La Dépêche de l'Aube n°745 du Jeudi 1 janvier 2004 La Dépêche de l'Aube n°745 du Jeudi 1 janvier 2004

La dépêche de l'Aube n°745 du Jeudi 1er janvier 2004

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Rétrospective 2003
Paix - Emploi - Santé - Retraite Alternative politique
Les communistes aubois à l’initiative...

La paix est passée par Troyes

 

A l'appel de la fédération de l'Aube du PCF, une dizaine d'organisations politiques, syndicales et associatives se sont mobilisées pour réussir un grand rassemblement contre la guerre.
Un appel entendu au-delà même de l'espoir des organisateurs. Ce sont plus de 3000 personnes qui se sont rassemblées place de l'hôtel de ville pour dire " Non à la guerre en Irak " et à un monde façonné sous l'égide de l'impérialisme américain.
Avant que l'immense cortège des manifestants ne se déploie dans les rue troyennes, des poèmes et des chansons pour la paix furent interprétés par des artistes Troyens, dont ceux du TPC.
Depuis l'intervention américaine l'Irak est dans le chaos..
Aujourd'hui la capture du dictateur sanguinaire, Saddam Hussein, rend plus nécessaire et légitime que jamais, la fin de l'occupation étrangère, la restitution de la souveraineté pleine et entière de l'Irak aux Irakiens eux- mêmes.

Des millions de voix contre la réforme à Fillion

Après plusieurs mois de "raffarinade "de propos biaisés et d'hypocrisie sans borne, le gouvernement à fait tomber son masque en annonçant son projet de réforme des retraites.
Les Français découvrent alors la vérité crue de la politique du gouvernement : elle est de droite et de classe, néo-conservatrice et ultra-libérale.
Le 13 mai, il y aura eu plus de 2millions de manifestants dans les rues de France. 7000 à Troyes, 500 à Bar/Aube, 300 à Nogent / Seine.
Présents dans toutes les manifestations, les militants communistes ont distribué plusieurs millions d'exemplaire de leur contre - proposition pour une réforme alternative des retraites.
Défendu par les députés communistes à l'Assemblée nationale, il sera le seul projet alternatif à la réforme Fillon.
Dans l'Aube les militants communistes ont déposé en préfectures plus de 2000 pétitions s'opposant à cette réforme de régression sociale du gouvernement de droite.

Suppression des études surveillées gratuites dans les écoles troyennes


François Baroin et sa majorité municipale pensent sans doute que la politique du gouvernement Raffarin n'est pas assez dure pour la population.
Ils viennent d'en rajouter une couche en rendant payantes les études surveillées pour les écoliers troyens.
Une mesure autoritaire, sans concertation, discriminatoire, qui fait l'unanimité contre elle, tant du côté des enseignants que des parents d'élèves.
Les élus communistes du conseil municipal de Troyes ont été les premiers à s'élever contre ce nouveau coup dur porté à l'école publique gratuite et par voie de conséquence, à l'égalité des chances.Le dossier est loin d'être clos.

Jacquemard : délocalisations et casse de l'emploi


L'annonce de la suppression de 280 emplois dans le groupe Jacquemard à été ressentie comme un véritable traumatisme. Durant des mois, la mobilisation contre cette casse consécutive à la délocalisation de la production en Roumanie n'a pas faibli. Manifestations et démarches diverses en préfecture, au conseil général et régional ont abouti à l'organisation d'une table ronde qui à eu lieu le 3 février 2003. Une table ronde que Joé Triché avait sollicitée dès le 5novembre 2002 en s'appuyant sur l'ART 118 de la loi de modernisation sociale. Elle déboucha sur la signature d'un contrat de site jugé largement insuffisant au niveau de l'emploi…mais qui comporte une aide financière de deux millions d'Euros pour la ville de Romilly.

 

Humeurs

A bas la charité.
Voici la froidure et le vent et les discours sur la nécessaire charité que nous devons aux pauvres. Car, malgré nos richesses, nos coffres rebondis, nos voyages sur mars et les trésors d'ingéniosité et de dollars que Bush a consentis pour abattre Sadam, la pauvreté est toujours là partout dans le monde, égorgeant les pauvres gens jusqu'en nos villes et nos campagnes. Guerre et pauvreté font rage.
Malicette interrogée sur ce phénomène s'est mise en colère bien que son caractère soit plutôt enclin à l'indulgence. On venait de la taper d'une aumône.
" Les pauvres n'ont que faire de la pitié. Ils réclament la justice. Que les riches leur rendent ce qu'ils leur ont volé car il n'y a pas de richesse sans le vol. Pourquoi parler de compassion quand il s'agit de restitution. La charité ne sert qu'à prolonger, et la pauvreté des uns, et la richesse des autres. Et les discours larmoyants ne sont que des crocodrôleries. On va en organiser des bals, des fêtes, des banquets, des jeux de cirque avec grand concours de vedettes et de télé. De belles fêtes pour réaliser de grosses quêtes. Ça faisait déjà ricaner Jehan Rictus, il y a plus d'un siècle (1). La charité qu'on nous vante comme une vertu majeure a sans doute été autrefois un moyen ostentatoire de montrer du doigt les riches (2) mais ça n'a pas servi beaucoup, on le voit bien, puisqu'on n'a jamais compté autant d'inégalités. Pire, c'est un moyen de ne pas rétablir la justice, un procédé pour maintenir la société en l'état. Et pendant que les pauvres donnent pour les pauvres, car ce sont eux les plus charitables, l'état peut mieux aider les riches à renforcer leurs profits et leurs lois."
Ainsi parlait Malicette à la manière d'Anatole France qui disait au début du XXe siècle " Il ne faut pas améliorer la condition des pauvres, il faut la supprimer. "
Mais il y a des combats tout simples à mener à notre porte et à notre portée, premières luttes locales vers une démarche plus globale : il faut ouvrir à Romilly une avenue à Maurice Camuset, il faut verser pour que la Dépêche continue à mener son juste combat. Il faut aider quelques organisations caritatives comme le, Secours Populaire. Il faut être un peu charitable, Malicette !

