La Dépêche de l'Aube n°749 du Jeudi 29 janvier 2004 La Dépêche de l'Aube n°749 du Jeudi 29 janvier 2004

La dépêche de l'Aube n°749 du Jeudi 29 janvier 2004

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Les candidats communistes : Troyes II : Marcel Renaud, 59 ans, syndicaliste, retraité-Troyes III : Yves Léonet, 52 ans, Agent de fabrication, syndicaliste-Troyes V : Anna Zajac, 58 ans, conseillère municipale à Troyes, conseillère communautaire, syndicaliste. Employée à la DDA-Chapelle St Luc/ Les Noës : MF Pautras, 57 ans, conseillère générale-Estissac : Marc Travert, 50ans, agent de maitrise, militant associatif-Ervy le Chatel : Chantal Gervais, 58 ans, retraitée, syndicaliste-Mussy S/Seine : Joseph Seghetto, 50 ans, Maire adjoint de Bar S/Seine surveillant pénitentiaire-Brienne le Château : Jean Hampe, 47 ans, chef d'équipe d'exploitation à la DDE-Soulaines D'huys : Gérald Tranler, 40 ans, conseiller municipal à Epothemont, agent d'entretien-Ramerupt : Philippe Vagner : 61 ans, retraité-Nogent S/Seine : Laurent Levasseur, 41 ans, conseiller municipal de Nogent, facteur-Marcilly Le Hayer : Fanny Lambert, 29 ans, enseignante, syndicaliste-Villenauxe La Grande : Claude Kerroch, 63 ans, retraitée de l'éducation nationale, ancienne directrice d'école maternelle.-Romilly-sur-Seine II : Joë Triché, 57 ans, conseiller général-Bouilly : Jean Jacques Laurent, 71 ans, maire de Javernant
Elections cantonales mars 2004
Le vote communiste : un rempart contre la régression sociale Les priorités dans l’Aube

La fédération de l’Aube du PCF a présenté à la presse locale les candidats communistes aux élections cantonales du 21 mars prochain.
A cette occasion, Jean Pierre Cornevin, secrétaire départemental du PCF a dressé le contexte politique dans lequel vont se dérouler les élections cantonales et régionales : "la droite poursuit son entreprise systématique de destruction de ce qui faisait le contrat social de notre pays depuis la libération. Chômage, retraite, services publics, décentralisation libérale, école, santé etc.. Le bulldozer de la droite ne fait pas de détail et fait place net pour le MEDEF et la finance. Nous sommes devant un projet global de remodelage de la France pour la faire entrer à marche forcée dans le moule de la mondialisation libérale"
Une gauche populaire
Jean-Pierre Cornevin a ensuite rappelé le processus de construction d'une alternative politique dans lequel s'est engagé le parti communiste français depuis son congrès : "nous ressentons une grande souffrance dans la population et beaucoup de désarroi. Il y a à la fois cette droite qui tape dur et ce manque de lisibilité à gauche qui accentue la détresse des gens. Les communistes ne se résignent pas à cette absence d'alternative puisque nous avons entamé depuis notre congrès un processus qui vise justement à 'révolutionner' la gauche et à construire une gauche populaire, une gauche de courage qui s'attaque aux marchés financiers, qui s'attaque aux pouvoirs oligarchiques, qui écrasent les peuples, qui a le courage de défendre cette idée simple, qu'un autre monde est possible ! et qui le fait !"
Rétablir la justice sociale
Il a exprimé ensuite dans quel état d'esprit les communistes abordent ces élections : "nous y allons avec envie et détermination. Nous avons envie de dire aux gens que d'autres choix sont possibles que ceux qui consistent à casser les services publics, casser le droit du travail, casser notre système de solidarité. Réduire la durée d'indemnité des chômeurs et dans le même temps offrir 1,5 millions € de cadeaux aux patrons en supprimant une partie de leur taxe professionnelle, j'appelle cela de l'apartheid social !» Et ce n'est qu'un exemple.
Nous avons un gouvernement qui prend aux pauvres pour donner aux riches, eh bien les candidats communistes vont être les Robins des bois, ceux qui rétablissent la justice sociale. En utilisant le bulletin de vote communiste, les Aubois auront l'occasion d'exprimer leur souhait d'une société plus juste, plus solidaire, plus humaine.
Dans l'Aube les salaires sont plus bas et l'on paie plus d'impôt.
Le secrétaire départemental du PCF a ensuite démontré que loin de transformer l'assemblée départementale en un pôle de résistance où l'on tente de gommer les inégalités, la majorité de droite du Conseil général est au contraire, un relais zélé de la politique libérale du gouvernement Raffarin. "L'Aube sous la dominance de la droite est devenue un département de bas salaire (le salaire horaire moyen est ici de 8,37€ contre 9,61€ sur le plan national). C'est un département où les salariés manquent de qualification car cela n'a pas été une priorité pour les entreprises. Le chômage y est nettement supérieur à la moyenne nationale, la pression fiscale supérieure de 8% à la moyenne nationale alors que les dépenses en direction des services à la population y sont inférieures de 12%".

