La Dépêche de l'Aube n°699 du Jeudi 13 février 2003 La Dépêche de l'Aube n°699 du Jeudi 13 fevrier 2003

La dépêche de l'Aube n°699 du Jeudi 13 février 2003

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Medef et droite, même combat ! Ils sont du même clan. Ils portent les mêmes idéologies. Au service des mêmes coffres-forts, des mêmes banques, des mêmes actionnaires.
Et lorsqu'ils s'indignent des "patrons voyous" et de leurs "pratiques odieuses", main gauche sur le cœur, ils gardent leur main droite bien au chaud pour mieux caresser dans le sens du poil ces mêmes "patrons voyous" dans leurs soirées privées.
Les odieux de la politique et de la finance sont capables de toutes les ignominies ; c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnaît. Et pour les connaître, on les connaît ! Prenez Jean-Pierre Raffarin. Voilà un champion hors catégories. Aux Jeux Olympiques des faux-culs, on lui accrocherait la médaille d'or avant le début des compétitions et un comité de sages statuerait au plus vite sur sa mise hors-concours, tant il manie la langue de Molière avec fourberie. Dans un contexte de grave crise sociale et face à la recrudescence des plans de licenciements, que dit notre bon Premier ministre ? Il exprime son "indignation face à des entreprises qui méprisent les territoires" puis promet une "grande fermeté". Et que fait-il pendant ce temps-là ? Non seulement il a ramené la loi de modernisation sociale à l'état de poussière, libéralisant le marché du travail et donnant carte blanche aux licenciements mais, au nom du "soutien à l'emploi" et de "l'investissement", il annonce une réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Ce n'est plus du grand écart, c'est du mensonge - et éhonté encore.
Jean-Pierre Raffarin et ses complices, qui accommodent "l'Etat de droit" à toutes leurs sauces, ne sont pas des coupables ordinaires. En France républicaine, eu égard au passé parfois glorieux de nos aïeux qui se sont tant battus pour l'égalité et la justice au travail, Raffarin mériterait d'être mis en examen pour complicité de destruction d'emplois et de vies brisées avec préméditation !
Les complices locaux
Les représentants locaux du gouvernement, les députés Baroin, Mathis, Micaux, les sénateurs Adnot et Gaillard ne font pas mieux, bien au contraire. Ils relaient dans notre département de l'Aube cette politique de régression sociale.
Il est par exemple affligeant d'entendre F. Baroin la

main sur le cœur annoncer aux salariés-es du textile qu'il va leur "apporter un soutient actif" alors que, quelques semaines auparavant, il votait à l'Assemblée Nationale, avec les deux autres députés de l'Aube, la suppression des mesures anti-licenciements contenues dans la loi de modernisation sociale.
Les scandales sociaux du moment sont d'autant plus honteux qu'ils se doublent de "l'affaire" des fonds publics. Là encore les pontes de la droite auboise participent allègrement à mettre en œuvre les desiderata du Medef. Que ce soit Metaleurop, Daewoo ou les entreprises de textile auboises qui dégraissent actuellement leurs effectifs, tous ont comme point commun d'avoir bénéficié de millions d'euros de subventions des collectivités ; l'argent des français. Toutes ont pris le fric et, pourtant, elles ferment leurs portes ! Au mépris de tout, de l'économie comme de l'éthique. Qu'a fait le gouvernement ? Il a fait abroger la loi Hue qui préconisait la transparence sur l'utilisation des financements publics. Le Medef demande, la droite exécute.
Allègement de l’ISF : une provocation
Et ce n'est pas la dernière décision prise par le gouvernement qui va redorer le blason des élus de droite vis-à-vis de ceux, de plus en plus nombreux, qui souffrent de cette politique à sens unique. En effet, la décision du gouvernement de faire payer plus cher les personnes âgées handicapées qui bénéficiaient de l'APA (allocation personnalisée autonomie), alors que, dans le même temps, il allège l'impôt sur les grandes fortunes est une véritable provocation.
D'un côté, il y aura des conséquences dramatiques pour les retraités, mais également au niveau des emplois développés depuis un an pour le maintien à domicile et l'amélioration de l'accueil des personnes âgées en perte d'autonomie et, de l'autre, un cadeau de cinq cent millions d'Euros aux 271.000 privilégiés de la fortune. Les nantis vont être un peu plus exonérés du devoir de solidarité à l'égard des plus faibles. Adnot, le sénateur et président du Conseil Général de l'Aube, n'a pas traîné pour dire tous le bien qu'il pensait de cette nouvelle mesure gouvernementale. Qu'on se le dise, les Raffarin, Seillière, Baroin, Adnot et consorts sont du même clan que les "patrons voyous" Ils sont complices.

