun. Et il va aussi convaincre de l'importance du vote communiste pour mettre un frein à l'arrogante domination de la droite, tout particulièrement dans l'Aube.

Anna Zajac

Troyes Vè canton


Anna Zajac,
candidate de vivre ensemble.

On ne présente plus Anna Zajac. Conseillère municipale communiste à Troyes avec Pierre Mathieu, conseillère communautaire à la CAT avec Régis Labbé.
Elle mène partout où elle est élue, le combat contre les méfaits de la politique de droite imposée par la majorité.
Ces derniers mois, elle a été l'une des porte parole du refus des familles et des enseignants de voir supprimer la gratuité des études surveillées pour les écoliers troyens. L'intransigeance de F. Baroin a pénalisé des centaines d'enfants, tout particulièrement dans l'un des quartiers où elle est candidate, Jules Guesde. Une récente enquête dans une école maternelle de quartier révélait que 100% des parents étaient au chômage !
On mesure les immenses besoins des familles et combien les mesures anti sociales du gouvernement Raffarin sont durement ressenties. Mais beaucoup d'autres problèmes sont posés dans l'ensemble du 5è canton

et pourraient être solutionnés par des choix différents du Conseil général. Le vote en faveur d'Anna Zajac peut peser très fort sur une orientation nouvelle.
En plus de ses responsabilités d'élue communiste, Anna Zajac assume avec compétence et efficacité la responsabilité d'une grande association anti raciste et d'amitié entre les peuples. Et l'opposition ferme et constructive qu'elle déploie contre les méfaits des lois racistes portent souvent leurs fruits. Il faut ajouter à toutes ces responsabilités, celle de dirigeante nationale du Parti Communiste et de la section de Troyes. Ce n'est donc pas un hasard si, pour 2003 Anna Zajac a été reconnue "officiellement" comme l'une des auboises qui oeuvre activement pour l’image du département.s
Le vote pour Anna Zajac est le vote le plus anti droite que l'on peut formuler. Alors !


Marcel Renaud

Troyes II

Marcel Renaud : droits, dignité...
ces combats de toujours.

S’il est un candidat capable de défendre les intérêts des familles de ce canton, c’est bien Marcel Renaud.
D'abord parce qu'il est des leurs. Troyen de pure souche, il a longtemps travaillé chez Dubix. Marié à une ouvrière de chez Devanlay, ils ont élevé deux garçons, et connu les difficultés de milliers de familles troyennes.
Ses grandes compétences en matière sociale, son sens de la justice, son combat incessant pour la défense de ses compagnons de travail en ont fait rapidement un dirigeant syndical écouté, apprécié. Son grand sens de
l'humain, de la justice, du dévouement aux autres l'ont

amené à assumer d'importantes responsabilités puisque pendant des années, il a dirigé le plus important syndicat.
En retraite depuis 2 années, il a accepté de continuer son combat pour la justice et la démocratie et tout particulièrement la défense des plus faibles, en devenant le candidat du Parti Communiste dans ce 2è canton.
Quel meilleur défenseur pourrait avoir la population de ces quartiers de Troyes, de Pont-Ste-Marie, de Creney... et plus généralement quel apport pour la gestion démocratique du département.

Rue Maurice Camuset
Le comité reçu à la mairie

Mercredi 21 janvier, une délégation du comité pour le souvenir de Maurice Camuset a été reçue par Michel Cartelet, maire de Romilly.
Elle était représentative de la pluralité des membres qui composent ce comité regroupant plus de quatre cents personnes. L'objectif de cette rencontre était d'obtenir une réponse positive concernant la demande qu'il formule, à savoir que la moitié de la rue Gornet- Boivin porte le nom de Maurice Camuset, l'autre moitié gardant le nom de Gornet- Boivin. On ne reviendra pas dans la Dépêche, ses lecteurs la connaissent, sur l'œuvre de Maurice Camuset tant dans la Résistance contre l'occupant nazi qu'à la tête des affaires de la ville de Romilly dont il fut le maire durant trente-cinq années.
À la sortie de cet entretien, la délégation qui ne perd pas espoir, resta tout de même sur sa faim. En effet, Michel Cartelet qui participa pendant dix-huit ans à la gestion de Romilly au côté de Maurice Camuset refuse toujours cette demande au prétexte de difficultés administratives et qu'il serait gênant de retirer le nom de Gornet-Boivin.