Les priorités dans l’Aube


Un département défendant ses emplois et son tissu industriel
Un département participant à la formation des salariés
- Création d'un fonds régional pour l'emploi, la formation et la promotion des salariés
Un département défendant les services publics
Un département transparent et mettant en œuvre la démocratie participante
Un département solidaire de ses habitants et de ses collégiens
Un département reconnaissant mieux le rôle joué par la vie associative et ses bénévoles
Un département soucieux de la santé de ses habitants
Un département soucieux de l'environnement et du développement durable

Pour conclure, JP Cornevin à mis en avant l'enjeu de ces élections "une droite confortée et cela sera à coup sûr, du local au national, l'accentuation de la politique d'apartheid social. Une droite sanctionnée et un parti communiste renforcé permettrait au contraire d'envisager l'avenir et la riposte sociale avec espoir".

LDA.

Elections cantonales du 21 mars 2004


Les candidats communistes :
Troyes II : Marcel Renaud, 59 ans, syndicaliste, retraité
Troyes III : Yves Léonet, 52 ans, Agent de fabrication, syndicaliste
Troyes V : Anna Zajac, 58 ans, conseillère municipale à Troyes, conseillère communautaire, syndicaliste. Employée à la DDA
Chapelle St Luc/ Les Noës : MF Pautras, 57 ans, conseillère générale
Estissac : Marc Travert, 50ans, agent de maitrise, militant associatif
Ervy le Chatel : Chantal Gervais, 58 ans, retraitée, syndicaliste
Mussy S/Seine : Joseph Seghetto, 50 ans, Maire adjoint de Bar S/Seine surveillant pénitentiaire
Brienne le Château : Jean Hampe, 47 ans, chef d'équipe d'exploitation à la DDE
Soulaines D'huys : Gérald Tranler, 40 ans, conseiller municipal à Epothemont, agent d'entretien
Ramerupt : Philippe Vagner : 61 ans, retraité
Nogent S/Seine : Laurent Levasseur, 41 ans, conseiller municipal de Nogent, facteur
Marcilly Le Hayer : Fanny Lambert, 29 ans, enseignante, syndicaliste
Villenauxe La Grande : Claude Kerroch, 63 ans, retraitée de l'éducation nationale, ancienne directrice d'école maternelle.
Romilly-sur-Seine II : Joë Triché, 57 ans, conseiller général
Bouilly : Jean Jacques Laurent, 71 ans, maire de Javernant

EDF SNCF, Hôpitaux, Fonctionnaires
Mobilisations à la hausse

Fièvre sociale, les Echos; «Semaine sociale agitée», Libération; «Attention à la grève», Le Parisien; «Premières grèves de l’année», La Tribune. Les médias doivent marquer le coup : la mobilisation sociale est forte en cette mi-janvier.

À EDF et GDF, la CGT, la CFDT et FO, soit près de 9 agents sur 10, s'opposent aux risques de privatisation. À la SNCF, où le PDG Louis Gallois vient de confirmer 3500 suppressions de postes en 2004, une véritable provocation, la CGT, rejointe par de nombreux cedétistes déçus, SUD Rail, FO, la FGAAC, soit plus des deux tiers des salariés, pose la question des salaires. Dans la fonction publique hospitalière (agents, aides-soignant-e-s, infirmier-e-s, médecins), la mobilisation est organisée par deux des quatre syndicats de médecins, majoritaires dans la profession, et quatre syndicats hospitaliers représentant les deux tiers des agents, CGT, FO, CFTC, SUD.
Mouvement également chez les salariés d'Aéroports de Paris, qui ont cessé le travail contre la privatisation partielle.
Et la semaine prochaine est programmée une semaine d'action à l'appel des sept fédérations de la fonction publique.