Jean-Pierre Cornevin

Troyes mal noté

ll y a plus d’un an Le Point sortait un spécial Troyes pour vanter les mérites d’un maire «soucieux de donner un nouvel élan à sa ville et fourmillant de projets».
Il faut souffrir pour être belle affirme le journaliste qui brosse le tableau des grands travaux à subir avant les prochaines échéances électorales : relookage complet de la rue Poincaré, la piétonisation de la rue Milo, un parking souterrain devant la Préfecture. La ville a vu depuis de belles réalisations : Saint-Nizier et place Vernier, la Médiathèque et l’Espace Argence. Un an plus tard ce même journal met cent villes au banc d’essai pour analyser «Où vit-on le mieux en France ?»
Troyes apparaît de nouveau mais est-elle bien classée ?
Non, hélas. Elle occupe le 73e rang dans ce palmarès du bien-être. L’Express pour le département avait tiré des conclusions semblables (83e rang). Certes, un classement de cette nature peut toujours être contesté, tant par les critères propres à chaque thème que par les seuls critères retenus. Ma ville n’est pas agréable pour le skieur, le surfeur, le doreur de peau au soleil, mais elle l’est à celui qui vient voir ses maisons à pan de bois, ses monuments et sa médiathèque.
emploi : 75e rang. ( 86)
sécurité routière 48e rang
sécurité : 59e rang (60)
santé: 89e rang (99)
richesse : 65e rang (73)
coût de l’habitat : 6e rang (26)
accessibilité au logement : 97e rang ( 94)
dynamisme : 40e rang (30)
qualité des études: 34e rang (48)
distractions: 62e rang (58)
ville agréable : 83e rang (82)
Est notée comme bonne, l’accessibilité aux handicapés. Entre parenthèse, les chiffres 200, ils montrent une amélioration
La richesse est-elle un critère à retenir ?
Oui, puisqu’il indique le montant moyen de l’impôt ou le nombre de contribuables astreints. Troyes est une ville où dominent les revenus modestes. Autant dire que les patrons troyens paient leurs ouvriers au plus bas. Mais un autre chiffre montre cette précarité, ce sont les 53 % de gens qui ne sont pas imposables, moyenne plus élevée que la moyenne nationale de 4 points. Que seulement 0,8 % de gens paient l’impôt sur la fortune, cela peut paraître dérisoire, cela représente quand même environ 1.300 personnes dans l’Aube et 800 sur Troyes (1).
Le nombre de femmes salariées est des plus élevés (4e rang en France). Il prouve que la féminisation reste importante et traditionnelle mais aussi que cette féminisation pèse sur les salaires déjà modestes.

L‘emploi ne va pas fort à Troyes, les plans «sociaux» se succèdent, conséquence de l’abrogation des lois anti-licenciement votées par F. Baroin. Déjà avant-dernière selon les critères de l’Express, Troyes va rejoindre l’Estac dans les profondeurs du classement, avec cette différence toutefois que l’Estac donne des signes de renouveau.
La santé est également un point noir. Ce ne sont pas les communistes qui contrediront cette analyse, eux qui se battent pour une égale accession aux soins et pour la qualité de l’accueil des malades, des convalescents, des vieillards. À Troyes, la mortalité infantile est de 6,6/°°°, le double de Lyon, Nice, Grenoble etc. le nombre de médecins est insuffisant ; les établissements n’ont pas obtenu de pôles d’excellence (critère du Point). Ajoutons que les taux de mortalité ou de suicide y sont importants.
Le logement peu cher est un point positif si l’on se réfère à la bonne place de 6e, mais cela prouve seulement que les salaires ne permettent pas de payer davantage et que l’offre de qualité est mauvaise. Troyes n’est plus la ville des taudis d’après guerre, mais reste celle des HLM vétustes et même d’un parc résidentiel en mauvais état. Passer du 26e rang au 6e n’est pas dans ce cas une preuve de progrès puisqu’elle montre une détérioration des salaires et de la qualité de l’offre. Voilà pourquoi on est si mal logé à Troyes et en queue de peloton (97e rang).
Bien que certains chiffres se soient améliorés (à croire que la double enquête était préméditée), le maire de Troyes ferait bien de réfléchir à l’avenir de notre ville gangrenée par des politiques anciennes qui se répètent et s¹aggravent. Il est de bon ton de crier au loup en désignant quelques patrons «sauvageons» mais c’est Chirac, Raffarin et Baroin qui ont fait entrer le loup lui-même dans la bergerie en abrogeant toutes les lois gênantes pour les patrons et qui protégeaient les travailleurs des coups de poker du patronat. Il est certain que Troyes deviendra une ville agréable le jour où l’on emploiera troyen, on fabriquera troyen, on vendra troyen. Le reste suivra logiquement : études, soins, logements et même sécurité, obtenant le label de qualité.


Jean Lefèvre

(1) Les chiffres ne sont pas faciles à obtenir, bien entendu. La fortune reste une chasse gardée. Les riches ne sont pas étranglés cependant puisqu’ils ne paient que de 0,55 % à 1,80 % des sommes déclarées. Mais ce qui les gêne c’est d’avoir à faire cette déclaration qui donne à connaître sur leurs revenus..