Ce qui est faux puisqu'il resterait sur l'autre moitié de la rue.
D'autre part, les membres de cette délégation ont tenu à préciser que sous le nom de Maurice Camuset, pouvait figurer celui de Gornet Boivin. Qu'une partie de cette rue de trois kilomètres porte le nom de Maurice Camuset ne dévaloriserait en rien l'action de Gornet Boivin maire de Romilly pendant onze ans.
Au contraire car se trouveraient ainsi associés dans l'une des plus grandes artères de Romilly les deux maires ayant manqués cette commune.
Au cours de la discussion, Michel Cartelet proposa d'autres, rues : Magenta, Paul Vaillant-Couturier, ce qui supposerait donc de les débaptiser. Comme quoi ce n'est pas réellement un problème. Au terme de cette rencontre, les membres de la délégation ont émis le souhait de pouvoir défendre leur point de vue devant le Conseil municipal. Ce qu'ils viennent de confirmer officiellement par courrier au maire.


Qui était Gornet Boivin ?
Pour le savoir, il suffit de se reporter à l’article de M. Pierre Guillaumot, un passionné de l’histoire romillonne, publié dans l’Est-Eclair du 6 juin 1986 sous la rubrique : «en flânant à travers le passé romillon».

Dans cet article, on y apprend que Gornet Boivin, un industriel romillon fut nommé maire par décret impérial daté du 30 avril 1856 et qu'il fut installé lors de la séance du Conseil municipal du 18 mai en présence du Préfet de l'Aube. Il prêta à cette occasion le serment d'usage à cette époque : "Je jure obéissance à la constitution et fidélité à l'Empereur" Il siégea à la tête des affaires de la ville pendant onze années. On y apprend également dans cet article que Gornet Boivin utilisa une partie de ses biens pour financer des réalisations municipales. Mais aussi qu'à partir de 1876, les différents conseils municipaux votèrent des subventions de remboursements à Gornet Boivin. Le 20 août 1876, il vota 1600 F pour rembourser des frais divers. Le 20 novembre 1888, une autre subvention de 300 F était votée, mais elle fut refusée par le sous-préfet considérant que la rédaction de l'acte pouvait laisser penser qu'était institué "une rente annuelle et permanente". Mais comme l'indique P. Guillaumot : "Le Conseil municipal éluda la difficulté en précisant le 18 décembre 1888, qu'il n'avait voté le secours que pour 1889. Mais chaque année, il renouvela fidèlement son geste. La somme fut portée à 400 F à partir de 1894.
Le 23 mars 1897, Gornet Boivin sollicita une augmentation du secours qui fut portée à 780 F le 23/3/1897 par un vote unanime du Conseil municipal.
En 1907, les élus décidèrent sur la demande de Paul Heurtefeu, en famille avec Gornet Boivin, d'accorder une concession à perpétuité gratuite

Création de postes à l’hôpital

Une action tenace et rassembleuse.

Nous ne lâcherons pas le morceau», c’est en ces termes que s’exprima Joë Triché au cours d’une récente conférence de presse sur le problème du manque de postes à l’hôpital de Romilly.
En effet, depuis maintenant des mois avec les militants de la section du PCF, le Conseiller général de cette ville multiplie les initiatives pour permettre à la population d'exprimer sa détermination sur cette question très sensible.
2 300 signatures sont recueillies sur la pétition réclamant la création de ces postes, de nombreux conseillers municipaux ont pris favorablement position comme leur avait proposé Joë Triché.

Ajoutons que le 19 novembre, à son initiative, plus de 150 personnes se sont retrouvées pour débattre de cette question et de la réforme de l'assurance maladie où plusieurs intervenants ont exposé leur point de vue.
Une nouvelle étape vient d'être franchie avec l'objectif d'élargir encore le rassemblement et d'organiser d'autres actions. Un collectif pour la création des postes nécessaires à l'hôpital de Romilly vient de se créer. Il rassemble la CGT, la CFDT, la SOMUCO, le PCF, le MRC. Il appelle la population à se rassembler devant l'hôpital jeudi 19 février à 17 heures. (voir ci-dessous le texte d'appel)