La droite en effet a le service public dans le collimateur; Elle entend y imposer une austérité accrue. Européiste zèlée, elle pense casser des services de qualité. Partisane de la précarité, elle considère que les contrats stables seront des exceptions, les statuts publics des forteresses à réduire avant de soumettre leurs salariés à la règle commune d'une exploitation renforcée.
Cette semaine encore, dans un de ses journaux de prédilection (Figaro Magazine du 18/1), les questions posées dans un sondage montrent bien son projet: il faudrait "payer les fonctionnaire au mérite"; "supprimer la garantie de l'emploi aux fonctionnaires"; "privatiser les hopitaux", etc.
Le problème pour elle, et il n'est pas mince, c'est que l'opinion ne la suit pas comme elle le voudrait; une majorité refuse sa purge sociale, se prononce pour la garantie de l'emploi, pour l'hôpital public (à 74%!)…
Un bel encouragement aux salariés du "public" alors que, dans le secteur, la mobilisation sociale monte d'un cran.
De leur côté, les communistes entendent tout faire pour créer les conditions d'un rapport de force nouveau, marquer un coup d'arrêt à cette politique ultralibérale

Humeurs

Contagion
Luc Ferry vient de déclarer dans un accès de laïcité qui ne trompe pas qu'on devrait interdire le voile… et la barbe dans les écoles. La laïcité est une maladie qui s'attrape. Depuis quelque temps, les poussées de fièvre laïques atteignent des niveaux cliniques jamais atteints, frappant jusqu'à l'extrême droite qui hurle au scandale quand une fillette ose entrer en classe avec un mouchoir sur la tête. Jusqu'ici la droite républicaine était immunisée. Elle préférait les blanches cornettes des écoles privées, refusant d'attraper les poux de l'école publique.
Donc, le ministre Ferry qui a en charge les bonnes vies et moeurs des écoles, s'en prend au système pileux des élèves. Plus de barbe, dit-il sans rire (ce qui prouve la fièvre et non l'humour, car l'humour a toujours le sourire en coin), la barbe porte en elle l'enfer comme la nuée porte l'orage.
Il est peu probable que les écoles maternelles ou primaires doivent être surveillées pour l'application d'une telle mesure, même en tenant compte de la précocité de nos enfants. On est plus grand, plus rapide, plus fécond, de nos jours et sans doute plus poilu plus vite. Il faut quand même attendre l'âge du bousteur (1) pour se mettre à la surveillance. En attendant, on y fera là des économies de piloscopes. (2)
Enfin, supposons que Luc Ferry qui ne fait rire personne maintenant, applique sa décision, il faudrait exclure des écoles des gens comme Jules Ferry, qui portait la barbe extravagante, mais aussi notre Victor Hugo, sorte de Charlemagne de l'esprit fleuri, et tous ceux dont le nom évoque la barbe : Barbès, le révolté barbu et les grands moustachus Barbey d'Aurevilly ou Barbusse.
Vous me direz qu'ils sont morts, certes, mais il faut exclure leurs portraits de nos écoles car toute contagion est à combattre..

Jean Lefèvre

(1)Engin à 2 roues exigé par les ados pour parader devant les lycées
(2) Sorte de radar à déceler les poils.

Ecoutez-voir......

...Médecine à 2 vitesses
Le dépistage systématique du cancer du sein, qui s'adresse aux femmes de 50 à 74 ans (pourquoi jusqu'à 74 ?), est opérationnel dans tous les départements français (sauf la Guyane). Cette campagne a été décidée par le gouvernement et par le ministre Jean-François Mattei, qui a l'air d'en être fier. Mais cet examen est bâclé : il ne comprend que quatre clichés radiographiques au lieu de six habituellement, et il n'est pas fait d'échographie ni de ponction si cela est nécessaire, ou alors il faut payer. Si le nombre de dépistages a fortement augmenté, et si la gratuité permet de se décider aux patientes qui n’en avaient pas les moyens, celles-ci n’auront pas les mêmes garanties de soins. Médecine à deux vitesses ? Je trouve cela scandaleux..

Maurice Jaillant Estissac

MF Pautras a d’ores et déjà le soutien de toute la gauche : PS, Verts, PRG, MRC et de nombresuses personnalités.
Cérémonie des voeux de MF Pautras
Toute la gauche sera derrière elle !

Marie-Françoise Pautras a présenté ses voeux aux habitants du canton de La Chapelle-St-Luc/Les Noës.