Mobilisons-nous pour empêcher
LA GUERRE EN IRAK
Les jours qui viennent vont être décisifs pour empêcher la guerre et sa soif de puissance et d'humiliations. La guerre et son fardeau de peur, de misère et de faim. La guerre et son cortège de destructions et de morts. Il faut maintenir la pression du peuple sur le gouvernement de la France pour qu'il ne cède pas à la folie guerrière de Bush.

Samedi 15 février
Journée internationale de manifestation
contre la guerre.
A l'appel du collectif d'organisation :
PCF, CGT, ATTAC, MRAP, LDH, ARAC, MCR...
Grand rassemblement
à Troyes
à 15 heures place de l'Hôtel de Ville.

Humeurs

Papiers, siou-plaît !
Un débat terrible s’est engagé au Conseil Général entre Joë Triché et Philippe Adnot. Pourquoi tant de licenciements ? Pourquoi tant de boîtes qui ferment ? Pourquoi cette brutalité, cette rapidité, comme si les patrons n’avaient attendu que l’arrivée de la droite pour ouvrir les vannes du dégraissage sauvage ? Joë Triché, a accusé le gouvernement d’avoir détruit les lois qui protègent les travailleurs et de servir ainsi les appétits égoïstes du Medef. Tollé dans la salle. La droite a frémi sous la cravache. P. Adnot s’est senti humilié, lui qui n’hésite pas à sortir son mouchoir à carreaux en public quand une usine largue ses salariés.
«C’est à cause des 35 heures, a dit Philippe en colère. La gauche a chargé la barque des pauvres patrons». Il en a même rajouté une couche, un peu épaisse concernant la 2e ville du département : «si Romilly trinque actuellement, c’est à cause des communistes qui n’ont pas rendu la ville attractive». Heu ! je me tords de rire : les communistes ont quitté la mairie, il y a treize ans et Michel Cartelet depuis, n’a jamais donné des signes de marxisme très développés, que je sache. Il a, au contraire, mis la droite aux commandes.
L’argument de Philippe Adnot est un prétexte puéril. On devrait demander sa carte d’identité à un élu avant de lui donner la parole pour savoir s’il a encore l’âge de dire des enfantillages. Ou pour savoir s’il n’a pas atteint l’âge de la sénescence. .

Malicette

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Troyes et agglomération :
Résidence Comte - Henri
M.F. Pautras aux côtés des familles pour obtenir des améliorations

C'est pour rompre la loi du silence et passer à l'offensive afin d'obtenir des améliorations pour leurs proches, mais aussi dans l'intérêt général, que des familles de patients de la résidence du Comte-Henri (annexe de l'Hôpital de Troyes) se sont adressées à la conseillère générale communiste MF Pautras. Le manque de personnel est tel qu'il n'est plus permis d'assurer convenablement les soins que requièrent les personnes âgées dépendantes de cet établissement.
Lors d'une conférence de presse, MF Pautras a d'emblée souligné que la démarche de ces familles n'est pas une surprise ni un cas isolé. "Nous sommes dans un contexte de crise de l'hôpital public et plus généralement de la santé lié aux politiques de restrictions budgétaires imposées par la banque centrale européenne et

acceptées par le gouvernement Raffarin. Il est impératif de sortir de la logique comptable de l'offre de soin et de tenir enfin compte des besoins sanitaires des populations.
Ce n'est assurément pas les choix du budget 2003 du gouvernement qui vont malheureusement améliorer cette situation de crise. Toutes ces décisions sont marquées par la réduction des dépenses de santé publique pour ouvrir toujours plus le marché de la santé au privé. Pas étonnant alors que F Baroin garde le silence sur ce dossier. Ce sont les choix de son gouvernement qui sont mis en œuvre. MF Pautras à d’ores et déjà demandé audience auprès du Préfet de l'Aube et du Président du conseil général

Troyes et agglomération :
Sainte-Savine /Saint-André : après dix ans de lutte, La vallée des Viennes restera verte et boisée

Joli cadeau d’anniversaire pour le comité de défense et de sauvegarde des Viennes !
Dix années d’intense activité, d’explications, de batailles juridiques, de propositions, récompenses , enfin ! Par une décision de la CAT, le projet de bétonnage de la Vallée est abandonné. Pour une fois, les piétons, les promeneurs, les cyclistes l’ont emporté sur le «toutauto». Et l’économie de 17 millions d’euros n’est pas non plus à négliger. C’est donc dans une atmosphère festive que s’est tenue vendredi dernier l’assemblée générale de l’association, en présence des maires de Sainte-Savine et de Saint-André.
Comme l’avait proposé le comité des Viennes, un plan de circulation est à l’étude. Mais si la mise en sens unique (avec aménagements) de l’avenue Wilson et de

la rue Paul Doumer n’a suscité aucune réelle opposition, le percement d’une voie nouvelle nord-sud, entre Sainte-Savine et l’avenue qui mène à Carrefour a soulevé beaucoup d’objections. Dans sa grande sagesse, l’assemblée générale n’a pas pris position, le parcours définitif de cette route n’étant pas établi. Le comité restera attentif pour que l’esprit de protection de l’environnement qui l’anime soit, là aussi, respecté.
La réélection du Président Pierre Billet, de la secrétaire Mme G. Renaud, de la trésorière et des trois vice-présidents représentant Sainte-Savine, Saint-André et Troyes s’est faite à l’unanimité. Le conseil d’administration conservera la grande diversité politique qui a fait son fort ces dix années passées. «On ne change pas une équipe qui gagne».