Jeudi 19 Février à 17 H devant l’hôpital de Romilly
rue P.V. Couturier Rassemblement pour la création
des postes nécessaires à l’hôpital
CGT, CFDT, SOMUCO, PCF, PS, MRC, Joë Triché,
R. Levasseur membre du CA

La sécu de demain c'est maintenant
Construisons-la ensemble

La mutualité française propose une assurance maladie obligatoire de haut niveau et une vraie mutuelle pour tous, permettant à chacun d’accéder quels que soient ses revenus, à la prévention et à des soins de qualité.
Les mesures gouvernementales, quant à elles, aggravent les inégalités.
C'est pourquoi je m'y oppose et demande :
La suppression du forfait hospitalier,
L'arrêt de la baisse des remboursements des médicaments vraiment utiles,
Le maintien de la prise en charge à 100% par l'assurance maladie de tous les actes et prescriptions liés à une maladie de longue durée ainsi qu'aux actes chirurgicaux importants,
Le respect des tarifs sans dépassement,
Une aide, sous forme de crédit d'impôt, pour être couvert par une mutuelle vraiment solidaire,
Je souhaite une réforme urgente des systèmes d'assurance maladie et de santé garantissant :
Les mêmes droits pour tous,

La solidarité et un financement de l'assurance maladie par toutes les richesses
La participation à la décision et à la gestion des assurés sociaux et de tous les autres acteurs
La Sécu de demain c’est maintenant. Construisons-la ensemble.

Retourner la pétition à la SOMUCO 99 rue Gornet-Boivin 10100 ROMILLY-sur-SEINE
Fédération des mutuelles de France 3/5 rue de Vincennes 93108 Montreuil Cédex

Pétition
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Parachutage de Mégret :notre région ne mérite pas ça !

Notre région, ses salariés, sa population souffrent durement des conséquences des décisions conjuguées du gouvernement Raffarin et du Medef.
Quand se multiplient les plans de licenciements, les délocalisations, quand les bas salaires deviennent la règle et que la précarité se renforce, quand les services publics subissent une attaque en règle et au regard de la dureté des conditions de vie et de travail vécus par une majorité de Champardennais, l'autosatisfaction affichée par le Président de la région et les dirigeants de l'UMP est indécente. Les handicaps, les retards de la région, les inégalités qui la frappent ont pour responsable cette droite qui, ici, dirige tout et depuis toujours. Cette situation constitue un terreau propice au développement des idées de l'extrême droite dont la progression est plus qu'inquiétante. Et voilà qu'un des principaux idéologue de cette extrême droite, Bruno Mégret annonce qu'il conduira la liste de son parti aux régionales en Champagne-Ardenne.
Semeur d'idées de haine, racistes, antisémites, xénophobes, ce partisan du démantèlement social et de l'attaque contre les milieux culturels qui ne

correspondent pas aux "canons" de sa formation extrémiste, fuit la région PACA où son bilan est accablant et ose venir se présenter, ici, en donneur de leçons. S'il peut le faire c'est qu'il a fait appel d'un jugement qui l'a condamné le 26 janvier dernier à un an d'inéligibilité et un an de prison avec sursis pour irrégularités dans le financement des campagnes électorales de son parti. Non vraiment notre région ne mérite pas ça.
Ce nouvel élément ne peut que renforcer la mobilisation indispensable de tout ce qui fait la force, la richesse de la gauche, du mouvement social et progressiste.
J'ai la ferme conviction qu'un recul durable du poison de l'extrême droite ne saurait être obtenu sans la double condition du rassemblement des forces de gauche et écologistes et d'un nouveau rapport de celles-ci avec les citoyens pour construire les réponses à la hauteur de leurs attentes. C'est une des données majeures des prochaines régionales et de mon engagement pour un rassemblement des forces de gauche se donnant les moyens de gagner.