Devant une assistance attentive, elle a rappelé quel avait été le sens de son engagement : "vous représenter au Conseil général afin d'y faire entendre votre voix, vos difficultés, vos attentes". Elle a ensuite fait le bilan de son action durant ses six années de mandat. La santé, la sécurité, l'emploi, l'éducation, le logement, un large champ d'action où à chaque fois elle tente d'associer "toutes les énergies pour faire de la démocratie autrement"

Elle a souligné la difficulté de son combat au sein d'une assemblée départementale dominée par la droite et qui "sans vergogne, s'en prend aux plus pauvres" Un combat certes difficile mais qu'elle entend poursuivre avec les convictions qui sont les siennes "Il faut sans arrêt se battre sur tous les fronts, entrer en résistance, aujourd'hui plus que jamais, dans l'intérêt de nos enfants, pour leur avenir, face à la droite ultra-libéral et brutale qui détient tous les pouvoirs dans le pays, dans le département……… "
Sous les applaudissements de la salle, la conseillère générale communiste a confirmé qu'elle était candidate pour un second mandat aux services des habitants du canton et qu'elle portera les espoirs de la gauche rassemblée.

Bas les pattes sur la Sécu !

La réforme de la Sécurité Sociale telle que l’envisage le rapport du Haut Conseil pour l’Assurance Maladie, c’est l’implosion programmée.
Oui il faut une réforme de grande ampleur. Une réforme qui permette à la Sécurité sociale de conserver son socle solidaire, de faire face aux besoins d'aujourd'hui en matière de remboursements de soins, de prise en charge des actes, de développement de la prévention, de modernisation et de développement de l'Hôpital public, etc.
Au vu de ce qui se dit aujourd'hui, regrettons que le précédent gouvernement n'ait pas osé affronter ces enjeux, dans une toute autre perspective que celle retenue par la Droite et le MEDEF dans le prolongement du Plan JUPPE.
L'occasion perdue par la gauche plurielle hier, confronte les Françaises et les français, le monde du travail au risque d'un démantèlement du système solidaire construit à la Libération.
C'est la privatisation de la protection sociale aujourd'hui, au bénéfice du secteur des assurances, qui est à l'ordre du jour. Les reculs de la qualité des soins et du niveau des remboursements engagés depuis de nombreuses années en étaient les prémisses.
En 2004, c’est un progrès de la Sécurité sociale que nous voulons
Alors que déjà 14 % de la population renonce à se soigner pour des raisons financières, et ce chiffre monte à 30 % pour les chômeurs, qu'en sera-t-il demain ?
Une fois de plus un rapport officiel ignore la mise à contribution de nouvelles sources de financement, et prétend imposer aux françaises et aux français d'assumer l'essentiel de la facture par exemple par

l'augmentation de la CSG y compris celle des chômeurs et des retraités.
Mettre à contribution les profits !
Pourquoi les 160 milliards d'euros de profits boursiers des entreprises et des institutions financières qui échappent à toute ponction, restent-ils intouchables ? Ils permettraient de dégager 20 milliards de recettes !
Une politique de relance de la croissance (un point de croissance représentant 2,5 milliards d'euros pour la Sécurité Sociale), et de lutte pour l'emploi (100 000 chômeurs en moins représentant 1,3 milliard d'euros), permettrait d'aller de l'avant.
Autant de propositions alternatives que nous entendons continuer de faire avancer avec le mouvement social.
La peur du débat
Au lieu de s'apprêter à réformer par ordonnances, sans consultation des françaises et des français, des acteurs sociaux (autres que le Medef) et du Parlement, il faut que le gouvernement assume ses responsabilités devant la Nation, et mette cette énorme question en débat.
Un grand débat public s'impose donc dans tout le pays
Les françaises et les français tiennent à leur Sécurité Sociale. Ils ne doivent pas accepter que l'argent de la santé, qui représente une fois et demi le budget de l'Etat, soit livré autoritairement aux prédateurs financiers que sont les grands groupes d'assurances privés qui convoitent depuis des années cette manne considérable à des fins de profits supplémentaires.
Les laisser faire serait décréter la fin du droit à la Santé pour tous. Nous devons les mettre en échec ; c'est l'exigence et le combat des communistes et de leurs élus.

LDA.

Pour une véritable politique de l’emploi

Le gouvernement tente de rassurer une opinion inquiète et reparle d’emploi.
Mais ses recettes n'ont pas changé : baisse des charges pour les entreprises, mise en concurrence des agences pour l'emploi avec le secteur privé, bas salaires, contrats au rabais, précarité galopante, remise en cause du code du travail… C'est une politique au bulldozer sur le champ social.
Alors que le chômage n'est pas très loin de franchir la barre des 10% et que les conditions de travail se dégradent, on nous promet la croissance. La croissance pour qui ? Pour les entreprises exonérées de charges et de taxe professionnelle, pour la Bourse, pour la finance, et jamais pour ceux et celles qui travaillent ! Ce sont les charges financières qu'il faut baisser et non pas les cotisations sociales. En 2002, Les entreprises ont créé en ressources nouvelles l'équivalent de deux fois le budget de l'État. Plus de la moitié de ces richesses produites par le travail sont parties en fumée dans des opérations financières.
Aujourd'hui, 20 milliards d'euros par an sont gâchés dans les exonérations accordées au patronat sans aucun effet sur l'emploi et les salaires. Et cela va augmenter encore, c'est cela la mobilisation pour l'emploi de la droite !
Il faut cesser cette politique insupportable, qui brise tous les acquis de notre peuple au profit du capitalisme