Troyes et agglomération :
Sainte-Savine Coillot, le retour ?

Les électeurs de Sainte-Savine lui avaient clairement indiqué la sortie, lors des dernières élections municipales...
Et pourtant, le revoilà ! L’Est-Eclair lui a offert deux pleines pages ces jours derniers. Il saute, il saute à pieds joints dans le marécage politique local. Et ça éclabousse !
Ses «amis» d’abord :
Philippe Adnot : au Conseil général «on est passé à la pensée unique à la seule voix de son maître».
François Baroin : à la CAT «avec une gestion à minime, on ne prépare pas l’avenir, on se contente de suivivre».
Pierre Micaux : «ne s’est pas présenté seul face à Marc Seybéran, on l’a incité, c’est petit» etc, etc.

Alain Ballant : «éviter dans l’avenir une hausse des impôts à St-André».
La municipalité d’union de la gauche de Sainte-Savine, évidemment fait tout de travers. Par exemple, «elle développe les pistes cyclables au moment (...) où l’usage de la bicyclette est en récession».
Mais le plus savoureux de cette longue interview, c’est sa chute. Interrogé sur les querelles de l’opposition savinienne, Alain Coillot répond sans rire «Je regrette qu’ils se tapent dessus. Il leur faudrait simplement retrouver un patron». A qui peut-il bien songer ? Ah, modestie, quand tu nous tiens !

Troyes et agglomération :
La Chapelle-Saint-Luc Conseil Municipal

Bernard Champagne est intervenu au Conseil Municipal à propos du budget de la Commune qu’il a qualifié de conventionnel et de pauvre.
Conventionnel en ce qu'il épouse parfaitement les orientations gouvernementales dominantes du haut en bas de l'échelle administrative (Etat, Région, CAT, Ville). Le maire, au vu de cette situation "favorable", devrait avoir des possibilités de gestion et de financement exceptionnelles. Or, rien ne vient.: les réalisations sont en panne, les grands bouleversements sont pour plus tard. La cause serait la situation financière déplorable laissée par les précédents élus. Air de violon déjà joué à Saint-André !.
Pauvreté des projets
aucun dynamisme, patrimoine délaissé, associations méprisées, populations non consultées (ex. des Près-de-Lyon). Le maire chapelain monte le cheval Sarkozy de la sécurité, mais pour Bernard Champagne «garantir les libertés c'est aussi garantir le travail, la retraite et

l'avenir des enfants"
"L'un de vos axes de bataille, très louable, est la sécurité. Cette préoccupation est aussi la mienne. Mais je n'en ai pas la même définition. Pour moi, la sécurité des personnes et des biens de ne doit pas avoir la même résonance sécuritaire. La notion de sécurité" garante des libertés "comme le dit M. Sarkozy, doit englober la sécurité du travail, de la retraite et de l'avenir de nos enfants. Et là nous ne sommes pas logés à la même enseigne !" conclut l’élu communiste sur ce sujet.

Concernant le patrimoine communal, il ajoute : «de grands chantiers de réflexion sont à mener sur le bâti communal bien sûr mais également sur le fonctionnement des installations, leur animation et l'ouverture véritable à la population»

Troyes et agglomération :
Zones franches Paradis fiscal pour chasseurs de primes

Baroin est content, il a sa zone franche.
Elle devrait couvrir le quartier Chantereigne-Montvilliers à la Chapelle-St-Luc qui avait déjà été concernée par les premières zones franches. Fini la misère, la précarité et le mal-être ? Certainement pas malheureusement. Il n’y a qu’à aller interroger les habitants des quartiers qui en ont bénéficié pour s’en rendre compte. La zone franche, c’est avant tout du pain béni pour les chefs d’entreprises qui s’y installent : pas de charges, pas d’impôt, aucune contrainte. Pas étonnant dans ces conditions que les emplois qui s’y crééent résultent d’entreprises ayant fermé ailleurs après avoir licencié leur personnel. Et quand l’aubaine des cadeaux fiscaux et des primes est terminée, elles partent bien souvent vers d’autres cieux.

S’il est nécessaire d’aider à l’implantation d’entreprises et la création d’emplois dans les secteurs en difficulté, cela ne doit pas être pour y tolérer n’importe quoi. L’objectif unique à rechercher, c’est de faire reculer la misère en permettant aux chômeurs, aux précaires d’accéder à de vrais emplois durables. Toute aide à l’implantation d’entreprises doit être conditionnée par des créations réelles d’emplois à durée indéterminée. Tous transferts d’activités ne doivent pas être financés par des fonds publics, car ils coûtent deux fois à la société. Une première fois avec les paiements des indemnités de licenciements et des Assedic par la suite et une seconde fois avec les cadeaux fiscaux et les primes, là où elles s’implantent. Un peu de transparence de contrôle et de démocratie seraient sans aucun doute nécessaires afin d’éviter toute dérive..