Pierre Mathieu

Roland Barthes à la Madeleine
Une très belle soirée ou la philo racontée aux spectateurs

Barthes n’est pas un joueur de foot mais il sait parler de la chose.
Il discoure d'ailleurs sur tout, le catch, le strip-tease, le lied, l'amour etc. C'est un maître à bien penser qui s'est nourri de Freud, Bachelard ou Brecht. Il déteste les lieux communs, il s'en méfie, il les remet sur l'enclume pour en tirer des étincelles d'intelligence. Barthes échappe aux influences parce qu'il crée une pensée originale. Son intérêt réside en ce qu'il bouscule les respectables valeurs fétiches. Il est un peu marxiste et beaucoup barthiste. Malgré son éclectisme apparent, il cherche la signification des langages divers qu'il rencontre, ceux qui transmettent un sens clair mais en contiennent d'autres infiniment plus secrets. On retrouve ce souci chez ses contemporains, Saussure, Merleau-Ponty et le poète J.P Siméon.
Les "Fragments d'un discours amoureux" reflètent avec bonheur ce que Barthes dit du langage, qu'il n'est pas tant un moyen d'apporter du sens que d'apporter du lien social. Pour cela "j'utilise la langue classique naturelle mais de telle façon que je lui fasse signifier davantage ou même autre chose que ce que je dis. "
Le metteur en scène J.Claude Cotillard a voulu donner de la chair à cette idée. Il a incarné le discours amoureux, mis à nu les intentions du discours en quelque sorte. Il a du même coup détricoté Barthes. Mais n'a-t-il pas ajouté de l'humour à l'humour, du sens au sens ? L'auteur créé lui-même cette distanciation nécessaire. Il est toujours hasardeux de théâtraliser le discours, d'en remettre une couche en quelque sorte. Mais les huit comédiens de la Cotillard Cie s'en sont admirablement sortis au cours d'une Cotillard-party qui a séduit nombre de spectateurs.
Et puis n'est-il pas nécessaire de faire connaître les auteurs sans scène, les philosophes boudés du grand public, les inséminateurs de la pensée de demain ? C'est ce que ce que se donne encore pour but le Théâtre de la Madeleine et son directeur Pierre Humbert. (1)


Jean Lefèvre


(1) rappelons-nous les mises en scène de Diderot, Rousseau, Merleau-Ponty par la Cie Ephéméride

Concert Michaël Rudy au Théâtre Gérard-Philippe
La venue à Saint-André, jeudi, du pianiste Michael Rudy fut un évènement d'importance. Rudy est "classé" parmi les plus grands au monde si le mot classé a un sens. Chaque interprète apporte en effet une touche originale qui le rend inclassable et le spectateur a ses émotions propres qui ne sont pas toujours en harmonie avec les sensibilités de l'artiste.
Il est né à Tachkent en Ouzbékistan et s'est installé à Paris en 1977. C'est l'année où Me Delvincourt le fit venir à Troyes pour un concert mémorable.
En ce qui me concerne, j'ai entendu un grand technicien du piano comme les écoles russes savent en fournir et se jouant de difficultés considérables. Son répertoire est d'ailleurs très étendu allant des romantiques aux modernes. J'ai également apprécié son sens de la nuance. Rudy sait faire sonner son piano comme un orchestre berliozien ou étouffer sa voix pour la rendre aussi mince qu'un écho. Mais, je n'ai pas été véritablement touché. L'âge peut-être ! Chopin qui demande beaucoup de tact et d'élégance était joué comme du Liszt. On aurait dit qu'il voulait redonner une autre dimension à cette musique si pure, la faire passer en force, la rendre russe ! Ne boudons pas notre plaisir cependant, l'artiste est de grande race, il est généreux, il joue à chaque bis en y prenant plaisir pour jeter au public des piécettes d'or à la virtuosité périlleuse


Jean Lefèvre

 


 

Le « non » efficace à la droite

65% des français se disent prêt à voter en mars prochain pour sanctionner la politique de droite, du gouvernement Raffarin.
Jamais, depuis des décennies, nous sommes-nous trouvés face à une telle régression sociale, fruit de la politique menée depuis 2 ans. Tous les leviers de celle-ci sont aux mains d’un exécutif entièrement dévoué au Medef.
Dans l’Aube, 2 sénateurs, 3 députés, la grande majorité du Conseil général, sont autant de courroies de

transmission des coups violents portés au monde du travail, à la santé, la Sécu, la retraite, l’emploi, le pouvoir d’achat.
Claude Kerroch à Villenauxe, Fanny Lambert à Marcilly-le-Hayer, Joë Triché à Romilly II et Laurent Levasseur à Nogent-sur-Seine seront les plus sûrs remparts à la politique distillés chaque jour par le gouvernement et le patronat


Y. Bouteiller