mondialisé. Le gouvernement se livre à un jeu de massacre dans le champ social et sociétal.
Oui, bien sûr, l'emploi doit être la priorité numéro 1, mais dans la réalité, pas dans les discours. La politique n'est pas un carnaval ! Une véritable politique de l'emploi est possible. Les communistes proposent d'inscrire vraiment cette priorité dans la politique de l'État, de toutes les collectivités territoriales et des entreprises. Cela signifie: contrôler l'utilisation des fonds publics. Créer un fonds national décentralisé qui aide les entreprises et notamment les PME à prendre en charge leurs prêts à l'investissement. Donner des pouvoirs aux salariés dans les entreprises pour qu'ils soient pleinement acteurs de leur développement. Augmenter les salaires et augmenter notamment le SMIC de 6% dès aujourd'hui. Cela ne représente que 2% des profits d'exploitation et financiers des entreprises. Moduler la cotisation sociale patronale en fonction des choix de production, d'emploi, de formation des entreprises. Inventer une autre politique pour la Banque Centrale Européenne et se dégager vraiment du pacte de stabilité. Travailler en fait, à une véritable sécurité d'emploi et de formation.
Oui, pour développer l'emploi, il faut s'en prendre au capital, et cesser de céder aux pressions libérales ! Voilà de vraies propositions pour l'emploi !.

Théâtre

Le Théâtre Populaire de Champagne vient de présenter un excellent spectacle dans la salle Gérard Philippe à Saint-André.


Il s'agit d'une pièce de J.C OATES, un Américain célèbre chez lui. Le propos de l'écrivain est de vilipender la télévision aux Etats-Unis, mais l'adaptation qui en est faite par J.C Grumberg en France nous fait penser qu'on a du souci à se faire avec la nôtre. Le téléviseur fait partie maintenant du quotidien des familles comme la table ou le lit. Mais table et lit sont nourrissants et réparateurs tandis que la télé nous bouffe et nous détruit. Voilà sur la scène Emilienne et Franck (M.H. AÏN et P.Fabrice) invités dans une émission BCBG. La "voix" et donc la speakerine est chargée d'interroger ce couple dont le fils vient d'être arrêté pour assassinat. Distance entre les questions philosophiques et les réponses idiotes du couple. Du moins à première vue. Car ce qui est idiot c'est de demander à ces gens dans un désarroi terrible de donner des réponses savantes à des questions qui les dépassent. Quoique ! Souvent les deux vedettes d'un jour, dans leur naïveté, répondent juste et fort même s'ils sont souvent désarçonnés, niais, racistes sur les bords parce qu'il faut bien innocenter, se défendre, s'agripper au groupe.

Voilà un texte original pour une aventure de plus en plus commune car la télévision se donne pour rôle d'entrer chez vous pour vous exhiber le malheur des autres. On ne guillotine plus en public, on tranche, on dépèce, on lapide après avoir instruit, inculpé, condamné, dans l'étrange lucarne qui a la forme d'une lunette d'échafaud.
Ce texte ne serait rien sans le talent des 3 acteurs du TPC et l'ensemble des ingrédients scéniques (pubs et sons d'Olivier Moyne par ex.). Marie Hélène Aïn et Pierre Fabrice ont une présence et un ton tout à fait justes. Ils restent très touchants, très humains au milieu de leur aventure monstrueuse. Le vrai monstre est la speakerine et le rôle de Maria Naudin est fort délicat. Fallait-il quelque chose de plus vachard, de plus caricatural ou de plus effacé, de plus sournois en somme ?
En tout cas, la preuve est faite qu'on n'échappe pas à la télévision en voulant la fuir un soir pour du spectacle vivant. Il est bon de la montrer du doigt, de lui rabattre son caquet, de lui faire son procès, de mettre en garde les publics d'aujourd'hui et de demain contre la nocivité des médias : l'abus de la télé tue l'intelligence et le sens critique, devrait-on écrire au bas des écrans.


Jean Lefèvre