Vestra-Sorotex-Aubelin
Ces patrons «voyous» avec comme chef de bande Devanlay

La situation de l’entreprise Sorotex de Romilly n’en finit pas de rebondir, faisant vivre un véritable calvaire aux 230 salariés de cette société.
En effet, en moins de trois ans, les PDG et soi-disant «repreneurs» se succèdent en faisant à chaque fois planer l’incertitude sur l’avenir de l’emploi. Alors qu’ils croyaient dur comme fer que leur patron était bien Henri Michel Kempf, les salariés ont appris qu’il ne détenait que 10¨% des parts de la société. Vestra restant le principal actionnaire.
Des patrons «voyous» qui ont abusé personnel et syndicats
Tout d’abord, Vestra a réussi à faire croire qu’il avait un véritable plan de développement du site de Romilly (voir EE du 9/10/99). Nemarcq, le PDG avait annoncé un chiffre d’affaires en progression de 130 MF à 200 MF sur trois ans et que son objectif n’était pas de «venir à Romilly pour réduire l’activité, mais bien dans une stratégie de développement».
En fait, avec ce plan, Nemarcq ne visait qu’une chose, obtenir les différentes aides publiques notamment celles liées aux 35 heures : ce qu’il a obtenu alors que, peu de temps après, il licenciait. En septembre 2002, il était annoncé que Vestra avait cédé ses actions à H. M. Kempf et que les bâtiments lui avaient été cédés pour le franc symbolique. (H. M. Kempf a «Libération-Champagne» du 31/11 2002). Mais il aura fallu attendre janvier 2003 pour que le pot-aux-roses soit découvert, H. M. Kempf ne détenant que 10% des parts de Sorotex, les 90% autres étant toujours entre les mains de Nemarcq. Kempf a joué la même partition que Nemarcq en faisant croire lui aussi qu’il avait un véritable plan de reprise. Le syndicat CFDT de l’entreprise après y avoir cru, déclarait dans la presse du 20 janvier 2003 «nous avons l’impression d’avoir été mené en bâteau» . Aujourd’hui, après le dépôt de bilan, le dossier est entre les mains du tribunal de commerce et l’on parle à nouveau de quatre repreneurs potentiels dont un chinois.
Il suffisait de se renseigner
Vestra aurait dû ne jamais tromper son monde, car les pratiques de son patron étaient connues. Il suffisait de se renseigner, comme l’a fait à l’époque la section de Romilly du PCF, en se faisant communiquer les très nombreux articles du journal «Les Echos» consacrés au groupe Vestra. A leur lecture, on y apprenait que son objectif était de racheter des entreprises , de les

«dégraisser» au niveau de leurs effectifs pour les revendre et de délocaliser. C’est la raison pour laquelle, en réponse à Michel Cartelet qui se déclarait soulagé de la venue de Nemarcq, Joë Triché lui répondait qu’il ne l’était pas. Mais l’état a fermé les yeux sur tout cela et à accordé des aides sans la moindre vigilence.
Devanlay, le maître d’oeuvre
Cette affaire, car il s’agit bien d’une affaire, ressemble comme deux gouttes d’eau à celle d’Aubelin-Pacreau à Bar-sur-Seine et Chaource. Sans vouloir excuser les patrons «Vestra», il ne faudrait surtout pas oublier que leur chef de bande, c’est le groupe Devanlay. Quand il a été repris par le groupe financier Suisse MAUSS, il a été décidé de se séparer de tout ce qui était jugé insuffisamment rentable et de le confier à des liquidateurs. En 1999, le groupe Devanlay a vendu son usine de Romilly pour 100 millions de francs (voir presse du 18 avril). Mais, dans la foulée, pour ne pas perdre totalement la main, Devanlay achetait 16% des parts du capital de Vestra. Devanlay avait fait la même chose peu de temps auparavant avec ses usines de Bar-sur-Seine et Chaource. Mais jamais les pouvoirs publics ne lui ont demandé de comptes, lui laissant toute liberté pour agir à sa guise, alors que les salariés étaient conduit vers l’ANPE.
Avec la suppression de la loi sur le contrôle des fonds publics par la droite, ces patrons «voyous» bichent !
Ces exemples aubois et bien d’autres dans notre pays démontrent tout le bien fondé du combat des communistes pour la transparence et le contrôle de l’utilisation des fonds publics distribués aux entreprises. Au prix d’une dure bataille relayée par la lutte des salariés, ils avaient obtenu du gouvernement Jospin le vote à l’Assemblée Natio-nale d’une loi allant dans ce sens (loi Hue). Mais les nombreuses saisines de la commission nationale issue de cette nouvelle législation pour demander des contrôles d’entreprises à conduit la droite à en apprécier toute la portée. Au pouvoir pour servir les intérêts égoïstes du Médef, elle n’a pas tardé à annuler cette loi.
Ainsi aujourd’hui, les patrons pourront être gavés de fonds publics et en faire ce qu’ils veulent ; on ne leur demandera aucun compte. Mais les salariés et leurs syndicats, les élus n’ont pas dit leur dernier mot

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Ecoutez-voir...