 

.Janleu

(1)" Car pour nous s'courir, l'monde riche, faut qui gambille à not' santé ! " (Les soliloques du pauvre).
(2) Malicette pense sans doute à Saint-Bernard de Clairvaux qui prêchait aux grands le dénuement, vivant de rien comme Diogène dans son val d'Absinthe, devenu Clara vallis (Clairvaux). .

A Romilly la santé fait débat


Quarante postes sont nécessaires à l'hôpital de Romilly pour la mise aux normes de trois services : urgences, maternité, cardiologie. Les communistes romillons ont décidé de passer à l'action pour les obtenir. 2300 signatures sont déjà recueillies sur la pétition qu'ils proposent à la population. 150 personnes se sont réunies en novembre pour débattre de l'avenir de l'assurance maladie. Sur proposition de Joé Triché de nombreux conseils municipaux ont pris position sur la nécessité d'obtenir des moyens pour l' hôpital de Romilly. Prochainement le conseiller général communiste conduira une délégation auprès du député F. Baroin et de l'agence régionale de l'hospitalisation.

S'opposer à la droite

Lundi 3 novembre Delevoye, ministre de raffarin était à Romilly pour la signature officielle du contrat de site. 150 personnes se sont ainsi retrouvées devant la mairie pour protester contre la politique de casse des acquis sociaux et pour exprimer leur insatisfaction concernant le contrat de site qui ne comporte aucune mesure concrète pour les salariés licenciés. Une initiative proposée par la section de Romilly du PCF à laquelle se sont associés la CGT, la CFDT, la CNL, le secours populaire, le PS et le MRC.


Contre le démantèlement de l'hôpital


Étranglé financièrement depuis plus de vingt ans par les politiques de maîtrise comptable, l'hôpital public n'a plus les moyens de répondre à ses missions.
Les personnels de santé ont alerté avant la canicule. Après la canicule ils ne sont toujours pas entendus par Chirac, Raffarin, Matteï. Non seulement depuis cet été les moyens nouveaux ne sont pas arrivés. Mais fait plus grave, les plans d'austérité et de démantèlement se poursuivent.
L'objectif de Matteï est d'ouvrir en grand la porte de l'hospitalisation aux grands groupes privés (telle la Générale de santé) tous les secteurs dits rentables, aux cliniques privées les pathologies et les malades rentables, à l'hôpital public les maladies longues et coûteuses. L'hôpital public sera l'hôpital du pauvre !
La tarification à l'activité qui a été adoptée à l'Assemblée nationale dans le cadre de la loi de financement de la session 2004 organise la concurrence public-privé - Seuls les députés communistes ont voté contre.
Comme il l'ont fait en 2003 pour l'hôpital de Troyes et de Romilly , les communistes aubois interviennent régulièrement pour obtenir des moyens financiers et humain supplémentaires. Mais le moyen le plus sûr de stopper le démantèlement de l'hôpital public et d'assurer le développement de l'ensemble de notre système de santé est d'inverser par les urnes la politique capitaliste mise en œuvre par les gouvernements qui se sont succédés depuis plus de vingt ans..

Ils détiennent tous les pouvoirs et l'Aube n'est pas au mieux !


Dans notre département la droite est omniprésente et cumule depuis trop longtemps tous les pouvoirs. Les trois députés, les deux sénateurs, le conseil général, la Communauté de l'Agglomération Troyenne (CAT) et les maires des plus grandes villes sont de droite. Rien ne les empêche donc d'améliorer la vie des Auboises et des Aubois. Pourtant dans l'Aube le chômage touche plus de 13000 personnes. Avec les délocalisations, notre département se trouve vidé de son tissu industriel. Des milliers de salariés se trouvent jetés à la rue et rien n'est vraiment fait pour qu'ils acquièrent une vraie formation leur permettant d'évoluer vers des métiers qualifiés et mieux rémunérés. L'Aube est aussi un département de bas salaire. Le taux horaire moyen y est inférieur de 15% par rapport au taux horaire moyen national. Mais si on gagne moins on paie plus. Les impôts perçus par le conseil général sont supérieur de 13% à la moyenne nationale alors que l'on redistribue moins aux familles. Les dépenses consacrées par l'assemblée départementale à la population sont inférieures de 15%.
Si l'on ajoute que notre département est le plus mal doté de Champagne-Ardenne en moyens sanitaire alors que notre région est déjà en retard par rapport aux autres régions françaises, on se dit que la droite n'a pas vraiment de quoi pavoiser.
Avec un tel bilan, elle mérite d'être sanctionnée sévèrement à l'occasion des élections cantonales et régionales de mars 2004.
Le bulletin de vote communiste sera utile pour cela.

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