Relire l’histoire....
Lorsque Kim Phuc est venue à Troyes parler du livre qui lui est consacré (1), l’adjoint au maire de Troyes, cependant historien, parla d’une bombe au napalm qui se serait trompé de cible dans une guerre civile entre Nord et Sud au Vietnam. Les bombes qui s’égarent sont certes toujours pour les innocents mais dans cette guerre, les Américains intervenaient depuis 1965 brutalement contre tout le Vietnam, du Nord d’abord (600 000 hommes), puis du Sud pour y combattre le FNL très organisé au Sud. En 1972, Nixon n’hésita pas à utiliser les armes de guerre les plus puissantes (bombe à aérosol, au napalm, dent de dragon etc.) jusqu¹en 1973 où il fut contraint de signer les accords de Paris (27 janvier). La photo de Nick Ut qui montre Kim Phuc brûlée a fait le tour du monde et contribué au rassemblement des pacifistes. Kim Phuc a vraiment servi la paix alors. J.L

(1) La fille de la photo, Denise Chong chez Belfond. Voir le billet d’humeur de la Une.
. L’Est-Eclair : ce qui le gratouille
L’Est-Eclair du 28 janvier a publié un communiqué de la fédération du PCF proposant un grand rassemblement contre la guerre. Rien de plus naturel, l’Est-Eclair n’est-il pas un «quotidien d’information» ? et pourtant, pourtant... Le texte proposé a été mutilé à plusieurs reprises, sans que le lecteur ait été prévenu qu’il s’agissait d’extraits. Et comme par hasard, ce sont les lignes qui pointent les responsables politiques français qui ont été supprimées :
«...des sommes considérables alors que la famine continue à gagner du terrain, que toujours plus d’hommes et de femmes vivent en dessous du seuil de pauvreté, qu’en France on réduit les moyens pour l’école, la santé, la culture... Décidément la mondialisation capitaliste est lourde de dangers».
Ah ! liberté de la presse et de l’information, quand tu nous tiens.

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La retraite en débat

Un scandaleux pavé publicitaire gouvernemental, payé par les contribuables, a inondé la presse ces jours derniers.
Si l’Humanité a refusé de le publier, l’Est-Eclair s’est empressé de le faire : «Moins d’actifs, plus de retraites, on fait comment ?» Si la question posée ne choque pas en soi, les réponses apportées, elles, sentent bigrement le parfum du Médef et sa raffarinade.

Alors, on fait comment ?
500.000 manifestants y ont déjà répondu avec leurs pieds dans toutes les grandes villes de France (à Troyes, près de 3.000 !) la semaine passée. Non, on ne fait pas, comme le proposent la coalition Chirac, Raffarin et le baron Seillière du Médef ; on n’accepte pas qu’une nouvelle fois ce soient les salariés qui fassent les frais de la réforme à leur désavantage.
Exiger un grand débat sur d’autres moyens de financement
Depuis des années, ce problème des retraites est mis en avant sans que soient avancés d’autres moyens de financement que la capitalisation, l’allongement de la durée du travail, etc... C’est le retard pris à ce grand débat national qui permet aujourd’hui à la droite et au Médef de surfer sur le pessimisme. Et pourtant !
Bernard Thibault rappelle quelques points essentiels :
«Le premier levier à utiliser est celui de l’emploi. Plus on sera en capacité d’augmenter le nombre de salariés en activité, plus ça crééera de richesses et plus on pourra financer les retraites».


Un million de personnes en plus qui travaillent, c’est un point de PIB gagné pour les retraites. Il faut en gagner 6 en 35 ans !

En 20 ans, les richesses produites ont augmenté de 45 % malgré trois millions de chômeurs !
Près de 3 millions de travailleurs ont été retirés, malgré eux, de la production. Et pourtant le PIB (produit industriel brut) a augmenté de près de 45% (de 888 millions d’euros en 1980 à 1288 milliards, chiffres officiels). Cette augmentation des richesses a été possible grâce aux techniques nouvelles, à l’augmentation de la productivité. Ce devrait être une bonne chose ; hélas, elle s’est réalisée au détriment du plus grand nombre. Des millions de salariés ont perdu leur moyen d’existence. Mais les grands bénéficiaires de cette colossale augmentation de richesses n’ont aucun compte à rendre. Un emploi perdu, c’est un salarié qui ne cotise plus pour la retraite, mais c’est aussi une part patronale en moins. Double perte. On pourrait faire les comptes ces derniers mois avec la marée noire des licenciements qui frappent la France et tout particulièrement notre département.
L’urgence d’une politique sociale et de plein emploi
Quel est donc ce pays qui met sa jeunesse au chômage et voudrait retarder l’âge du départ à la retraite ? Devrait-on toujours payer la note des extraordinaires avancées de la science, que ce soient en progrès techniques ou en médecine ?
Non, il faut remettre le monde à l’endroit, l’homme au coeur des projets de société. Venez donner votre point de vue. La retraite, on fait comment ?

Débat public ouvert à tous

Jeudi 6 mars à partir de 18 heures avec Claude Pondemer chargé du dossier sur les retraites à la direction du PCF à Sainte-Savine, salle du Grand Salon, rue de Lamoricière
Une partie de la délégation qui a rencontré le président du Conseil régional.

L’emploi à Romilly :
L’action positive des élus communistes

Les élus communistes, Pierre Mathieu, conseiller régional et Joë Triché, conseiller général de Romilly, se sont complètement investis dans le dossier de l’emploi qui préoccupe beaucoup les salariés et la population de la seconde ville du département.
Depuis l’annonce du cataclysme qui s’abat sur le secteur, ils multiplient les démarches et participent à toutes les actions du personnel du premier fabricant de chaussettes en France. Après avoir rencontré le président du Conseil régional, le préfet de l’Aube, le président du Conseil général, ils ont participé à la table ronde qui s’est déroulée le trois février à la Préfecture. Ils avaient officiellement saisi le représentant de l’Etat dans le département dès le début du mois de novembre pour en demander l’organisation. Au cours de celle-ci, ils ont exposé une proposition permettant aux salariés de chez Jacquemard de ne connaître ni licenciement et ni chômage. Sa mise en oeuvre nécessite des décisions exceptionnelles du gouvernement pour faire face à la situation exceptionnelle vécue actuellement par les salariés et la ville de Romilly. Cette proposition consiste à permettre à l’ensemble du personnel du groupe Jacquemard de conserver son contrat de travail et de consacrer une partie de celui-ci à de la formation débouchant sur de l’emploi qualifié et mieux rémunéré.


Cette formation pourrait s’effectuer par roulement, comme devait le rappeler Ginette Triché au nom de la CGT, car c’est tout le personnel qui a besoin de cette qualification en dehors de celui volontaire pour le départ. Elle insistait aussi sur le fait que si les licenciements envisagés devenaient effectifs, pour celles et ceux qui resteraient au sein du groupe Jacquemard, il n’y aurait pas de formation, car la direction prétextera toujours avoir besoin de ce personnel pour réaliser la production. Et au prochain plan de licenciements, on expliquera encore que les salariés ne sont pas armés pour s’orienter vers d’autres emplois. Cette proposition originale et novatrice recueille une très large approbation du personnel du groupe Jacquemard, mais aussi de nombreuses personnalités auboises. Michel Cartelet déclare la faire sienne, mais il est dommage qu’il ne l’ait pas lui aussi défendu à la table ronde.
Il est encore nécessaire de souligner que la demande des élus communistes d’organiser une réunion de travail à Romilly avec le conseil municipal, le conseil régional et le conseil général pour préparer la réindustrialisation de la ville devrait se concrétiser prochainement. Le Préfet de l’Aube indiqua à Joë Triché, que l’Etat entendait bien y participer. Il appartient au maire de Romilly de l’organiser, ce qu’il a annoncé dans la presse le 8 février.

La commission européenne saisie du dossier textile

Pierre Mathieu, conseiller régional de Champagne-Ardenne, vient de demander à Francis Wurtz, député européen, de saisir Romano Prodi, le président de la Commission Européenne sur la situation de Romilly et sur celle du textile en général.
Nous publions des extraits du courrier de Francis Wurtz daté du 29 janvier :
«Après la fermeture de la société Bertrand Faure, ce sont les établissements du groupe Jacquemard, Doré-Doré, Barbara, Sorotex qui sont aujourd’hui confrontés aux pires difficultés et qui peuvent même disparaître. D’autres entreprises de main-d’oeuvre, tel Cydeurope (métallurgie) peuvent connaître les mêmes difficultés. Des centaines d’emplois sont chaque fois en jeu. La désindustrialisation, chaque fois, s’aggrave. Aucune perspective ne s’offre à ces salariés, d’autant qu’ils n’ont souvent pas pu bénéficier d’une qualification suffisante pour répondre aux exigences d’aujourd’hui. Enfin, ils ont été si faiblement rémunérés qu’ils ne disposent d’aucune marge en cas de perte durable de leur emploi.
Situation «classique» dans ce type d’industrie manufacturière, m’objectera-t-on ? Précisément, c’est parce qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé, à fortiori avec la perspective de l’élargissement, que je crois indispensable d’étudier le type de mesure structurelle à prendre pour y faire face. Certes, il existe déjà l’instrument des fonds européens : il faut naturellement les mobiliser. Des élus de la région concernés s’y emploient auprès des pouvoirs publics. Mais la situation est telle que ce seul type d’intervention ne saurait suffire.
Une mobilisation de différents acteurs régionaux et


nationaux est engagée pour obtenir des résultats concrets dans plusieurs directions :
- un grand effort de formation des salariés afin de leur permettre d’accéder à des emplois qualifiés et bien rémunérés
- une diversification de la production, de la part des actionnaires des entreprises concernées
- une réindustrialisation de la ville de Romilly-sur-Seine permettant de fixer sa jeunesse et d’enrayer la tendance au déclin de tout ce secteur géographique
- une implication de la grande distribution et des banques dans la recherche d’une solution globale aux problèmes structurels posés.
Mais il me semble qu’en l’occurrence, la dimension européenne est elle aussi incontournable : le textile doit-être déclaré en «état de crise manifeste». Des mesures protectrices adaptées à cette situation exceptionnelle doivent être étudiées, en concertation avec les acteurs sociaux et les élus concernés. Le gel temporaire des importations et des délocalisations devrait être décidé afin de pouvoir organiser en coopération une maîtrise des marchés, une évolution des productions et des emplois vers de plus hauts niveaux de valeur ajoutée et de qualification dans la sécurité des salaires et des bassins concernés.
Mon vif souhait de voir surmonter au plus vite le fossé de scepticisme et de méfiance entre nombre de nos concitoyens et l’Europe -qui plus est à la veille de la réalisation du grand projet de l’élargissement- m’incite à insister auprès de vous pour obtenir la réunion rapide d’une table ronde, associant tous les acteurs concernés, afin d’explorer concrètement cette proposition ainsi que tout autre perspective qui vous semblerait adaptée à la situaton évoquée»
..

Vigilance et urgente construction d’alternatives aux projets de réforme de la protection sociale

L’assemblée générale des Mutuelles de France s’est tenue les 6 & 7 décembre 2002 à Nancy. Elle a élaboré l’appel ci-dessous :
Le moment est crucial pour le devenir des systèmes de protection sociale et de santé.
Alors que leur crise s'accentue, le gouvernement prépare des réformes dangereuses pour la solidarité qui, dans le domaine de l'assurance maladie, ont notamment pour objectif la maîtrise des seules dépenses remboursées par la Sécurité sociale et comme moyen privilégié l'accroissement des dépenses prises en charge par les organismes complémentaires, appelés à pallier davantage les régressions ou les insuffisances de la couverture de base.
Une telle orientation aggraverait le renoncement à se soigner
Elle est donc inacceptable. La Fédération des Mutuelles de France estime que la Mutualité, dans le cadre des responsabilités partagées avec l'ensemble des autres acteurs concernés, doit jouer un rôle plus important et neuf dans l'organisation et le développement d'une protection sociale solidaire au plus haut niveau, la gestion et la régulation d'un système de santé efficace et efficient, répondant aux besoins de toute la population. La Mutualité, à cette fin, doit construire un partenariat vertueux et rénové avec l'assurance maladie. Mais elle ne peut en aucun cas réduire son rôle à celui d'un organisme complémentaire.
La Mutualité intervient sur l'ensemble du champ de la protection sociale des personnes. Elle contribue à leur développement culturel, moral, intellectuel et physique et à l'amélioration de leurs conditions de vie. Elle le fait en favorisant l'innovation sanitaire et sociale, notamment à travers la participation des personnes et des populations à la prévention des risques auxquels elles peuvent être exposées, individuellement et

collectivement, dans les entreprises et les lieux de vie.
L'assemblée générale de la Fédération des Mutuelles de France appelle l'ensemble de ses groupements adhérents à la vigilance et à l'urgente construction d'alternatives aux projets actuels de réforme de protection sociale et de santé.
Elle considère que cette situation nécessite un débat démocratique avec les assurés sociaux, les mutualistes, la population, qui doivent être informés, consultés et participer aux décisions. Elle demande à ses groupements d'animer ce large débat et de contribuer à élaborer les propositions qui permettront de peser sur les choix devant être faits dans les réformes en cours, avec l'objectif de réduire les inégalités sociales et de promouvoir la démocratie sanitaire et sociale.
Cette démarche active et constructive s'inscrit dans le débat préparatoire au prochain congrès de la FNMF, auquel le colloque organisé à Nancy le 5 décembre et les travaux mêmes de l'assemblée générale des 6 et 7 décembre ont apporté de premières contributions. La Fédération des Mutuelles de France et ses unions de regroupement participeront en continu à ce débat essentiel au sein des instances de la FNMF, avec la volonté de faire entendre leur voix propre mais aussi de construire des propositions communes à l'ensemble de la Mutualité française.
Les Mutuelles de France veulent élargir ce débat aux autres familles du mouvement social, les organisations syndicales, les associations, avec lesquelles la Mutualité doit nouer de nouvelles alliances pour pouvoir avancer dans la voie d'une protection sociale et d'un système de santé réellement solidaires et démocratiques. Nous appelons tous nos mutualistes à la plus grande vigilance face à l'agression économique que nous vivons localement .